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Tribune : « Nous demandons la libération immédiate du stade de Cavani »

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C’est une idée on ne peut plus originale qui a émergé dans la tête d’un amoureux des danses traditionnelles locales. Mansour Ramia est à l’origine de Moovafrica, un programme de sport basé sur les danses de chez nous. Le concept est adopté à l’international par des centaines de milliers de personnes. Aujourd’hui, le fondateur a besoin de passer à l’étape supérieure, mais le parcours n’est pas de tout repos.

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Novice en politique, la benjamine de 27 ans du nouveau conseil municipal de Mamoudzou, membre de la majorité, ne veut pas faire de la figuration au cours des six prochaines années. Au contraire, elle compte bien jouer des coudes pour se faire entendre et défendre ses dossiers avec hargne. Portrait d’une enfant de M’Tsapéré, prédestinée à un tel engagement. 

Discorde à la mairie de Mamoudzou

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Julien Kerdoncuf, sous-préfet à Mayotte en charge de la lutte contre l’immigration clandestine : “Nous n’avons pas constaté d’arrivées de kwassas liés au Covid”

Alors que l’épidémie de Covid-19 continue sa propagation à Mayotte et que le flou règne sur la situation sanitaire en Union des Comores, la LIC se poursuit, d’ailleurs amplifiée pour limiter l’impact que pourrait avoir l’importation de nouveaux cas sur le territoire. Pour autant, après une baisse, les arrivées de kwassas tendent à reprendre depuis quelques jours, sans qu’elles ne soient a priori imputables au Covid-19. Le point avec Julien Kerdoncuf, sous-préfet délégué à la lutte contre l’immigration clandestine. 

Devenu lieu de squat pour des centaines de migrants originaires d’Afrique des Grands lacs, le stade de Cavani figure parmi les équipements sportifs du Département de Mayotte qui sont loin du niveau attendu. Zouhourya Mouayad Ben, vice-présidente du Département en charge de la culture et du sport, demande à la ministre des Sports, Amélie Oueda-Castéra, d’intervenir dans ce dossier, d’aider la collectivité à se structurer en termes d’équipement et de soutenir l’île dans l’organisation des Jeux des îles de l’océan Indien.

« Mayotte est le territoire de tous les défis que doit relever notre modèle républicain avec les leviers de l’olympisme. Ces défis, s’ils ne sont pas pris en considération, se transforment sous nos yeux en remparts et dégénèrent en crise sociale. Peu après, les symptômes des crises graves font les unes des journaux et des réseaux sociaux et viennent alimenter les préjugés et les idées reçues péjoratives. Le premier défi qui influence les autres est l’enjeu démographique : de 2011 à 2023, les Mahorais, population caractérisée par 70% de moins de 20 ans, sont devenus minoritaires sur leur propre territoire. Grace à notre modèle républicain qui met en avant la laïcité, la scolarité et la santé obligatoire. Les jeunesses des nations de l’océan Indien, Comores et Madagascar à l’Est d’une part, et d’autre part, de l’Afrique : Congo, Rwanda, Burundi, Somalie et Djibouti, sont venus saturées nos services publics. En 2012, 212.645 habitants, en 2017, on en comptait 256.518. Au 1er janvier 2023, la population de Mayotte est estimée à 310.000 personnes. De 2012 à 2017, la croissance de la population est particulièrement dynamique (+3,8 % par an en moyenne).

