Les terrains de football mahorais sont restés sans compétitions officielles les 2, 3 et 4 octobre. La Commission régionale de l’arbitrage avait décidé de ne désigner aucun arbitre pour les matchs programmés durant ce week-end, après de nouvelles violences visant des officiels. La Ligue mahoraise de football a finalement annulé l’ensemble des rencontres, alors que les clubs auraient pu faire appel à des bénévoles pour assurer l’arbitrage.
Cette décision faisait notamment suite à l’agression d’un arbitre lors d’un match U18 entre Vahibé et Acoua, deux semaines auparavant. Après avoir été exclu, un joueur avait agressé l’officiel avec sa chaussure. La Ligue avait alors choisi de marquer un temps d’arrêt afin de dénoncer les violences visant le corps arbitral et de permettre une reprise des compétitions dans un climat plus apaisé.
Du côté de la demi-finale de Coupe Régionale de France entre l’AS Sada et le FC Bandrélé, prévue samedi 3 octobre à huis clos et sur terrain neutre après les violences survenues lors de leur précédente confrontation, la rencontre n’a finalement pas eu lieu. Aucune commune n’avait accepté d’accueillir la rencontre et l’annulation générale des matchs décidée par la Ligue a également empêché sa tenue.
Dans un avis rendu le 2 octobre après avoir été saisi par l’AS Sada, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a par ailleurs recommandé la disqualification du FC Bandrélé. Il s’appuie notamment sur le rapport du délégué de la rencontre, qui attribue aux supporters du club visiteur les jets de pierres ayant blessé plusieurs spectateurs.
L’avis du CNOSF n’est toutefois qu’une recommandation. La décision appartient désormais à la Ligue mahoraise de football. Si elle était suivie, l’AS Sada serait qualifiée pour la finale de la Coupe Régionale de France face aux Diables Noirs de Combani.
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