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Les agents de la mairie de Mamoudzou font bloc face à l’insécurité

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Le chiffre est l’un des plus parlants pour décrire la situation de Mayotte. Régulièrement employé, il va désormais changer. La part de la population vivant sous le seuil de pauvreté national passe en effet de 84% à 77%. Une baisse qui ne doit pas masquer une autre réalité : les inégalités de vie se sont creusées.

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« Je resterai ici jusqu’à ce que le camp soit levé. » Le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, a réuni ce mercredi une centaine d’agents de la ville pour protester contre l’insécurité et l’installation durable de migrants d’Afrique continentale au stade de Cavani. La mobilisation sera reconduite.

Ils étaient une petite centaine, sur le parking du stade Cavani, à Mamoudzou, à prendre part à un sit-in, ce mercredi 6 décembre. A l’appel du maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, ces agents de la municipalité rejoignent une mobilisation massive pour protester contre les « violences du quotidien ». « Nous sommes nombreux à avoir été touchés directement ou indirectement par le fléau de la violence », estime le premier magistrat de la ville. Chaque jour, de 8h à 12h, les agents sont invités à se rassembler sous des barnums pour protester contre ce qui était décrit ce matin comme « une horreur au quotidien ». Ce mouvement d’indignation est initié 48 heures avant l’arrivée d’Élisabeth Borne, la Première ministre, sur l’île.

« Il va falloir multiplier les psychologues »

La représentante du gouvernement aura sans doute à répondre aux préoccupations des Mahorais en termes de sécurité. Pour Ambdilwahedou Soumaïla, les prochaines générations s’exposent aujourd’hui à des « traumatismes » durables en raison des actes violents perpétrés à Mayotte. Bus caillassés, voitures incendiées, établissements scolaires bloqués… « Il va falloir multiplier les psychologues sur le territoire parce que nos enfants auront gardé les séquelles de ces traumatismes » déplore le maire.

Le lieu de la mobilisation est choisi : une soixantaine de demandeurs d’asile vit actuellement aux abords du stade. « Je resterai ici jusqu’à ce camp soit levé. Nous le devons à nos concitoyens et à notre territoire » avertit le maire de Mamoudzou. La semaine dernière, le Département de Mayotte, propriétaire du complexe sportif, a déposé un recours en référé afin que les occupants illégaux soient expulsés. La mesure est compliquée à mettre en place puisque la préfecture de Mayotte peine à la fois à trouver des hébergements pour ceux obtenant le statut de réfugiés et également à trouver des accords avec les pays d’origine des ressortissants du continent africain.

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