Une altercation sur fond d’alcool et de dette a conduit un homme de 32 ans, de nationalité comorienne, devant le tribunal judiciaire de Mamoudzou, lundi 18 mai 2026.
Les faits remontent au vendredi 15 mai. La police est appelée vers 20h10 après que deux jeunes de 16 ans et 27 ans et leur mère aient signalé des menaces de mort.
L’adolescent explique avoir été frappé au poignet avec un bâton, puis poursuivi avec un chambo, une machette dont la lame mesurait 45 cm. Sa mère aurait demandé à son fils d’aller chercher 100 euros pour régler une dette envers le prévenu. Mais l’argent n’aurait pas suffi à calmer la situation. Le jeune affirme avoir dû appeler la police en se cachant dans un buisson.
À l’audience, le prévenu conteste les accusations. « Je n’ai menacé personne », affirme-t-il, tout en reconnaissant avoir eu une machette à la main. Il explique avoir bu cinq bières fortes dans la journée et dit avoir récupéré l’outil pour nourrir sa vache. Une version qui laisse le tribunal sceptique : « Pourquoi aller au champ le soir récupérer une machette ? », interroge la présidente.
Le parquet a requis huit mois d’emprisonnement avec sursis et cinq ans d’interdiction de détenir ou porter une arme. La défense, elle, a tenté de « dédramatiser » le dossier, évoquant davantage « une histoire de clochemerle » qu’un fait de grand banditisme, sur fond de tensions familiales, et de relations dégradées.
Le tribunal a finalement condamné le prévenu à 12 mois d’emprisonnement avec maintien en détention, ainsi qu’à cinq ans d’interdiction de porter ou détenir une arme.
Passionnée par la petite et la grande histoire d'hier et d'aujourd'hui j'aime raconter le quotidien des personnes qui fondent un territoire.





































