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Un policier de Mamoudzou mis en examen pour violences volontaires

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A la suite d’un match de football, dimanche soir, plusieurs agressions ont eu lieu, à Cavani. Une centaine de jeunes s’en sont pris à la population. En civil ce soir-là, un policier mahorais a fait usage de son pistolet, blessant deux mineurs. Ce mardi, le Parquet confirme sa mise en examen pour violences volontaires et son placement sous contrôle judiciaire.

Près d’une centaine de soutiens du policier se sont rassemblés, ce mardi matin, devant le tribunal judicaire de Mamoudzou. Il y était entendu après les faits datant du dimanche soir. Après le match entre le l’AS Rosador de Passamaïnty et l’AS Kawéni, des bandes de jeunes ont commis des agressions sur les habitants et des vols dans un quartier proche du stade de Cavani. L’un des riverains, le fonctionnaire de police, a été lui-même blessé à la cuisse. Le Parquet du procureur de la République indique dans un communiqué : « Ayant pu regagner son domicile, il s’était muni d’une arme chargée, était ressorti de chez lui et avait, dans des circonstances qui restent à compléter, fait usage à plusieurs reprises de son arme ». Deux mineurs ont été touchés et sont toujours hospitalisés. L’un d’eux a une ITT (interruption volontaire de travail) de six jours, l’autre une ITT de 21 jours.

Plusieurs agressions ont eu lieu, après la tenue d’un match de football à Cavani, entre Passamainty et Kawéni, dimanche soir. (images d’archives)

« On pensait qu’il allait passer la nuit chez lui »

Après une nuit en garde à vue, il a été déféré au tribunal de Mamoudzou en vue d’une information judiciaire ouverte pour « violences volontaires avec arme ayant entraîné des ITT de moins de huit jours et de plus de huit jours ». Un traitement que ne comprennent pas les syndicats de police qui étaient tous représentés devant le tribunal, ce mardi matin. « C’était important que notre collègue sache qu’on est avec lui », explique Badrou Ali, du syndicat Unsa. S’il reconnaît que « l’enquête est en cours », il estime qu’il n’y avait pas de raisons qu’il passe la nuit en garde à vue. Il aurait préféré qu’il comparaisse libre. « Il avait toutes les garanties nécessaires. Des collègues ont été surpris ce matin d’apprendre qu’il était resté au poste. On pensait qu’il allait passer la nuit chez lui », regrette le syndicaliste, liant cet événement au mouvement de colère de policiers en métropole, après plusieurs faits où des fonctionnaires de police ont été placés en détention. Dimanche soir, et à nouveau ce lundi, des rassemblements ont eu lieu devant le commissariat de Mamoudzou, afin de soutenir le policier mahorais.

Mis en examen, il n’est pas placé en détention, mais sous contrôle judiciaire. Il a également déposé plainte pour ses blessures.

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