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Les Naturalistes tirent la sonnette d’alarme face à la multiplication des feux de forêt

Les Naturalistes tirent la sonnette d’alarme face à la multiplication des feux de forêt
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Dans une lettre adressée le 22 septembre au préfet de Mayotte, l’association Les Naturalistes de Mayotte alerte sur une situation jugée « inédite » concernant les feux de végétation qui ravagent l’île depuis plusieurs semaines. Le président de l’association, Michel Charpentier, évoque une saison sèche d’une intensité exceptionnelle, aggravée par les conséquences du cyclone Chido, dont les débris végétaux constituent aujourd’hui un combustible idéal pour les incendies.
Les Naturalistes pointent du doigt la multiplication des brûlis agricoles non maîtrisés, souvent pratiqués pour nettoyer les champs, mais qui dégénèrent en véritables incendies attisés par des rafales dépassant parfois les 40 km/h. Ces feux touchent désormais des zones naturelles sensibles, y compris des espaces protégés, et mobilisent des pompiers déjà sous tension.
Dans son courrier, l’association dénonce le non-respect de l’arrêté préfectoral A 2017/DAAF-SDTR/1079, qui encadre pourtant les brûlis et impose une déclaration préalable pour toute incinération de végétaux entre juin et décembre. « Cet arrêté est très peu connu, pas respecté et donc largement inefficace », regrette Michel Charpentier, qui s’interroge sur le nombre de déclarations réellement déposées à la DAAF.
Au-delà du risque immédiat d’incendie, les Naturalistes alertent sur l’impact écologique durable de ces pratiques. Les brûlis détruisent la microfaune des sols, favorisent l’érosion lors des premières pluies et appauvrissent les terres agricoles. Des solutions existent, rappelle l’association, citant le compostage ou le paillage comme alternatives à ces pratiques dévastatrices.
L’organisation plaide pour un renforcement de la prévention et de la coordination entre les autorités locales — gendarmerie, police, OFB, services municipaux et SDIS — ainsi qu’une mobilisation accrue des moyens humains et matériels. L’usage de drones pour repérer les départs de feu, la mise en place d’un numéro d’appel spécifique pour signaler les incendies, et à terme, l’acquisition d’un hélicoptère bombardier d’eau figurent parmi les propositions phares avancées.
Alors que les feux se multiplient encore dans plusieurs communes, l’association appelle à une réaction rapide des pouvoirs publics. « Il est urgent de rappeler que les brûlis sont interdits jusqu’en décembre », insiste Michel Charpentier, demandant une campagne d’information d’envergure à destination de la population.
Pour l’heure, la préfecture n’a pas officiellement réagi à cette interpellation. Mais sur le terrain, la saison sèche, prolongée cette année par un déficit de pluies, continue d’exposer l’île à un risque d’incendie élevé.

Grève au STM : l’irresponsabilité d’un service public mis à nu

Grève au STM : l’irresponsabilité d’un service public mis à nu

Pour la 6ème fois cette année, les agents du Service des Transports Maritimes (STM) ont paralysé Mayotte en déclenchant une grève illimitée. Après le syndicat Force ouvrière (FO) c’est au tour de l’intersyndicale SNUTER-FSU qui entre dans la danse, révélant un mépris évident pour l’intérêt général et pour la population qu’elle dessert. Ces mouvements répétés ont un impact économique considérable sur le territoire et sur le quotidien des usagers, au point de pousser le préfet à porter plainte contre le service pour non-respect de la réquisition préfectorale et pour mise en danger de la vie d’autrui.

Les usagers, confrontés à des rotations interrompues et à l’absence de service minimum, ont été plongés dans un chaos sans précédent. La réquisition d’un navire destiné à assurer la traversée des personnes et véhicules prioritaires a été ignorée par le personnel gréviste. Des centaines de passagers, parmi lesquels des personnes âgées, malades ont été abandonnées à leur sort sur les quais. Les déplacements indispensables entre Petite-Terre et Grande-Terre ont été rendus impossibles, aggravant le sentiment de colère généralisée.
Lundi matin, la situation a rapidement dégénéré lorsqu’une altercation interne au STM a conduit à l’arrêt complet des rotations. Des agents ont interrompu le service pour des conflits internes avec la direction, laissant des centaines de voyageurs coincés sur les quais, dont des véhicules sanitaires incapables d’assurer leurs missions. L’intransigeance du personnel gréviste et l’incapacité à respecter les directives de l’État ont généré un blocage total, illustrant une absence totale de responsabilité et un mépris des obligations liées au service public.

