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Une scène ouverte à Chirongui ce samedi

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Le pôle culturel de Chirongui organise une scène ouverte « musique », le samedi 13 juillet, à 19h pour valoriser les talents de l’île et permettre aux amateurs de se produire dans des conditions professionnelles. Pour les musiciens ou musiciennes, chanteurs ou chanteuses, amateurs ou professionnels, seul ou en groupe, c’est l’occasion de montrer son art au grand public sur scène. Pour s’inscrire, il faut contacter le pôle avant le 11 juillet : communication-poleculturel@chirongui.yt ou au 06 39 72 25 67.

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Les carcasses de voiture dans le viseur à Bandrélé

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Une opération de grande envergure contre les véhicules hors d’usage (VHU) est actuellement menée à Bandrélé. Depuis le lancement de cette initiative, une cinquantaine de VHU ont déjà été enlevés sur le territoire communal par la police municipale. Cette opération a pour but d’assurer la sécurité routière en enlevant des obstacles pouvant causer des accidents, de protéger l’environnement, les carcasses de voitures étant particulièrement polluantes, et enfin d’améliorer le cadre de vie, en supprimant cette pollution visuelle. La mairie de Bandrélé enjoint chacun à signaler les VHU à la police municipale.

L’Insee lance une étude sur les conditions de travail

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L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), lance une enquête sur les conditions de travail et les risques psycho-sociaux chez les ménages. Les enquêteurs s’entretiendront avec 45.500 ménages en France métropolitaine et dans les départements et régions d’Outre-mer, dont 1.500 à Mayotte et 1.500 à La Réunion. Les ménages qui seront interrogés seront tirés au sort et demeureront anonymes. Les personnes seront interrogées sur leur activité professionnelle, l’organisation du travail, les contraintes physiques ou psychosociales, leur trajectoire d’activité professionnelle, leur formation ou encore leur santé physique et mentale.

Un appel à projets « Renouvellement forestier » lancé

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Cet appel à projets vise, en particulier, à aider financièrement les propriétaires forestiers, publics et privés, à renouveler, enrichir et améliorer leurs forêts et garantir la résilience des écosystèmes forestiers dans le contexte du changement climatique. Lancé le 5 juillet, il rentre dans le cadre de l’objectif de planter un milliard d’arbres en dix ans pour renouveler 10% des forêts française. Il doit ainsi inciter les propriétaires forestiers à entamer une démarche proactive d’amélioration et de renouvellement de leurs forêts. L’objectif est ainsi d’améliorer, adapter, régénérer ou reconstituer les peuplements forestiers à partir des trois volets d’action que compte le dispositif : la reconstitution des peuplements sinistrés par des phénomènes abiotiques comme les incendies, la sécheresse, la grêle ou encore les tempêtes, ou par des phénomènes biotiques (hors dégâts d’espèces chassables), dont les scolytes, ainsi que les échecs de plantation, l’adaptation des peuplements vulnérables et/ou dépérissants face au changement climatique et l’amélioration, l’enrichissement ou la conversion de peuplements forestiers pauvres ou présentant des conditions d’exploitation difficiles.

Enfin, les bénéficiaires de l’aide s’engageront à participer au programme « 1 jeune 1 arbre » en accueillant des groupes scolaires, notamment des collégiens, sur les chantiers renouvellement forestier dans le cadre de l’éducation à l’environnement, de la sensibilisation aux enjeux de la protection des forêts et du changement climatique.

L’ouverture de cet appel à projets est prévue le 15 octobre. Le dépôt du dossier sera réalisé sur la plateforme dématérialisée de dépôt CartoGIP.

Pari réussi pour le Rassemblement national et Anchya Bamana

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Candidate soutenue par le Rassemblement national, Anchya Bamana confirme le résultat du premier tour des élections législatives. Ce dimanche, elle remporte la circonscription du sud avec 53,8% des voix face à Mansour Kamardine (Les Républicains). Elle rejoint à l’Assemblée nationale Estelle Youssouffa, élue au premier tour, une semaine avant.

