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Dépot de plainte pour violence scolaire

En effet, on estime que plus de 90% des cas de violence ne sont pas portés à la connaissance des autorités, soit par les enfants, petites victimes qui s’emmurent dans le silence, soit par les parents qui ne connaissent pas leur droit ou qui considèrent cette violence comme « normale », « banale », soit par les équipes éducatives qui ont pour consigne de ne pas faire de vagues. Il y a aussi le cas des parents en situation irrégulière, pour qui un dépôt de plainte parait inimaginable.

Pourtant une mère s’est décidée à porter plainte dernièrement. Les faits se sont produits le 8 juin dernier dans une école primaire de Passamaïnty. Amina*, 7 ans, rejoint sa classe de CE1 après la récréation de 9h, mais le maître, un contractuel remplaçant, n’est pas content car elle n’était pas rangée avec les autres élèves et surtout parce qu’elle a éclaboussé sa robe en allant au robinet.

Selon la petite fille, le maître rentre alors dans une colère noire et empoigne la petite fille par le cou, avant de la secouer violemment. Une histoire pas évidente, car dans ce type de cas, en l’absence de témoins, c’est la parole de l’enfant contre celle de l’adulte. Par chance, d’autres élèves ont accepté de témoigner.

Depuis, Amina* ne dort plus vraiment la nuit. Sa mère a constaté qu’elle pleurait beaucoup. La visite médicale stipule que l’enfant a une entorse des cervicales, qui lui vaut une ITT de 7 jours. Pour une fois, la mère a eu le courage de porter plainte, un cas qui devrait inspirer d’autres parents.

 

Adrien Theilleux

 

*Prénom d’emprunt

 

 

 

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Chute mortelle à Mtsapéré

Il chute lourdement et vient s’écraser la tête la première sur le muret en contrebas. Il est mort sur le coup.

Selon un témoin, ce ressortissant comorien d’une trentaine d’années aurait été pris de vertige, fréquent durant le mois de Ramadan, alors qu’il manipulait un parpaing en effectuant le crépissage de l’étage de la maison. Il a chuté de moins de 2 mètres, mais l’absence de casque et d’équipement de protection lui a été fatale. Il a eut la boite crânienne enfoncée et la mâchoire brisée dans la chute. La propriétaire, qui faisait un shibarua, c’est-à-dire un recours au travail au noir pour construire sa maison, pourrait être poursuivie pour homicide involontaire et se retrouver à devoir payer des dommages et intérêts considérables à la famille du défunt.

A.T.

Une gestion durable des richesses naturelles

 

Mieux protéger la ressource en eau

Mayotte 2025 rappelle les fixés les directives européennes selon le calendrier adapté et propre à Mayotte, défini dans la directive “calendrier” 2013/64/UE : directive cadre sur l’eau (atteinte du bon état des eaux fixé à 2021), directive eau résiduaire urbaine (échéances de 2020 et 2027 pour la mise en conformité des dispositifs d’assainissement collectifs). En parallèle, le document appelle à la mise en oeuvre de mesures transitoires pour la partie du territoire non couverte par un projet d’assainissement collectif relevant de l’échéance de 2020. L’amélioration de la production et la distribution d’eau potable constitue un deuxième axe.

Il passerait par l’augmentation des capacités de production par la recherche de nouvelles ressources souterraines et par la construction d’une troisième retenue de stockage d’eaux de surface sur la rivière Ourouvéni ; par la préservation des têtes de bassin versant par la conservation d’un couvert forestier dense et par la reconstitution des milieux naturels ;

par la protection des périmètres des captages d’eau potable ; par le développement de bornes-fontaines monétiques. Mayotte 2025 incite enfin à mobiliser tous les leviers disponibles en mettant en place des schémas directeurs concernant les eaux pluviales à l’échelle de toutes les communes ; en réalisant des actions de sensibilisation, ainsi que des mesures vis-à-vis des usagers raccordables ; en mettant en place un service public d’assainissement non collectif à l’échelle de l’île, en lien avec les nouvelles intercommunalités.

Élever la part des énergies renouvelables

Mayotte 2025 insiste sur la nécessité de développer la recherche en accélérant les efforts notamment sur les énergies marines renouvelables, les projets de stockage de l’énergie (projet OPÉRA), l’expérimentation des réseaux électriques intelligents et les installations de valorisation du biogaz ; de réaliser des économies d’énergie sur les secteurs clés en lançant des opérations pilotes de bâtiments performants ou de réseaux de transport qui répondront aux standards les plus élevés en la matière, grâce aux aides mises en place par le Gouvernement ; de mobiliser tous les leviers dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie, en élaborant le schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie et les plans climat – énergie territoriaux et en sensibilisant les particuliers et les entreprises à travers des actions de communication à la maîtrise de la consommation d’énergie.

Gérer et valoriser ses déchets de manière satisfaisante

Le document stratégique préconise la mise à niveau des équipements et des services de gestion des déchets en améliorant la gouvernance à travers le SIDEVAM et en favorisant le développement du recyclage, de la réutilisation et de la valorisation (y compris énergétique) des déchets ; en s’appuyant notamment sur les filières REP (responsabilité élargie du producteur), en améliorant la collecte, notamment dans les zones denses et problématiques d’accès, et en mettant en place des points de regroupement et des bacs de collecte ; en construisant le quai du centre ; en réhabilitant les décharges non autorisées et en réorganisant la collecte pour prendre en charge tout le gisement grâce à la mise en place de filières et équipements adaptés ; en construisant des équipements pour valoriser le gisement de déchets et dévier de l’installation de stockage des déchets non dangereux (ISDND) les déchets valorisables vers les filières dédiées. Il appelle aussi à une structuration de la filière en en appliquant le plan d’élimination des déchets du BTP et le plan régional d’élimination des déchets dangereux ; en mettant en oeuvre les plans locaux de prévention déchets au niveau des communes ; en renforçant la filière de traitement des déchets d’activités de soins à risque infectieux ; en mettant en place la taxe d’enlèvement des ordures ménagères.

Préserver et mieux valoriser la diversité des forêts

Mayotte 2025 appelle à agir sur la protection de la biodiversité en mettant en place la délégation territoriale de l’Agence Française pour la Biodiversité, en soutenant la structuration des associations de protection de la biodiversité ; en exigeant la prise en compte de la biodiversité dans la planification territoriale avec une forte implication des élus et des décideurs locaux ; en valorisant les activités économiques respectueuses de l’environnement ; en améliorant l’efficacité de la lutte contre le braconnage et en augmentant les actions de sensibilisation ; en restaurant les sites dégradés et en conduisant des chantiers de réhabilitation écologique dans les forêts, les zones humides, les herbiers, les coraux, les mangroves ; en créant et en gérant un réseau d’aires protégées et de la protection des espèces et des habitats menacés ou vulnérables à l’instar du parc naturel marin de Mayotte ; en réprimant la pratique intensive du charbonnage illégal ; en améliorant les connaissances et les réseaux d’observation sur les habitats, les espèces, les pratiques, les menaces ; en éduquant à l’environnement par la mise en place d’un centre permanent d’initiation à l’environnement ; en mettant en place des schémas de carrières pour l’extraction des matériaux.

