Inauguration de Mob’Titerre : le service public qui manquait dans l’agglomération

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Officiels des deux communes de Petite-Terre et de l’intercommunalité, les représentants du département et des services de l’État, s’étaient joints hier matin aux familles de personnes à mobilité réduite pour célébrer la mise en place d’un service public dédié aux personnes souffrant d’un handicap moteur. Baptisé « Mob’Ti Terre », ce service est entièrement gratuit. Il se matérialise par la mise à disposition d’un véhicule électrique (zéro carbone), qui opérera directement depuis le domicile des usagers concernés jusqu’à leur lieu de destination. Il a été financé par l’Agence Française de Développement (AFD).

Première prise de parole à l’occasion de cet événement qui s’est déroulé sur le parvis du comité de tourisme de Petite-Terre au rond-point de Four-à-Chaux à l’entrée de Labattoir, Freddy Novou, le maire, a salué le lancement officiel de ce service de transport de personnes à mobilité réduite. « Elle traduit une volonté concrète de mieux répondre aux besoins de nos concitoyens, en particulier de celles et ceux pour qui les déplacements quotidiens peuvent représenter une difficulté supplémentaire », a-t-il souligné, avant de rajouter que sa commune porte l’ambition claire de se rapprocher toujours davantage de sa population, être à son écoute et lui proposer des services publics plus accessibles, plus adaptés et plus proches des réalités quotidiennes. « Nous sommes convaincus que l’action publique prend tout son sens lorsqu’elle se traduit par des améliorations concrètes dans la vie des habitants. Le lancement de ce service s’inscrit pleinement dans cette démarche », a indiqué à l’assistance Freddy Novou.

Le service public qui manquait dans l’agglomération

De son côté, le Président de l’intercommunalité de Petite-Terre, Charaffoudine Ramadani Toto, a présenté ce nouveau service de transport à la demande des personnes à mobilité réduite de l’ICPT comme le témoignage de l’importance collective que les autorités élues des deux communes accordent à l’enjeu fondamental de garantir à chaque habitant, quelles que soient ses capacités physiques ou sa situation personnelle, la possibilité de se déplacer et de participer pleinement à la vie de notre territoire.

Le Président de l’ICPT a tenu à faire remarquer que ce n’était pas seulement un véhicule adapté qui venait d’être mis en service mais plutôt la concrétisation d’un engagement politique et une exigence de solidarité qui fait du droit à la mobilité une réalité pour toutes et tous. « La mobilité ne commence pas à la montée dans un véhicule, elle commence au domicile et se poursuit jusqu’au lieu où chacun souhaite se rendre. C’est toute la chaîne du déplacement qui doit être prise en considération », a-t-il expliqué. Il a en outre fait valoir la nécessité pour les collectivités locales de Petite-Terre de faire évoluer leur manière de concevoir des projets urbains de manière à ne pas faire de l’accessibilité une correction mais une exigence intégrée dès la conception de chaque opération de voirie et d’aménagement. Un concept qui suppose selon lui de sécuriser les traversées piétonnes, de supprimer les obstacles, de réaliser des abaissés de trottoirs adaptés et de développer des cheminements continus, suffisamment larges et praticables.

Le service public qui manquait dans l’agglomération

Le Département-Région, qui a été représenté par les conseillers départementaux Omar Ali (Dzaoudzi) et Soihirat El-Hadad (Pamandzi), a noté que Mob’Ti Terre était le service qui manquait dans les deux communes après le transport scolaire et le transport urbain.

Le service public qui manquait dans l’agglomération

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