Un troisième foyer a été détecté dans le sud de la commune de Mamoudzou. Santé Publique France a comptabilisé douze cas à Doujani, les 17 et 18 juin.
Après Passamaïnty et Tsoundzou 1, un nouveau foyer a été découvert dans la commune de Mamoudzou, dans le quartier de Doujani à M’tsapéré. Santé publique France y comptabilise douze nouveaux cas en une semaine. Désormais, le choléra se concentre principalement à Mamoudzou, « la quasi totalité des cas détectés dans la semaine du 12 au 18 juin, 26 sur 27 cas, ont été localisés dans la commune de Mamoudzou », indique Santé publique France, dans son rapport hebdomadaire, ce jeudi 20 juin. Le vingt-septième a été découvert à Chirongui.
La fête de l’Aïd-El-Kébir célébrée il y a quelques jours a-t-elle eu une incidence sur les contaminations ? Parmi les 27 nouveaux cas signalés en une semaine, 17 ont été recensés « pour la seule journée du 18 juin, le lendemain des rassemblements à l’occasion de la fête religieuse, contre 28 lors de la semaine glissante précédente », est-il précisé.
Sur l’ensemble du département de Mayotte, le nombre de contaminations recensés depuis le 18 mars s‘élève désormais à 193. Aucun nouveau cas de choléra a été signalé à Koungou depuis le 6 juin. A Anjouan, l’île comorienne la plus touchée par l’épidémie de choléra, une large campagne de vaccination a démarré, ce mercredi 19 juin, pour tenter de l’enrayer.
Le Festival Hippocampus du spectacle vivant aura lieu ce samedi, à partir de 14h, au M’haju, à Musicale Plage, dans la commune de Bandrélé, organisé par l’association Hippocampus. Le public pourra profiter de contes, de numéros de cirque, de musique et de danse. Sont prévus des contes de La Réunion et de Mayotte avec Zanpyér et Abdou N’tro ; le spectacle circassien Wayili wa sikana de la compagnie Rêvons l’envers ou encore une prestation de hip-hop par le Feedback crew. L’entrée est à 15 euros, à 10 euros pour les adhérents, et gratuite pour les enfants de moins de 12 ans.
La navigation des navires de la direction des transports maritimes a été quelque peu perturbée ce mercredi par des arrêts techniques en raison de visites du bureau Veritas pour le contrôle de sécurité. Le navire Karihani a été arrêté de 8h à 12h, Imane de 14h à 17h. L’amphidrome Chatouilleuse sera elle arrêtée de 14h à 17h, ce jeudi.
Le Centre multisports de M’roalé (C2M), en collaboration avec la Ligue mahoraise de kick-boxing, Muaythaï et Disciplines Associées (LMKMDA) et sous l’égide de la Fédération Française de Kick-Boxing, Muaythaï et Disciplines Associées (FFKMDA), organise la 3e édition du Super Fight 976. Ce gala se déroulera le samedi 22 juin, de 18h à 21h30 au gymnase Jean-François Hory de M’gombani, à Mamoudzou. Au programme, treize combats qui verront se confronter de jeunes Mahorais issus des différents clubs de kick-boxing de l’île ainsi que de jeunes Réunionnais, en Junior (17-18 ans) et Senior “Classe B” (amateur). Le gala sera également ponctué par la venue de combattants professionnels de France métropolitaine, de Belgique, de Grèce et de La Réunion. En effet, le gala sera le théâtre d’une première à Mayotte : deux ceintures ISKA (International Sport Kickboxing Association), une des fédérations les plus populaires au monde, seront en jeu, à savoir une ceinture européenne et une ceinture mondiale. La pesée officielle des combattants se déroulera la veille, à partir de 15h à la piscine Koropa.