Dans les services bien informés comme la gendarmerie, un constat se dégage pour considérer que ce chiffre est sous-évalué car l’immigration clandestine a pris des proportions incontrôlées. Je souhaite attirer votre attention sur la crise que connaît notre territoire depuis plusieurs années. Je suis moi-même enseignante dans le primaire et je suis témoin de l’immigration clandestine qui est la source majeure qui alimente les flux de population très jeunes qui sont entassé dans les écoles dans des conditions très précaires alors qu’ils n’ont pas acquis les apprentissages fondamentaux. Tous les voyants sont au rouge à Mayotte ! Ces phénomènes provoquent des réactions existentielles de la part des mahorais qui sont indexés par certaines associations « droit-de-l’hommistes », qui intimident et traînent les Mahorais devant les tribunaux médiatiques et judiciaires au motif qu’ils seraient xénophobes. Les Mahorais sont plutôt réputés pour leur qualité d’accueil, et ils n’ont jamais détesté les étrangers. Le constat est brutal : la situation n’est plus tenable avec la pression des flux d’immigration qui a semé le chaos. Avec des écoles bondées et saturées, l’obligation de scolarisation est mise en échec. Tous les services publics de la préfecture, de la santé et de sport et culture, les dispensaires, les services fiscaux, les villages, les champs de cultures sont pris d’assaut. La violence qui prend de plus en plus d’ampleur. Les bandes armées font de tous les espaces de rencontres sociales des zones de violences et d’agression. Les Mahorais quittent le territoire terrorisés par les violences et le chaos. Pour vous dire que la situation est très critique sur notre territoire.

« Tous les voyants sont au rouge »

Face à ce diagnostic, je pense et je suis convaincue qu’il existe des solutions pour construire le vivre ensemble républicain. Chacun à son niveau détient une partie de la solution au problème pour éradiquer les violences et les incivilités, pour faire rayonner les idéaux de l’olympisme dans le territoire de Mayotte. Tous les voyants sont rouges et nous avons besoin de toutes les bonnes volontés. Nos besoins en équipements sportifs ont été recensés et communiqués à toutes les instances. Je vous renvoie au Schéma départemental du sport, au Projet sportif territorial, au rapport sénatorial, documents bien claires qui sont unanimes sur les priorités et les chiffrages des besoins de notre territoire dans ce domaine. Au final, sans négliger quelques équipements structurants bien distribués dans l’ensemble du territoire pour tenir compte de la dynamique sportive, le conseil départemental de Mayotte a toujours accompagné les projets de proximités portés par les communes ou les intercommunalités. Le Département compte poursuivre dans cette lancée en plus de ses propres projets (rénovation et nouveaux équipements).

En outre, le Département, à l’instar de plusieurs autres collectivités, s’est entouré de toutes les compétences en matière d’ingénierie et de l’économie de la construction pour relever les défis. Cependant, à cause de la violence, les entreprises et les personnes qualifiées hésitent encore à venir travailler chez nous, ils redoutent les conséquences néfastes des violences entretenues. Je souhaite rappeler que le Département dispose d’un contrat de plan en matière de formation professionnelles incluant non seulement la valorisation et l’accompagnement des jeunes talents sportifs, mais également la prise en compte du tutorat scolaire des jeunes en difficultés en partenariat avec la politique de la ville. Plusieurs promotions de jeunes sont formées dans les domaines de l’animation et du sport. Je ne peux clôturer mon propos sans évoquer les Jeux des îles de l’océan Indien, un rendez-vous majeur pour notre jeunesse. Tout le monde ici est parfaitement au courant des discriminations dont notre territoire a été victime lors des précédents Jeux : interdiction faite aux athlètes mahorais de hisser le drapeau français et de chanter l’hymne nationale, irrégularités dans les Jeux pour disqualifier des athlètes mahorais dont j’ai été moi-même témoin. Malgré et peut-être à cause de ces mascarades, la volonté des élus de Mayotte d’organiser les Jeux des îles reste intacte. Mais qu’on le sache bien, nous n’accepterons pas les discriminations ni les maltraitances. Enfin, le Département étudie le projet d’organisation d’un salon des sports et de la culture à Mayotte, qui rassemblerait l’ensemble des nations de l’ouest de l’océan Indien. C’est à la fois un événement sportif, culturel et festif qui aurait comme objectif la mise en valeur des idéaux de l’Olympisme dans notre sous-région.

Madame la ministre des Sports, Amélie Oueda-Castéra, nous demandons la libération immédiate du stade de Cavani, occupé par des immigrés depuis le mois de mai. Le Département, propriétaire du site, a saisi la préfecture à plusieurs reprises, sans aucune réaction de la part du préfet de Mayotte. Nous sommes en attente d’une plainte déposée par notre avocat afin de pouvoir continuer les travaux du stade.3

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Mayotte Hebdo n°1078

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