Anchya Bamana élue députée Rassemblement national

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Soula Saïd Souffou, candidat du Mouvement pour le développement de Mayotte au premier tour, félicite Anchya Bamana pour sa victoire.

Dans la circonscription sud, l’ancienne maire de Sada, Anchya Bamana été élue avec 53,8% des voix contre le député sortant Mansour Kamardine. Elle devient la première élue aux couleurs du Rassemblement national à Mayotte alors que le parti ne possède pas d’ancrage local. 

« On veut du changement, du changement », répètent, ce dimanche soir, des militants venus au QG d’Anchya Bamana, situé rue du Commerce à Sada. Ils regardent en direct sur un écran géant installé dans la rue les résultats des élections législatives diffusés sur Mayotte La 1ère.

Au-delà du soutien pour la candidate, s’exprime une lassitude à l’égard du député sortant Mansour Kamardine, qui a occupé le poste pendant douze ans. Une vingtaine de mètres plus loin, la candidate regarde les résultats dans la maison familiale en compagnie de ses proches, de ses nièces et de ses sœurs. « Ici, nous sommes chez ma mère, mon père Younoussa Bamana y a vécu », glisse-t-elle avec fierté. Baignée depuis toujours dans la politique aux côtés du président du conseil général de Mayotte de 1977 à 2004, la Sadoise s’est présentée sous les couleurs du Rassemblement national, ce dimanche.

En face de son QG de campagne, se trouve la permanence de Soula Saïd Souffou du Mouvement pour le développement de Mayotte (MDM). Son adversaire au premier tour mais qui a appelé ses électeurs à voter pour Anchya Bamana au second. Le conseiller départemental de Sada-Chirongui a mis à disposition sa permanence pour les soutiens d’Anchya Bamana. Le sien, dévoilé dès le soir du premier tour, s’est fait en accord avec son parti, alors qu’il « ne plébiscite pas le Rassemblement national, mais c’est pour dire l’exaspération de la situation de Mayotte ».

Des cris de joie

Devant la télévision, l’ancienne maire de Sada et ses proches regardent les annonces des résultats, commune par commune. A chaque fois qu’elle arrive vainqueure dans une ville, c’est une explosion de joie dans la pièce. Moutouillahi Hamadi, militant engagé dans la campagne, est naturellement venu au QG. Selon lui, il y a « besoin de quelqu’un de ferme pour Mayotte », il considère qu’avec « Anchya Bamana et Estelle Youssouffa comme députées, des avancées seront faites dans les domaines de la sécurité, l’immigration, et le pouvoir d’achat des Mahorais ».

Vers 20 h20, les résultats sont officiellement tombés. Anchya Bamana devient la députée de la deuxième circonscription de Mayotte avec 53,8 % des voix contre 46,2 % pour Mansour Kamardine, faisant d’elle la première élue de Mayotte sous l’étiquette Rassemblement national. « Ce soir, c’est historique. En plus d’être la première élue RN de Mayotte, c’est la première élue de ce parti en Outre-mer », indique Saïdali Boina Hamissi, délégué départemental du RN et directeur de campagne. Au moment de l’annonce de victoire, la rue du Commerce s’est remplie de joie, des Sadois affluent, dansent, célèbrent la nouvelle. Les voitures passent et klaxonnent.

La première action de la nouvelle députée RN ? « En premier, la lutte contre l’insécurité, la lutte contre l’immigration illégale. L’objectif de ce grand changement c’est de permettre au peuple de vivre en paix sur cette petite île de Mayotte », a décrit la nouvelle députée de la circonscription du sud, qui intègre le troisième groupe de l’Assemblée nationale (voir par ailleurs).

Résultats complets : Anchya Bamana (Rassemblement national) : 12.971 voix, soit 53,8% ; Mansour Kamardine (Les Républicains) : 11.153 voix, soit 46,2%. Abstention : 50,3%, 1.158 bulletins nuls, 787 blancs.