L’inaction du STM a provoqué une montée de tension extrême parmi les usagers, qui se sont retrouvés pris en otage, dans des conditions dangereuses et inconfortables. Les gendarmes ont dû intervenir pour maintenir l’ordre et permettre, au prix d’une gestion délicate et longue, l’embarquement progressif des passagers et des véhicules prioritaires. Ce n’est qu’après plusieurs heures de paralysie totale que le service a repris et encore de manière partielle, exposant ainsi les failles structurelles et organisationnelles du ce service publique qui nécessite amplement une délégation de service. Ces agents sans foi ni loi ont encore une fois montré leur mépris total à la population qu’ils sont censés servir sous prétexte qu’ils veulent préserver leur “magouilles”.

Ces événements, survenus sur les journées de lundi 6 et mardi 7 octobre 2025, révèlent un abus manifeste du droit de grève. La répétition incessante de ces mouvements transforme un outil de revendication légitime en arme de paralysie de la vie économique et sociale de l’île. La population est exaspérée, et les appels à la privatisation du STM ainsi qu’à la construction d’un pont entre les deux îles témoignent d’une perte totale de confiance envers ce service public incapable de concilier droits des travailleurs et besoins fondamentaux des usagers.

Le préfet de Mayotte, confronté à cette irresponsabilité, a dû recourir à la justice pour sanctionner le non-respect de ses ordres et protéger la sécurité des citoyens. La crise met en lumière la nécessité urgente de réformer le STM, d’assurer la continuité du service public et de garantir la sécurité des passagers, sans que les revendications internes ne paralysent une île entière.

En conclusion, ces journées de grève illustrent la dérive d’un service public qui abuse de son pouvoir et fragilise la population. Le STM, censé relier et faciliter les déplacements entre les îles, est devenu le symbole d’un dysfonctionnement majeur et d’un mépris scandaleux pour la sécurité et le quotidien des Mahorais.

Crise de l’eau « Les Mahorais vivent une double peine » !

Crise de l’eau « Les Mahorais vivent une double peine » !
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Anchya Bamana a écrit au préfet de Mayotte à propos de la reprise des annoncée des tours d’eau la semaine prochaine. Elle demande à François-Xavier Bieuville de réquisitionner d’autres sociétés capables d’effectuer les travaux de réparation des conduites d’eau défectueuses, en soutien aux équipes de la SMAE. Elle alerte sur les risques de maladies contagieuses qui peuvent découler du manque d’eau potables dans l’île, notamment la diphtérie, qui aurait été déjà détectée dans un établissement scolaire du territoire.

La députée de la 2 nde circonscription législative de Mayotte a adressé deux missives au délégué du gouvernement dans lesquelles explique que la poursuite du cycle des coupures d’eau qui dure depuis 10 ans n’est plus acceptable pour la population, soulignant au passage que celle-ci « doit en plus payer une eau non potable, bouilleuse après les coupures. Les Mahorais se retrouvent, par la force des choses, à devoir acheter de l’eau en bouteille pour leur consommation, ils vivent la double peine » ! Un sujet qu’elle a abordé dans ces mêmes termes avec Emanuel Macron à l’Elysée, le …septembre 2025, lorsque le Président de la République avait reçu les dirigeants des territoires ultramarins évoquer avec eux l’évolution institutionnelle des DOM-TOM. Pour Anchya Bamana, il y a une urgence absolue à solutionner le problème des coupures d’eau dans le département ; elle met en avant le fait que l’accès à l’eau potable est un facteur déterminant pour une bonne santé.