L’inscription du lagon au patrimoine mondial de l’UNESCO est enfin présentée comme une opportunité exemplaire de valoriser la biodiversité à Mayotte et de conforter la notoriété du territoire dans une logique de tourisme durable.

“La création du Parc naturel marin a déjà constitué une première étape essentielle”, estime le document. “La démarche de classer le lagon de Mayotte, si elle est soutenue par l’ensemble des élus, sera accompagnée par l’Etat.”

 

Lire l’article complet dans le Mayotte Hebdo N°709

Braconnage : une campagne choc contre le massacre de tortues

 Cette campagne s’inscrit dans un contexte de recrudescence du braconnage de tortues. Dimanche dernier encore, l’association des Naturalistes ont retrouvé le cadavre d’un chélonien à Saziley. Les méthodes des braconniers sont toujours les mêmes rappelle l’organisme Oulanga na Nyamba : « ils opèrent la nuit. Les tortues qui s’apprêtaient à pondre sont retournées sur le dos pour éviter leur fuite vers la mer. Les hommes procèdent tortue par tortue. Leurs gestes sont rapides et ciblés. Pour éviter les coups de nageoires lors du découpage, ils commencent par sectionner les ligaments de l’épaule. La tortue cesse de se débattre et subit son sort. La gorge est tranchée d’un coup sec et l’animal se vide de son sang. Les hommes activent leurs couteaux pour ouvrir la carapace telle une boite de conserve. Une fois la carapace ouverte, la chair et les organes sont soigneusement prélevés et découpés en morceaux avant d’être collectés dans des sacs de riz ».

Les chiffres publiés tous les ans dans les rapports Réseau Mahorais des Mammifères marins et Tortues marines (Remmat) sont alarmants selon les associations. En 2014, près de 350 cas de tortues marines mortes ont été recensés par le réseau, dont plus de 80 % concernent des tortues braconnées. Le braconnage reste la première cause de mortalité des tortues marines à Mayotte. « Et encore, les résultats du Remmat sont loin d’être exhaustifs et ne dévoilent que la partie émergée de l’iceberg : les braconniers veillent à effacer les traces de leurs actes illégaux en faisant disparaître les restes des cadavres en mer ou sous le sable », souligne les associations.

« Des moyens de répression insuffisants »

Sur les 140 plages de pontes de Mayotte, une cinquantaine est touchée par le braconnage. Les plages concernées sont surtout les plus isolées et difficiles d’accès. Les hauts-lieux de braconnage se concentrent dans les 4 coins de l’île, avec des plages particulièrement affectées dans le Sud (plages de Charifou), dans le Nord et notamment sur l’îlot Mtsamboro, dans le nord-ouest (plage d’Apondra, Acoua) et sur Petite-Terre (plage de Papani). De plus, l’existence à Mayotte de braconnage en mer à l’aide de harpons, de filets et à la ligne est bien connue, mais l’ampleur de ce phénomène est difficile a évaluer vu que les carcasses disparaissent en mer. Assurer une présence régulière sur les différents sites nécessiterait donc des moyens humains et une organisation importante. A l’heure actuelle, plusieurs acteurs de l’environnement mènent des actions anti-braconnage : la brigade nature de Mayotte, renforcée ponctuellement par la brigade nature de l’océan Indien, le Conseil départemental, le Parc naturel marin et la douane. Les actions, souvent conjointes entre plusieurs services, se traduisent par des opérations de dissuasion et de répression sur les plages. « Malheureusement, face à l’ampleur de la problématique, le constat général reste celui d’un fort manque de moyens humains et techniques », regrette la structure.

Pourquoi l’espèce est chassée et quels sont les risques?

La viande de tortues est actuellement vendue illégalement entre 10 et 15 euros le kilo. Si le braconnage continue, c’est qu’il y a de la demande. Mais qui sont les consommateurs ? « A Mayotte, la viande de tortue se mange le plus souvent en «tchak tchak » lors de rencontres plutôt festives et souvent arrosées entre hommes. Il ne s’agit donc pas, dans la plupart des cas, d’un repas de subsistance lié à une pénurie alimentaire », affirme l’association Oulanga na Nyamba. « De plus, selon l’école de l’imam Shanfi les gibiers et les animaux amphibies sont interdits à la consommation », ajoute-t-elle. Les braconniers risquent des amendes élevées et des séjours en prison mais les peines maximales sont malheureusement rarement atteintes ce qui pose le problème d’une réponse adaptée de la justice.

« Au-delà de cela, manger de la viande de tortue n’est pas sans danger pour la santé », préviennent les défenseurs des tortues. L’espèce ciblée par le braconnage est, à part quelques rares exceptions, la tortue verte (Chelonia mydas). Selon les idées reçues, la tortue verte est comestible, contrairement à la tortue imbriquée (Erythmochelys imbricata), dont la viande peut rendre malade. La vérité scientifique derrière ces suppositions est que les deux espèces de tortues peuvent accumuler une toxine provenant de leur nourriture (chelonitoxine), qui peut, selon la concentration dans la chair de l’animal, avoir des conséquences graves, et mêmes mortelles pour le consommateur, à en croire l’association. Dans la région, et notamment aux Comores et à Madagascar, plusieurs cas de mortalité suite à l’ingestion de tortue marine ont été relevés comme en décembre dernier à Nosy Be.

Une tortue verte adulte pèse autour de 100 kg et la viande d’un animal dépecé peut valoir quelques centaines d’euros. Ce calcul peut attirer des personnes qui ont besoin d’argent rapidement. Mais, il s’agit d’une vision à court terme qui, à long terme, peut avoir des conséquences socio-économiques néfastes en nuisant au potentiel de développement touristique de l’île. Une femelle adulte revient pondre tous les 2 à 3 ans à Mayotte, pour donner la vie à environ 500 petits (5 à 7 pontes d’une centaine d’oeufs), dont 1% survivront à l’âge adulte. Une fois atteints la maturité sexuelle, les descendantes de cette femelle, reviendront elles aussi pondre à Mayotte. « A long terme, une tortue vivante a donc une valeur plus importante qu’une tortue tuée parce qu’elle assure, tout au long de sa vie, la pérennisation de la présence de tortues à Mayotte », conclut l’organisme.

