La 12ème édition du festival Hip hop Evolution bat son plein aux 4 coins de l’île depuis le 28 avril dernier et se terminera ce vendredi 8 mai. Cette année 2026 était également l’occasion de fêter l’anniversaire des 20 ans du festival.
Ce mercredi 5 mai, c’était au tour des habitants de Cavani-Mamoudzou de profiter des ateliers de danse et des spectacles organisés par l’association Hip-hop Evolution à l’occasion de la 12ème édition de son festival annuel. Cette année était aussi l’occasion de fêter l’anniversaire des 20 ans du festival, qui n’a pas pu se tenir l’année dernière comme prévu à cause des conséquences du cyclone Chido.
3 spectacles de danse gratuits au gymnase de Cavani
Si les « Battles of the year Mayotte », ancien « évènement phare » de l’association, ne sont plus organisées depuis 2022, l’association les a remplacées par un nouveau concept : « Battle en scène ». « Cet évènement ne se concentre pas uniquement sur la breakdance, il est également ouvert à d’autres formes de danse », détaille la porte-parole de l’association. Cette battle a été remportée cette année par le crew « Vani break », originaire de Cavani, au début du festival. Ses membres les plus accomplis ont d’ailleurs fait une démonstration de leur talent ce mercredi après-midi au travers d’un spectacle intitulé « Nore histoire ». L’enjeu pour eux était de raconter, au travers d’une chorégraphie, ce qui les a amenés à se consacrer à la danse.
En prélude à ce spectacle, la danseuse réunionnaise Fleur a réalisé un solo de 30 minutes intitulé « Souvenance », dans lequel elle a mélangé plusieurs styles de danse sur une base inspirée par la danse emblématique de son île, le maloya. Enfin, dans la soirée, le « clou du spectacle » a été planté par le duo de danseurs professionnels Maza (Mayotte) et Faouz (Anjouan), avec leur spectacle « Huka » (« Etre soi-même » en shimaore).
Un « carnet de bord » réalisé par le dessinateur Mouniri
Afin de « garder une trace artistique » de ce festival, l’association a demandé au dessinateur Mouniri de l’illustrer au travers d’un « carnet de bord ». « Mouniri est un peu le « fil conducteur » des 20 ans du festival », explique Sophie Huvet. « Chaque jour, il a réalisé des planches d’illustration et nous lui donnons carte blanche pour en faire une œuvre finale », ajoute-elle. Mouniri et le grapheur Papajan, qui est également venu apporter sa contribution au festival, ont également immortalisé les danseurs sur les murs du gymnase de Cavani.
Nora Godeau est journaliste indépendante à Mayotte. Elle couvre les enjeux sociaux, culturels et environnementaux du territoire, avec une attention particulière portée aux voix locales et aux initiatives de terrain.





































