Le 31 mars 2026, à Mayotte, les personnels de l’Éducation nationale se mettent en grève pour réclamer la création de postes, la revalorisation salariale et l’amélioration des conditions scolaires face aux classes surchargées et au manque d’infrastructures.
L’ensemble des personnels de l’Éducation nationale — enseignants, accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), agents administratifs, personnels de vie scolaire, sociaux et de santé — est appelé à participer à une grève le mardi 31 mars 2026. Le rassemblement est prévu dès 9 h 00 devant le rectorat, selon un communiqué de la CGT Éduc’action Mayotte.
Les raisons de la mobilisation
La CGT Éduc’action indique que cette mobilisation intervient dans un contexte de budget national 2026 marqué par l’austérité et une pression accrue sur les services publics. À Mayotte, les établissements scolaires doivent faire face à une augmentation de plus de 1 400 élèves en un an, entraînant le recours au système de « rotation », où les salles de classe sont partagées entre le matin et l’après-midi. Ce fonctionnement réduit le temps de présence en cours pour chaque élève et contribue à la surcharge des classes.
Les infrastructures complémentaires sont également jugées insuffisantes. De nombreux établissements manquent de préaux et de gymnases, et plusieurs élèves n’ont pas accès à un repas chaud complet dans des cantines adaptées.
Toutes les catégories de personnel sont concernées. Les enseignants évoquent des conditions de travail difficiles ainsi qu’un gel du point d’indice. Les AESH et les personnels précaires demandent une reconnaissance statutaire. Les personnels de vie scolaire, sociaux et de santé interviennent face à des besoins sociaux importants avec des effectifs limités.
La CGT Éduc’action réclame la création de postes dans toutes les catégories professionnelles. Elle demande également la construction rapide de salles de classe, de gymnases et de réfectoires afin de réduire les rotations et d’améliorer l’accueil des élèves. Le syndicat appelle à une revalorisation salariale sans contrepartie ainsi qu’à l’abandon des réformes de tri social par groupes de niveaux.
La mobilisation vise à alerter sur la situation des établissements et à obtenir des mesures concrètes pour améliorer les conditions d’enseignement et d’apprentissage à Mayotte.
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