Le SDIS renforce ses moyens face aux feux de végétation avec un hélicoptère bombardier d’eau

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Afin de lutter contre les feux de végétation et de faire face aux enjeux liés aux incendies, le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de Mayotte renforce ses moyens d’intervention. Ce mardi 29 septembre, le SDIS de Mayotte a investi dans un hélicoptère bombardier d’eau afin d’améliorer sa capacité à intervenir rapidement sur l’ensemble du territoire et de renforcer la sécurité de la population face aux feux de forêt. Quelles sont les capacités de ce nouvel hélicoptère ? Quelles seront ses missions ? Voici ce qu’il faut savoir.

De nombreuses personnalités politiques ont répondu présent à l’occasion de l’inauguration du nouvel hélicoptère bombardier d’eau. Parmi elles figuraient Frédéric Poisot, préfet de Mayotte et délégué du Gouvernement, ainsi que Maymounati Moussa Ahamadi, représentant le président du conseil d’administration du SDIS de Mayotte.  Plusieurs maires des communes du territoire étaient également présents, notamment ceux de Kani-Kéli, de Pamandzi et d’Ouangani, récemment touchée par un important incendie de forêt.

À savoir que le projet a été soutenu par le colonel Vince et particulièrement financé par Abdoul Kamardine, président du conseil d’administration du SDIS. Un investissement jugé essentiel, voire indispensable pour le territoire, d’autant plus que les autres territoires  disposent déjà d’ un hélicoptères bombardiers d’eau pour  lutter au mieux contre les incendies de forêt : “ Nous, on n’en avait aucun, alors que nous avons des feux de végétation, ainsi que des cultures sur brûlis, pourtant interdites, mais qui continuent  de se pratiquer et qui, aujourd’hui, attaquent largement notre faune et notre flore et risquent d’abîmer davantage le peu qui nous reste sur ce territoire ” ,  déplore Maymounati Moussa Ahamadi, représentant le président du conseil d’administration du SDIS de Mayotte.

L’objectif serait de protéger l’environnement mahorais, d’autant que le cyclone Shiloh a ravagé une partie de la végétation présente sur le territoire. La présence de cet outil permettra ainsi de mieux préserver et de protéger les espaces naturels encore existants.

La capacité de l’hélicoptère

L’hélicoptère peut embarquer jusqu’à 800 litres d’eau et intervenir rapidement grâce à sa vitesse, permettant ainsi de lutter plus efficacement contre les incendies. Il peut également emporter près de 400 litres de kérosène : “ Ça consomme environ 200 litres à l’heure. Donc, on fait le calcul, ça fait deux heures d’autonomie ”, assure un représentant d’Hélilagon.

D’ailleurs, ce nouvel engin peut accueillir jusqu’à six passagers dans le cadre touristique. Pour les interventions professionnelles, il peut transporter jusqu’à deux passagers tout en permettant le stockage de matériel. Le financement de ce projet s’élève à un peu plus de 320 000 euros. Il a été pris en charge par le Département, avec le soutien de la préfecture de Mayotte et, notamment, de l’État.

Les missions de l’hélicoptère

L’hélicoptère n’a pas été acheté, mais fait l’objet d’un investissement sous forme de location : “ On est dans le principe de la location, parce qu’un hélicoptère de type EC-135 ou EC-145, comme ceux que l’on peut connaître dans d’autres départements, représente un coût très important. Des réflexions sont néanmoins en cours. Je n’ai pas encore de piste complète sur le plan aéronautique, mais nous y réfléchissons ”, souligne le préfet de Mayotte, Frédéric Poisot.

Les principales missions de l’hélicoptère seront d’abord consacrées à la lutte contre les feux de végétation, un objectif déjà opérationnel puisque l’appareil est en location jusqu’au mois de décembre. D’ailleurs, il est fonctionnel depuis le mois d’août et a pu combattre les feux de forêt qui avaient touché la commune de Ouangani.

À partir de l’année prochaine, l’idée serait d’élargir ses missions, notamment en permettant le transport de personnels vers des zones difficiles d’accès afin de lutter contre les feux de forêt. L’hélicoptère pourrait également être mobilisé pour des opérations de sauvetage aquatique.

Selon le préfet de Mayotte, des sanctions seront mises en place à l’encontre des personnes qui pratiquent la culture sur brûlis. À l’heure actuelle, des investigations sont menées par les forces de gendarmerie à Chiconi et à Ouangani afin d’identifier les auteurs présumés à l’origine des incendies de forêt survenus dans ces deux communes.

Naslat Maroine

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