Le grand cadi de Mayotte, Mahamoudou Hamada Saanda, a annoncé la date de l’Aïd El-Kébir qui aura lieu dans quelques jours, jeudi 28 mai.
Le mois islamique de Dhul Hijja a débuté ce 18 mai, marquant dix jours de bénédictions intenses en Islam, une période particulièrement importante pour les fidèles. À l’issue de ces jours, les musulmans du monde entier célébreront l’Aïd El-Kébir, moment fort de recueillement et de partage.
Concernant Mayotte, « Le croissant de lune n’a pas été observé au soir du dimanche 17 mai 2026 », a déclaré le grand cadi, l’Aïd sera donc célébrée le jeudi 28 mai. Cette annonce officielle permet à la population de se préparer spirituellement et d’anticiper le programme de la journée. Cette fête est l’une des plus importantes pour la communauté musulmane.
« Elle commémore le sacrifice d’Abraham et concorde avec le pèlerinage à La Mecque », rappelle la Grande mosquée de Paris. Elle est aussi un moment de solidarité, où les familles se réunissent et partagent des repas, notamment avec les plus démunis. Dans la majorité des cas, la fête de l’Aïd El-Kébir est un jour obligatoirement chômé sur l’île. Sarah Vialo, professeure des écoles et créatrice de la plateforme éducative Skolab, rappelle que l’origine des jours fériés, qui désignent la cessation de travail, peut être religieuse, historique ou culturelle.
À Mayotte, ce jour férié revêt une importance spéciale en raison de la place centrale de la religion dans la société. Les fêtes religieuses demeurent un véritable théâtre de joie, d’affection et de convivialité, renforçant les liens spirituels, sociaux et familiaux. Selon le site Légifrance et le code du travail applicable à Mayotte, en comparaison avec les autres fêtes en France, « la liste des jours de fêtes nationales ne porte atteinte ni aux stipulations des conventions ou accords collectifs de travail ou des contrats individuels de travail, ni aux usages qui prévoient des jours fériés supplémentaires, notamment les fêtes de Miradji, Aïd El-Fitr, Aïd El-Kébir et Maoulid ».
Cette spécificité montre l’adaptation du droit aux réalités locales. En Islam, pendant ces dix jours bénis précédant la fête, les musulmans sont invités à intensifier leurs actes de piété, comme la prière, le jeûne, la récitation du Coran et les actes de charité. Le grand cadi recommande vivement de jeûner durant cette période, considérée comme particulièrement méritoire.




