Elle alerte sur la nécessité de combattre la diphtérie, une maladie découverte dans une école de l’île. « Le non-accès à l’eau potable nous expose à la prolifération de cette maladie fortement contagieuse, notamment dans sa forme cutanée, par manque d’hygiène », écrit-elle entre autres choses. Dans son courrier au préfet de Mayotte, la parlementaire (RN) s’inquiète d’une communication adressée aux maires mahorais le 31 juillet 2025 par le délégataire du service public de l’eau dans laquelle ce dernier annonce une opération de réhabilitation d’un décanteur à l’usine de l’Ourovéni ce mois d’octobre.

Autoriser l’importation d’eau en bouteille en provenance de Madagascar comme c’est possible pour la bière

« Les coupures d’eau vont s’allonger, et aucune mesure d’accompagnement n’est annoncée pour permettre à la population de subvenir à ses besoins vitaux durant cette période critique. Cette situation continue d’exposer les habitants à des risques sanitaires majeurs et à une atteinte grave à leur dignité », signale-t-elle au Préfet François-Xavier Bieuville, lui précisant également que l’accès à l’eau potable n’est pas un privilège, mais un droit fondamental et qu’il est de la responsabilité de l’Etat de garantir ce droit. Dans cette lignée, Anchya Bamana demande au délégué du gouvernement de lui indiquer « les mesures urgentes et concrètes » qu’il compte prendre pour assurer un accès minimal à l’eau potable pour chaque foyer au cours des travaux annoncés par le délégataire.

La députée interroge également pour savoir si « une distribution élargie de bouteilles d’eau, l’installation de citernes mobiles est envisagée dans les prochains jours, notamment pour les personnes en situation de vulnérabilité sociale » ; de même que si des dispositions sont prises pour les services publics, en particulier les établissements scolaires et de santé. En conclusion de son courrier au préfet de Mayotte, Anchiya Bamana lui demande de réquisitionner d’autres prestataires pour appuyer le délégataire en charge de la réparation des fuites sur le réseau d’eau vieillissant depuis des années.

« La situation critique de la pénurie d’eau qui asphyxie la vie des Mahorais justifie cette démarche légitime qui relève de votre compétence », note la parlementaire. Elle demande également au préfet d’étudier la possibilité d’importer de l’eau en bouteille en provenance de Madagascar, en usant d’une formule un peu provocatrice comme ce fut le cas à l’égard d’Emmanuel Macron à Paris, « puisque cela est possible pour de la bière » !

« La santé mentale n’est pas un luxe » : soignants et religieux appellent à une alliance des soins

« La santé mentale n’est pas un luxe » : soignants et religieux appellent à une alliance des soins

Salle comble, publics assis jusque sur les marches : la journée « Regards croisés sur la santé mentale à Mayotte » a fait le plein ce mardi 7 octobre au sein de l’Hémicycle Younoussa-Bamana. Médecins, travailleurs sociaux, et responsables religieux ont échangé autour d’un même enjeu : concilier approches culturelle et cultuelle avec la psychiatrie.

Parmi les interventions marquantes, celle de Miyade SAID ALLAOUI, étudiante, a été saluée par de longs applaudissements. La jeune femme a rappelé avec force que, selon l’OMS, un adolescent sur dix souffre de…

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Sébastien Lecornu jette l’éponge

Sébastien Lecornu jette l’éponge

Les pronostics avaient tablé sur une chute rapide de son gouvernement, mais nul se s’attendait à la forme qu’elle a pris. La démission de Sébastien Lecornu de son poste de Premier ministre, fait penser à une partition écrite trois mois à l’avance, qui restait juste à jouer pour gagner du temps, avec l’infime espoir d’éviter l’inévitable, une dissolution de l’Assemblée nationale et un retour aux urnes avant la fin de l’année. Doter la France d’un budget national pour 2026 (avant le 31 décembre 2025), demeure un impératif pour toutes les formations politiques qui prétendent à gouverner le pays dans les mois à venir.