Le collège de Bouéni organise la 5e édition du festival “Culture et Patrimoine 2024” le jeudi 27 juin à 8h, au plateau sportif du collège, à Bambo-Ouest. Depuis son ouverture en 2020, le collège perpétue ce festival en mettant à l’honneur le patrimoine et l’histoire de Mayotte à travers des danses traditionnelles et des expositions. Le public pourra découvrir des chants traditionnels, des scènes de vie avec des accessoires d’antan, un défilé de salouva, ainsi que différentes danses traditionnelles comme le M’godro, le Wadaha, le M’biwi ou encore le Debaa. Le festival se terminera vers 11h30.
Les adhérents de la coopérative Taxi Vanille 976 sont convoqués à une assemblée générale ordinaire le samedi 13 juillet de 8h à 14h au restaurant Les délices d’Alice, à M’tsangamouji.
Une campagne de vaccination est en cours à Anjouan, l’île comorienne la plus touchée par le choléra.
L’île comorienne la plus proche de Mayotte reste de loin la plus touchée par l’épidémie de choléra avec 120 victimes sur un total de 142 enregistrés dans tout le pays. Elle a lancé une phase de vaccination pilote et démarré officiellement sa campagne, ce mercredi. Celle-ci a été axée sur les élèves, une façon de les rattraper avant leur départ en vacances, a expliqué la docteure Hayiriat Bint Hakim, responsable de la vaccination à Anjouan.
Daniel Martial Henry est candidat dans la deuxième circonscription de Mayotte. Même s’il n’est pas investi par le camp présidentiel regroupé sous la bannière Ensemble. Il affiche les couleurs du parti dont il est le président local, le Modem.
Circonscription sud. Président du Modem mahorais, Daniel Martial Henry a choisi de se présenter aux élections législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet. En compagnie de Jeanne Bébé, il vise la deuxième circonscription de Mayotte et axe sa campagne sur le développement économique du territoire.
Si vous étiez député, qu’est-ce que vous feriez pour…
Limiter l’immigration irrégulière ?
Daniel Martial Henry : Nous avons investi deux élus en 2022 avec l’un qui disait qu’il serait « la voix de Mayotte » et une autre qu’elle serait la plus à même de mettre fin à l’immigration. Et la situation a dégénéré, on se retrouve avec un camp de migrants qui n’existait pas il y a deux ans. Sur ce terrain-là, il ne faut pas être démagogique, mais pragmatique. La solution est double. C’est d’abord un combat juridique avec un démantèlement des lois et des dispositifs incitatifs à l’immigration. Le droit d’asile est applicable à Mayotte depuis 2001, par exemple. Avant, on ne connaissait pas d’immigrés au titre du droit d’asile, d’où la corrélation entre les lois qui nous sont appliquées et l’immigration. Il ne faut pas non plus d’avantages sociaux, ni d’allègement des conditions d’obtention des visas. Enfin, il faut passer par le co-développement régional. Nous avons beaucoup de Comoriens avec la nationalité française qui sont entreprenants. Pourquoi ne pas imaginer un dispositif de soutien financier pour un accompagnement à la création d’entreprises à Anjouan dans des secteurs de production intéressants pour Mayotte ? Cela leur permettra de créer des emplois chez eux. L’avantage est que les Comoriens comprendront que nous ne les haïssons pas, mais que nous sommes fatigués. Car l’immigration amène de la violence.
Renforcer la sécurité ?
D.M.H. : A court terme, la réalité nous fait se rendre à l’évidence, il faut des mesures coercitives, arrêter avec l’angélisme à la française. On considère que ces enfants sont des anges, des petits toutous qu’on ne doit pas toucher. Il faut appliquer le code pénal, même sévèrement, et peu importe l’âge. Nous n’avons pas non plus les infrastructures de formation qualifiante dans des secteurs d’avenir. Il faut donc conditionner les peines au suivi de formation en métropole. Soit l’enfant fait trois mois de prison, soit il passe deux ans de formation en métropole. Pour ceux qui ne sont pas « rattrapables », la privation de liberté devrait se faire sous forme d’emprisonnement en métropole, loin des familles et dans des conditions climatiques différentes. On peut espérer comme ça qu’ils reprennent leurs esprits. A moyen et long terme, il faut renouer avec un développement économique réel. C’est là où le Modem serait le plus efficace. Nous nous engageons à accompagner le territoire pour ce développement et mettre en place une stratégie d’industrialisation de produits consommés localement. Je pense à la filière volailles, aux produits manufacturés, au mobilier d’équipements, à la farine de manioc, etc… Ce sont des secteurs générateurs d’emplois pour la jeunesse car ils nécessitent peu de temps de formation.
