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Ce samedi 26 septembre, un village santé sexuelle et reproductive s’est tenu de 8h30 à 13h, avec la mobilisation de plusieurs partenaires engagés dans la prévention en matière de santé. La Croix-Rouge, Santé Sud, Profession Sport et Loisirs, la Protection maternelle et infantile (PMI), le Centre hospitalier de Mayotte ainsi qu’EndoMayotte ont participé à cette journée de sensibilisation. L’objectif de ce rendez-vous était d’informer et de sensibiliser le plus grand nombre aux enjeux liés à la santé et aux infections sexuellement transmissibles.
À travers les échanges avec les professionnels et les différents stands d’information, parents, enfants et l’ensemble des habitants de la commune de Pamandzi ont pu obtenir des conseils, poser leurs questions et mieux s’informer sur les moyens de se protéger, de préserver leur santé et d’adopter des comportements de prévention.
Parmi les stands présents lors de ce village santé sexuelle et reproductive, Répéma Mayotte était particulièrement mobilisé autour de la question de la contraception. L’association œuvre dans la coordination de la périnatalité à Mayotte. Elle mène notamment des actions de formation, de prévention et de communication autour de la périnatalité au sens large. La contraception constitue ainsi l’une des thématiques abordées régulièrement dans le cadre de ses missions.
Par sa présence sur ce village santé, Répéma Mayotte souhaitait notamment favoriser l’information et les échanges avec le public sur les différents moyens de contraception, leur accès et les choix possibles, tout en montrant comment bien les appliqués : “ La contraception, c’est l’affaire de tous. La contraception, c’est un droit, c’est un choix que la femme peut faire ”, souligne un représentant de l’association Répéma Mayotte.
Une manière de rappeler l’importance de l’information et de l’accompagnement dans les choix liés à la contraception et à la santé reproductive.
Sensibiliser la jeune génération aux enjeux de la santé sexuelle
En cette journée de sensibilisation et de mobilisation, Nicaise Saandi, adjoint au maire chargé de la jeunesse, du sport, de la vie associative et de la communication, était également présent pour représenter et sensibiliser la jeune génération.
Pour lui, les questions liées à la contraception, à la sexualité et à la prévention des infections sexuellement transmissibles restent encore difficiles à aborder pour de nombreux jeunes. La peur du jugement ou la gêne peuvent notamment les empêcher de se tourner vers les professionnels. Sa présence avait donc également pour objectif d’encourager les jeunes à franchir le pas et à échanger sans honte : “ Moi, c’était aussi inciter les autres à faire de même, à venir et à ne pas avoir honte, et à briser ce tabou. Parce que beaucoup de jeunes ignorent plein de choses, ne connaissent pas forcément certaines pratiques, comment faire, et ont honte d’aller vers les spécialistes ”, souligne-t-il
Une initiative qui constitue un pas important pour mieux protéger les jeunes contre les infections sexuellement transmissibles.
Le consentement au cœur des échanges
Du côté de la Protection maternelle et infantile (PMI), la question du consentement figurait parmi les sujets importants abordés lors de cette journée de sensibilisation.
À savoir que la Protection maternelle et infantile (PMI) accompagne les femmes avant, pendant et après la grossesse, ainsi que les enfants de 0 à 6 ans, notamment en matière de prévention et de suivi de leur santé. Ses équipes interviennent également dans les établissements scolaires, notamment auprès des enfants en maternelle, afin de les sensibiliser au respect de leur corps et à la prévention des violences sexuelles : “ Nous intervenons pour parler de sexualité, mais surtout du corps et du respect du corps. Nous faisons également de la prévention autour de l’inceste et des violences sexuelles, parce qu’on en parle beaucoup, mais peut-être pas encore assez. Tant qu’on n’aura pas suffisamment travaillé sur la question du respect du corps et du consentement, il sera difficile d’avancer. Le consentement, ça se travaille dès le plus jeune âge”, explique Malika Bouti, conseillère conjugale et familiale à la PMI de l’Abattoir.
Le consentement est un sujet qui mérite d’être davantage abordé, expliqué et transmis, afin de mieux sensibiliser chacun à l’importance du respect de soi et des autres. Cette mobilisation collective rappelle l’importance de l’information, de la prévention et de l’accès aux soins pour permettre à chacun de prendre soin de sa santé sexuelle.

