Homicide involontaire : la cour d’appel confirme l’acquittement

C’est un “procès fantôme” qui s’est tenu à la cour de Mamoudzou, comme le soulignait l’avocat général. Ni le prévenu, ni la famille de la victime et ni la partie civile n’étaient présents à l’audience.

Deux individus d’origine comorienne un employeur et son employé, étaient en désaccord à cause d’un salaire non-payé. Leur conflit a fini par s’envenimer jusqu’à ce que Daniel Bilali commette l’irréparable. Alors qu’il était venu réclamer sa paie son patron à commencer à s’en prendre physiquement à son salarié en lui jetant des pierres, le prévenu a expliqué aux enquêteurs avoir sorti un tournevis qu’il avait dans sa poche afin de se défendre. Un seul coup de bas en haut venant se loger dans le nez avant d’atteindre le cerveau aura suffi pour tuer son agresseur. “Le prévenu n’a pas fui après qu’il ait porté son coup fatal, il s’est même prostré devant le corps de sa victime se rendant compte de ce qu’il venait de faire”, explique le procureur. La légitime défense était donc au centre des débats dans cette affaire.

Le tribunal a donc confirmé l’acquittement prononcé en première instance. Aujourd’hui, il est impossible de savoir ce que sont devenus Daniel Bilali et le frère de la victime qui s’était porté partie civile. En situation irrégulière au moment des faits, l’acquitté est probablement reparti aux Comores sous-entendait l’avocat général.

GD

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Aviation : menace de grève à Air Austral

Il estime que la revalorisation de la rémunération du personnel naviguant commercial, prévue par un accord d’entreprise signé au début du mois, est insuffisante.

L’UNSA Aérien SNMSAC (Union des Syndicats Autonomes – Syndicat du Personnel Navigant Commercial –

PNC ), a déposé hier un préavis de grève illimitée pour le 2 juillet prochain. Ce préavis est déposé alors même qu’un accord d’entreprise pour la revalorisation de la rémunération des PNC vient d’être signé.

“Après 8 mois de travail et de discussions, la signature le 8 juin dernier de cet accord est une véritable avancée”, estime Marie Joseph Malé, Président

Directeur Général, dans un communiqué. “Il met en place les conditions d’un meilleur traitement de tous les PNC, tous grades confondus. Jamais, dans l’histoire du dialogue social de notre entreprise, un tel niveau d’évolution n’a été accordé”.

Le discours est tout autre chez l’UNSA qui considère que la grande majorité des PNC se voient proposer une augmentation insuffisante par rapport à celle espérée. “L’augmentation proposée s’étale entre +1,5% et 6%, sachant qu’il y a 25 échelons, explique Marie-Noëlle Wolff, déléguée du personnel UNSA Aérien SNMSAC. Ce n’est qu’à partir de l’échelon 14 que l’augmentation est conséquente.”

Des discussions entre la direction et le syndicat devraient se tenir dans les prochains jours.

“La grève est un constat d’échec collectif”, dit la direction. “Tout le monde en portera une part de responsabilité. C’est pourquoi il nous appartient de faire tous les efforts pour essayer de l’éviter.”

Air Austral tient dans le même temps à rassurer ses passagers qu’aucune perturbation n’est à envisager à ce jour.

OL

 

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[Fenêtre sur l’outre-mer] Guadeloupe : Tué par son cochon

À deux reprises le cochon lui mord le jambon et sectionne l’artère fémorale. Il n’en a pas fallu davantage pour que l’individu, âgé de 39 ans, succombe dans les minutes suivantes à une hémorragie massive.

Lorsque les secours ont été alertés de cet accident domestique, vers 18h15, il était déjà trop tard pour tenter quoi que ce soit. “L’homme se trouvait déjà en raideur cadavérique, ce qui signifie que la mort remontait à un petit moment déjà”, a ainsi déploré un pompier du CTA (centre de traitement des appels).

Quant aux fonctionnaires de police du commissariat central, eux aussi se sont déplacés sur les lieux du drame afin de procéder aux constatations d’usage.

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[Fenêtre sur l’outre-mer] Guyane : profession boulanger et trafiquant

 Son propriétaire allait bien au-delà de la préparation de pains et de viennoiseries. La brigade mobile de recherche a déboulé chez lui jeudi à 4h45 dans le cadre d’une procédure de recours au travail clandestin.

Ils contrôlent en effet en premier lieu les membres du personnel. L’un d’eux est un ressortissant chinois en situation irrégulière. Le chauffeur livreur est français, mais il n’est pas déclaré. Ça suffit pour que l’employeur (titulaire d’un titre de séjour valide), présent au moment du contrôle, soit placé en garde à vue.

Mais la perquisition de cette villa, transformée en local de production de viennoiseries, permet aussi de découvrir deux femmes, de nationalité chinoise et également en situation irrégulière, cachées dans les faux plafonds. La poursuite des investigations les amène à mettre la main sur quatre armes (trois fusils et un pistolet) et 24 cartouches. Dans des cachettes de toutes sortes (des boîtes à chaussures et même des peluches) de l’argent d’un montant total de 225 505 euros dont 10000 en monnaies étrangères (yens, dollars US, dollars de Hong Kong) ont été saisis.

Enfin, une importante quantité d’alcools haut de gamme (cognac, rhum, vins…) a également été saisie. Les trois ressortissants chinois en situation irrégulière ont fait l’objet d’une obligation à quitter le territoire français, dont une assortie d’un placement au centre de rétention administrative.

 

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Aqua-Mater : l’État retoque un projet d’aquaculture

 

Une demande d’autorisation d’une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE) en aquaculture marine près de l’îlot M’tsangamboua a été déposée en 2013 par la société Aqua-Mater.

Les éléments techniques reçus par les services de l’État restent, à ce jour, insuffisants ou incomplets malgré les nombreuses demandes formulées.

L’État se voit donc dans l’obligation de se dessaisir du dossier par un arrêté préfectoral publié vendredi dernier.

Le secteur de l’aquaculture est une des priorités pour le développement de l’île et l’État s’est engagé à accompagner étroitement les professionnels dans leurs projets de développement économique, comme le rappelle le document “Mayotte 2025” signé par le 1er Ministre, Manuel Valls, le 13 juin dernier.

La structuration de la filière aquacole demande une exigence réglementaire particulière et le respect d’un certain nombre de critères qui ne peuvent être approximatifs au regard du fort potentiel de cette filière d’avenir.