Garantir une eau quotidienne ?
D.M.H. : Il faut la retenue collinaire, car les osmoseurs nécessitent des entretiens permanents, souvent coûteux. La politique de l’eau, c’est une politique du long terme, sur cinquante ans, voire cent. Une civilisation qui n’arrive pas à maîtriser les enjeux liés à l’eau, c’est une civilisation qui est vouée à sa belle mort. Il faut aider les Mahorais sous forme de subventions à l’équipement de matériels de récupération et de stockage d’eau de pluies. Si cela coûte 3.000 euros par foyer en achat de matériel et son installation, cela sera moins cher que les osmoseurs, même si je ne dis pas qu’ils sont inutiles.
Faire aboutir une loi Mayotte ?
D.M.H. : Cette loi n’aura de sens que si elle contribue au développement du territoire. Avant de parler de loi Mayotte, on doit définir les axes de développement, étudier les marges de manœuvre et déréglementer en adaptant la loi à nos objectifs. Nous ne concevons pas la loi Mayotte comme une baguette magique qui va faire de Mayotte une île merveilleuse, mais plutôt un moyen qui accompagne notre stratégie de développement. Cette loi, ce n’est pas au gouvernement de la faire, mais c’est nous, les Mahorais, qui devons dire ce qu’il faut mettre dedans. Pour l’instant, ils ont juste dit : « On a faim, il faut du pain ». Non, il faut dire qu’on ait tous les ingrédients et que le gouvernement nous apporte simplement la levure.
Améliorer l’attractivité du territoire ?
D.M.H. : On sera attractifs avec une politique cohérente de développement. Tout le monde sait que la pauvreté, le chômage ou le décrochage scolaire sont tous des maux qui génèrent de l’insécurité. Si nous avons une politique qui permet de convaincre que Mayotte peut renouer avec le développement, nous pouvons dans un premier temps encourager les investisseurs à venir sur le territoire. Il y a eu des pays qui ont été dans un marasme pire que chez nous. Madagascar, par exemple, s’est enfoncé dans la violence dans les années 2000. La première des choses qu’a fait le président Marc Ravalomanana est de vouloir relancer le développement économique de son pays en confiant un plan à un cabinet américain d’Harvard. Les études ont abouti au Madagascar action plan, qui a permis aux bailleurs de fonds de venir sur le territoire. Il y a encore des problèmes, bien sûr, mais cela montre qu’il faut passer par ce développement économique.
Préserver l’environnement ?
D.M.H. : Il faut accompagner le conseil départemental de Mayotte dans un premier temps. Il faut redéployer ses effectifs vers des services liés à l’environnement. Il faut mettre l’accent sur le reboisement et la garde forestière. Il faut créer des emplois spécifiques pour ce sujet. Cela va permettre à l’horizon de quinze ans de favoriser le ruissellement dans les nappes phréatiques et refaire vivre les cours d’eau. Il faut appliquer localement le principe du pollueur-payeur et créer une taxe spécifique pour les entreprises qui génèrent des dégradations. Il faut développer des unités de recyclage sur le territoire.
Développer quelles infrastructures ?
