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Le Département tente d’éteindre la polémique au sujet de ses appels d’offres

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Sur les réseaux sociaux et dans les médias, le conseil départemental de Mayotte est raillé après la publication en novembre d’appels d’offres concernant une vedette et la résidence du président du conseil départemental de Mayotte, Ben Issa Ousseni. La collectivité s’en justifie dans un communiqué envoyé mardi soir à la presse.

« Acquisition d’une vedette pour le président du conseil départemental de Mayotte » et « Mission de maîtrise d’œuvre pour la construction de la résidence Sarahangué », les deux titres des appels d’offres récemment diffusés passent mal, surtout pour un conseil départemental de Mayotte en proie aux difficultés financières. Ben Issa Ousseni, président de la collectivité depuis 2021, se retrouve forcément au centre des critiques. Et il faut dire que les intitulés sont des plus cocasses. « Dans sa stratégie de réduction de ses coûts de fonctionnement, le département de Mayotte souhaite se doter d’une Maison départementale avec toutes les commodités modernes. Se voulant être exemplaire en termes d’empreinte carbone, le projet sera composé d’un logement du président de la collectivité et d’une deuxième bâtisse de réception distincte de la précédente où il pourra recevoir des officiels, éventuellement provenant de l’extérieur », indique par exemple le marché dédié à la résidence. Voyant l’incendie couvé ces dernières semaines, le conseil départemental a transmis un communiqué ce mardi en vue de l’éteindre. « Les élus départementaux ont demandé le réaménagement d’un site relevant du parc immobilier du Département, site qui abrite déjà un logement occupé par le Président du Conseil départemental. Cette décision politique, qui a pour objectif de loger l’Exécutif et ses successeurs, a, en effet, été adoptée par l’organe délibéran», se défend le CD, citant l’encadrement juridique du code général des collectivités territoriales. Ainsi, on apprend que Ben Issa Ousseni, conseiller départemental du canton de Tsingoni et vice-président en charge des finances lors de la précédente mandature, s’est installé dans une résidence du Département à Mamoudzou pour exercer ses fonctions, mais que « l’actuel logement ne répond pas aux besoins protocolaires d’un exécutif d’un Département-Région : impossibilité d’accueillir les convives dans des conditions dignes, état de délabrement du logement et de ses abords, exiguïté du lieu ne permettant pas un accueil de convives, etc ». Sans préciser le coût de « cette valorisation », le Département l’estime moins coûteuse qu’une indemnité de logement qui peut être octroyée…« par délibération » et « dans la limite des indemnités journalières allouées à cet effet aux fonctionnaires de l’État, en raison des frais qu’il a engagés pour être présent au chef-lieu du département pour assurer la gestion des affaires départementales ».

« Des commentateurs mal intentionnés »

Pour la vedette, il nous a été rapporté qu’il en existe déjà une appartenant à la collectivité, mais qu’elle serait « inutilisable » et donc que le Département préférerait du neuf. « L’idée de cette acquisition n’est pas nouvelle, c’est au lendemain de son élection que notre président se rendant à un évènement à la préfecture à Dzaoudzi, s’est demandé pourquoi le département ne disposerait pas d’un véhicule semblable à celui du délégué du gouvernement qu’il avait emprunté… », pense savoir un habitué du cabinet sous couvert de l’anonymat. D’autres voix dans l’entourage de Ben Issa Ousséni s’étonnent que l’on puisse s’attarder sur un tel détail rappelant que de tout temps, le Département a disposé d’un engin de ce type pour s’assurer du transport en temps et en heure des élus, soit pour des rendez-vous professionnels, notamment chez le préfet, à la télévision (du temps où Mayotte La 1ère était située à Pamandzi) ou pour aller prendre l’avion. « C’est à se demander si ces commentateurs mal intentionnés n’ont rien d’autre à faire qu’à chercher la petite bête là où il n’y en a pas », fait remarquer une autre voix proche du cabinet du président « BIO », par ailleurs à la tête de la direction des transports maritimes (ex-STM) et de ce fait prioritaire dans le fonctionnement des barges. Le même homme bien placé rajoute : « pourquoi trouvent-ils normal que le préfet de Mayotte puisse recourir à un tel moyen de locomotion entre les deux îles et pas le chef de l’exécutif de ce territoire ? »

« Un usage sécuritaire »

Dans son communiqué envoyé mardi, il est indiqué que l’engin (pourtant désigné comme « la vedette pour le président du conseil départemental de Mayotte ») « est principalement destiné à un usage de la direction des transports maritimes (ex-STM) du Département, aux fins d’effectuer du secours maritime, en cas de difficulté rencontrée par les barges et amphidromes. Cette acquisition est également une des conditions qui permettra de lever les suspensions de la licence de navigation du STM. Hors de cet usage sécuritaire, la vedette sera mise à disposition des élus départementaux, dans le cadre institutionnel, à un moment où les concernés seront tenus de se déplacer, soit entre la Grande-Terre et la Petite-Terre, soit du Nord au Sud, et inversement ».

Notre source au Département insiste sur le fait que cette démarche est bien antérieure à la prise de fonctions de Ben Issa Ousseni et confirme qu’elle s’explique en grande partie par les déboires ayant pour conséquences le retrait du permis de naviguer des barges. Est-ce une raison suffisante pour passer la tempête sur les réseaux sociaux ? Rien n’est moins sûr.

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