{xtypo_dropcap}I{/xtypo_dropcap}l y a parfois des dents qui grincent, qui nous accusent de trop taper sur les uns ou sur les autres. Là-dessus nous sommes toujours dans l'esprit du premier numéro. Nous préférerions relayer l'inauguration d'un collège, d'un lycée, du dispensaire de Dzoumogné, d'une aérogare définitive, se féliciter de l'arrivée du haut débit, célébrer la baisse du chômage… Nous avons pour principes de mettre en valeur les uns et les autres, les initiatives qui nous paraissent heureuses, ambitieuses, courageuses, constructives. Nous pensons qu'un mauvais produit, qu'un mauvais élu, qu'un mauvais esprit s'éteindra de lui-même, disparaîtra tout seul, faisant confiance là à la loi du marché, à la démocratie et à la clairvoyance des citoyens. Pour cela la presse, l'information a toute sa place.
A des collégiens venus nous rendre visite dans nos locaux cette semaine, comme souvent, j'ai rappelé l'importance de la lecture, de l'information. Leurs grands-parents, leurs parents se sont battus pour qu'ils puissent notamment accéder à une éducation de qualité. Ils ont à leur disposition des CDI, des bibliothèques municipales. Ce sont des sources de savoirs, de connaissances, d'ouverture sur le monde. Toute la connaissance du monde est dans les livres. Il suffit de les ouvrir. C'est comme le journal pour notre territoire de Mayotte. Il faut le lire chaque semaine, l'acheter, le faire circuler, car là se raconte le passé, là s'écrit le présent, et se prépare l'avenir. Chacun doit y trouver son intérêt, des idées, des perspectives, des espoirs. C'est ce que nous essayons de réaliser chaque semaine à notre petit niveau. Depuis 472 semaines…
Merci de votre soutien, de votre confiance.
Merci à tous les lecteurs, merci aussi aux annonceurs, aux entreprises, aux uns et aux autres qui se servent du journal pour diffuser leurs messages, relayer leurs informations commerciales, proposer leurs nouveautés. C'est grâce à tous que ce journal a pu exister et se développer pendant ces 10 dernières années, et avec vous tous qu'il pourra continuer pour les décennies à venir, avec vous.
Merci encore
Laurent Canavate



































{xtypo_dropcap}A{/xtypo_dropcap}lors que notre regard se perd sur un vol d'oiseaux marins au-dessus de la vasière des Badamiers, notre chemin nous mène à travers une végétation luxuriante vers les plages de Moya, situées entre le lac Dziani et la Vigie, le point culminant de Petite Terre. Tous ces sites font partie du domaine du Conservatoire du littoral, qui est propriétaire de 356 hectares dans les communes de Dzaoudzi-Labattoir et Pamandzi. "On pourrait intervenir partout à Mayotte, car toutes les communes sont littorales", nous précise Pierrick Lizot.
Notre périple nous mène ensuite à la Vigie, qui offre un point de vue panoramique sur toute la Petite Terre et ses terres cultivées… sur les terrains du Conservatoire. Pierrick Lizot nous apprend que 48 conventions agricoles ont été signées sur Petite Terre en 2007, avec l'aide de l'ASP (ex-Cnasea). Ce travail est en cours sur Grande Terre, pour Saziley, l'anse d'Hajangua et l'îlot Karoni dans la baie de Chirongui.
Les futures acquisitions du Conservatoire à Mayotte, validées par le Conseil des rivages de l'océan Indien qui s'est tenu en janvier 2010, validées par le conseil d'administration du Conservatoire le mois suivant, prévoient l'affectation en transfert de gestion des plages de Petite Terre et Saziley. Il y a également 2 projets d'acquisition très importants.