D.M.H. : L’infrastructure numéro 1 est la construction d’un second bâtiment du Département à Combani et d’une sous-préfecture. Le village deviendrait ainsi un pôle administratif et économique du versant ouest de Mayotte. Cela permettrait d’y déployer le personnel du Département habitant dans l’ouest pour éviter une convergence vers Mamoudzou, source d’embouteillages. L’activité économique est très impactée par ces bouchons. Bien sûr, il faudra aussi faire sortir de terre des projets déjà ciblés, le second hôpital de Combani, les nouvelles brigades de gendarmerie ou la seconde prison. Mon deuxième projet est la construction d’hôtels avec la création d’un établissement public. Il faut une agence d’investissement avec une politique de partenariat public-privé pour convaincre des investisseurs extérieurs. Car, pour l’instant, les grands groupes ne veulent pas s’implanter à Mayotte du fait de nos difficultés. Il faut également une compagnie aérienne mahoraise dans laquelle les collectivités seraient les premiers actionnaires, puis au bout de huit à dix ans, la compagnie deviendrait 100% privée. Il faut aussi une banque de développement local qui pourrait apporter des financements de quasi-fonds propres à des entreprises-clés. Elle se ferait rembourser au fur et à mesure. A l’horizon de quinze ou vingt ans, elle deviendrait privée.
Arriver à la convergence sociale ?
D.M.H. : Elle se présente à mes yeux sous deux façons. Sur la solidarité nationale, conformément au pacte de la départementalisation de 2009, le rattrapage se ferait au gré de l’évolution économique de Mayotte. On doit donc se développer pour financer notre action sociale. On ne peut pas faire de rattrapage social à Mayotte si on ne développe pas notre économie. Sinon, les aides sociales qui sont une exception en métropole seront généralisées à Mayotte. Deuxièmement, nous devons être en capacité de définir nous-même comment accompagner notre population vulnérable en prenant en compte nos dimensions sociale et culturelle. La population mahoraise est une population débrouillarde, il y a celles et ceux qui font les brochettes, la pêche, l’agriculture vivrière, le marché de la rue. Ces gens-là doivent être accompagnés pour une insertion économique. Il serait judicieux de mettre un financement collectif ou individuel adapté à la réalité locale. L’exemple du shikowa (tontine) est parlant. Beaucoup de Mahoraises arrivent à s’équiper grâce à ce système. On pourrait l’institutionnaliser ou le bancariser.
Ils sont aussi candidats dans la deuxième circonscription de Mayotte : Mansour Kamardine (Les Républicains), Madi-Boinamani Madi Mari (divers centre), Kira Bacar Adacolo (USM/Front populaire), Anchya Bamana (Rassemblement national), Soula Saïd Souffou (MDM), Manon Moreno (Reconquête) et Ahumad Salime (divers droite).
La biographie du candidat
Président ou pas président du Modem ? Daniel Martial Henry l’assure, le chef d’entreprise de 52 ans garde sa fonction au sein du parti de François Bayrou, ce dernier étant l’un des composants de l’alliance Ensemble avec Renaissance et Horizons. Le doute a subsisté quand le fils du docteur Martial Henry a présenté sa démission à la direction du parti afin « d’être plus en phase avec la population ». « L’état-major m’a appelé pour que je reste et m’a assuré qu’il n’y aurait pas d’investiture Ensemble dans ma circonscription », raconte celui qui se présente finalement avec les couleurs du Modem. De fait, l’un de ses concurrents, Madi-Boinamani Madi Mari, a le soutien de Renaissance au niveau local, sans avoir non plus l’investiture Ensemble.
Des jeunes de tous horizons de l’association Super Jeunes de Bandrélé espèrent recueillir assez d’argent pour pouvoir représenter Mayotte à Taïwan.
En janvier dernier, les Supers jeunes de Bandrélé ont rendu fier Mayotte avec leur participation au concours du chant folklorique diffusé sur France 3, où ils ont décroché la troisième place. Sélectionnés pour participer à un show à Taïwan en août, l’association a lancé une cagnotte pour financer le voyage. Trois questions à Chafika Mady, porte-parole des Supers jeunes de Bandrélé, à la fois chorégraphe et chargée de mission au sein de l’association.
Chafika Mady : Notre association est partie représenter Mayotte lors du concours de chant folklorique à Strasbourg en janvier dernier qui a été diffusé sur France 3. Nous étions 39 des Supers Jeunes de Bandrélé, des jeunes avec des papiers, d’autres sans. Tous ensemble, nous avons présenté les traditions du territoire en chansons et danses et costumés. Nous avons chanté « L’éclipse en pleurs » tirée d’une légende qui raconte une éclipse pendant laquelle les Mahorais pensaient qu’ils seraient dans le noir à tout jamais. Nous avons aussi chanté « l’Eau sacrée » qui évoque l’eau ramenée par les pèlerins de la Mecque pour soigner. Avec nos prestations, nous avons terminé à la troisième place du concours ! C’était une expérience formidable pour les jeunes. Le soir du concours, ce n’était pas forcément évident, il fallait danser à 1 h du matin, nous avions froid. Mais nous avons reçus beaucoup d’encouragements. C’était un moment incroyable que nous n’oublierons jamais.
F.I. : Grâce à votre performance au concours, vous êtes invité à Taïwan. Qu’allez-vous y faire ?
C.M. : Nous sommes invités à Taïwan pour un show qui va réunir plein de pays. L’événement est organisé en juillet et août, mais nous sommes invités du 9 au 18 août. Là-bas, nous allons donner deux représentations par jour. Nous allons représenter Mayotte pour montrer que ce n’est pas seulement une île de la délinquance mais aussi une île avec de belles cultures et de belles choses à découvrir. A côté des chants, des jeux, des manifestations et un concours de lecture sont aussi organisés. Nous allons aussi préparer des plats typiques de Mayotte et expliquer nos traditions.
F.I. : Pour financer ce voyage à Taïwan, vous avez lancé une cagnotte.
C.M. : Oui, nous venons de mettre en ligne une cagnotte Leetchi, puisque l’événement est organisé à l’étranger, nous n’avons pas le droit aux mêmes subventions que pour le concours à Strasbourg. Nous avons ouvert une cagnotte de 20 000 € pour nous permettre de financer les billets d’avion pour 33 personnes et nos tenues. Sur place, l’organisation prend en charge les frais de logement, nourriture …. Pour nous aider à partir, nous aimerions avoir le soutien de tout Mayotte. Nous sommes prêts, il nous manque seulement l’argent pour financer les billets et les costumes.
Soula Saïd Souffou se présente pour la deuxième fois aux élections législatives sous l’étiquette du Mouvement pour le développement de Mayotte, le MDM.
Circonscription sud. Soula Saïd Souffou, conseiller départemental du canton de Sada-Chirongui, se présente aux élections législatives anticipées avec sa suppléante Zouhouria Foundi Chebani. Il était déjà candidat en 2022, et avait obtenu 14% des voix exprimées.
Si vous étiez député, qu’est-ce que vous feriez pour…
Limiter l’immigration irrégulière ?
Soula Saïd Souffou : Je mettrais en place, sur les frontières de Mayotte, des navires de la marine nationale, avec l’aide de l’agence Frontex, pour boucler notre frontière qui est beaucoup trop poreuse.
Renforcer la sécurité ?
S.S.S. : La première chose à faire pour renforcer la sécurité est d’aider les polices municipales à se professionnaliser et à renforcer leurs effectifs parce qu’en réalité, la police de proximité est défaillante, faute de moyens. À Mayotte, il manque à peu près 1.200 policiers municipaux, et il faut commencer par là. La sécurité du quotidien se travaille avec les maires. Il faut également construire des commissariats là où il faut. La troisième chose est d’aider les jeunes Mahorais affectés en métropole à rentrer parce qu’ils connaissent la culture locale, la langue et les recoins de notre territoire. Enfin, le quatrième point est d’éviter les opérations éphémères et mettre à Mayotte un dispositif permanent pour assurer la sécurité au lieu de mener des opérations de communication comme Place nette ou Wuambushu.
Garantir une eau quotidienne ?