Au cas où la société Aqua-Mater déciderait de déposer une nouvelle demande au titre de l’ICPE, un travail partenarial devra nécessairement être entrepris en amont entre les services de l’État et le porteur. Le dossier sera instruit avec tout l’intérêt et l’attention nécessaires que requiert un tel projet en réponse aux enjeux de l’aquaculture pour le territoire.

 

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Le récif corallien sous le coup de crayon des élèves

« Epatée ». C’est le sentiment qui prédominait chez Pascale Chabanet, directrice de recherche à l’IRD Reunion, à l’issue d’un atelier de sensibilisation à la protection des écosystèmes coralliens organisé la semaine dernière dans une classe de CE1 à Iloni. « Lors de notre premier passage en mars (voir Flash Infos, les élèves dessinaient une mer vide, sans poissons. Nous avons constaté la semaine dernière qu’ils dessinaient des requins, des poissons perroquet, des oursins ou encore des concombres de mer  », poursuit-t-elle. « Il y a un vrai progrès des élèves sur la perception qu’ils ont du milieu marin. »

En compagnie de Rakamaly Madi Moussa, biologiste marin, Gorgeta Stoica et de Bernard Surugue anthropologues, et de Stéphanie Carrière, éco-ethnologue, Pascale Chabanet est retournée dans 5 classes de CE2 (Mamoudzou, Kawéni, Iloni, Nyambadao et Mtsamoudou) pour évaluer les effets de la mallette pédagogique Mareco, distribuée au mois d’avril aux enseignants.

Organiser des sorties dans le lagon

Cette mallette a été créée en 2008 par Pascale Chabanet et Jocelyne Ferraris, chercheurse à l’IRD. Elle sert de support à un programme de recherche à l’échelle des Dom-Tom et de la région océan Indien (Madagascar notamment). Elle a été mise en œuvre grâce au soutien financier de la Fondation de France, des fonds FEDER Réunion (Europe, Etat Français et région Réunion), et de la Western Indian Ocean Marine Science Association (WIOMSA). Elle se compose d’un livret et de trois jeux de société. Le premier est un jeu de 7 familles du récif, dont le but est d’apprendre la biodiversité en s’amusant. Le deuxième jeu est un album de coloriage ciblé sur les menaces naturelles ou humaines qui pèsent sur le récif. Le troisième jeu est un jeu de plateau qui montre l’importance de gérer un espace naturel, ici un récif corallien, tous ensemble (habitants du bord de mer, pêcheurs, plongeurs…).

« Après cette deuxième session d’intervention dans les écoles, le but serait de pouvoir intégrer cette mallette dans les programmes scolaires, explique Pascale Chabanet. « J’appelle aussi les enseignants à organiser des sorties pour faire découvrir le lagon aux élèves, dans le cadre de projets pédagogiques », dit pour sa part Rakamaly Madi Moussa. Les enseignants du 1er degré peuvent notamment répondre à l’appel à projets interne lancé chaque année par le vice-rectorat à la rentrée (« classes de découverte »). Les enseignants du second degré peuvent quant à eux répondre à un appel à projets lancé chaque année par le Parc Marin à la rentrée.

OL

Une politique de l’habitat et de la ville adaptée

 Résorber la problématique foncière

Le document met en avant la nécessité de mettre en place une politique volontariste de régularisation en menant une action conjointe et concertée de l’État et des collectivités, en maîtrisant la spéculation foncière sur les zones prévues à l’aménagement et en mettant en oeuvre les mesures de police appropriées pour lutter efficacement contre les constructions illégales (…)*

Développer et améliorer l’offre de logement en s’appuyant sur le plan logement Mayotte

Mayotte 2025 préconise d’augmenter la production de logements sociaux et de résorber l’habitat insalubre ; de faciliter l’accession à la propriété et de renforcer le locatif social ; et de faciliter l’accès au logement temporaire par une politique de peuplement adapté aux besoins de la population en situation d’urgence sociale. (…)*

Améliorer la qualité de l’habitat

L’ambition affichée est d’encourager la transition énergétique dans le bâtiment en faisant des constructions publiques des exemples en matière de performance énergétique et environnementale et d’innovation, en mettant en oeuvre la réglementation thermique de Mayotte dans le logement social et en préparant l’arrivée de la RTAA DOM à horizon 2017, en mobilisant les outils financiers dans le secteur privé pour la rénovation énergétique et en promouvant les matériaux efficaces sur le plan environnemental ; d’améliorer l’accès à l’eau potable et amplifier la mise aux normes de l’assainissement (…)*

Mettre en place les complémentarités urbaines et humaines utiles à la cohésion sociale

Mayotte 2025 appelle à accompagner la mise en oeuvre de la nouvelle géographie de la politique de la ville à la hauteur des besoins du territoire ; à poursuivre la rénovation urbaine en prenant en compte les enjeux environnementaux, démographiques, urbains et sanitaires (…)*

Prendre en compte, en amont, les risques naturels

Le document souligne la nécessité d’élaborer en concertation entre les collectivités et l’État la stratégie locale de gestion du risque inondation (SLGRI) sur le territoire à risques inondation (TRI) de Mayotte ;

de conduire l’élaboration des plans de prévention des risques naturels (PPRN) sur les 17 communes de l’île (…)*

Augmenter la production de logement sociaux constitue l’une des actions prônées par Mayotte 2025.

 

*(…)  lire la suite et l’article complet dans le Mayotte Hebdo n°709 – Vendredi 19 juin 2015

Édito : Insécurité. Prendre le mal à la racine !

 

Le problème de la délinquance, de la violence, qui est apparu tout récemment dans l’île, mérite à mon avis un tel traitement, si on veut rapidement en sortir, retrouver une sérénité nécessaire et l’attractivité de Mayotte.

Rajouter des gendarmes, un peloton, pour lutter contre les mineurs, dans les rues, constitue une annonce, une prise en compte de la situation, mais ne me semble pas de nature à résoudre durablement notre problème. Il me semble qu’il serait plus judicieux de s’occuper en amont de cette jeunesse à l’abandon.

Il y a tant de MJC fermées, inactives sur toute l’île. C’est de la responsabilité des mairies et de nos équipes municipales de les rouvrir et les activer vite ! Les enfants seront bien mieux s’ils sont encadrés, si on leur propose des activités, des animations, des jeux, des cours de soutien scolaire, des salles informatiques, des sorties pendant les vacances…

Il y a des animateurs sportifs au service jeunesse et sports du conseil départemental, dans les mairies. Il faut les mettre sur les terrains de sport, à encadrer les jeunes, structurer les équipes, mettre en place des écoles de sport pour les plus jeunes, réactiver l’athlétisme, organiser avec les comités et ligues, avec le Cros, des manifestations territoriales, des meetings, des évènements qui mobilisent les enfants, qui les valorisent. Il faut dans le même temps lancer des constructions et rénovations de plateaux sportifs, de stades, avec des points d’eau, des vestiaires, pour accueillir ces dizaines de milliers d’enfants, dont on se gausse qu’ils sont l’avenir, la richesse de l’île. Il serait temps de s’en préoccuper sérieusement.

