À plusieurs milliers de kilomètres de Mayotte, dans la partie orientale de l’océan Indien en direction de l’Asie, deux pétroliers ont été interceptés à quelques jours d’intervalle par les forces américaines.
Jeudi 23, le pétrolier Majestic X, battant pavillon guyanais, a été arraisonné alors qu’il naviguait entre le Sri Lanka et l’Indonésie. Selon Washington, le navire serait impliqué dans un réseau de contrebande de pétrole lié à l’Iran, en violation des sanctions internationales. Des images diffusées par le Pentagone montrent des militaires américains déployés sur son pont, confirmant une intervention en haute mer.
Deux jours plus tôt, un autre pétrolier, le Tifani, avait déjà été intercepté dans une zone proche, dans des circonstances similaires. Les données de suivi maritime indiquent que les deux navires empruntaient un corridor stratégique commun, éloigné du détroit d’Ormuz mais connecté aux grandes routes énergétiques internationales.
Ces opérations s’inscrivent dans une stratégie américaine visant à freiner les exportations clandestines de pétrole iranien. Le blocus maritime avait été ordonné à la mi-avril par le président Donald Trump, dans le prolongement du conflit déclenché le 28 février 2026 par des frappes américaines et israéliennes sur des cibles iraniennes notamment nucléaires.
En réponse, l’Iran a annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz le 4 mars, perturbant une voie par laquelle transite habituellement près de 20 % du pétrole mondial. Cette décision a entraîné une forte hausse des prix, le baril de Brent passant de 67 à plus de 126 dollars.
Dans ce contexte, l’océan Indien apparaît comme une zone de surveillance accrue. L’armée américaine a indiqué qu’elle disposait désormais de trois porte-avions dans la région après l’arrivée de l’USS George H.W. Bush dans l’océan Indien.
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