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Comores : L’opposition parvient à se rassembler et à défier le pouvoir

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Malgré le déploiement d’un dispositif de sécurité inédit dans la capitale Moroni et ses périphéries, l’opposition comorienne est parvenue à rassembler ses troupes, le samedi 27 mai. Elle a dénoncé l’opération Wuambushu, soutenue selon elle par Azali Assoumani.  

L’île de la Grande Comore avait changé de visage, ce samedi 27 mai. A Moroni, les forces de l’ordre étaient déployées dans presque tous les carrefours de la ville. On se croirait même en période d’état d’urgence. La raison ? L’opposition organisait un grand rassemblement pour dénoncer l’opération de décasage Wuambushu en cours à Mayotte. En dépit de la tenue de l’évènement dans un foyer, le pouvoir était sur le qui-vive. Pour limiter l’afflux des manifestants, les militaires immobilisaient les bus qui transportaient les militants voulant se rendre dans la capitale. Certains ont dû parcourir plus de trois kilomètres avant d’être pris en autostop. Malgré ces tentatives de dissuasion, la salle, située à deux pas de la place de l’indépendance, était pleine à craquer donnant le rassemblement les allures d’un meeting contre le régime d’Azali Assoumani. A l’intérieur, la majorité des pancartes, appelaient à la libération de l’ex-président Ahmed Abdallah Sambi, condamné en novembre à la perpétuité. D’autres partisans arboraient des affiches où on lisait : « Azali traître », faisant allusion à l’aval donné par les autorités de Moroni pour l’arrivée des « refoulés », comme les Comoriens désignent les personnes en situation irrégulière expulsées de Mayotte. Car, à l’instar d’une grande partie de la société civile, le front commun élargi des forces vives comoriennes contre la dictature accuse le chef de l’État comorien d’être complice de tout ce qui se passe à Mayotte.

En effet, après avoir dénoncé Wuambushu et refusé pendant deux semaines l’accueil des reconduites, les autorités comoriennes ont fini par accepter le renvoi à Anjouan des ressortissants expulsés de Mayotte. On avance le chiffre de 200 expulsions opérées depuis la reprise des liaisons maritimes.  Pourtant, trois ministres comoriens assuraient en conférence de presse le 16 mai, que seuls des candidats volontaires seraient admis. Aujourd’hui, cette volte-face passe mal chez l’opinion et l’opposition. Le porte-parole du Front commun a même déposé, jeudi dernier, une motion de « destitution » contre le président de la République à la cour suprême. Une démarche qui a moins de chance d’aboutir. Mais peu importe l’issue que la haute cour réservera à la requête, il y a suffisamment d’éléments pour poursuivre Azali Assoumani rassure maître Ahamada Mahamoud, un ancien candidat à la présidentielle de 2019.

« Traître »

Accepter les expulsions fait d’Azali un « traître » martèle l’opposition, qui promet de le poursuivre pour « trahison » dès qu’il aura quitté le pouvoir. Pour étayer cela, les différents leaders qui se sont succédé à la tribune ont pris le soin de souligner chronologiquement les actes politiques posés par l’ex-colonel, dont certains auraient contribué, d’après eux, à éloigner Mayotte de l’archipel. Mohamed Jaffar Abbas, du mouvement Ndzuani Unie, évoquera par exemple la lettre adressée aux Nations Unies en 2005 demandant le retrait de la question de Mayotte à l’ordre du jour de l’assemblée générale. Un acte qui date, certes, mais qui reste d’actualité estiment les opposants du front commun. Ceux-ci, ont lors du rassemblement de ce samedi dénoncé également l’accord-cadre signé le 22 juillet 2019 à Paris entre les ministres des Affaires étrangères français et comorien de l’époque. Pour rappel, cette convention promettant un financement de 150 millions d’euros pour empêcher ses ressortissants de rejoindre l’île aux parfums constitue la genèse de Wuambushu a martelé Me Ahamada Mahamoud qui a étrillé sans ménagement le pouvoir de Moroni.  Il faut noter que le meeting du samedi fut une réussite, une démonstration de force, s’est même exclamée l’opposition. Une occasion que les organisateurs ont saisie pour s’attaquer à la politique du régime qui interdit toujours les manifestations sur la voie publique depuis maintenant cinq ans. « Mais nous ne demanderons plus d’autorisation pour se rassembler car ce droit nous est garanti par toutes nos constitutions. Le combat ne fait commencer. Nous nous battrons et advienne que pourra », a lancé Me Ibrahim Ali Mzimba.

 Élections

 A moins d’un an des élections présidentielles et gubernatoriales, le climat reste toujours tendu aux Comores. Pendant son intervention, le secrétaire exécutif du Front commun a rappelé le passé douloureux d’Azali qui prend plaisir à marcher sur les bases démocratiques à commencer par les accords de Fomboni dont le respect aurait permis à un enfant natif d’Anjouan de diriger les Comores de 2021 à 2025. « Il s’est taillé une constitution en 2018, mais il est hors de question de le laisser continuer avec un remake des élections de 2019 », prévient Ahmed Hassane El-Barwane. Si le gouvernement a déjà lancé la machine électorale, les opposants, eux, exigent des garanties avant d’y prendre part. Parmi ces préalables, figure la libération des prisonniers politiques, comme l’ancien gouverneur déchu d’Anjouan, Abdou Salami, dont l’épouse avait fait le déplacement pour assister à la mobilisation. Les partisans du Juwa, le parti de Sambi, y étaient nombreux également pour réclamer le relâchement de leur idole qui a fêté ses cinq ans d’emprisonnement ce mois-ci.

Preuve que la tension dans l’archipel est toujours palpable avec le rétrécissement des libertés publiques, des heurts ont éclaté après le rassemblement. Des jeunes qui réclamaient dans la rue le départ d’Azali ont été dispersés par les forces de l’ordre à coup de gaz lacrymogène.

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