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Collations scolaires : la Caisse des écoles de Mamoudzou vise une reprise après les vacances d’octobre

Privés de collations depuis la rentrée, des milliers d’élèves de Mamoudzou pourraient retrouver ce service après les vacances d’octobre. Ce lundi 7 septembre, la Caisse des écoles a détaillé les raisons de cette interruption, présenté un nouveau mode de financement et annoncé une compensation pour les familles ayant déjà réglé leur cotisation.

Cinq jours après avoir annoncé, le mercredi 2 septembre, le report de la distribution des collations scolaires dans les écoles de Mamoudzou, la Caisse des écoles a tenu une conférence de presse afin d’expliquer les raisons de cette interruption.

La semaine dernière, l’une des entreprises chargées de la livraison des collations scolaires faisait état de plusieurs mois de factures impayées ayant conduit à la suspension des livraisons, tandis que les parents s’inquiétaient pour l’alimentation de leurs enfants et le devenir des cotisations déjà versées.

Le directeur de la Caisse des écoles, Daroussi Ahamadi, a notamment reconnu des difficultés de trésorerie et présenté les solutions envisagées pour permettre une reprise du service.

Une avance de 87.000 euros qui bloque 1,28 million de financements

Pour expliquer cette situation, le président de la Caisse des écoles de Mamoudzou est revenu sur le fonctionnement de la convention PARS (Prestation d’aide à la restauration scolaire), qui encadre le financement des collations scolaires. Ce dispositif prévoit que la Caisse des écoles règle dans un premier temps les factures des prestataires avant d’être remboursée par la Caisse de sécurité sociale de Mayotte (CSSM), après transmission des justificatifs de paiement.

Selon la Caisse des écoles, c’est ce mécanisme qui s’est retrouvé bloqué. Confrontée à des difficultés de trésorerie, qu’elle attribue notamment aux conséquences du cyclone Chido, la commune n’était plus en mesure d’avancer le paiement d’une facture de 87.018 euros, pourtant indispensable pour débloquer un versement de 1,285 million d’euros de la CSSM correspondant aux prestations réalisées entre février et juin 2026.

Autrement dit, faute de pouvoir régler ces 87.018 euros, la Caisse des écoles ne pouvait pas percevoir les 1,285 million d’euros prévus par la convention PARS. Un cercle vicieux qui a conduit à l’accumulation des impayés et à la suspension des livraisons.

“Nous avons accumulé près de sept mois d’arriérés”, a reconnu Daroussi Ahamadi. Il a également indiqué que la commune avait dû faire face à plus de 60 millions d’euros de dépenses pour reconstruire les écoles et les bâtiments publics endommagés après le cyclone, dans l’attente des financements annoncés par l’État.

Le règlement de la facture permettant de débloquer les financements est intervenu en fin de semaine dernière, assure la Caisse des écoles. Le dossier a été validé ce lundi et transmis aux services financiers de la CSSM. La Caisse des écoles espère maintenant percevoir les 1,285 million d’euros dans un délai d’une à deux semaines afin de pouvoir régler les entreprises chargées des collations scolaires.

Une reprise visée après les vacances d’octobre

Une fois les financements perçus, la priorité sera de régler les prestataires afin qu’ils puissent reprendre les livraisons.

Aucune date n’a toutefois été arrêtée. La Caisse des écoles se donne pour objectif une reprise après les vacances d’octobre, soit le 26 octobre, tout en précisant que celle-ci pourrait intervenir plus tôt si les fonds sont versés dans les délais annoncés.

L’établissement public indique vouloir reprendre le service “dans des conditions convenables”, avec des collations répondant aux exigences de qualité et de quantité.

La CSSM versera désormais directement les prestataires

Pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise, la Caisse des écoles et la CSSM prévoient de modifier le fonctionnement de la convention PARS.

Une convention tripartite devrait être signée entre la CSSM, la Caisse des écoles et les entreprises prestataires. Une fois les factures validées, la CSSM versera directement les sommes dues aux entreprises, sans transiter par la trésorerie de la Caisse des écoles. En 2026, la Ville de Mamoudzou compte 2 prestataires des collations et un prestataire pour la restauration scolaire au groupe scolaire de Doujani.

Selon Daroussi Ahamadi, ce nouveau dispositif permettra de réduire durablement les délais de paiement et de sécuriser la continuité du service.

Des colis alimentaires pour compenser les collations perdues

La Caisse des écoles a également annoncé un dispositif de compensation pour les familles ayant déjà payé la redevance annuelle. Inspiré de celui mis en place durant la crise sanitaire liée au Covid-19, il prendra la forme de colis alimentaires dont le contenu sera calculé en fonction du nombre de jours de collations non distribuées. Les parents concernés seront invités à venir les récupérer dans les établissements scolaires.

Cette compensation concernera uniquement les enfants dont les familles se sont acquittées de la cotisation. À ce jour, environ 4.000 élèves sont inscrits au dispositif, contre près de 9.000 bénéficiaires habituellement dans les quarante groupes scolaires de Mamoudzou. Malgré la suspension des livraisons, les inscriptions restent ouvertes jusqu’au 31 décembre. Le montant de la cotisation est fixé à 65,60 euros par enfant.

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