Choléra : « Si on me propose le vaccin, je le prends tout de suite »

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Selon les habitants, des médecins ont proposé une vaccination contre le choléra à proximité du pont de M’tsapéré, où plusieurs personnes utilisent l’eau insalubre de la rivière pour cuisiner.

À M’tsapéré, dans la commune de Mamoudzou, plusieurs personnes ont aperçu des médecins venus pour vacciner la population contre le choléra, alors qu’un foyer actif de la maladie avait été identifié dans le village. Si certains ont bénéficié de la vaccination, d’autres semblent peu au courant de l’incidence de la bactérie dans leur quartier. Reportage.

« On a vu un groupe d’une dizaine de médecins monter là-haut [jeudi]. » Assis à l’angle de la rue des Ambassadeurs, à M’tsapéré, ce vendredi, Ismael* affirme que plusieurs personnes dans le quartier, où un foyer actif du choléra a été confirmé par Santé publique France le 27 juin, ont été vaccinées contre la maladie. Entre le 19 et le 25 juin, six cas avaient été identifiés dans le village. Selon nos informations, du personnel de la réserve sanitaire a tourné dans M’tsapéré la semaine dernière pour proposer à la population de s’immuniser contre la bactérie, dont la propagation sur le territoire mahorais est particulièrement favorisée par l’utilisation de l’eau souillée des rivières. « Moi, je vois souvent des gens qui utilisent l’eau de la rivière en bas pour cuisiner, alors que d’autres font leurs besoins dedans », s’alarme Kamal, un habitant de ce quartier de Mamoudzou, en faisant référence au cours d’eau que surplombe le pont à côté de la mosquée. Alors, quand on lui a proposé le vaccin, il n’a pas hésité : « Il y avait un stand l’autre jour, où ils donnaient des pastilles, à côté du pont justement ».

Asma* aussi s’est faite vacciner à côté du pont. « C’est important, car certaines personnes n’ont pas de symptômes et on peut quand même l’attraper, j’espère que cette maladie va partir », raconte-t-elle. En remontant la rue des Ambassadeurs, à la recherche de potentiels médecins et en demandant aux passants s’ils ont aussi vu un groupe remonter la rue, tous ceux présents le jeudi confirment avoir vu un cortège passer, mais beaucoup sont moins bavards lorsqu’on leur demande si une épidémie de choléra est crainte dans le village. « [Jeudi], ils étaient là, [mercredi] aussi, mais je n’ai pas vu de gens inquiets », indique le vendeur d’une épicerie. À la pharmacie de M’tsapéré, on nous explique également que très peu de clients en parlent. « Ici, les gens ne veulent pas s’exposer, c’est un sujet tabou », commente Kamal.

« Ça m’inquiète vraiment beaucoup »

Après avoir cherché un stand ou du personnel médical faisant du porte-à-porte dans une bonne partie du village, notre route est guidée par les habitants au pont de M’tsapéré. Là, pas de médecins, mais James, en train de faire cuire des brochettes sur le bord de la route. « J’ai vu des médecins passer, je savais qu’ils allaient vacciner contre le choléra, mais comme on ne m’a pas dit de venir, je n’y suis pas allé », regrette celui qui aurait aimé pouvoir bénéficier du vaccin. « Moi, ça m’inquiète vraiment beaucoup. C’est une maladie très grave et contagieuse, si on me propose le vaccin, je le prends tout de suite. »

« Moi, je pense qu’ils devraient vacciner plus, tous ceux qui sont volontaires par exemple », estime Kamal, qui a l’impression de revivre les débuts de la pandémie de Covid-19. La semaine dernière, nos confrères de l’Express ont révélé que la stratégie de vaccination allait être élargie dans les prochaines semaines, et devrait bénéficier à 40.000 personnes, d’après un avis du Haut conseil de la santé publique (HCSP) publié le 26 juin. Un changement d’approche qu’ils qualifient de « discret ». Une discrétion dont témoignent les habitants de M’tsapéré que nous avons rencontrés, personne n’étant précisément au courant de ce qu’il se passe dans leur quartier.

214 cas de choléra recensés sur le territoire

Santé publique France a compté quatre nouveaux cas de choléra entre le 26 juin et le 2 juillet, portant à 214 le nombre total de cas recensés à Mayotte depuis le 18 mars. Parmi eux, 193 cas ont été acquis localement et 21 ont été importés. On compte un foyer actuellement actif à Passamaïnty, dans la commune de Mamoudzou, avec 36 cas depuis le 18 mars. Aucun nouveau cas n’a été signalé à Koungou depuis le 6 juin. Depuis l’arrivée de la maladie sur le territoire mahorais, quatorze cas graves ont nécessité une hospitalisation en réanimation et deux décès de cas confirmés ont été enregistrés.

Le hurdler mahorais Raphaël Mohamed accède à l’Olympe

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Des Jeux des Iles de l’océan Indien aux Jeux olympiques, Raphaël Mohamed continue de porter représenter fièrement l’île aux parfums. Désormais, l’athlète de 26 ans le fera sur la plus scène, face aux meilleurs hurdlers du monde grâce à sa sélection pour Paris 2024 qui a été annoncée, ce dimanche. En effet, alors qu’il y avait trois places pour quatre coureurs français ayant couru les minimas, le licencié du Racing club de Mamoudzou sera aux côtés de Wilhem Belocian et Sasha Zhoya, récent champion de France et nouvelle star de la discipline.

Le Mahorais gagne sa place par sa régularité. Avec un nouveau record personnel (13’’27), cette année, il a terminé à la quatrième place des championnats d’Europe, puis à la même place aux championnats de France, il y a une semaine. Place maintenant à la préparation pour les séries du 110 mètres haies programmées au stade de France, le dimanche 4 août.

Législatives : Anchya Bamana s’impose dans la deuxième circonscription de Mayotte

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Anchya Bamana devient députée de la deuxième circonscription de Mayotte, ce dimanche soir.

Candidate soutenue par le Rassemblement national, Anchya Bamana confirme le résultat du premier tour des élections législatives. Ce dimanche, elle remporte la circonscription du sud avec 54% des voix face à Mansour Kamardine (Les Républicains). Elle rejoint à l’Assemblée nationale Estelle Youssouffa, élue au premier tour, une semaine avant.

Soutenu par une large coalition d’élus, le candidat sortant n’a pas réussi à mobiliser davantage en une semaine. Revenu à l’Assemblée nationale en 2017, le Sadois avait perdu son siège de conseiller départemental en 2022 au cours d’une élection partielle. Deux ans après, ce dimanche soir, c’est une élection anticipée qui met à son dernier mandat.

Législatives : le taux de participation en progrès par rapport à 2022

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La participation à Mayotte pour ce second tour des élections législatives est légèrement supérieure à celui de 2022.

A 17h, ce dimanche 7 juillet, le taux de participation à Mayotte atteint 37,91%, indique la préfecture de Mayotte. Pour rappel, ce second tour des élections législatives se limite à la deuxième circonscription de Mayotte, Estelle Youssouffa ayant été élu au nord dès le premier tour.

Les services de l’État ajoutent que la participation au second acte des élections législatives de 2022 étaient de 37,41%. La semaine dernière, dans la circonscription que se disputent Mansour Kamardine (Les Républicains) et Anchya Bamana (soutenue par le Rassemblement national), elle avait été de 46% à 18h, heure de clôture des bureaux de vote.

Élections législatives : 16,5% de participation à midi pour le deuxième tour de la circonscription du Sud

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Lors du premier tour, le 30 juin, le taux de participation était de 16,4% à la même heure.

Le deuxième tour des élections législatives ce dimanche pour la 2e circonscription de l’île mobilise pour l’instant les électeurs autant que lors du premier tour le 30 juin : à 12h, le taux de participation était estimé à 16,5%, contre 16,4% pour l’ensemble de l’île la semaine dernière. Aux dernières élections législatives, en 2022, le taux de participation au deuxième tour était de 13,08% à la même heure. Pour rappel, les électeurs de la deuxième circonscription doivent départager les candidats Anchya Bamana (Rassemblement National) et Mansour Kamardine (Les Républicains).

214 cas de choléra à Mayotte

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193 cas ont été acquis localement.
193 cas de choléra ont été acquis localement.

Santé publique France a compté 4 nouveaux cas de choléra entre le 26 juin et le 2 juillet, portant à 214 le nombre total de cas recensés à Mayotte depuis le 18 mars. Parmi eux, 193 cas ont été acquis localement et 21 ont été importés. On compte un foyer actuellement actif à Passamaïnty, dans la commune de Mamoudzou, avec 36 cas depuis le 18 mars. Aucun nouveau cas n’a été signalé à Koungou depuis le 6 juin. Depuis l’arrivée de la maladie sur le territoire mahorais, 14 cas graves ont nécessité une hospitalisation en réanimation et 2 décès de cas confirmés ont été enregistrés.

Oulanga na Nyamba salue la condamnation de deux braconniers

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L’association environnementale Oulanga na Nyamba qui œuvre pour la défense des tortues marines salue la condamnation de deux braconniers, ce mercredi 3 juillet, par le tribunal correctionnel. Deux hommes ont été condamnés pour avoir détenu de la viande et des œufs de tortue, ainsi que pour la destruction d’une tortue marine. L’un d’entre eux a été condamné à dix-huit mois de prison ferme avec maintien en détention et l’autre à dix-huit mois dont six mois de sursis avec maintien en détention. Ils sont également condamnés à verser aux associations parties civiles 3.000 euros pour le préjudice moral et 1.500 euros pour les frais de procédure. Oulanga na Nyamba qui était partie civile « ne peux que saluer ce résultat, en espérant que le travail de collaboration entre les forces de l’ordre et les associations se poursuive et soit fructueuse », indique l’organisation non gouvernementale dans un communiqué.

Une formation pour observer les baleines et dauphins de Mayotte

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L’association de protection des mammifères marins Ceta’Maore organise une formation afin de devenir observateurs en mer, le samedi 13 juillet, de 8h30 à 12h30 dans les locaux de la Cadema (communauté d’agglomération Dembéni-Mamoudzou), à Mamoudzou. Cette formation a pour but d’en apprendre davantage sur les mammifères marins présents dans les eaux mahoraises et dans le reste de l’océan Indien, et est nécessaire pour celles et ceux qui souhaitent ensuite embarquer avec l’association pour une des sorties en mer de suivi scientifique qu’elle organise régulièrement. Pour suivre cette matinée d’apprentissage, il faut être adhérent de Ceta’Maore, et prévoir vingt euros. Les places étant limitées à trente personnes, il est conseillé de s’inscrire via le lien suivant : www.helloasso.com/associations/ceta-maore/evenements/formation-observateur-en-mer-du-13-juillet-2024

Une fête à La Vigie pour présenter les créations artistiques des jeunes

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Ces dernières semaines, plusieurs actions autour du livre ont été organisés dans le quartier prioritaire de Dagoni en Petite-Terre, situé entre Labattoir et Pamandzi à l’initiative de la communauté de communes de Petite Terre. L’objectif : proposer des activités artistiques et culturelles qui parlent aux jeunes, qui mobilisent leur attention et qui les valorisent. Ces derniers ont réalisé une chasse au trésor, une grande fresque collaborative et des ateliers BD. Pour présenter leurs créations, une grande fête de clôture est organisée le samedi 13 juillet 2024, de 9h à 13h, sur la place de la mosquée, à Labattoir.  A 10h 30, la fresque sera révélée au public ainsi que l’exposition BD. A 11 h, aura lieu une performance slamée d’artistes de Petite-Terre. A 12 h, le chanteur Elhad Dalane donnera un concert. Ensemble, la jeune génération fera résonner ses mots, afin d’éviter les maux.

Élection du maire du conseil municipal des jeunes de Tsingoni le 12 juillet

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La mairie de Tsingoni organise, le vendredi 12 juillet, de 8h à 11 h 30, l’élection du maire des jeunes, l’événement est ouvert à tous. Le bureau de vote ouvrira à 8 h, la matinée se poursuivra par des chants et des danses, à 11h, le maire Hamada Issilamou prononcera un discours et annoncera le nom du gagnant. La matinée se clôturera par le discours du nouveau maire des jeunes.

Édito : Une vitrine parfaite qui risque d’être figée dans le temps

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A deux jours du second tour des élections législatives anticipées, une issue où le Rassemblement national deviendrait la première force politique de l’Assemblée nationale devient inévitable. La tentation à Mayotte est d’autant plus grande de donner sa voix au parti d’extrême-droite. L’île aux parfums autrefois si paisible est devenue l’île aux parpaings jetés sur les automobilistes, scootéristes et bus scolaires. Comme au sens littéral, elle s’enfonce dans un cycle de violences et de ruptures d’égalité. Mayotte est un rêve pour le RN. Il y voit l’occasion de légitimer son discours sur les conséquences de l’immigration clandestine, saturation des services publics à l’appui. Alors même que les chiffres par rapport à l’Hexagone sont sans commune mesure, il y défend la fin du droit du sol étendue à tout le territoire national sans certitude que cela change les choses.

Pire, c’est justement parce qu’elle représente la vitrine parfaite que le risque est grand qu’elle reste figée dans le temps par le RN. Car, dès le début de la crise des migrants de Cavani, le parti d’extrême-droite, prompt à dénoncer l’occupation du stade départemental, s’est soulevé contre l’arrivée de réfugiés sur le sol métropolitain. Sur la fin du titre de séjour territorialisé non plus, première revendication des Forces vives, on entend peu le parti de Marine Le Pen, alors que beaucoup de monde ici s’accorde à dire qu’elle serait une des réponses les plus rapides à la pression migratoire.

Et on a beau repeindre la façade à multiples reprises, les fondations de ce qui était autrefois le Front national n’ont pas bougé. Les propos racistes, islamophobes, complotistes, pro-Poutine (la Russie a apporté son soutien au RN comme il l’a fait avec les Comores) de candidats RN ressortent partout en France malgré les tentatives de nettoyage des réseaux sociaux. Les étudiants ultramarins en métropole commencent à s’alarmer de la banalisation en cours de la parole raciste et islamophobe. Non pas qu’elle n’existait pas avant malheureusement, mais celle-ci se trouve amplifiée et maintenant assumée. Mayotte a besoin de tout, d’eau, d’écoles où apprendre dans des conditions décentes, d’hôpitaux remplis de médecins, des mêmes droits que le reste de la France, mais pas du RN.

La venue de médecins diplômés hors Union européenne autorisée à Mayotte

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Le décret, qui est en vigueur depuis ce jeudi, autorise les médecins « ne remplissant pas les conditions de nationalité et de diplôme normalement applicables » à exercer à Mayotte. Il s’agit d’un dispositif qui existe aux Antilles depuis le Covid-19.

Afin de pallier le manque de médecins à Mayotte, le gouvernement a étendu un dispositif déjà en place aux Antilles. Depuis la parution du décret, ce jeudi 4 juillet, il n’est désormais plus requis pour les médecins étrangers d’avoir un diplôme obtenu dans l’Union européenne pour venir exercer. Une graduation de leurs pays et une autorisation de délivrée par l’Agence régionale de santé de Mayotte suffiront.

C’est un dispositif qui doit répondre à une urgence, même s’il n’est pas épargné par les critiques. Avant de quitter Matignon, le Premier ministre Gabriel Attal a pris un décret, ce mercredi 3 juillet, donnant la possibilité à un médecin, chirurgien-dentiste, sage-femme ou un pharmacien par des personnes « ne remplissant pas les conditions de nationalité et de diplôme normalement applicables » de travailler à Mayotte. Ces praticiens à diplôme hors Union européenne (Padhue) sont vus comme la solution au désert médical mahorais, au moins jusqu’au 31 décembre 2030, date de fin d’application du décret. Il s’agit ici d’étendre à l’île aux parfums ce qui existe déjà ailleurs.

En vigueur depuis mars 2020, en effet, une loi permet aux directeurs de plusieurs agences régionales de santé (ARS) ultramarines « d’autoriser un médecin, un chirurgien-dentiste, une sage-femme ou un pharmacien, ressortissant [d’un pays extérieur à l’Union européenne] du même code ou titulaire d’un diplôme de médecine, d’odontologie, de maïeutique ou de pharmacie, quel que soit le pays dans lequel ce diplôme a été obtenu, à exercer dans une structure de santé située dans leurs ressorts territoriaux respectifs ».La Guadeloupe, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, la Guyane, la Martinique et Saint-Pierre-et-Miquelon sont déjà concernés par ce dispositif créé pendant la crise du Covd-19.

La classe politique mahoraise mitigée

La députée Estelle Youssouffa s’est offusquée d’une telle décision. « Scandaleux ! Le Gouvernement (avec l’approbation du CD) vient de publier le décret dérogatoire pour permettre aux soignants non européens d’exercer à Mayotte sans passer par les contrôles habituels : notre santé à nous Mahorais ne mérite pas les mêmes précautions que celle de nos compatriotes », a-t-elle réagi, sur son compte Facebook. Lors de la réunion du conseil départemental de Mayotte du mercredi 12 juin, les avis étaient plutôt mitigés. Une partie des élus, de la majorité comme de l’opposition, s’est dit inquiète de l’arrivée de médecins avec des qualifications moindres. Avec quelques votes contre, la disposition avait été adoptée avec une demande tout de même, que le praticien soit validé par l’ordre des médecins et non par l’ARS Mayotte (qui vient de changer de directeur). Dans les faits, si le directeur de l’ARS est bien le premier à émettre un avis, le médecin doit être approuvé par une commission territoriale composée de « deux représentants et quatre suppléants appartenant à la profession, désignés par le conseil territorial ou, le cas échéant, national de l’ordre de la profession ».

En amont de la réunion du conseil départemental, le président du Cesem, Abdou Dahalani, invitait à la prudence afin de ne pas se faire « refourguer des médecins dont on ne veut pas ailleurs ». Le conseil économique, social et environnemental de Mayotte a néanmoins émis un avis positif. « Il est impératif de renforcer les modalités et les conditions de validation des candidatures des praticiens étrangers pour assurer la qualité des soins. Par conséquent, une clarification des critères de reconnaissance des diplômes et des compétences est nécessaire pour garantir que les professionnels autorisés à exercer à Mayotte répondent aux standards requis. Le Cesem souligne que ce dispositif transitoire ne doit pas nous écarter de l’objectif prioritaire de former et de fixer des personnels soignants locaux, seuls à même de garantir la pérennité de service », a-t-il indiqué, espérant que le retour de médecins mahorais soit également facilité à l’avenir.

« La vanille de Mayotte commence à être reconnue en dehors du territoire »

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En 2024, 1,7 tonne de vanille a été récoltée. Le rendement a été impacté par la sécheresse de l’année dernière.

Alors qu’elle était vouée à disparaître il y a quelques années, la vanille de Mayotte a retrouvé une filière. Portée par l’association Saveurs et Senteurs, les producteurs adhérents sont désormais professionnels et l’association renforce la commercialisation de cette richesse.

L’association pour les déficients sensoriels et l’Apajh entérinent la fusion

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Jean-Louis Garcia, président de l’Association pour les adultes et jeunes handicapés (Apajh), et Laïdine Chamassi, président de l’Association pour les déficients sensoriels de Mayotte (ADSM), travaillent ensemble depuis 2018.

Ce lundi 1er juillet, l’association pour les déficients sensoriels de Mayotte (ADSM) et l’Association pour les adultes et jeunes handicapés (Apajh) ont fusionné. Un mariage qui avait commencé il y a déjà plusieurs années, avec une mutualisation progressive des moyens des deux entités.

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Les salariés des deux associations se complètent désormais pour former une équipe de 180 collaborateurs.

«Sans appui de l’Apajh, on aurait peut-être mis la clef sous la porte» C’est par ces mots que le président de l’association pour les déficients sensoriels de Mayotte (ADSM), Laïdine Chamassi, salue la fusion qui s’est opérée le 1er juillet entre son organisme et l’Association pour les adultes et jeunes handicapés. Arrivé à la tête de la structure qui vient en aide aux aveugles ou encore aux sourds et muets en 2018, celui-ci trouve une association dans une situation financière « compliquée », à la suite d’une gestion qui l’était tout autant. C’est alors que la fédération Apajh lui a tendu la main. “L’Agence régionale de santé (ARS) de Mayotte nous a également dit de les aider. On a mis en place un mandat de gestion, c’est-à-dire qu’on apportait notre expertise et un soutien technique. La fusion est finalement l’aboutissement de ce chemin”, décrit Jean-Louis Garcia, président de la fédération, venu exprès de métropole pour l’événement, voulant envoyer un symbole d’unité entre les deux entités. La coopération entre elles a déjà démontré ses avantages, l’ADSM ayant été remise sur pied, et l’Apajh ayant pu bénéficier des compétences de plusieurs salariés qu’elle n’avait pas au sein de ses structures à Mayotte. “Un travail de collaboration constructif”, souligne Jean-Louis Garcia. Fusionner permet donc de concrétiser cette mutualisation des moyens.

Une plus grande force d’impact

“Cela nous permet d’améliorer davantage la prise en charge des personnes que nous suivons”, estime Laïdine Chamassi, dont l’association donne par exemple des cours de langue des signes, ou accompagne des personnes en situation de handicap sensoriel sur la voie de l’insertion. Et pour cause : concrètement, cette fusion administrative se traduit également par la mutualisation des locaux. Les salariés de l’ex-ADSM (désormais Établissement Apajh, pôle sensoriel ADSM) vont pouvoir bénéficier de nouveaux locaux acquis par l’Apajh récemment, comme l’antenne IME (Institut Médico-Éducatif) Nord à M’tsangamouji, voyant ainsi leurs conditions de travail s’améliorer. Tous les postes ont été maintenus :  s’ils étaient 50 à l’ADSM et 130 à l’Apajh, ils forment désormais tous une équipe de 180. Un nombre qui donne une plus grande force d’impact selon le président de la fédération, et une équipe réformée qui fait déjà corps, lors d’un buffet convivial organisé au Jade Hôtel et Spa, à Bandrélé, ce jeudi 4 juillet.

L’association, désormais grandie, n’est pas en reste de projets. Elle compte en effet répondre à un appel à projet pour un internat prévu pour quarante résidents en situation de polyhandicap. Deux unités d’enseignement, une pour école élémentaire et une pour la maternelle, pour enfants atteints d’autisme ouvrant à la rentrée prochaine vont être gérées par l’APAJH. L’organisme veut également travailler sur la mise en place d’un Esat (Établissement et service d’accompagnement par le travail) et faire du logement accompagné.

Une semaine d’inaugurations pour l’Apajh

Une délégation de l’Apajh s’est rendue sur le territoire mahorais à l’occasion de cette fusion. Elle en a profité pour organiser plusieurs événements tout au long de la semaine. Ainsi, lundi 1er juillet, elle a inauguré son Service de Soins Infirmiers à Domicile (SSIAD) en Petite-Terre, ainsi que son entreprise adaptée Auxilium, à Passamaïnty (Mamoudzou), pour contribuer à l’inclusion professionnelle de ses usagers. Mardi, elle a inauguré l’Antenne IME (Institut Médico-Éducatif) Nord, à M’tsangamouji, afin de fournir un soutien éducatif et thérapeutique aux jeunes en situation de handicap, contribuant à leur développement et à leur intégration sociale. Mercredi, l’APAJH a organisé un Handivillage, place de la République, à Mamoudzou, pour rassembler les acteurs engagés dans l’inclusion des personnes en situation de handicap.

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes