La 42e édition de la Course de pneus s’est tenue ce dimanche 28 juin dans les rues de Mamoudzou. Entre compétition, fête populaire et clin d’œil aux pratiques sportives, la “Formule 1 mahoraise” a une nouvelle fois réuni enfants, adultes et spectateurs autour d’un rendez-vous devenu incontournable.
Ce dimanche 28 juin, la Course de pneus a connu sa 42e édition, fidèle à une tradition qui dépasse depuis longtemps le simple cadre sportif. De la MJC de M’tsapéré jusqu’à la place Zakia Madi, les participants se sont élancés sur un parcours de 1,8 kilomètre, bâtons en main, pneu devant eux, sous les encouragements du public.
Sur les trottoirs, les visages heureux ont accompagné les coureurs tout au long du parcours. Familles, enfants, habitants et curieux se sont massés dans les rues de Mamoudzou pour applaudir les concurrents, encourager les plus jeunes ou simplement profiter de l’ambiance. À l’arrivée, la fanfare était présente pour accueillir les participants dans un brouhaha joyeux de musique et d’applaudissements. Pendant quelques heures, la ville a retrouvé l’atmosphère d’une fête populaire, bruyante, colorée et largement partagée.
Placée cette année sous le thème « 100 % Tous en sport ! », l’édition 2026 voulait mettre à l’honneur l’inclusion et la diversité des pratiques sportives. Les coureurs étaient invités à porter les couleurs de leur discipline favorite, du football au basket, en passant par les arts martiaux ou la plongée. Une manière de rappeler que cette course, née d’un jeu d’enfant, est devenue l’un des grands rendez-vous populaires du calendrier mahorais.
À chacun son pneu, à chacun sa course
Comme chaque année, les plus jeunes ont ouvert l’après-midi. Les enfants, filles et garçons, qualifiés lors des étapes organisées dans les communes, ont été les premiers à défendre les couleurs de leur territoire. Les adultes ont ensuite pris le relais, répartis en plusieurs catégories, dont les équipes hommes, femmes, mixtes, « gros pneus » et « mamas ».
Pour cette 42e édition, retour à la tradition, chaque équipe devait venir avec ses pneus et ses bâtons. Une particularité qui fait aussi l’identité de cette compétition, où la maîtrise du geste compte autant que la vitesse. Car pousser un pneu sur le bitume, le maintenir droit, éviter les écarts et garder le rythme jusqu’à l’arrivée demande autant d’adresse que d’endurance.
Au-delà de la course, l’événement a une nouvelle fois transformé Mamoudzou en terrain d’animations. Un village artisanal accueillait le public avec seize exposants, ainsi que des stands de prévention et de sensibilisation. Chaque participant devait également recevoir une médaille en bois, la course restant gratuite et ouverte aux catégories adultes depuis 18 ans.
La manifestation s’inscrit aussi dans une démarche environnementale. Une opération de récupération et de recyclage des pneus a été mise en place par la Ville de Mamoudzou, en lien avec le nettoyage des routes et des mangroves.
La réussite de cette journée reposait sur une importante mobilisation collective. Le RSMA a mobilisé près de 80 personnes, aux côtés de l’UFOLEP, des associations locales, des clubs sportifs et de près de 450 bénévoles. Les services municipaux des sports, de l’environnement et de la police municipale étaient également engagés, avec la Préfecture et la Police nationale, pour assurer la sécurité du public et des participants.
La circulation a été perturbée dans le secteur, plusieurs axes ayant été fermés entre 13 heures et 19 heures pour sécuriser le parcours et permettre au public de profiter de l’événement. Mais la contrainte fait désormais partie du rendez-vous : pendant quelques heures, la route laisse la place aux coureurs et aux pneus. La manifestation était aussi retransmise en direct pendant trois heures sur Mayotte La 1ère.
Créée en 1984, la Course de pneus reste l’un des symboles les plus identifiables de Mayotte. Elle mêle compétition, mémoire collective et esprit de fête. Quarante-deux ans plus tard, la “Formule 1 mahoraise” continue de faire courir les générations et de rassembler Mamoudzou autour d’une tradition toujours aussi populaire.
Passionnée par la petite et la grande histoire d'hier et d'aujourd'hui j'aime raconter le quotidien des personnes qui fondent un territoire.



