Dans un entretien accordé à un média national il y a de cela quelques jours, Sébastien Lecornu s’était attribué le qualificatif de « dirigeant du gouvernement le plus fragile de la 5 ème République ». Prémonition ou simple pragmatisme ? L’« Histoire » de France retiendra qu’il a…

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Le capitaine Hambaly inhumé à M’zoizia

Le capitaine Hambaly inhumé à M’zoizia

L’émotion était vive ce mardi à la brigade de gendarmerie de Pamandzi, où un dernier hommage a été rendu au capitaine Hambaly Ahamada, figure emblématique de la gendarmerie mahoraise, décédé le vendredi 3 octobre à l’île de La Réunion, des suites d’une longue maladie. Il avait 56 ans.

Natif de Mzoizia, dans la commune de Bouéni, le capitaine Hambaly Ahamada restera dans les mémoires comme un pionnier et un modèle pour toute une génération de gendarmes. Premier officier mahorais à intégrer les rangs de la gendarmerie nationale, il a ouvert la voie à de nombreux jeunes du territoire désireux de…

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Nouveaux locaux de LADOM : «  Permettre à chaque Mahorais d’avoir accès à la mobilité »

Nouveaux locaux de LADOM : «  Permettre à chaque Mahorais d'avoir accès à la mobilité »
Saïd Ahamada, directeur général de LADOM, a rappelé les 11 dispositifs centraux de l’agence

Mardi 7 octobre 2025, sur la rue boulevard Halidi Mchindra, Saïd Ahamada, directeur général de LADOM (l’Agence de l’Outre-mer pour la Mobilité), lance officiellement l’inauguration de la nouvelle antenne de LADOM à Mayotte. « Ce lieu, nous l’avons voulu ouvert, visible, et au service des Mahorais« , déclare Saïd Ahamada face aux partenaires institutionnels et économiques de LADOM. « Nous souhaitions que les locaux de LADOM soient visibles au-delà de ses quatre murs. » Installée désormais au cœur du quartier M’Gombani, l’agence vise à offrir un accès simplifié aux 11 dispositifs de mobilité portés par LADOM – des aides au voyage pour les étudiants, les demandeurs d’emploi ou encore les salariés en reconversion.

À Mayotte, le dispositif du Passeport pour la Mobilité des Études (PME) occupe une place particulière. « Près de 40 % des étudiants ultramarin…

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Comores Sept ans de prison pour l’agression sexuelle de sœur mineure

Comores Sept ans de prison pour l’agression sexuelle de sœur mineure

La cour d’assises a déclaré coupable le dénommé Hamza Maoulana, qui a reconnu avoir abusé à plus d’une reprise, sa sœur biologique quand sa maman était absente parfois sous l’emprise de drogue.

Le tribunal de Moroni accueillait, ce mardi 7 octobre, 4 affaires jugées devant la cour d’assises. C’est le dernier volet de ces audiences spéciales ouvertes depuis fin juin. Pour cette dernière partie, 32 dossiers étaient au programme depuis le 27 septembre. Il s’agit principalement des agressions sexuelles et de crime de sang. Hier, l’assistance a suivi, deux affaires ayant entrainé mort d’homme ainsi que celle du jeune qui a agressé sexuellement sa sœur. Son nom est…

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Journée Nationale de la Résilience : se préparer aujourd’hui pour être mieux protégé demain

Journée Nationale de la Résilience : se préparer aujourd’hui pour être mieux protégé demain
© 7e RIISC

Inondations, tempêtes, feux de forêt, accidents industriels : les risques majeurs font partie de notre quotidien. Comment s’informer, comment se préparer ? Comme chaque année autour du 13 octobre 2025, la Journée Nationale de la Résilience vous permet de vous informer et d’agir pour mieux vous protéger et protéger vos proches.

Comprendre les risques pour mieux les anticiper

Organisée chaque année depuis 2022, la Journée Nationale de la Résilience (JNR) poursuit deux missions : sensibiliser les citoyens aux risques naturels et technologiques et les préparer à y faire face. Parce qu’un événement grave peut survenir à tout moment, qu’il s’agisse d’une crue soudaine, d’un incendie de grande ampleur, d’un cyclone ou de mouvements de terrain, et que savoir y réagir s’apprend. Réagir face à l’urgence, c’est savoir se mettre en sécurité, soi et les autres, faciliter l’action des secours et participer à la résilience collective.

