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« Si on laisse pourrir la situation, Mayotte deviendra un peu comme la Guyane »

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Carla Baltus, c’est d’abord une kyrielle de postes : présidente du Medef Mayotte depuis deux mandats, d’Alma, la filiale immobilière d’Action Logement, propriétaire de l’entreprise de transports CMTB, qui compte plusieurs dizaines de bus et plus de quatre millions d’euros de chiffre d’affaires en 2021… Outre ces missions, la patronne des patrons mahorais s’est imposée dans le débat public en abordant les sujets de société locaux sans jamais concéder de sa franchise, ni de son calme. Il faut dire qu’entre ses responsabilités et les allers-retours entre Mayotte et la Guyane française, sa terre d’origine, l’entrepreneure n’a pas de quoi s’éparpiller.

Mayotte Hebdo : Penchons-nous sur la situation macroéconomique de Mayotte, qui reste pauvre mais aussi l’un des départements les plus dynamiques, notamment en termes de création d’entreprises. Comment, en tant que présidente du Medef local, analysez-vous ce contexte ?

Carla Baltus : La difficulté pour les entreprises, c’est toutes les crises qu’on subit. Si on dit 2011, 2016, 2018, 2020, le Covid, Wuambushu cette année, l’eau, le Caribus… Chaque année, un chef d’entreprise à Mayotte doit créer une ligne crise, anticiper au mieux et prévoir des périodes mortes son activité va baisser, où les salariés ne viendront pas, seront en retard ou contre-performants. L’autre difficulté, à Mayotte, c’est qu’il y a beaucoup de chefs d’entreprise qui ne sont pas assez formés, informés.

M.H. : Vous parliez plus tôt de la délinquance, qui impacte les entreprises, les conditions de vie des salariés, mais aussi le tourisme et les investissements extérieurs. Avez-vous des preuves de cette réticence à s’installer ou investir à Mayotte ?

C.B.: Parfois, des personnes nous approchent au Medef, mais on n’entend plus parler d’eux parce qu’ils se rendent compte que ça ne sera pas évident. Dès qu’on veut faire des investissements, la sécurité coûte cher. Il y a des problèmes de foncier aussi, le territoire est petit. Et puis, même si on a tout ce qu’il faut, la plus belle usine du monde, estce qu’on aura les ingénieurs pour la maintenance des machines ? La bonne DRH pour gérer tout le monde ? Des techniciens qui voudront venir s’installer ? On se rend compte que Mayotte n‘est pas attractif, les personnes ne veulent pas venir. J’ai un mécanicien de haut niveau qui passe ponctuellement dans mon entreprise qui me dit : « J‘ai beaucoup de propositions à très haut salaire. Si j’étais célibataire, je viendrais, mais là j’ai ma femme et ma fille, je ne viendrai pas ». Les gens ont peur pour leurs enfants qui vont à l’école, parce que l’enfant va voir des choses horribles.

M.H. : Un mot sur les coupures d’eau. Nous allons passer à quatre puis cinq coupures hebdomadaires. Comment, à l’échelle de votre entreprise, vous adaptez-vous, pour le lavage des véhicules par exemple ?

C.B. : On ne lave pas les véhicules aussi souvent qu’avant, c’est sûr. Après, on préconise les économies, plutôt prendre un petit seau que de laisser couler le tuyau. On demande aux conducteurs de faire des efforts. Concernant Mayotte, c’est une vraie catastrophe. Le préfet nous a dit, quand on l’a invité au Medef cette année, qu’il n’y aurait pas d’eau cette année, qu’il faut donc l’économiser au maximum pour que ça dure le plus longtemps possible. Mais on n’acceptera plus de vivre les mêmes problématiques l’année prochaine, parce qu’on voit bien qu’il faut une deuxième usine de dessalement, une troisième retenue collinaire, donc il faut lancer les travaux maintenant pour 2024.

Retrouvez l’intégralité de l’interview dans le Mayotte Hebdo (n°1047) :

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