S.S.S. : Je travaillerais avec les services de l’État et l’ensemble des collectivités pour renforcer le syndicat Les Eaux de Mayotte, car nous avons un problème d’investissement dans les infrastructures. Ce n’est plus un problème de ressource car les retenues collinaires sont pleines, mais le syndicat des eaux est défaillant et il ne faut pas le laisser seul.
Faire aboutir une loi Mayotte ?
S.S.S. : J’éviterais les positionnements partisans à Paris, comme on a pu le voir, afin de pouvoir discuter avec l’ensemble des partis politiques et avec le gouvernement qui sera nommé, quel qu’il soit.
Améliorer l’attractivité du territoire ?
S.S.S. : La première chose qu’il y a à faire pour améliorer notre attractivité est de lutter contre l’insécurité, les ingérences étrangères que nous avons ici, la violence qui est devenue endémique et la terreur qui s’est installée. Je suis enseignant et j’ai des collègues qui quittent notre territoire à cause des violences. Ce n’est pas acceptable. Il faut que l’État prenne ses responsabilités régaliennes pour assurer la sécurité. Ce ne sont pas les élus qui doivent le faire, mais bien l’État et nous travaillerons avec lui pour trouver des solutions. L’autre priorité doit être portée sur le développement économique et la jeunesse.
Préserver l’environnement ?
S.S.S. : La première chose est de donner les moyens aux collectivités pour qu’elles puissent s’occuper de ces questions puisqu’elles ont une compétence forte dans ce domaine. Il faut aussi accompagner toutes les associations qui œuvrent dans ce domaine, car elles font un travail formidable mais sans moyens. Il faut aussi sensibiliser les plus jeunes depuis la maternelle jusqu’au lycée. Il faut que chaque personne sache que notre environnement est notre trésor à tous. On doit le préserver pour qu’il puisse être valorisé dans le cadre du développement touristique, qui je pense est l’une des pistes pour le développement économique de Mayotte.
Développer quelles infrastructures ?
S.S.S. : Le premier sujet important est la question de la santé. L’hôpital de Mayotte est le premier malade de notre département. Il faut le soigner, faire face au désert médical qu’il y a ici, et s’assurer que le deuxième hôpital soit construit. C’est la priorité des priorités car le système de santé ne tient plus la route. La deuxième chose est le désenclavement de notre territoire. Les routes que nous avons sont héritées des années 70 et 80. Il faut désengorger Mayotte car les Mahorais sont en train de laisser leur santé sur la route. Enfin, il faut que le département, dans ses compétences régionales, puisse accompagner le rectorat et l’université pour que les jeunes mahorais qui souhaitent rester étudier ici puissent le faire. Il faut donc accompagner la création d’un campus, et d’un second site de l’université de Mayotte.
Arriver à la convergence sociale ?
S.S.S. : Il faut d’abord que nous fassions un travail avec les acteurs économiques locaux pour pouvoir avancer ensemble. Il est hors de question que nous mettions en danger le tissu économique local, sans que l’État mette aussi la main à la poche. Jusqu’à maintenant, il refuse de le faire. Nous devons travailler de façon progressive pour que l’on ait un horizon raisonnable et tenable pour les acteurs économiques et les Mahorais.
Ils sont aussi candidats dans la deuxième circonscription de Mayotte : Mansour Kamardine (Les Républicains), Madi-Boinamani Madi Mari (divers centre), Kira Bacar Adacolo (USM/Front populaire), Anchya Bamana (Rassemblement national), Daniel Martial Henry (Modem), Manon Moreno (Reconquête), Ahumad Salime (divers droite).
La biographie du candidat
Soula Saïd Souffou est enseignant de formation. Il est professeur d’histoire-géographie au lycée Younoussa-Bamana. Il est aujourd’hui âgé de 44 ans, mais il baigne dans la politique depuis sa tendre enfance. Il se souvient suivre sa mère dans les meetings et il a côtoyé les grands hommes politiques de Mayotte. Toute sa famille était engagée dans le Mouvement populaire mahorais (MPM) qui est devenu le Mouvement pour le développement de Mayotte (MDM). C’est en 2001, à l’âge de 21 ans qu’il s’engage officiellement en politique lors des élections municipales à Sada. « Je ne suis pas entré en politique par opportunisme, mais par conviction », assure-t-il.