Quels sont les gestes de sauvegarde à adopter ? De quelle manière protéger ses proches ? Partout en France, des collectivités, des associations ou des entreprises s’impliquent grâce à des ateliers, démonstrations, exercices grandeur nature et de nombreux autres formats visant à informer et préparer leurs concitoyens. L’objectif est simple : donner à chacun les clés pratiques pour devenir acteur de sa propre sécurité.

En 2024, plus de 10 000 actions ont été labellisées dans le cadre de la JNR

13 octobre : un rendez-vous citoyen à ne pas manquer

Animée tout au long de l’année à travers des projets labellisés, la JNR connaît son point d’orgue tous les ans autour du 13 octobre, en cohérence avec la journée internationale pour la réduction des risques de catastrophes de l’ONU. L’occasion de contribuer à une société plus résiliente en participant à l’une des nombreuses actions pédagogiques et ludiques organisées en France, partout et pour tous.

Cette année, rien de plus facile : quelques clics sur la carte interactive suffisent à repérer des ateliers à proximité de chez soi pour découvrir les risques à anticiper et les réflexes à connaître. Impossible de se déplacer ? Les ressources en ligne prennent le relais. Un véritable acte citoyen, puisque la résilience est avant tout une capacité collective : face aux risques, nous avons tous un rôle à jouer. Parce que bien préparés, nous sommes tous mieux protégés.

Pour agir, rendez-vous près de chez vous !

3 étapes pour réagir face aux risques

  1. Identifier les risques majeurs proches de chez soi.
  2. Adopter les bons comportements pour se protéger.
  3. Comprendre les dispositifs d’alerte en cas d’événement grave.

Semaine d’information sur la santé mentale

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« Pour notre santé, réparons le lien social »
La 36ème édition de la SISM (Semaine d’information sur la santé mentale) se déroulera du 6 au 19 octobre 2025 au niveau national. À Mayotte, deux rendez-vous à ne pas manquer. Le samedi 11 octobre, le terrain de foot de Tsingoni accueillera le village santé et loisir à partir de 7h30 toute la matinée. Le mardi suivant, une conférence alimentera le débat de 8h30 à 12h30 au lycée des Lumières de Kawéni. Au programme : colloques pour les professionnels, jeux et animations pour les familles, tables rondes, théâtre, échanges et témoignages gratuits et ouverts à tous.

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Bandrélé distribue des bouteilles d’eau aux publics vulnérables avant le durcissement des tours d’eau

Bandrélé distribue des bouteilles d’eau aux publics vulnérables avant le durcissement des tours d’eau

Face au durcissement imminent des tours d’eau, la mairie de Bandrélé a lancé cette semaine une vaste opération de distribution de bouteilles d’eau destinée aux habitants les plus fragiles. Une mesure anticipée, mise en place en amont des travaux de modernisation de l’usine de potabilisation de l’Ouroveni, qui entraînent une réduction temporaire de la distribution d’eau potable.
Dès ce lundi 6 octobre, plusieurs habitants ont pu repartir avec deux packs d’eau chacun. Cette aide concerne exclusivement les publics vulnérables : les personnes âgées de plus de 65 ans, les femmes enceintes, les enfants de moins de trois ans, les personnes en situation de handicap ou encore les patients souffrant de maladies chroniques. Pour bénéficier de cette distribution, il est nécessaire de présenter un justificatif de domicile et, selon les cas, une pièce d’identité, un livret de famille ou un certificat médical.
Les points de distribution se déploient toute la semaine : mardi à l’école de Bandrélé village, mercredi au centre social de Nyambadao, jeudi à la MJC de Mtsamoudou et devant l’école élémentaire de Dapani, puis vendredi au phare de Bambo-est et au marché de Hamouro. Les opérations se tiennent chaque matin de 8h30 à 12h et se poursuivront jusqu’à la fin des travaux, prévue pour le 24 octobre.
Avec cette initiative, la municipalité entend garantir un accès minimal à l’eau pour les plus fragiles durant cette période de restriction, tout en rappelant la nécessité d’une gestion solidaire et responsable de la ressource.

Grève au STM : ils abusent du droit de grève, trop, c’est trop !

Grève au STM : ils abusent du droit de grève, trop, c’est trop !