Il y a des services culturels, des agents payés chaque mois… Ils doivent accueillir des jeunes autour de la musique, du théâtre, des arts graphiques, des danses traditionnelles ou modernes, du hip-hop… Ils doivent mettre en place des formations, aider à structurer des troupes, des groupes, proposer ou soutenir des manifestations, encourager les créations… Au lieu de gaspiller l’argent public à Nosy-bé !

Mieux prendre en charge la jeunesse permettra très certainement d’en détourner beaucoup de l’oisiveté, de la délinquance et de la violence, de l’alcool et des drogues, notamment de la chimique.

A ce propos, au vu de la taille de l’île, je pense qu’il serait judicieux d’anéantir rapidement cette drogue très dangereuse, avant qu’elle ne s’implante plus fortement et durablement dans l’île.

Par ailleurs, pour offrir un espoir aux plus âgés, outre des formations, il conviendrait de pouvoir leur proposer un travail. Pour cela, il serait temps d’activer et d’appuyer fermement les projets de développement du tourisme, les créations de zones d’activités par les communes, les aménagements de plages, le front de mer de Mamoudzou… Il faudrait aussi lutter contre le travail illégal, dans le BTP notamment, pour permettre à nos artisans de travailler et de se développer, en créant des emplois.

Il serait temps de prendre conscience des possibilités de développement de Mayotte, des axes à développer. Et au vu de la taille de l’île, en dehors des potentialités du lagon, il faudra vraisemblablement miser sur la matière grise, sur la sécurité qu’offre un territoire français, européen dans cette zone en plein essor gazier et pétrolier, en termes d’approvisionnement, de desserte, de compétences, d’éducation et de santé.

La formation des agents publics, des infirmiers, des enseignants spécialisés, ingénieurs et autres cadres supérieurs pourrait permettre de faire rayonner l’île dans sa région. Gérer les finances publiques, l’état civil, le cadastre, la mise en place d’un parc marin, les services de secours, la gestion des déchets, l’eau et l’assainissement, l’électricité renouvelable, les normes internationales… Toutes ces problématiques, dans lesquelles se débat Mayotte actuellement, pourraient constituer des pistes d’avenir en termes de chantiers à mener, de transfert de compétences, de formations, avec la proximité culturelle en atout et la francophonie en appui. Cela nécessiterait ici des enseignants, des logements, de la restauration, génèrerait le développement d’activités culturelles, de loisirs… Cela permettrait aussi de disposer dans l’île de spécialistes, d’experts…

Ces pistes d’avenir sont importantes. Il convient aussi de réduire le nombre et/ou la proportion de clandestins sur l’île, afin de pouvoir mieux intégrer ceux qui y vivent depuis des années et y resteront. La facilitation des échanges commerciaux, notamment agricoles, avec Anjouan par exemple, participera à fixer les populations sur place, avec un appui efficace aux structures sanitaires et éducatives. Il faudra là que les quelques familles de notables qui dirigent les Comores depuis des décennies acceptent que « leur peuple », maintenu dans la misère et l’ignorance, bénéficie d’éducation et de soins… Et ne bloquent pas ces projets. Au XXIème siècle, il en va de l’intérêt bien compris de chacun.

Des relations politico-diplomatiques apaisées avec nos voisins (nos élus devraient avoir le courage de les initier), des relations commerciales enrichissantes freineront de fait l’immigration clandestine au profit d’échanges plus simples, plus sains et réguliers.

Une fois tueée la délinquance née de l’oisiveté et de la chimique, celle née de la misère et de la clandestinité, l’île retrouvera sa paix et son attractivité. Le cercle vertueux pourra alors se réenclencher avec le retour d’enseignants titulaires, de médecins, de cadres supérieurs, mais aussi d’entrepreneurs locaux qui (re)commenceront à investir, à croire en un avenir meilleur. Les cadres mahorais, les jeunes diplômés, les chefs d’entreprises pourront trouver à nouveau en Mayotte une terre d’espoir.

Il y a, il y aura de plus en plus, de Mahorais qui seront diplômés de l’Ena, de HEC, d’universités européennes, américaines, des experts en intelligence économique, des docteurs en droit public, en biologie moléculaire, en mathématiques… Il y a et il y aura de plus en plus de professeurs titulaires du Capes, d’entrepreneurs, d’avocats, de médecins, d’ingénieurs… Mayotte avance !

Il convient juste de prendre…

 

Laurent Canavate

 

Lire la suite dans le Mayotte Hebdo n°709

Le Parc marin contre la prospection pétrolière

Sans surprise, il l’a rejeté à cause des risques qu’il fait peser dans la région en matière environnementale.

Le Parc a dû étudier une demande de prospection préalable pour la recherche d’hydrocarbure dans la zone économique exclusive des Glorieuses, pouvant empiéter sur celle de Mayotte, qui a été déposée auprès des services de l’État. La procédure d’instruction est en cours et prévoit la consultation de différents acteurs, dont les avis permettront d’étayer la décision ministérielle finale, qui devrait intervenir en octobre 2015. Cette prospection étant susceptible d’avoir un effet notable sur le milieu marin, le Parc naturel marin de Mayotte a été consulté pour avis conforme, que l’autorité compétente pour instruire la demande sera donc tenue de suivre.

La demande de prospection a pour objet l’acquisition de données sismiques 2D sur un linéaire de 1 180 km, potentiellement porté à 2 500 km, dans la partie Est de la zone économique exclusive des Glorieuses, voire au Nord de celle de Mayotte.

Le Parc relève plusieurs obstacles à ce projet, dont principalement l’impact notable sur les mammifères marins et les tortues marines ainsi que l’impact possible sur les populations de poissons migrateurs.

 Des effets sismiques perturbant pour la faune

 En effet, l’effet des émissions sismiques sur la faune se ressent à plusieurs dizaines de kilomètres du lieu d’émission. Leur impact irait donc jusqu’au périmètre du Parc naturel marin de Mayotte, quand bien même les prospections s’effectueraient uniquement dans les eaux des Glorieuses.

Le projet proposé ne prend pas en compte la présence d’aires marines protégées. Le dossier comporte des incohérences notables dans la description des campagnes envisagées et les mesures d’atténuation des impacts. En outre, les mesures compensatoires proposées sont également insuffisantes au vu des enjeux.

Enfin, le conseil de gestion alerte sur la nécessaire anticipation des impacts que présenterait une exploitation des ressources d’hydrocarbures dans le secteur, dans le cas de prospections fructueuses. Une demande d’exploitation effective serait alors probablement incompatible avec les objectifs de gestion du Parc naturel marin de Mayotte, et son autorisation risquerait de ne pas aboutir. Le porteur de projet se serait alors engagé dans une phase de prospections coûteuse en vain.

Le conseil de gestion a donc porté un avis conforme défavorable à ce projet pétrolier. C’est-à-dire qu’elle rejette le projet. La décision finale d’acceptation ou pas du projet revient au ministère des mines mais il est obligé selon le code de l’environnement, de suivre tous les avis dit « conformes » des parcs naturels marins. Aucun risque donc que des plateformes pétrolières poussent au large de Mayotte dans un avenir proche ou lointain. 

 

Lire l’article complet dans le : FI n°3687 Jeudi 18 juin 2015

Bientôt une grève chez Somaco ?

Par la voix de FO, des salariés de la Somaco et Maharadjah Logistique ont déposé un préavis de grève illimitée. Le syndicat a émis un communiqué hier, informant la direction du supermarché de ce préavis. Parmi leurs revendications figurent la mise en place d’une grille de classification et d’une grille de salaire, un 13ème mois, des chèques déjeuner, quatre jours fériés chômés et payés supplémentaires (Noël, Ide el fitre, 27 avril et Maoulid) et la Négociation annuelle obligatoire (NAO ).

Dans son communiqué le syndicat reproche à l’entreprise des entraves au droit syndical. Il demande par ailleurs, “l’application réelle de droit du travail” comme le paiement des heures supplémentaires, l’application des 39 h, la remise des bulletins de paie ou encore le calendrier des paiements de salaires.

Enfin, les représentants syndicaux réclament une amélioration des conditions de travail comme la présence d’agents de sécurité dans chaque magasin, des chaussures de sécurité adaptées ou encore l’installation de climatiseurs.

Les syndicats demandent l’ouverture du dialogue social avec la direction avant le 10 juillet afin d’éviter une énième grève cette année dans l’île qui pourrait encore ralentir l’économie mahoraise.

GD 

 

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Océan Indien : la médiation et l’arbitrage pour régler les litiges économiques

 

Les participants ont étudié lors de cette conférence sur les MARL, les moyens de concilier le désengorgement des tribunaux, l’efficacité judiciaire et la sécurisation des affaires à travers les procédés de médiation et d’arbitrage.

Yvès Hoarau, premier vice-président de la CCI de La Réunion, a rappelé dans son discours que de récentes décisions gouvernementales, en France, démontrent que le système judiciaire invite à avoir de plus en plus recours à ces procédés, réputés moins coûteux et souvent plus rapides.

Bernard Chane-Teng, bâtonnier de Saint Pierre, estime que le plein développement des MARL dans l’océan Indien n’est pas que l’affaire des barreaux, mais qu’une implication collective “sociétale”, incluant notamment le monde économique, est nécessaire.

Pour Fahmy Thabit, le président de l’Union des Chambres de commerce et d’industrie de l’océan

Indien (UCCIOI ), la médiation et l’arbitrage permettent de sécuriser les partenariats économiques entre opérateurs des îles de l’océan

Indien en palliant “au défaut d’informations” sur les marchés voisins tout en atténuant “les méfiances héritées de notre histoire”.

L’UCCIOI a rappelé qu’elle soutient l’opérationnalisation d’une plateforme régionale des centres de médiation et d’arbitrage afin de faciliter le règlement des litiges sur des contrats multilatéraux entre opérateurs économiques des îles de l’océan Indien. Une association, nommée Business Bridge océan Indien, a été créée à cet effet, en 2014 et siège à Antananarivo, Madagascar. Les centres de médiation et d’arbitrage des Comores, de Madagascar, de Maurice et de La Réunion sont membres de la structure aux côtés des CCI membres de l’UCCIOI (Comores, Madagascar, Maurice, Mayotte, La Réunion et des Seychelles) afin de renforcer la proximité entre les cercles judiciaire et économique. La plateforme prévoit d’offrir les premiers services de médiation à la fin de l’année 2015 et d’arbitrage d’ici mi-2016.

 

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Justice : doit-on lui jeter la pierre ?

C’est le cas de celle de trois cambrioleurs, qui étaient déjà passés par le tribunal en mai. Placés en détention par la juge d’application des peines, ils sont arrivés à la barre menottés où on leur a signifié le renvoi de leur affaire le 15 juillet prochain. Pour la principale victime, il faudra donc revenir une 3ème fois au tribunal, et encore, en 1re instance.

Pareil pour l’affaire des propos présumés diffamatoires tenus à l’antenne de Kwézi FM et Kwézi TV par Patrick Milan et Samuel Boscher à l’égard de la société Somaco, l’affaire a été renvoyée en septembre.

L’affaire la plus intéressante de la matinée concerne le jugement d’un jeune homme, de tout juste 18 ans qui a caillassé les forces de l’ordre le 5 juin dernier à Kawéni aux abords du lycée professionnel.

Ce jour-là, les policiers sont appelés pour sécuriser le périmètre autour du lycée suite au passage de bandes de jeunes. Les policiers vont essuyer des remarques et des insultes de la part d’un groupe, puis les galets pleuvent et deux policiers sont touchés par des projectiles. L’un d’eux surgit en direction des jeunes et interpelle l’un de ses agresseurs. C’est le jeune homme présent à la barre.

Son avocate, maître Journiac tentera en vain de faire jouer la nullité pour toute l’affaire, car pour des questions de procédure, les policiers ont oublié sur le premier procès verbal de lui signifier qu’il serait aussi poursuivi pour outrage.

Seul le chef d’accusation de violences volontaires avec 3 circonstances aggravantes est donc retenu.

Les policiers, victimes dans cette affaire expliquent qu’ils ont parfaitement identifiés celui qui leur avait jeté une pierre, grâce à son tee-shirt rouge, malgré le fait qu’ils étaient assaillis par une cinquantaine de jeunes énervés, qui les obligé à utiliser des grenades lacrymogènes, puis à se retirer.

Le jeune homme tout juste majeur et issu d’une fratrie de 9 enfants, va encore au lycée. Il est inconnu des services de police et ne souhaite pas s’exprimer. Mais l’avocat des policiers, Éric Hessler, entend faire un procès emblématique de ce caillassage des policiers, une pratique qui devient “récurrente” à Mayotte. Une situation qu’il qualifie de “guerre civile”, d’“insurrection”, des mots forts avec lesquels il tente de convaincre le juge de “sanctionner fort” et ainsi de “faire passer un message” à la jeunesse délinquante qui s’en prend à la police “comme un jeu”.

C’est le sens aussi de la réquisition de la procureure,

Laurence Prampart qui réclame à l’encontre du jeune caillasseur une peine de 8 mois de prison dont 3 avec sursis. Les policiers, qui se constituent partie civile, réclament quant à eux 3 000 euros de dédommagement chacun.

Mais la plaidoirie acharnée de maître Journiac, l’avocate du prévenu parviendra à poser un doute sur l’acte du primo-délinquant, “le seul élément du dossier, explique-t-elle, c’est la parole des victimes”.

Elle évoque “une procédure bafouée et déloyale”, pour un jeune homme auquel on n’a pas signifié ses droits.

Néanmoins le juge Sabatier reconnait le jeune caillasseur coupable des faits qui lui sont reprochés.

Il le condamne à une peine qui a valeur de gros, gros avertissement, à savoir 10 mois de prison assortis de sursis simple et 1 000 euros d’amende pour chacune des victimes. “La prochaine fois, c’est la prison”, harangue le juge en claquant ses poings sur le bureau.

Adrien Theilleux

Traitement des déchets : DASTRI, un éco-organisme spécialisé dans la collecte des déchets infectieux

 A l’occasion de la grande course de pneus de Mayotte, l’éco-organisme DASTRI avait installé un stand au rond-point de la pointe Mahabou afin de se faire connaître du grand public. Cet éco-organisme à vocation sanitaire, agréé par l’Etat, a été créé en février 2012. Il propose un service de collecte et de traitement des DASRI (Déchets d’activités de soins à risques infectieux) et concerne plus spécifiquement les déchets piquants, coupants et tranchants produits par les patients en auto-traitement.

C’est l’arrêté du 23 août 2011 qui fixe la liste des pathologies prises en compte par la filière DASTRI et définit ainsi les patients concernés. Diabétiques, hémophiles, personnes atteintes de la maladie de Parkinson, d’ostéoporose ou séropositives, le système de tri et de collecte géré par DASTRI s’adresse à une grande diversité de patients. Mais les diabétiques représentent de loin la catégorie la plus importante. Leur point commun ? Il s’agit de patients en auto-traitement, c’est-à-dire de personnes qui se soignent hors structures de soins et sans l’intervention d’un professionnel de santé. Les professionnels libéraux de santé, dont l’intervention génère également des DASRI perforants, sont responsables de leurs déchets d’activité de soins et de leur élimination hors dispositif DASTRI.

L’activité de soins effectuée par ces patients génère des déchets. Certains sont des Piquants, Coupants, Tranchants (PCT), d’autres des déchets mous. Seuls les PCT sont pris en charge par la filière DASTRI. Pour être soustraits du circuit des déchets ménagers, ils doivent être triés par les patients et stockés dans des boîtes à aiguilles.

DASTRI ne s’est implanté sur l’île aux parfums que très récemment, en avril 2014. L’éco-organisme est donc encore assez peu connu de la population de notre île, d’où la mise en place de cette opération de communication. Profitant du grand rassemblement populaire généré par la course de pneus, DASTRI a informé la population sur la manière la plus efficace de collecter leurs aiguilles. Depuis un peu plus d’un an, l’éco-organisme approvisionne en effet toutes les pharmacies de l’île en boîtes à aiguilles où les usagers peuvent déposer leurs déchets à risques infectieux. Les boîtes sont ensuite transmises par les pharmaciens à l’éco-organisme qui est chargé de traiter ces déchets efficacement, en éliminant tout risque d’infection.

En raison du taux élevé de personnes diabétiques sur l’île, la collecte des aiguilles à risque infectieux s’avère indispensable.

Avec 0,14 tonnes de DASRI collectées lors du premier trimestre 2015, la région de Mayotte n’atteint pour le moment que 16% du gisement estimé produit sur le territoire. L’information et la mobilisation sont donc indispensables si l’on compare ce résultat au taux de collecte national qui est de 57%. L’objectif de l’éco-organisme est d’atteindre les 60% à la fin de l’année 2016. Cela serait une grande avancée pour le territoire de Mayotte où encore beaucoup trop de déchets de ce type sont jetés dans les ordures ménagères, générant un risque important de blessures et de propagation des infections.

L’île aux parfums possédant une forte proportion de personnes diabétiques qui doivent s’injecter de l’insuline tous les jours, la collecte des déchets infectieux revêt une importance particulière sur notre territoire. L’implantation de DASTRI sur notre île constitue une preuve de plus de la volonté des Autorités de progresser dans le domaine du traitement des déchets, afin que Mayotte devienne enfin l’île propre et respectueuse de l’environnement à laquelle aspire une forte proportion de ses habitants.

 

N.G

Tourisme : la fréquentation est en baisse

L’activité touristique est en recul. Tel pourrait être la conclusion de l’enquête touristique 2013-2014 réalisée par deux agents sur le site même de l’aéroport de Dzaoudzi. Les flux recensés, soulèvent des questions sur l’interprétation des réalités à Mayotte concernant le tourisme et le marché émetteur. Quelque soit le motif du voyage, la fréquentation touristique ralentit de 4%.

Le tourisme d’agrément (loisirs, détente, découverte de l’île) connait une réduction de sa clientèle (-7%) avec 11 000 visiteurs pour l’année 2014. Ils viennent majoritairement de France métropolitaine (59 %) ou de La Réunion (32 %).

Les touristes affinitaires (visite des proches, de la famille, des amis) reculent également (-4%) avec 27 700 personnes recensées, soit une représentation de 55% des visiteurs. Ils demeurent tout de même les plus nombreux à venir sur Mayotte et tout comme les touristes d’agrément, viennent principalement de France Métropolitaine (60%) ou de la Réunion (36%). Ils sont le plus souvent originaires de Mayotte (70 %). Plus de la moitié sont étudiants ou sans activité professionnelle (55 %).

Le tourisme d’affaires quant à lui, résiste mieux (-1% avec 10 500 visiteurs). Ces professionnels viennent en majorité de La Réunion (51 %) et de France métropolitaine (41 %).

 

Une augmentation du trafic aérien paradoxale

 

Si l’afflux de touriste recule, en 2014, le trafic aérien lui a progressé de 4% avec 155 000 passagers au départ de Mayotte. Ceci s’explique notamment par l’installation de la compagnie aérienne Ewa Air en 2013 qui a augmenté le nombre de vols et de destinations au départ de Mayotte.

La fréquentation des touristes réunionnais recule à nouveau en 2014 (-8%). Ils étaient 19 400 a être venus visité l’île cette année, représentant 38% des touristes. La part des Métropolitains a quant à elle augmenté et atteint 56%.

Un touriste sur quatre réside dans un hébergement marchand de type hôtels, gîtes ou chambres d’hôtes. 27% de l’ensemble des touristes sont logés à l’hôtel contre 71% chez des proches. Les touristes d’affaires en sont la principale clientèle, 80% d’entre eux ont opté pour ce type d’hébergement. La durée du séjour à Mayotte continue d’augmenter : les touristes restent 26 jours en moyenne (2 jours de plus qu’en 2013).Ils séjournent en moyenne 8 jours dans les hébergements.

Les dépenses reculent de 10 %

Concomitant avec la diminution du tourisme entre 2013 et 2014, il y a une baisse des dépenses. Les touristes ont dépensé 26 millions d’euros durant leur séjour à Mayotte. Les dépenses des touristes d’agrément et d’affaires diminuent fortement par rapport à 2013. (Respectueusement -18 % et – 11 %).

87% des touristes se déclarent satisfaits de l’intérêt touristique de l’île et 97% sont satisfaits de la qualité et de l’accueil. Parmi eux, 88% souhaitent revenir découvrir Mayotte. En revanche, l’appréciation concernant le rapport qualité/prix est à la déception : 61% le qualifient de moyen ou d’insatisfaisant.

Le tourisme international a progressé de 5 % grâce au marché asiatique. Les chinois sont de plus en plus nombreux à voyager et augmentent leurs dépenses globales de 17%.

87% de satisfaction pour l’intérêt touristique de l’île

La Réunion connaît également une baisse de la fréquentation touristique de 2,5% en 2014 dû aux conséquences de la crise requin qui sévi sur l’île. A contrario, Maurice poursuit sa progression  (+5%) dépassant le cap symbolique d’un million de visiteurs. La plus forte hausse provient du marché asiatique qui est en plein expansion sur l’île Maurice. Quant aux Seychelles, sa fréquentation touristique augmente de 1% pour atteindre 232 700 visiteurs en 2014.

Mayotte a une offre touristique qui n’arrive plus à attirer autant qu’auparavant. Selon le directeur du Comité du Tourisme, Monsieur Michel Ahamed, pour que la fréquentation touristique augmente et que l’île devienne plus attractive, «il faut que l’offre puisse s’adapter en recherchant des marchés émetteurs asiatiques notamment.» Selon lui, «l’image de Mayotte doit être plus positive et la solution semblerait provenir d’une vraie volonté de vouloir développer le tourisme à Mayotte. La volonté doit venir de tout le monde.»

Pallier la faiblesse des infrastructures touristiques est inévitable pour accueillir un flux touristique plus important et durable mais cette action doit être développée en complémentarité de l’image touristique de Mayotte. Les hôteliers et les professionnels du tourisme ne devraient-il pas mutualiser leurs idées pour redonner un souffle à l’image de la destination ? «Il semblerait pertinent et nécessaire de valoriser avant tout les matières premières (lagon riche en biodiversité, culture mahoraise) afin d’augmenter la fréquentation touristique de Mayotte», indique le directeur du Comité du Tourisme. Et qu’en sera-t-il pour 2015 ?

Fanny Dard

Le financement des fournitures scolaires en question

Les fournitures scolaires, source de débats pour les maires. Lors de l’assemblée générale extraordinaire (AGE) de l’association des maires le 5 juin dernier, les communes se sont interrogées sur la nature des fournitures entrant dans le champ des responsabilités municipales. Elles ont trouvé leur réponse dans l’article 212-4 du Code de l’Education nationale qui précise que seules les fournitures à usage collectif sont financées par les budgets communaux et que les fournitures scolaires à usage individuel ne constituent pas une obligation pour les communes. « Ce sera aux maires d’apprécier s’ils accompagneront financièrement ou non les familles à l’achat des fournitures à usage individuel », indique le compte-rendu. Mais pour Anli Said, président de l’Union Départementale de la Confédération Syndicale des Familles à Mayotte, « les communes devraient continuer à financer les fournitures scolaires au vu de la situation vulnérable des familles mahoraises. Dans tous les cas, il ne faut pas qu’elles prennent une décision brutale. Il est ainsi nécessaire de mener une étude approfondie pour voir si l’allocation de rentrée scolaire (ARS), qui a été alignée sur celle de la métropole depuis la rentrée 2014, est suffisante pour couvrir les dépenses des familles ». L’AGE recommande en tout cas aux maires d’engager un débat au sein de leur propre conseil municipal afin d’en informer la population.

Dépenses difficiles à cerner

 La nature et le caractère obligatoire des dépenses communales afférentes à l’enseignement primaire (écoles publiques) font l’objet des articles L.212-1 à L.212-6 du code de l’éducation. Il en ressort que, pour les écoles publiques élémentaires et maternelles régulièrement créées, les communes ont la charge de la construction, la reconstruction, l’extension, les grosses réparations, l’équipement. En ce qui concerne le fonctionnement de ces écoles, elles doivent assurer le logement des instituteurs, l’entretien ou la location des bâtiments et de leurs dépendances, l’acquisition et l’entretien du mobilier scolaire, l’achat des fournitures à usage non individuel, le chauffage et l’éclairage des classes, et la rémunération des personnels de service s’il y a lieu.

Les dépenses communales pour l’enseignement primaire sont cependant difficiles à cerner. Même si elles n’ont que la charge de toutes les fournitures à usage collectif, les communes étendent parfois leur prise en charge à tout ou partie des fournitures individuelles. Par exemple, la commune de Saint-Pair-sur-Mer (50) consacre un budget de 50 € par élève pour les achats de manuels et matériels spécifiques (règles, gommes, crayons) pour la totalité de l’année scolaire. Les professeurs des écoles, instituteurs, signalent leurs besoins au directeur qui achète le matériel voulu en librairie-papeterie avec un bon de la mairie.

OL

La grève continue à Air Madagascar

 “Il y a toujours des dommages collatéraux en cas de grève”, a déclaré Haja Raelison, directeur général de la compagnie. En cette période de haute saison, la direction générale de la compagnie Air Madagascar ne veut pas commettre la moindre erreur, car 60% des recettes annuelles de la compagnie en dépendent et l’objectif reste bien de diminuer le déficit de la société au maximum.

Quant aux grévistes, s’ils sont prêts à abandonner la requête liée aux démissions des différents responsables, ils campent sur leur position et revendiquent toujours l’autonomie de gestion.

Lire l’article complet dans FI n°3685 Mardi 16 juin 2015

 

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