Pass 1’2’ground et la Ville de Mamoudzou organisent un concert gratuit à Passamaïnty.
À l’occasion de la Fête de la Musique ce vendredi 21 juin, Pass 1’2’ground et la Ville de Mamoudzou organisent un concert gratuit de 19h30 à minuit, dans la salle des fêtes de la médiathèque de Passamaïnty. Des artistes comme Naid ou encore Chaf Masta se produiront lors de ce Pass’1’2’Underground United Vol.2. Pour celles et ceux qui voudraient monter sur scène pour montrer leur talent en chant et / ou en danse, il est possible de s’inscrire jusqu’à aujourd’hui sur le Facebook de Pass 1’2’ground ou à la médiathèque de Passamaïnty.
Une conductrice a été agressée, ce mercredi matin, vers 6h30, au niveau du hameau de Montlegun, entre les villages de Majicavo-Koropa et Koungou. Une bande s’en est pris aux véhicules qui passaient par là en les caillassant, puis l’une des voitures s’est retrouvé à l’arrêt sur le bas-côté, avec la vitre brisée au niveau du passager avant. Prenant peur, la femme qui se trouvait au volant a voulu prendre la fuite à pied, mais elle a été vite rattrapée par la bande qui lui a volé son sac à main. Même si elle n’a pas été blessée, elle est en « état de choc, confirme la gendarmerie de Mayotte qui s’est rendue rapidement sur les lieux.
Les contrôles sanitaires sur les unités de distribution d’eau potable de Bouyouni-est et Passamaïnty avaient conclu à une non-conformité de l’eau, il y a quelques jours. L’orage est passé, selon la Société mahoraise des eaux (SMAE), ce mardi soir. Les derniers examens « sont conformes à la norme sur la qualité des eaux destinées à la consommation humaine sur l’ensemble des paramètres, notamment bactériologiques. La situation est redevenue normale au niveau de la qualité », explique le délégataire du syndicat Les Eaux de Mayotte. La première unité fournit l’eau pour Bouyouni, Longoni, Kangani et Trévani, tandis que la deuxième alimente Passamaïnty, Tsoundzou 1 et Tzoundzou 2. Dans toutes ces localités, « il n’est donc plus nécessaire de faire bouillir l’eau pour la consommer comme recommandé initialement par précaution ».
Les trois villages d’Hamjago, M’tsamboro et M’tsangadoua ne sont plus alimentés en eau depuis ce mardi, 18h, en raison d’« une casse survenue ce [mardi] soir sur la conduite d’adduction du réservoir principal qui assure leur alimentation en eau potable ». Selon la SMAE, les travaux de réparation devraient s’achever dans la nuit. Toutefois, il faudra attendre ce mercredi, 8h, pour une remise en eau. La filiale de Vinci veut ainsi « préserver la ressource et favoriser la remise en eau dès que le remplissage du réservoir de tête sera de nouveau suffisant. Compte tenu du faible niveau d’eau actuel dans ce réservoir, plusieurs heures de pompage sont nécessaires pour le recharger ».
Le Handball Club de Bandrélé, vainqueur de l’édition 2024 de la coupe de Mayotte de Handball, pour la deuxième année consécutive, s’est vu féliciter par la maire ce lundi, lors d’une cérémonie organisée pour accueillir les joueurs. Pour l’occasion, l’hôtel de ville a été décoré aux couleurs jaunes et bleues du club. Le maire de Bandrélé, Ali Moussa Moussa Ben, lors de son discours, a souligné la beauté du match et la prouesse de cette deuxième victoire, remportée à l’issue d’une confrontation haletante. Il a ensuite souligné l’importance d’encourager la pratique sportive : « Comme vous tous, je pense et reste convaincu que la pratique du sport, quel que soit le niveau, l’âge ou la discipline, fait partie de l’apprentissage de la vie ».