Pour la énième fois cette année, les agents du Service des Transports Maritimes (STM) se sont mis en grève illimitée hier matin lundi. Cette fois-ci, c’est l’intersyndicale SNUTER-FSU qui est à la manœuvre. Lassée par ces manifestations dévastatrices pour l’économie locale et le panier de la ménagère, les usagers des barges ont haussé le ton contre les grévistes et réclamé haut et fort au département de Mayotte la privatisation du STM et la construction d’un pont reliant la Petite-Terre à la Grande-Terre.

Jamais un mouvement de grève n’aura été aussi impopulaire ! A force d’utiliser la grève en guise de moyen unique de pression sur les dirigeants du Département de Mayotte – leur employeur – les agents du Service des Transports Maritimes (STM) vont finir par  » scier la branche de l’arbre sur lequel ils sont assis « . Se voulant jusque-là résilients et souffrant dans le silence, les usagers de la barge ont fini par…

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La démission de Sébastien Lecornu plonge Mayotte dans l’incertitude

La démission de Sébastien Lecornu plonge Mayotte dans l’incertitude
Après avoir constitué son gouvernement, Sébastien Lecornu a remis sa démission au président ce lundi 6 octobre de la république qui l’a accepté.

La démission du Premier ministre Sébastien Lecornu, ce lundi 6 octobre 2025, a créé un séisme politique à Paris. Mais au-delà des murs de Matignon, ce sont les territoires ultramarins- et tout particulièrement Mayotte – qui s’inquiètent des conséquences directes de cette nouvelle instabilité sur leurs dossiers prioritaires. L’île attend toujours les fonds promis pour la refondation post-cyclone Chido, et l’impasse politique risque de geler davantage le processus.

Depuis le passage dévastateur du cyclone Chido, Mayotte compte sur un engagement fort de l’État pour reconstruire ses infrastructures, relancer l’agriculture et reloger des milliers de familles sinistrées. Or, la démission du chef du gouvernement survient au moment où…

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À Mayotte, un miel raffiné au service de la nature

À Mayotte, un miel raffiné au service de la nature
Mouhamadi Ambdillah, apiculteur passionné et formateur à la Chambre d’agriculture de Mayotte

« Le miel est le produit le plus fraudé au monde » affirme Mouhamadi Ambdillah, apiculteur et formateur à la Chambre d’agriculture de Mayotte. D’où l’importance d’en produire de qualité. Si des études ont longtemps affirmé que l’île hippocampe n’était pas une île propice à l’apiculture, le développement du miel mahorais et sa qualité, notamment au niveau du goût, les ont vite détrompées.

L’apiculture mahoraise se développe à partir d’essaims sauvages seulement depuis 2015. La priorité pour Mouhamadi Ambdillah, fondateur de l’exploitation Le Secret du Miel ? Ne pas aller trop vite et privilégier la qualité et la quantité, la qualité représentant un atout non négligeable du miel mahorais. « On préfère laisser l’abeille faire seule, elles sont souvent plus aguerries que nous. » D’autre part, beaucoup d’essaims sauvages élisent domicile chez…

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Aéroport Marcel-Henry : le kiosque retrouve enfin son toit

Aéroport Marcel-Henry : le kiosque retrouve enfin son toit

Il aura fallu dix mois (et un article) pour que les choses bougent. Moins de vingt-quatre heures après la publication de notre papier soulignant que la toiture du kiosque de l’aéroport Marcel-Henry gisait toujours au sol depuis le passage du cyclone Chido, le chantier de réfection a soudainement pris son envol.

Les ouvriers sont arrivés dès le lendemain, les matériaux ont suivi, et la carcasse du kiosque – qui faisait presque partie du décor depuis décembre – a enfin retrouvé une allure plus accueillante pour les voyageurs.

Les usagers, eux, oscillent entre consternation et amusement : « Il suffisait peut-être de le dire dans le journal », glisse un habitué du lieu.

Coïncidence ? Sans doute. Ou preuve, peut-être, que la presse a encore parfois le pouvoir de remettre un peu d’ordre… ou au moins un toit.

