Pénurie d’eau à Mayotte : la députée Anchya Bamana sonne l’alarme et réclame un décret d’urgence

La députée Anchya Bamana interpelle le gouvernement après la réunion du CRSE du 6 mai, qui a acté un déficit hydrique de 10 % sur l’ensemble de l’île. Elle réclame l’activation du plan ORSEC et un décret autorisant l’importation massive d’eau embouteillée, alors qu’un plan de maîtrise et un renforcement des tours d’eau est prévu.

Anchya Bamana, députée de Mayotte, alerte le gouvernement de l’aggravation de la pénurie d’eau subie par l’île. À l’issue de la réunion du CRSE tenue ce mercredi 6 mai, un état des lieux de la situation en eau potable a été fait, avec comme conclusion, un plan de maîtrise et un renforcement des tours d’eau.

Elle rappelle que le prix d’une bouteille d’eau à Mayotte est d’1 euro contre 30 centimes en métropole alors qu’un tiers de la population mahoraise est au chômage et que le revenu médian disponible par personne est de 260€ par mois, selon l’INSEE. L’eau est devenu une source de trafic à Mayotte : « aussitôt livrées en supermarché, les bouteilles sont rachetées par des vendeurs à la sauvette et des petites épiceries de proximité, qui doublent le prix ». La ressource subit un lourd poids démographique dans la région : « l’immigration illégale continue à déverser des milliers de personnes en plus tous les mois sur le territoire ».

Pour pallier à ce stress hydrique, la députée propose d’appliquer le plan ORSEC eau potable, dispositif de gestion de crise lié à l’eau. Elle propose également la prise d’un décret d’urgence visant à autoriser exceptionnellement Mayotte à importer massivement de l’eau embouteillée des pays voisins (Kenya, Madagascar,…) : « afin de diminuer drastiquement le prix de l’eau dans les magasins ».

« Ce déficit ne peut pas être compensé par d’autres moyens ou ressources disponibles », d’après le communiqué de presse du CRSE

Le Comité de suivi de la ressource en eau (CRSE) s’est réuni ce mercredi 6 mai pour dresser l’état des lieux de la saison des pluies et de la situation des ressources en eau destinées à l’alimentation en eau potable. Les précipitations de cette saison des pluies étaient proches de la normale, mais la saison enregistre un déficit global de 10 %, les ressources ne sont pas entièrement rechargées. À Dzoumogné, le déficit est de 20 %, la retenue collinaire n’a atteint que 70 % de sa capacité de stockage, soit un déficit de 500 000m³ d’eau.

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