La commune de M’tsangamouji organise, en partenariat avec l’association Flash Basket de Tchanga, le Tournoi des étoiles du 6 juillet au 3 août, de 16h à 22h, au plateau de la ville. Ce tournoi de basket est ouvert pour les joueurs de 10 ans à 77 ans. Les inscriptions sont possibles jusqu’au 3 juillet. Pour s’inscrire dans le tournoi masculin ou féminin, il faut appeler le 06 39 06 01 48. Pour s’inscrire dans la catégorie seniors, il faut appeler le 06 39 69 16 61.
Le centre social de Tsingoni a organisé la première édition du grand debaa communal à l’occasion de l’Aïd El-Kébir. Pour l’occasion, les associations Madarassatis des différents villages de la commune se sont rassemblées, offrant à l’événement plus de 500 participants. « Cet événement est une preuve éclatante de notre engagement commun pour une communauté unie et solidaire », indique la mairie sur son compte Facebook. Ce grand debaa devrait être renouvelé tous les trois ou quatre mois, dans des villages différents à chaque fois, afin de promouvoir le partage et la convivialité.
Un tournoi de beach foot a lieu ce samedi 22 juin de 9h à 15h à la plage de Tanaraki, à M’tsangamouji. Le tournoi est mixte et est ouvert à partir de 12 ans. Il y a aussi du kayak de programmé et une buvette et de la restauration seront disponibles sur place. Les places sont limitées. Pour s’inscrire au tournoi, il est possible d’envoyer un mail à l’adresse animation@mairiedemtsangamouji.fr ou bien d’appeler le 06 93 82 07 80 ou le 06 92 79 13 82.
La septième édition de la journée pour entreprendre a lieu, ce jeudi, organisée par la Chambre de commerce et d’industrie de Mayotte (CCIM), la communauté d’agglomération du Grand nord de Mayotte (CAGNM) et le conseil départemental de Mayotte. Elle se déroulera de 8 h 30 à 14h au siège de la CAGNM à Bouyouni.
L’événement a pour but d’accompagner les entreprises existantes ou en cours de création et de favoriser l’implantation de nouvelles activités économiques grâce à l’entrepreneuriat populaire. Il offre également l’opportunité de découvrir des talents issus de la population du nord. L’installation de nouvelles entreprises, le soutien à l’agriculture locale, et le renforcement de la pêche et des activités aquacoles sont des enjeux majeurs pour la communauté d’agglomération du Grand nord.
Cette septième édition réunira des structures d’accompagnement à la création d’entreprises et des acteurs des filières économiques. L’objectif est d’informer et de sensibiliser les porteurs de projets ainsi que les entreprises existantes sur les démarches administratives et les aides financières disponibles. L’événement vise également à rassurer et motiver les porteurs de projets, tout en favorisant les échanges avec les acteurs économiques.
La communauté d’agglomération du Grand nord tiendra un espace d’information dédié aux projets futurs. Il a pour but d’informer les acteurs sur les différentes opportunités offertes par le territoire du Grand nord, en particulier pour faire de cette région une destination touristique et de loisirs incontournable.
La semaine dernière avait lieu la remise des prix du jeu concours « Vivez les Jeux olympiques Paris 2024 avec Orange ». A Mayotte, le bulletin d’Abdallah, habitant de Mamoudzou a été tiré au sort. Une belle surprise pour ce technicien en audiovisuel : « Je ne m’y attendais tellement pas ! J’ai fait mes études à Marseille mais ça fait très longtemps que je ne suis pas allé à Paris. J’ai pratiqué pas mal de disciplines sportives tels que foot, basket et volley et assister aux épreuves des jeux de Paris 2024 m’enchante, j’irai accompagné de mon cousin », a-t-il souligné.
Abadallah a remporté un voyage pour deux personnes et des billets pour assister à des épreuves à médailles.