Journée d’action contre les risques à Mayotte

Journée d’action contre les risques à Mayotte

À l’initiative de la préfecture de Mayotte, la place de la République à Mamoudzou a accueilli hier, dimanche 5 octobre 2025, une journée d’action consacrée à la sensibilisation de la population aux risques naturels présents dans le département.
Un large public a participé aux ateliers et démonstrations visant à rappeler les bons comportements à adopter face à d’éventuelles catastrophes, afin de protéger et sauver des vies.

Course de pirogues 2025

Course de pirogues 2025

La 4e édition de la course de pirogues s’est tenue hier après-midi, dimanche 5 octobre 2025, à Mamoudzou. L’épreuve, lancée depuis le quai Colas, proposait des distances variant de 660 mètres à 3 km selon les catégories (enfants, 100 % féminine, adultes mixtes et entreprises).

L’événement a conduit le Département de Mayotte à fermer l’accès des véhicules à l’amphidrome de ce quai dès samedi. Hier, l’accès aux barges a été assuré depuis la gare maritime, au niveau du restaurant Le 5/5, avec une sortie organisée côté Camion rouge.

Une barge réquisitionnée pour assurer la navette ce lundi

Une barge réquisitionnée pour assurer la navette ce lundi

En marge de la nouvelle grève du personnel affecté aux barges du Service des Transports Maritimes (STM), ce lundi 6 octobre 2025, à l’appel de l’intersyndicale SNUTER-FSU, le préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville, a pris un arrêté portant réquisition d’un navire afin d’assurer la liaison entre Grande-Terre et Petite-Terre.

Le texte précise que le choix de la barge à mobiliser (Pôlé, Nahouda ou Chatouilleuse) relève de la Direction des Transports Maritimes (DTM), en fonction des disponibilités techniques et des contraintes de marée. L’article 5 de l’arrêté rappelle qu’en cas de non-exécution, la réquisition pourra être mise en œuvre d’office, le STM s’exposant alors à des sanctions pénales et administratives.

Nouveaux titres de transports : modernisation attendue, tensions persistantes

Nouveaux titres de transports : modernisation attendue, tensions persistantes

À partir de ce lundi 6 octobre, les usagers des barges devront utiliser une nouvelle billetterie. Le Département l’a annoncé officiellement : les anciens tickets et cartes ne seront plus valables, et devront être échangés aux comptoirs de la gare maritime de Mamoudzou. Derrière ce changement technique se cache une volonté affirmée du Département : moderniser un service vital, endiguer la fraude, et tourner la page de plusieurs années de conflits autour de la gestion de la billetterie.

Dans un territoire où des milliers de passagers transitent chaque jour entre Petite-Terre et Grande-Terre, le transport maritime constitue bien plus qu’un simple service public : c’est l’épine dorsale de la mobilité. Les nouveaux titres de transport visent à réduire les failles du système actuel : tickets falsifiés, reventes illicites, partages de cartes entre voyageurs…

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CCAS de Pamandzi : un maire source d’une psychose après de ses agents

CCAS de Pamandzi : un maire source d’une psychose après de ses agents
Présidente élue du CCAS de Pamandzi, Mme Siti Ali Mdoihoma (ici sur la photo) s’est vu retirer sa délégation de signature par le maire Madi Madi Souf et remplacée par Mme Anzimiya Thoihirdine, la 6 ème adjointe au maire.

Que se passent-il dans le service du Centre Communal d’action Sociale de Pamandzi ? Des agents indiquent être victimes d’un harcèlement moral et de payer le prix fort en raison d’un conflit larvé opposant le maire, Madi Madi Souf, à la Directrice Générale de CCAS, Hadidja Boun Cheickh, qu’il est décidé d’évincer par tous les moyens. Pour se faire, le premier magistrat aurait généré lui-même des dysfonctionnements internes, des agents supposés fidèles à leur chef de service se seraient vu priver de leur salaire du mois de septembre 2025. 

Ambiance négative de fin de règne pour Madi Madi Souf (Président de l’Association des maires de Mayotte) à la tête de la commune de Pamandzi. « C’est tout bonnement le bordel qui prévaut dans nos services depuis plusieurs mois. Ce qui nous arrive est…

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Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes