Accueil Blog Page 98

Une commémoration solennelle un an après le cyclone Chido

Une commémoration solennelle un an après le cyclone Chido

Un an jour pour jour après le passage dévastateur du cyclone Chido, Mayotte s’est recueillie ce dimanche matin à l’occasion d’une cérémonie officielle de commémoration. Autorités civiles, militaires, représentants de l’État et élus locaux étaient réunis pour honorer la mémoire des victimes et saluer la résilience d’un territoire profondément marqué par la catastrophe du 14 décembre 2024.

La cérémonie s’est tenue en présence de François-Xavier Bieuville, préfet de Mayotte et délégué du Gouvernement, de Naïma Moutchou, ministre déléguée chargée des Outre-mer, des députées Estelle Youssouffa et Anchya Bamana, du sénateur Saïd Omar Oili, ainsi que de Ben Issa Ousseni, président du Conseil départemental de Mayotte. Le grand cadi Mahamoudou Ahamada Saanda, le maire de Mamoudzou Ambdilwahedou Soumaïla, et de nombreux responsables des services de l’État étaient également présents…

https://www.mayottehebdo.com/abonnements/flash-infos/

Baptême du feu dans la lutte contre l’immigration illégale à Mayotte

Baptême du feu dans la lutte contre l’immigration illégale à Mayotte

Loin des caméras et des journalistes venus couvrir sa première visite à Mayotte, Naïma Moutchou devait embarquer dans la nuit pour un tour en mer avec les forces engagées dans le contrôle aux frontières maritimes de l’île. Un sujet qui s’invite désormais régulièrement dans les débats des parlementaires, au Sénat comme à l’Assemblée nationale, en raison de l’effet Chido.

Autre séquence — non ouverte à la presse — de la visite de Naïma Moutchou, la ministre des Outre-mer actuellement dans le département : la lutte contre les traversées illégales de nos frontières par des immigrés clandestins en provenance des Comores, des pays des Grands Lacs, de la RDC, du Cameroun, de Somalie, de Tanzanie, de Madagascar et surtout des Comores. C’est une autre réalité de Mayotte, très peu enviable, à laquelle la ministre a pu avoir un aperçu dimanche soir, à l’occasion d’une sortie en mer avec les forces préposées à cette tâche…

https://www.mayottehebdo.com/abonnements/flash-infos/

Visite ministérielle : Naima Moutchou au service de l’agriculture mahoraise

Visite ministérielle : Naima Moutchou au service de l’agriculture mahoraise
À l’issue de sa visite, Naïma Moutchou signe un document symbolisant la coopération entre l’État et le monde agricole.

Après avoir rencontré le groupe Varappe et ses apprenants à Bandraboua, Naïma Moutchou à poursuivi sa visite ministérielle dans le cadre du suivi de la refondation de Mayotte, à la suite du cyclone Chido.

Sous une pluie battante, Naïma Moutchou, attentive, échange avec les agriculteurs présents sur place, Manrifa et Ben Issa Ousseni. Réfugiée sous un barnum, elle poursuit les rencontres à Mtsangamouji, sur l’exploitation de Saïd Anthoumani, président de la Chambre d’agriculture de Mayotte. « Ils ont tout taillé pour la visite, elle devrait venir plus souvent si c’est comme ça », lâche une exploitante de la parcelle voisine, venue récolter un régime de bananes…

https://www.mayottehebdo.com/abonnements/flash-infos/

CHIDO, le jour d’après : David Lemor, photographe au cœur de la tempête

CHIDO, le jour d’après : David Lemor, photographe au cœur de la tempête

Mayotte – Un an après le passage dévastateur du cyclone Chido, l’exposition « CHIDO, le jour d’après » ne se limite pas à une série d’images de ruines. Elle raconte une expérience vécue de l’intérieur, celle d’un territoire meurtri et d’un photographe devenu, malgré lui, acteur de l’événement qu’il documente.

Installé à Mayotte depuis près de dix ans, David Lemor est photojournaliste pour de nombreux médias nationaux et internationaux. Correspondant du journal Libération et membre de l’agence ABACA Press, il couvre habituellement l’actualité avec la distance qu’impose son métier. Mais le 14 décembre 2024, lorsque le cyclone Chido frappe l’île avec une violence inédite, cette distance disparaît brutalement…

https://www.mayottehebdo.com/abonnements/flash-infos/

L’AFPA, en première ligne pour la reconstruction

L’AFPA, en première ligne pour la reconstruction

Le plan « Mayotte debout », prévoit une montée en puissance des compétences, via l’organisation de formations, afin de doter Mayotte des compétences nécessaires à une reconstruction durable. « Cette mobilisation repose sur trois priorités : faciliter l’accès à des formations qualifiantes, développer des compétences adaptées aux réalités climatiques et sociales de Mayotte, et associer les entreprises mahoraises à l’effort de reconstruction », témoignent les responsables de l’AFPA au travers d’un communiqué. Développer la formation pour reconstruire Mayotte.

Mayotte et métropole : mobilisation totale de l’AFPA

La force de l’AFPA repose sur un réseau mobilisé en métropole, mis à disposition de la formation, en soutien à Mayotte. « […] L’Afpa contribue d’ores et déjà à l’effort de relèvement de l’île en mobilisant ses centres de formation en métropole. Depuis plusieurs mois, des Mahoraises et des Mahorais sont accueillis dans un dispositif spécifique construit avec les partenaires institutionnels et de l’emploi — notamment France Travail, le Département de Mayotte et les acteurs locaux », explique l’AFPA…

https://www.mayottehebdo.com/abonnements/flash-infos/

La biodiversité du lagon de Mayotte en danger face à la pression humaine

La biodiversité du lagon de Mayotte en danger face à la pression humaine
Deux jeunes tortues secourues à Mayotte après avoir été piégées dans un filet de pêche illégal

Deux jeunes tortues marines ont été secourues à Mayotte après avoir été prises dans un filet illégal, en pleine zone protégée. Si leur libération rapide a évité le pire, l’incident a été suivi quelques jours plus tard de l’observation de dauphins gravement blessés. Ces alertes ravivent les inquiétudes sur la pression humaine qui pèse sur le lagon et la persistance de pratiques interdites.

Pamandanzi. 20 novembre. Quatre tortues imbriquées ont été secourues sur le platier de Pamandzi, alors qu’elles étaient coincées dans un filet de pêche posé en pleine zone interdite. L’intervention rapide de pêcheurs et des services de l’État a permis de libérer les jeunes tortues, qui n’ont pas présenté de blessures graves. L’épisode relance les inquiétudes sur la vulnérabilité du lagon mahorais et la persistance de pratiques illégales…

https://www.mayottehebdo.com/abonnements/flash-infos/

Intégration, différenciation et résilience : le régime juridique des RUP à l’épreuve des crises climatiques

Intégration, différenciation et résilience : le régime juridique des RUP à l’épreuve des crises climatiques

Des Caraïbes à l’océan Indien, en passant par la Macaronésie, l’Union européenne concentre une diversité territoriale d’une richesse exceptionnelle, dont les régions ultrapériphériques constituent l’expression la plus remarquable. Pleinement intégrées à l’Union, ces neuf régions, qualifiées d’« ultrapériphériques » (RUP) et relevant de trois États membres – la France (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, La Réunion et Saint-Martin), l’Espagne (Canaries) et le Portugal (Açores et Madère) – demeurent soumises à des contraintes structurelles, liées à l’insularité, à l’éloignement, à la vulnérabilité climatique, dont l’intensité et la permanence ont conduit les rédacteurs des traités à imaginer, dès l’origine, un régime juridique spécifique.

À la différence des Pays et territoires d’Outre-mer (PTOM), qui relèvent d’un statut d’association interne défini dans la quatrième partie du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, les RUP participent entièrement de l’ordre juridique de l’Union, tout en bénéficiant d’un mécanisme d’adaptation permettant d’ajuster l’application du droit commun. C’est ce régime complexe et évolutif que la présente contribution se propose d’examiner, en laissant de côté le statut des PTOM…

https://www.mayottehebdo.com/abonnements/flash-infos/

Quinze jeunes de Fuz’ellipse partent en échange Erasmus+ au Luxembourg

Quinze jeunes de Fuz’ellipse partent en échange Erasmus+ au Luxembourg

Un groupe de quinze jeunes mahorais s’envole ce vendredi 12 décembre pour Esch-sur-Alzette, au Luxembourg, dans le cadre d’un échange de jeunes financé par l’Union européenne via le programme Erasmus+ Jeunesse. L’initiative est portée par l’association Fuz’ellipse, engagée depuis plusieurs mois dans le développement de mobilités européennes pour la jeunesse.

Âgés de 15 à 17 ans et issus pour la plupart des quartiers prioritaires de Mamoudzou, les participants seront accompagnés jusqu’au 24 décembre par trois encadrants spécialisés. Leur séjour prévoit ateliers interculturels, activités sportives inclusives, temps de réflexion citoyenne et actions collectives favorisant autonomie, mixité et ouverture à l’Europe.

Doté d’un financement de 72 000 € de l’Union européenne, le projet vise à rendre la mobilité internationale accessible à des jeunes ayant moins d’opportunités et s’inscrit dans une stratégie plus large de Fuz’ellipse pour renforcer inclusion sociale et cohésion par le sport.

Un nouvel appel à projets 2026 lancé par la Préfecture de Mayotte pour lutter contre les discriminations

Un nouvel appel à projets 2026 lancé par la Préfecture de Mayotte pour lutter contre les discriminations

Sous l’impulsion du Premier ministre Sébastien Lecornu et de la ministre de l’Égalité Aurore Bergé, la Préfecture de Mayotte lance l’appel à projets local 2026 de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT+ (DILCRAH).

Cet appel vise à soutenir, sur l’ensemble du territoire, des initiatives s’inscrivant dans les plans nationaux 2023–2026 de lutte contre le racisme, l’antisémitisme, les discriminations liées à l’origine et la haine anti-LGBT+. À Mayotte, il répond également aux priorités locales de la politique de la ville, notamment la prévention des conflits inter-villages et la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Associations, établissements scolaires, universitaires et culturels, ainsi que toute structure engagée dans la lutte contre les discriminations, peuvent déposer un dossier. Les projets devront cibler la prévention des discours de haine, l’éducation aux médias, la formation des acteurs locaux, l’aide aux victimes ou encore la valorisation des lieux de mémoire. Ils pourront aussi s’inscrire dans les temps forts nationaux tels que la Semaine d’éducation contre le racisme et l’antisémitisme ou la journée du 17 mai.

Les candidatures seront examinées par les services de l’État puis par la Commission d’orientation et de renforcement de l’action contre la haine et les discriminations (CORAHD), avant validation par la DILCRAH.

Au CMPEA, des jeunes mettent des mots sur une souffrance invisible

Au CMPEA, des jeunes mettent des mots sur une souffrance invisible
Les jeunes patients du service de pédopsychiatrie du CHM se sont réunis pour leur fête de fin d’année

« Ici, on n’a pas vraiment le droit de dire qu’on ne va pas bien. Alors beaucoup font semblant d’aller bien, même quand ce n’est pas le cas » explique le docteur Sallantin dans Les Voix du lagon, le journal des jeunes patients du CMPEA (Centre médico-psychologique pour enfants et adolescents). La première fête de fin d’année du service a été l’occasion pour les jeunes de s’exprimer sur la question de la santé mentale à Mayotte.

Ce jeudi 11 décembre, plusieurs dizaines d’enfants et leurs familles se sont rassemblés à la bibliothèque de Cavani. Entre jeux, danse et contes, l’année s’est clôturée sur une touche festive au CMPEA. Le docteur Briard, cheffe de service, dresse une rétrospective de l’année en cours. De nombreux partenariats ont permis aux enfants de s’exprimer à travers des…

https://www.mayottehebdo.com/abonnements/flash-infos/

Le MEDEF Mayotte lance son Réseau Femme pour renforcer la voix féminine dans l’économie locale

Le MEDEF Mayotte lance son Réseau Femme pour renforcer la voix féminine dans l’économie locale
Sophie Gaube, DRH de Colas Mayotte, adhérente du MEDEF et participante à la rencontre estime qu’il existe une réelle place pour les femmes dans la société mahoraise

Le MEDEF Mayotte a lancé ce jeudi 11 décembre 2025, lors d’une matinale organisée à Kawéni, le Réseau Femme, une initiative destinée à fédérer les femmes cadres, entrepreneuses et dirigeantes du territoire. Une deuxième rencontre qui, malgré les absences liées aux épidémies de fin d’année, marque « le début d’une dynamique essentielle », selon son président Fahardine Mohamed.

L’ambition du MEDEF est claire : permettre aux femmes de l’écosystème économique de mieux se connaître, de s’unir et de peser davantage dans la vie institutionnelle. « L’objectif, en tout cas du Medef, c’est de les unir et de les rassembler pour que la voix féminine se fasse entendre dans toutes les instances », explique Fahardine Mohamed. Il souligne que ni le bureau du MEDEF ni son conseil d’administration ne comptent actuellement de femmes, alors même que de nombreuses adhérentes dirigent ou co-dirigent des entreprises à Mayotte. « L’idée, c’est de se rendre compte au fur et à mesure, de se connaître beaucoup plus entre elles, d’avoir beaucoup plus de confiance… et donc de…

https://www.mayottehebdo.com/abonnements/flash-infos/

Reconstruction de Mayotte : s’inspirer du modèle nord-américain ?

Reconstruction de Mayotte : s’inspirer du modèle nord-américain ?

Habitat & reconstruction. Dans leur rapport sur l’habitat à Mayotte, Habitat précaire et informel en zone à risque, les étudiants de l’école urbaine de Sciences Po ont émis quelques propositions concernant l’amélioration de l’habitat mahorais. Une opportunité à saisir en période de reconstruction ? Parmi de nombreux exemples, l’un d’entre eux a retenu notre attention : l’Integrated project delivery (IPD).

Miser sur le collectif

L’Integrated Project Delivery (IPD) est un principe de fonctionnement qui mise sur la convergence des intérêts de chacun des intervenants d’un projet : maître d’œuvre, architecte, ingénieur, bureau d’étude, partie prenante diverse, liés par un contrat commun, engageant leur co-responsabilité. De cette manière, l’ensemble des acteurs a intérêt à…

https://www.mayottehebdo.com/abonnements/flash-infos/

Relance de l’économie locale : l’offensive du Président du MEDEF Mayotte

Relance de l’économie locale : l’offensive du Président du MEDEF Mayotte

Relancer l’économie de l’île un an après Chido impose l’implication de tous les acteurs, qu’ils soient administratifs, politiques ou entrepreneurs. Des chantiers à l’arrêt dans les communes faute de paiement des travaux, des aides économiques d’urgence toujours pas encore perçues par certains opérateurs, des assureurs qui refusent d’indemniser certains dégâts dans le secteur de la restauration et de l’hôtellerie, autant de sujet qui obligent aujourd’hui le MEDEF à se rendre sur le terrain. Une tâche qui s’annonce ardue pour Fahardine Mohamed, son Président. 

Après le désastre du cyclone Chido, le principal syndicat du patronat mahorais adopte une nouvelle posture qui le conduit à sortir des sentiers battus. L’état de délabrement de l’économie locale – quasiment réduite à néant – impose un changement de paradigme pour le premier natif de l’île à présider à la destinée de cette organisation. Jugé un peu trop timide par certains au lendemain de sa prise de fonctions, Fahardine Mohamed, force désormais…

https://www.mayottehebdo.com/abonnements/flash-infos/

Une journée pour briser les tabous autour des violences et de la sexualité

Une journée pour briser les tabous autour des violences et de la sexualité
La journée de sensibilisation organisée au RSMA de Mayotte a réuni 600 jeunes autour d’ateliers et d’interventions visant à prévenir les violences faites aux femmes et à ouvrir la parole sur les questions de genre et de sexualité.

À Mayotte, le RSMA a réuni 600 volontaires pour une journée de sensibilisation animée par plusieurs acteurs locaux, visant à prévenir les violences faites aux femmes, déconstruire les stéréotypes de genre et renforcer l’éducation sexuelle auprès des jeunes.

« L’idée est de former des citoyens conscients et avisés sur les violences faites aux femmes », relate le lieutenant Camille Miloche, officier de communication au Régiment du Service Militaire Adapté de Mayotte (RSMA). Au cours de la journée du 11 décembre, les 600 volontaires ont participé à des ateliers interactifs, des conférences et des stands thématiques animés par différentes structures présentes pour l’occasion, parmi lesquelles la…

https://www.mayottehebdo.com/abonnements/flash-infos/

Comores : un détenu malade meurt à l’hôpital à Anjouan

Comores : un détenu malade meurt à l’hôpital à Anjouan

Quelques semaines avant sa mort, Akibarou Issoufa, avait écrit à des personnalités, dont le directeur général des affaires judiciaires pour dénoncer ses conditions de détention épouvantables marquées, selon lui par le non-respect de ses droits élémentaires.

Dans un pays où l’état des prisons laisse à désirer, le décès d’un détenu ne passe jamais inaperçue. Et depuis ce mercredi, la mort d’Akibarou Issoufa, le 9 décembre, vers 23h à l’hôpital de Hombo, au nord de Mutsamudu, capitale de l’île d’Anjouan interroge. Ce commerçant, de 33 ans, n’était pas jugé mais se trouvait seulement en détention pour plusieurs chefs d’inculpation. Selon des sources, le regretté aurait été poursuivi pour abus de confiance, abandon de famille et escroquerie présumée. Incarcéré depuis plusieurs mois à Koki, principale prison d’Anjouan, il dénonçait ses conditions carcérales comme l’attestent les courriers adressés à des personnalités. Flash infos a pu consulter une lettre datant du 21 octobre 2025, destinée au directeur général des affaires judiciaires. Dans cette correspondance, Akibarou Issoufa appelle à l’aide du directeur. «  Monsieur je me permets de vous adresser cette lettre depuis ma cellule à la maison d’arrêt de Nkoki ‒ Anjouan, où je suis détenu provisoirement depuis plusieurs mois, dans des conditions moralement et physiquement éprouvantes. Je vous écris avec respect, mais aussi avec la profonde détresse d’un citoyen comorien qui voit sa liberté confisquée sans raison valable« , débute le courrier, signé par…

https://www.mayottehebdo.com/abonnements/flash-infos/

“CHIDO, le jour d’après”, un regard photographique sur la résilience

“CHIDO, le jour d’après”, un regard photographique sur la résilience

Un an après le passage du cyclone Chido, qui a durablement marqué le territoire, Mayotte se souvient. Le photographe-reporter David Lemor présente l’exposition « CHIDO, le jour d’après », du 13 décembre 2025 au 26 janvier 2026, dans les locaux de la Cadema, à Mamoudzou. Un rendez-vous fort, à la fois artistique, mémoriel et profondément mahorais.

“CHIDO, le jour d’après”, un regard photographique sur la résilience

Le 14 décembre 2024, l’île est frappée de plein fouet par un cyclone d’une violence inédite. Quartiers dévastés, familles sinistrées, paysages bouleversés : en quelques heures, Chido redessinait la carte de Mayotte et laissait derrière lui une cicatrice encore vive aujourd’hui. David Lemor, lui-même touché par la catastrophe, a alors choisi de documenter l’« après ». Pendant toute l’année 2025, il a parcouru l’île pour capter les ruines, les visages, mais aussi les gestes de solidarité et les débuts d’une reconstruction lente, fragile, mais bien réelle.

À travers 21 photographies en noir et blanc grand format et plusieurs bâches en couleur, l’exposition raconte la violence du choc, mais surtout la résilience des Mahoraises et des Mahorais. Des scènes de décombres, des arbres arrachés, des regards marqués… mais aussi des mains qui relèvent, des familles qui s’organisent, et une société qui tente de reprendre pied.

Correspondant photo pour Libération à Mayotte et membre de l’agence Abaca Press, David Lemor signe ici un travail intime et engagé. « Témoin et victime », il revendique un regard de l’intérieur, au plus près d’un territoire qu’il connaît et où il vit depuis dix ans. Son objectif : ne pas laisser l’oubli s’installer, et rappeler que derrière les chiffres et les bilans, il y a des vies, des quartiers, une île entière qui continue d’avancer.

Le vernissage aura lieu le 13 décembre à partir de 11 heures. Une exposition à voir absolument, pour comprendre, se souvenir, et continuer de regarder Mayotte autrement, un an après Chido.

Un numéro du magazine Thalassa sur Mayotte

Un numéro du magazine Thalassa sur Mayotte

Le 15 décembre prochain, Thalassa s’envolera pour Mayotte, sa prochaine destination. Sur France 5, les spectateurs pourront découvrir comment Mayotte récupère un an après le passage du cyclone Chido. Aux côtés de plongeurs chevronnés, l’émission se concentrera surtout sur la protection et la restauration du lagon. Toujours côté océan, Thalassa dévoilera l’art des femmes pratiquant la pêche au Djarifa, les échanges avec les locaux ou encore les actions des associations qui vivent au rythme du lagon.

Mamoudzou : Les inscriptions sur les listes électorales sont ouvertes en vue des élections de 2026

Mamoudzou : Les inscriptions sur les listes électorales sont ouvertes en vue des élections de 2026

Dans la perspective des élections municipales et communautaires prévues les 15 et 22 mars 2026, les inscriptions sur les listes électorales sont désormais ouvertes. Les administrés peuvent s’inscrire en ligne jusqu’au mercredi 4 février 2026, ou directement en mairie jusqu’au vendredi 6 février 2026, dernier délai.

