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L’inflation n’empêchera pas de passer une bonne fête de l’Aïd El-Fitr

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Des prix plutôt stables, un large choix de marchandises proposées aux consommateurs et en grande quantité, la célébration de la fin du ramadan 2023 devrait se passer dans de bonnes conditions pour tous malgré une inflation record. La proximité de l’opération « Wuambushu » n’a visiblement pas eu d’impact sur la fréquentation des foires commerciales. Donc, plus de peur que de mal pour les commerçants cette année.

Il est venu le temps des soldes de fin de ramadan. L’effervescence atteint son paroxysme, dans le quartier Dubaï à l’entrée du village de Majicavo-Koropa. La grande rue principale (mais également les ruelles annexes) a retrouvé ses couleurs des grands jours du calendrier musulman. A deux jours de l’Aïd El-Fitr, l’ambiance de souks arabes et de marchés malgaches à ciel ouvert, bat son plein. « Un euro ! Un euro, le collant madame ! », crie une vendeuse à la sauvette d’origine africaine, au beau milieu de la chaussée, immédiatement concurrencée par un marchand de salouvas sous un porche, « 25 euros ! 25 euros le complet ! », ou encore juste à proximité, un spécialiste de l’habillement religieux, « 60 euros le boubou ! 25 euros le flacon de parfum de mec ! ». Entre deux files de voitures et une marée humaine venue faire ses emplettes dans le respect de la tradition, des policiers municipaux et des ASVP veillent au grain pour que tout se passe dans la meilleure quiétude possible. En effet, deux fois l’an, la fin du mois sacré du ramadan, mais aussi l’Aïd El-Kébir, constituent des occasions d’importantes dépenses pour toutes les familles mahoraises. Une occasion de renouveler, parures et mobilier, la garde-robe (masculine et féminine), les arts de la table et tout un tas de babioles diverses et variées dont on n’a pas toujours le temps de chercher. Bref, ce sont incontestablement deux moments forts dédiés à la dépense domestique.

Malgré une crainte fortement manifestée il y a quelques jours par les marchands du quartier, l’approche de l’opération « Wuambushu » n’a finalement pas altéré la fréquentation des étales par les consommateurs d’horizons divers. Les affaires battent leur plein, les billets de banque multicolores ne cessent de changer de mains d’un point à un autre, dans les magasins, au beau milieu de la chaussée, de même que dans les innombrables sentiers alentours. Pas plus l’inflation post Covid-19 ou que les conséquences désastreuses de la guerre d’Ukraine sur les prix à la consommation des produits importés ne changent grand-chose. L’heure est à la dépense et aux bonnes affaires, les visages sont radieux, le sourire au rendez-vous, tant du côté des marchands que de la clientèle.

À l’inverse des deux années précédentes, pas de bateaux en retard, pas de conteneurs coincés au port de Longoni pour une raison ou une autre, les marchandises sont bien là, il y en a pour tous les goûts et pour tous les portes-monnaies.

« Un côté magique à ces foires »

Pour cette année 2023, l’ambiance des soldes diffère selon les endroits, le fait marquant étant que les points de ventes sont multipliés, deux à trois fois plus nombreux qu’à l’accoutumée. Et si cela fait plutôt le bonheur des acheteurs, il n’en est pas toujours de même pour les vendeurs. Les habitués à ce genre d’événement se plaignent de l’explosion de la concurrence. « Ça ne favorise pas les affaires, parce que chacun fixe ses propres prix dans son coin et ça nous empêche de bien gagner notre vie », explique Amina Hamada, une habituée de la foire de Dzaoudzi. Selon elle, l’idée de vouloir rattraper les pertes subies durant les deux années de Covid-19, par un démarrage des soldes deux semaines avant la période habituelle, a été un couteau à double tranchant. « Il n’y a pas assez d’argent, l’Aïd tombe une semaine avant la fin du mois, les gens ne sont pas encore payés et très peu ont été suffisamment prévoyants pour anticiper ce fait. Heureusement que beaucoup de fonctionnaires ont des autorisations de dépassement bancaire. Sinon, ce serait une vraie catastrophe. »

L’avis n’est absolument pas partagé par Mohamed, installé dans la rue du Commerce à Mamoudzou. Il se targue de bien connaître les goûts de sa clientèle qu’il a fidélisée au cours des années. Il estime qu’un rendez-vous commercial de cette importance se prépare plusieurs mois à l’avance et que le secret d’un bon chiffre d’affaires réside dans la qualité de la marchandise proposée à la vente et d’une fixation d’un juste prix. « C’est vrai qu’en principe chacun est libre de fixer ses tarifs afin de rentrer dans ses dépenses et surtout les taxes qui ne cessent d’augmenter de nombre et de montant. Seulement, lorsqu’on fait le tour, on s’aperçoit que certains d’entre nous exagèrent sur les prix. Ils cherchent à faire un maximum de profits sur des produits bas de gamme. Ensuite, ils se plaignent que les clients nous préfèrent à eux. Ils ne comprennent pas qu’il y a un côté magique à ces foires. Un petit quelque chose et la chance change parfois de camp », estime le vendeur. Son secret pour une bonne saison de vente est de ne plus proposer des produits « made in China ». Il s’approvisionne désormais en Turquie, en métropole, en Tanzanie et à Madagascar. Selon lui, il faut viser une clientèle particulière qui cherche à se distinguer du consommateur moyen. « Il faut leur proposer des produits semi-luxueux, pas trop cher, mais pas bas de gamme non plus. Quelque chose qu’ils vont rechercher chez vous en particulier et pas chez les autres. »

Un petit tour de l’ensemble des foires organisées dans l’agglomération de Mamoudzou, Koungou et Petite-Terre a permis de constater des prix plutôt stables en fonction des produits proposés, voire légèrement à la baisse à certains endroits. Seule une foire semble avoir privilégier des prix plus élevés pour une qualité moindre.

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