Des délais exceptionnels sont toutefois accordés jusqu’au 5 mars 2026 pour les personnes se trouvant dans certaines situations particulières : jeunes de 18 ans n’ayant pas encore effectué leur recensement citoyen, personnes ayant récemment déménagé, nouveaux Français par acquisition de la nationalité ou électeurs ayant récemment recouvré leur droit de vote.

Par ailleurs, l’ouverture du bureau de vote n°184, situé à l’école maternelle Hamaha (Hauts Vallons), entraîne une réorganisation pour plusieurs quartiers. Les habitants des secteurs de Disma haut, Disma bas, Hauts Vallons, EDM, Zone Nel, Hamaha et Massakini sont invités à se rapprocher du service Élection afin de vérifier une éventuelle modification de leur bureau de vote, auparavant rattaché aux écoles de Kawéni.

La cartographie des bureaux de vote et toutes les informations pratiques sont consultables sur le site de la Ville. Le service Élection reste également à la disposition des administrés pour les accompagner dans leurs démarches, sur présentation d’une carte nationale d’identité et d’un justificatif de domicile.

Activité vacances en Petite terre : un programme 100 % gratuit pour bouger, s’amuser et se dépasser !

Activité vacances en Petite terre : un programme 100 % gratuit pour bouger, s’amuser et se dépasser !

Pendant les vacances scolaires, la Communauté de Communes de Petite-Terre propose aux jeunes de 14 à 18 ans un programme sportif gratuit, encadré et accessible à tous. Portées par les médiateurs intercommunaux, ces animations ont pour objectif d’offrir des moments de détente, de partage et de pratique sportive, tout en favorisant la cohésion entre les jeunes de l’île.

Plusieurs activités sont au menu sur différents sites de Petite-Terre. Un tournoi de football se déroulera du 16 au 24 décembre au stade de Labattoir. Il pourra accueillir jusqu’à dix équipes composées de dix joueurs chacune. Les amateurs de nature et de sport en plein air pourront également participer à une randonnée, une sortie vélo et une séance de sandball les 30 et 31 décembre, lors de deux matinées encadrées. Trente places sont disponibles pour cette activité, qui permettra de découvrir Petite-Terre autrement, dans un cadre sécurisé.

Un tournoi de basket est enfin prévu du 6 au 8 janvier au gymnase de Pamandzi. Ce dernier pourra accueillir jusqu’à sept équipes de dix joueurs.

Toutes les activités sont entièrement gratuites. Les inscriptions se font par téléphone au 06 39 07 21 08 ou directement auprès des médiateurs intercommunaux présents sur le terrain.

Activité vacances en Petite terre : un programme 100 % gratuit pour bouger, s’amuser et se dépasser !

Guito, coupable d’association de malfaiteurs ou victime d’extorsion de fonds ?

Guito, coupable d’association de malfaiteurs ou victime d’extorsion de fonds ?

Deuxième jour du procès de Théophane Narayanin dit « Guito » devant le tribunal de Mamoudzou

Au lendemain d’une première journée marquée par le témoignage poignant des parties civiles, le deuxième jour du procès de Théophane Narayanin, dit « Guito », s’est ouvert ce mercredi au tribunal de Mamoudzou sous le signe de l’affrontement frontal entre deux récits irréconciliables.

D’un côté, l’accusation décrit un système organisé, quasi mafieux, destiné à faire frapper une avocate pour la « punir » ou « lui faire peur ». De l’autre, la défense affirme que Guito est devenu, malgré lui, la cible d’une tentative d’extorsion montée après coup par les auteurs de l’agression.

Pour le procureur de la République, M. Mameri Karim, et pour Giovanni Boudia, principal exécutant, l’affaire est limpide : Guito aurait commandité l’agression d’une avocate, puis utilisé l’avocat Saïd Larifou pour subordonner les témoins, promettant de l’argent en échange de leur silence.

Pour Guito et Issouffou Salami, au contraire, l’agression n’était pas préméditée : Issouffou aurait frappé l’avocate alors qu’il se rendait dans le cabinet de son conseil, maître Yanis Souhaïli, associé de l’avocate. Dans un contexte d’alcool et de drogue, il évoque un «dérapage ». Ce n’est qu’après l’incarcération des auteurs que le nom de Guito aurait émergé dans la presse, ouvrant la voie, selon eux, à une tentative de chantage. Dans ce procès, les avocats de la défense ne…

https://www.mayottehebdo.com/abonnements/flash-infos/

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes