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Deux rendez-vous ouverts au public à l’Université de Mayotte en mars

Deux rendez-vous ouverts au public à l’Université de Mayotte en mars

L’Université de Mayotte organise deux événements ouverts au public universitaire au cours du mois de mars 2026, mêlant réflexion scientifique et proposition culturelle.

Le premier rendez-vous aura lieu vendredi 13 mars à 12h30, en salle polyvalente, avec une conférence de Morgane Rosier intitulée « Qui est responsable ? L’impact des perceptions sur l’efficacité de la gestion des risques liés aux aléas naturels à La Réunion et à Mayotte ». L’intervention abordera la perception des risques, l’efficacité des réponses face aux catastrophes récentes, l’intensification des aléas naturels liée au changement climatique ainsi que la vulnérabilité particulière des territoires insulaires. Un échange avec le public est prévu à l’issue de la conférence.

Le second temps fort se tiendra vendredi 20 mars à 12h, à l’auditorium, avec le spectacle « Zin-Zin » – Les Contes Calumets. Le conteur Fano proposera une performance mêlant contes et percussions de l’océan Indien, notamment de La Réunion et de Madagascar. Cet événement culturel, organisé en coordination avec l’association Hippocampus, est offert aux étudiants et aux personnels dans la limite des places disponibles.

À travers ces deux rendez-vous, l’Université de Mayotte entend promouvoir à la fois le débat scientifique sur les enjeux contemporains du territoire et l’ouverture culturelle à l’échelle régionale.

Les inscriptions aux concours territoriaux désormais 100 % en ligne

Les inscriptions aux concours territoriaux désormais 100 % en ligne

Le Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale de Mayotte (CDG976) annonce une évolution des modalités d’inscription aux concours et examens professionnels. Désormais, les candidats devront effectuer leurs démarches via la plateforme nationale « Concours Territorial ». Cette nouvelle procédure entre en vigueur avec le concours d’attaché territorial ; session 2026, dont les préinscriptions sont ouvertes du 10 mars au 15 avril 2026. Les candidats doivent créer un compte en ligne, remplir le formulaire et déposer l’ensemble des pièces justificatives directement sur leur espace personnel. La procédure est désormais entièrement dématérialisée, de la préinscription au dépôt du dossier complet. Cette évolution vise à moderniser les démarches, faciliter l’accès aux concours et garantir un traitement plus rapide et sécurisé des candidatures.

Plusieurs établissements scolaires perturbés à cause des fortes pluies

Plusieurs établissements scolaires perturbés à cause des fortes pluies

À la suite des fortes précipitations survenues mercredi matin à Mamoudzou, Koungou et en Petite-Terre, une cellule de crise a été activée au rectorat en lien avec la préfecture afin d’évaluer la situation et d’assurer la sécurité des élèves et du personnel.

Les pluies ont particulièrement touché plusieurs écoles des circonscriptions de Koungou Nord et Sud et de Mamoudzou Sud, ainsi que les collèges K1, K2 et Doujani. Dans le premier degré, certains élèves ont été évacués en coordination avec les mairies.

Au collège K2, des infiltrations d’eau et de boue ont rendu plusieurs salles inutilisables, entraînant la suspension des cours et l’évacuation des élèves. Jeudi, l’établissement n’accueillera que les élèves de 6e et de 3e, le temps d’évaluer les dégâts et de remettre les locaux en état. Le rectorat indique suivre la situation avec vigilance.

Déchèteries mobiles en mars en Petite-Terre

Déchèteries mobiles en mars en Petite-Terre

La Communauté de Communes de Petite-Terre organise deux déchèteries mobiles pour faciliter le dépôt de certains déchets encombrants. Elles auront lieu le 14 mars, de 7 h à 12 h, place de la Grande Mosquée du Vendredi à Pamandzi, puis le 28 mars, de 7 h à 12 h, rue du Marché à Dzaoudzi-Labattoir. Seront acceptés meubles et encombrants, appareils électroniques et électroménagers, métaux, ferrailles et déchets verts. Les verres, cartons, papiers, emballages recyclables et bouteilles plastiques doivent être déposés dans les bacs de tri habituels. Les gravats et déchets inertes doivent être déposés au site ETPC de Pamandzi, rue Mangafoutet. La CCPT rappelle l’importance d’utiliser ces services pour éviter les dépôts sauvages.

Pêche : des ressources encore mal connues des Mahorais

Pêche : des ressources encore mal connues des Mahorais

Chaque année, les scientifiques de l’Ifremer évaluent l’état des populations de poissons exploitées par la pêche française. L’édition 2025, qui inclut pour la première fois une analyse détaillée des départements d’outre-mer, met en lumière une situation contrastée selon les territoires et les espèces.

Globalement, les résultats montrent que dans les pêcheries côtières ultramarines, un peu plus de la moitié des captures provient de populations qui ne sont pas considérées comme surpêchées. En 2024, 52 % des débarquements côtiers dans les outre-mer proviennent de stocks exploités à un niveau durable, un chiffre comparable à celui observé en métropole. Cependant, cette moyenne masque des réalités très différentes d’un territoire à l’autre. À Mayotte, 13% des poissons exploités dans les pêcheries côtières sont surpêchés et dégradés, c’est le cas par exemple du Marlin bleu, du Thazard rayé, des Maquereaux des Indes et des Balistes. Parmi les 8% de poissons surpêchés, on compte les Vivaneaux rouillés. Pour favoriser leur reproduction, la Dealm peut décider de limiter la pêche de certaines espèces, non sans l’aval de l’Hexagone et de l’Europe.

Un enjeu majeur pour l’avenir du lagon mahorais

Pour les scientifiques, l’enjeu dépasse la seule question de la pêche. Les ressources halieutiques de Mayotte dépendent aussi de la bonne santé des écosystèmes marins, notamment du lagon et des récifs coralliens, qui servent d’abri et de nurserie à de nombreuses espèces. Les problèmes actuels d’envasement et de pollution du lagon par la terre et les eaux usées perturbent la reproduction des poissons. La gestion durable de la pêche dans le département passe donc par une meilleure connaissance des populations de poissons, mais aussi par la préservation de ces habitats fragiles. Ces différences d’une région d’outre-mer à l’autre s’expliquent par plusieurs facteurs : la diversité des écosystèmes, les techniques de pêche utilisées, l’intensité de l’activité halieutique ou encore la disponibilité des données scientifiques. Les scientifiques soulignent également que de nombreuses espèces tropicales restent difficiles à évaluer pour notamment adapter la taille minimale de capture.

Vers une meilleure connaissance scientifique

Plusieurs projets ont été menés à Mayotte pour améliorer les connaissances sur le cycle de vie des populations de poissons commerciaux, tel que le projet Demerstock lancé par le Parc Naturel Marin de Mayotte et le bureau d’étude Ocea Consult’ avec l’appui de l’Université de Mayotte. Ce projet a permis d’acquérir des données biologiques sur six espèces indispensables pour statuer sur l’état des populations tels que les tailles, poids et les stades de maturité.

Pêche : des ressources encore mal connues des Mahorais

« Cette étude participe à la connaissance halieutique nécessaire pour soutenir la pêche artisanale mahoraise. L’effort financier et scientifique devra être poursuivi pour atteindre la connaissance de l’état des populations de 40% des espèces exploitées à Mayotte, comme demandé par l’Union européenne », précise le Parc Marin sur son site. Un autre projet mené sur l’étude de certains crustacés comme la langouste vient de s’achever. L’Université de Mayotte en partenariat avec le Parc Naturel Marin et l’OFB ont permis de récolter des données inconnues à ce jour, Mayotte ne possédant pas de filière professionnelle de la pêche à la langouste. Des scientifiques ont donc récemment répertorié 1160 individus de langoustes : « c’est difficile de dire si c’est peu ou beaucoup, par contre ce qui est clair et étonnant c’est la faible proportion d’adultes dans la population. Les anciens pêcheurs que j’ai rencontré m’ont dit qu’il y en avait beaucoup plus il y a une vingtaine d’années », précise Dimitri Theuerkauff, ingénieur de recherches. L’étude a notamment porté sur le suivi des périodes de reproduction et de maturité sexuelle selon un cycle lunaire réalisé sur différents sites du lagon. 630 langoustes ont été photo-identifiées puis mesurées pour évaluer les critères de maturité (présence d’oeufs, de spermatophore, etc). Elles ont ensuite été relâchées au même endroit que leur capture. Sur son site, le Parc Marin rappelle les règles de pêches en vigueur : « Du 1er novembre au 31 mars, la pêche, la vente, l’achat et la détention des langoustes, cigales de mer et crabes de mangrove est interdite à Mayotte par arrêté préfectoral (…), cette période de répit permet aux crustacés de notre île de se reproduire et d’enrichir le lagon pour les saisons à venir. Pour la préservation de nos ressources alimentaires ». Seulement, sur les réseaux sociaux, des ventes illégales de langoustes fraîchement pêchées s’organisent pendant cette période de réserve. Sur des groupes Facebook, on peut trouver des « Langoustes à 25€ le kg, à Kaweni ».  

Une pression persistante sur les ressources marines

À l’échelle nationale, les résultats du bilan montrent que la situation s’est améliorée sur le long terme, même si elle reste fragile. En 2024, environ 50 % des volumes de poissons débarqués en France proviennent de populations exploitées durablement, un niveau en légère progression par rapport à l’année précédente. Malgré cette amélioration, les scientifiques rappellent que certaines populations restent fragiles ou surexploitées, et que l’objectif européen de 100 % de stocks pêchés à un niveau durable est encore loin d’être atteint.

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La météo sous haute surveillance face à un ballet de perturbations naissantes

La météo sous haute surveillance face à un ballet de perturbations naissantes

Alors que la saison cyclonique 2025-2026 continue de tenir les météorologues en alerte, le Sud-Ouest de l’océan Indien connaît cette semaine une activité atmosphérique particulièrement agitée. Quatre zones de convection jugées suspectes font actuellement l’objet d’une surveillance rapprochée par les spécialistes. Si aucune menace immédiate n’est confirmée pour les terres habitées, la multiplication de ces signaux météorologiques rappelle combien l’équilibre de la région reste fragile.

Depuis mardi soir, les centres de prévision scrutent attentivement l’évolution de plusieurs anomalies convectives. Ces zones, caractérisées par des mouvements ascendants d’air chaud et humide, constituent souvent les premières étapes de la formation de systèmes tropicaux.

Dans l’ensemble du bassin, les scientifiques multiplient les analyses satellitaires et les modélisations afin de déterminer si ces perturbations pourraient évoluer vers des tempêtes tropicales. Un travail discret mais essentiel, mené quotidiennement par les équipes de prévision, dont dépend en grande partie l’anticipation des risques pour les populations insulaires et côtières.

Cette vigilance est d’autant plus importante que la saison cyclonique actuelle s’est révélée particulièrement active, obligeant les services météorologiques de la région à maintenir un niveau d’attention élevé depuis plusieurs mois.

Une première zone au nord des Mascareignes

La première zone surveillée se situe à proximité d’Agaléga, loin au nord de l’archipel des Mascareignes. Les projections indiquent qu’un système dépressionnaire pourrait progressivement s’organiser dans cette région à partir de la fin de semaine.

Le risque de formation d’une tempête tropicale y est pour l’instant évalué comme faible entre vendredi et samedi, mais pourrait devenir modéré par la suite. Malgré cette évolution possible, les spécialistes estiment qu’un tel système resterait éloigné des zones densément peuplées dans les prochains jours. Seules les îles d’Agaléga ou de Saint-Brandon pourraient se trouver à proximité du phénomène.

Une seconde circulation en formation vers les Chagos

Plus à l’est, au large du sud-ouest de l’archipel des Chagos, une autre circulation dépressionnaire attire également l’attention des prévisionnistes. Les conditions atmosphériques y restent toutefois peu favorables à une intensification rapide.

Selon les premières analyses, la probabilité que ce système évolue en tempête tropicale demeure très faible à partir du week-end. Néanmoins, les météorologues continuent d’en suivre l’évolution afin de détecter tout changement dans la dynamique de l’atmosphère.

Le canal du Mozambique également concerné

Dans le canal du Mozambique, une circulation dépressionnaire s’est développée à proximité des côtes du Mozambique, près de la province de Nampula. Là encore, les probabilités d’intensification restent limitées.

Le risque de formation d’une tempête tropicale est actuellement considéré comme très faible pour les prochains jours, avant de devenir légèrement plus élevé à partir de samedi. Même si la probabilité reste modeste, cette zone est surveillée avec attention en raison de sa proximité relative avec le littoral africain.

Une dernière perturbation venue de l’est du bassin

Enfin, un faible système dépressionnaire issu de la zone de responsabilité australienne devrait pénétrer dans l’extrémité orientale du bassin sud-ouest de l’océan Indien d’ici la fin de semaine.

Là encore, les modèles prévoient une probabilité très faible d’intensification en tempête tropicale à partir du week-end. Mais dans un contexte météorologique particulièrement dynamique, chaque perturbation fait l’objet d’un suivi précis.

Un travail de veille permanent

Si ces quatre systèmes présentent pour l’instant des risques limités, leur simultanéité illustre la forte activité convective qui caractérise actuellement la région. Pour les météorologues, la mission consiste à détecter le plus tôt possible toute évolution susceptible de transformer une simple perturbation en phénomène potentiellement dangereux.

Dans les centres de prévision du bassin, l’observation de ces « zones suspectes » fait partie d’un travail de fourmi quotidien. La majorité de ces systèmes disparaissent avant d’atteindre un stade significatif. Mais certains, parfois en quelques heures seulement, peuvent se structurer et devenir de véritables menaces.

Dans un espace océanique immense, où les îles et les littoraux sont particulièrement exposés aux aléas climatiques, cette vigilance permanente reste l’un des principaux remparts face aux colères de l’océan Indien.

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Elections municipales Pamandzi : l’éducation, la jeunesse et le vivre ensemble au cœur d’une campagne haut en couleur

Elections municipales Pamandzi : l’éducation, la jeunesse et le vivre ensemble au cœur d’une campagne haut en couleur

Commune de moins de 12 000 habitants situés à l’Est de Mayotte sur la Petite-Terre, Pamandzi est la vitrine du département pour ceux qui arrivent par avion. Pour ces municipales 2026, ce sont 11 listes qui vont s’affronter dans les urnes à partir de dimanche pour essayer d’accéder aux commandes de la deuxième ville de Petite-Terre. La jeunesse et l’éducation s’invitent au cœur des enjeux électoraux, talonnés par le développement économique et touristique. Il y a aussi l’amélioration de l’habitat, la lutte contre l’insécurité et la reconquête du vivre ensemble. 

Siti Ali Mdahoma ambitionne de refonder l’administration communale en réconciliant les élus et le personnel quelque peu découragé durant la mandature sortante.

Siti Ali Mdahoma

Liste MDM

Flash Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?

Siti Ali Mdahoma : J’ai un lien profond avec Pamandzi. Je suis née à Pamandzi, J’ai grandi à Pamandzi, j’ai toujours vécu à Pamandzi. Je suis dans le milieu associatif, auprès des femmes, des personnes âgées, auprès de toute la population de Pamandzi. C’est un lien social et familial, de proximité, d’écoute et d’action.

F.I : Selon-vous quelle est la problématique centrale de la commune actuellement ?

S.A.M : La problématique centrale aujourd’hui à Pamandzi c’est la fragilité de fonctionnement de l’administration communale qui a des conséquences directes sur la qualité des services rendus aux habitants. Durant la mandature qui se termine, nous avons malheureusement assisté à une véritable fuite de compétences. Plusieurs agents expérimentés ont quitté la commune, certains ont été remerciés sans justifications claires, d’autres ont préféré partir parce qu’ils ne se reconnaissaient plus dans le climat de travail. Aujourd’hui, des postes essentiels ne sont plus pourvus, la commune n’a plus de DGS ni de DST, pour piloter les projets et suivre les travaux. Il n’y a pas non plus de directeur de la culture. A cela s’ajoute aussi une rupture de dialogue sociale depuis le début de la mandature. A ce jour, la priorité est claire pour moi : reconstruire une administration solide, rétablir la confiance avec les agents municipaux et redonner à la commune les compétences nécessaires pour répondre efficacement aux besoins des habitants.

F.I : Que pensez-vous pouvoir apporter à la commune ?

S.A.M : Je pense pouvoir apporter avant tout une méthode fondée sur l’écoute, la responsabilité et le travail collectif, en m’appuyant tout simplement sur mon expérience, notamment en tant que vice-présidente du CCAS de Pamandzi. Ce que je peux apporter aujourd’hui, c’est d’abord de la stabilité et de la confiance. Pour moi il est essentiel de reconstruire une administration solide, de rétablir le dialogue avec les agents municipaux et de redonner à chacun les moyens de travailler dans de bonnes conditions. Je souhaite également porter une vision inclusive pour Pamandzi, le développement de notre commune doit concerner tout le monde, les jeunes et les moins jeunes, les familles, les personnes âgées, les entreprises, mais aussi les personnes en situation de handicap. L’insertion et l’accessibilité doivent être pleinement intégrées dans nos politiques publiques afin que chacun puisse trouver sa place et tout simplement participer à la vie de la commune.

F.I : Sur votre potentiel mandature, que pensez-vous pouvoir mettre en dans le un an de votre mandat ?

S.A.M : La première année de mandat sera déterminante pour remettre la commune sur de bonnes bases. C’est pour cela que notre priorité sera de réorganiser d’abord et stabiliser l’administration communale. Il faudra aussi recruter ou repositionner les compétences nécessaires, notamment un DGS et un DST et renforcer les services qui fonctionnent aujourd’hui. Dès notre installation, notre équipe engagera le dialogue social avec les agents municipaux pour écouter leurs doléances, comprendre leurs difficultés et les accompagner notamment par la formation. La première année permettra également de relancer des projets structurants pour l’avenir comme l’aménagement du front de mer, le développement de la maison du numérique et des actions en faveur de la jeunesse. Nous mettrons en place la caisse des écoles afin de mieux accompagner les familles et prévenir les inégalités avec un seul objectif de fonctionnement dès la rentrée scolaire 2027. Nous travaillerons également à l’ouverture d’une épicerie sociale et solidaire pour soutenir les familles les plus fragiles et lutter contre la précarité. Notre objectif est clair, mettre la commune en mouvement, améliorer la vie quotidienne des habitants et redonner confiance aux pamandziennes et pamandziens. 

Arbabiddine Chanfi s’inscrit dans une continuité de l’action conduite par la municipalité sortante. Avec son équipe, il veut parachever les projets entamés par le maire sortant dont il a été l’un des adjoints

Arbabiddine Chanfi

Liste Pamandzi Uni et Solidaire

Flash Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?

C : Je suis très très attaché à ma commune car c’est là que j’ai vu le jour et que j’ai passé toute mon enfance, je dirai que j’ai le sang pamandzien. Je n’ai quitté ma commune que très peu de temps, juste deux années après l’obtention du BAC. C’est ici que j’ai créé ma première entreprise et que je m’y suis marié en 2009, j’y ai eu mes 4 enfants. Je compte rendre à la ville ce qu’elle m’a donné.

F.I : Selon-vous quelle est la problématique centrale de la commune actuellement ?

A.C : Plusieurs mandats se sont succédé depuis 2008, les pamandziens ont perdu peu à peu la confiance qu’ils avaient en leurs élus et en 2020 nous avons hérité d’une situation chaotique. Le pire a été évité grâce à notre abnégation, notre courage mais surtout notre vision pour l’avenir de Pamandzi. Je dirai que c’est la gestion de notre commune qui a été défaillante. Aujourd’hui la vraie problématique reste la gestion de notre commune.

F.I : Que pensez-vous pouvoir apporter à la commune ?  

A.C : Je suis convaincu pouvoir apporter plus de sérénité avec mon équipe. Nous nous sommes fixé la mission de redonner leur dignité aux pamandziens, nous devons travailler en faveur d’un retour du respect mutuel et de la convivialité. Je veux être un maire à l’écoute de mes concitoyens, un maire à la hauteur de leurs attentes. J’ai déjà été Président d’une association de football, d’une association socio-éducative et culturelle mais j’ai également été entrepreneur. J’ai le sens des responsabilités.

F.I : Sur votre potentiel mandature, que pensez-vous pouvoir mettre en dans le un an de votre mandat ?

C : Si nous sommes élus, notre équipe a prévu de prioriser 3 axes, la gouvernance et l’éducation, le développement économique et social, la sécurité. Nous allons également maintenir les finances en équilibre. Autre priorité absolue pour nous, la construction de l’école Pamandzi 2. Nous estimons que nos enfants méritent un meilleur enseignement, c’est pour cela que nous allons réhabiliter l’école Pamandzi 1 pour la transformer en crèche municipale. Les travaux vont démarrer sous peu. Nous allons ouvrir les réfectoires des écoles Pamandzi 3, 4 et 5 qui seront opérationnels dès que nous auront validé le choix du prestataire qui va livrer les repas. Nous allons renforcer le CCAS pour pouvoir mener des actions d’accompagnement des plus nécessiteux. Nous avons également prévu des ateliers et chantiers d’insertion pour insérer notre jeunesse et mettre en place une régie de quartier afin de lutter contre l’oisiveté. L’accès à une activité rémunératrice est très important pour nous jeunes et cette régie est un moyen pour les accompagner et favoriser leur insertion. Nous avons entamé des travaux de voirie durant l’actuelle mandature qu’il nous faut terminer prochainement dans tous les quartiers afin de les rendre praticables par les camions du SIDEVAM pour le ramassage des ordures ménagères et pour la desserte des taxis. Pour l’épanouissement de notre jeunesse, nous allons mettre à disposition plusieurs outils, à commencer par l’AJP en fin de travaux qui sera bientôt livrée aux sportifs. Des travaux d’aménagement autour de la place Congrès vont également démarrer, ils ont un caractère intergénérationnel à travers des installions sportifs et ludiques pour les plus jeunes, des tobogans, un mini-stade, des mini-plaquettes de baskets et de football, des tables aménagées pour les jeux de société en faveur des adultes et un parcours Ninja.

Pour son baptême du feu en politique, Dayane Nourdine est le plus jeunes des 11 candidats qui se disputent les manettes de la commune de Pamandzi.

Dayane Nourdine

Lliste Pamandzi Oyé

Flash Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?

Dayane Nourdine : Je suis un fils de Pamandzi, je suis un parent, un habitant qui vit au quotidien les problématiques des administrés de Pamandzi.

F.I : Selon-vous quelle est la problématique centrale de la commune actuellement ? 

D.N : Pour moi, je dirai que c’est le vivre ensemble qui est vraiment problématique. Les mandatures précédentes n’ont rien fait pour doter les pamandziens d’endroits pour échanger. Même le club sportif qui excellait à l’époque n’existe plus en raison d’un manque de suivi et d’accompagnement. Nous disposons de pas mal d’associations socio-culturelles ont été laissées pour compte, aujourd’hui la ville est devenue un lieu sans activités culturelles et le vivre ensemble n’existe plus.

F.I : Que pensez-vous pouvoir apporter à la commune ?

D.N : Notre équipe Pamandzi Oyé souhaite apporter un meilleur cadre de vie, une meilleure communication pour favoriser le vivre ensemble au quotidien, relancer les activités sportives, éduquer nos enfants, réactiver les associations qui sont là prêtes à se mettre au travail pour encadrer nos enfants et permettre à chacun d’entre eux de bénéficier d’un enseignement digne de ce nom. Pour rester dans ce domaine, nos écoles sont à moderniser, permettre à nos bambins de s’assoir sur de vrais sièges et non plus trois lattes de bois. Nous tenons à créer une crèche municipale dont l’absence actuellement se fait fortement ressentir dans la commune, de même qu’une cantine scolaire. Si nous sommes élus, nous allons mettre un terme à ces rythmes scolaires infernaux qui imposent aux parents de déposer leurs enfants à 8 heures pour les récupérer à 10 heures 30 avant de les ramener à nouveau à 12 heures 30 sous un soleil de plomb.  Ce bannissement des rythmes scolaires fait l’objet d’un volet spécial dans notre programme politique. Nous prévoyons aussi de donner une chance aux talents des jeunes pamandziens dans toutes les disciplines sportives, culturelles et leur donner l’envie de vouloir continuer à faire et donner corps à leurs rêves.

F.I : Sur votre potentiel mandature, que pensez-vous pouvoir mettre en dans le un an de votre mandat ?

D.N : Nous commencerons par redresser les finances communales, aller chercher les subventions et les partenaires, donner envie aux entreprises de venir s’installer à Pamandzi, ne plus couper l’herbe sous les pieds des porteurs de projets. Cela signifie investir sur un plan pluriannuel d’investissement qui est indispensable pour sortir Pamandzi du bourbier dans lequel, elle se trouve plongée depuis trop longtemps.

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Élections municipales 2026 à Dzaoudzi-Labattoir : comment bâtir et loger une population croissante alors que le foncier fait défaut ?

Élections municipales 2026 à Dzaoudzi-Labattoir : comment bâtir et loger une population croissante alors que le foncier fait défaut ?

Ville historique à plus d’un titre, Dzaoudzi-Labattoir a longtemps été le siège du pouvoir à Mayotte. Citadelle royale au temps des sultans batailleurs, haut lieu du pouvoir colonial depuis 1841, d’abord pour Madagascar et dépendances, puis pour le territoire d’outre-mer des Comores (TOM), et enfin pour la collectivité territoriale de Mayotte au début des années 1980, avant de passer le relais à Mamoudzou. Sa population est estimée à près de 20 000 habitants lors du dernier recensement. Quatre listes briguent la mairie de cette commune, parmi lesquelles celle du NEMA conduite par Saïd Omar Oili, poids lourd de la politique locale.

Au cœur de cette bataille électorale qui s’annonce particulièrement suivie, dimanche 15 mars 2026, se pose la question de la démographie dans une commune où la disponibilité du foncier constructible constitue un problème majeur.

Saïd Omar Oili (liste NEMA)

Flash Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?

Saïd Omar Oili : Dzaoudzi-Labattoir est ma ville de naissance et j’y ai passé une grande partie de ma vie. C’est une ville qui m’a tout donné. Si j’occupe aujourd’hui les responsabilités qui sont les miennes, c’est grâce à ses habitants et à de nombreuses familles pour lesquelles j’ai un profond dévouement. Je les remercie pour la confiance qu’elles me témoignent chaque jour. Je ferai tout pour redonner à cette ville ce qu’elle m’a donné et je continuerai à la servir tant que je le pourrai. J’entretiens également un très bon relationnel avec les citoyens de Dzaoudzi-Labattoir, qui me sollicitent régulièrement lors de mes retours de métropole pour des renseignements, des conseils ou des informations concernant leurs démarches ou la vie quotidienne.

F.I. : Selon vous, quelle est la problématique centrale de la commune actuellement ?

S.O.O. : Je dirais la démographie et le foncier, deux problématiques étroitement liées. Les données statistiques indiquent que Dzaoudzi-Labattoir compte aujourd’hui environ 20 000 habitants et pourrait atteindre 50 000 habitants d’ici 2050.

La densité de population est déjà très élevée, environ 2 700 habitants au km². La population est majoritairement composée de jeunes de moins de 20 ans, ce qui traduit une forte dynamique démographique.

Cela pose plusieurs questions : comment loger cette population demain ? Comment l’éduquer ? Comment lui offrir les conditions nécessaires pour s’épanouir ?

Ce sont des défis majeurs auxquels nous devons répondre dès maintenant, en anticipant les besoins en matière d’habitat, d’éducation, de loisirs et d’équipements publics.

F.I. : Que pensez-vous pouvoir apporter à la commune ?

S.O.O. : Je peux d’abord apporter mon expérience d’élu local et national. Face aux défis que je viens d’évoquer, il faut des femmes et des hommes travailleurs, capables de réfléchir sans tabou, disponibles à 100 %, et prêts à se consacrer pleinement à leurs responsabilités pour trouver des solutions aux attentes de la population.

Il faudra également être à l’écoute des administrés, ce que j’ai toujours essayé de faire.

F.I. : Que comptez-vous mettre en place durant la première année de mandat ?

S.O.O. : Mayotte traverse actuellement des moments difficiles, aggravés par le récent cyclone Chido. La priorité sera donc de reconstruire ce qui a été détruit par cette catastrophe.

Il faudra également achever les ouvrages déjà engagés qui ont été endommagés, tout en tenant compte de l’évolution démographique future.

La question reste de savoir comment construire l’avenir avec des dotations et des recettes fiscales limitées, dans un territoire où plus de 40 % de la population vit sous le seuil de pauvreté.

Un préalable sera donc de mobiliser des femmes et des hommes capables d’aller chercher des financements et des aides extérieures nécessaires à la réalisation des projets. Trop de subventions ont été perdues ces dernières années faute d’avoir été sollicitées.

Nous devrons également nous appuyer sur la loi de refondation de Mayotte votée l’an dernier, qui fixe un cadre pour les six prochaines années. Il faudra réaliser les études nécessaires afin de monter des dossiers solides permettant d’obtenir les financements indispensables.

Houmadi Mikidache

(Liste Construisons ensemble l’avenir de Dzaoudzi-Labattoir)

Flash Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?

Houmadi Mikidache : Je suis un enfant de Dzaoudzi-Labattoir. J’y suis né, j’y ai grandi et j’y vis toujours avec ma famille.

Depuis plus de vingt ans, je suis engagé au service de cette commune, d’abord comme adjoint, puis aujourd’hui comme maire. En novembre 2023, j’ai été élu maire à l’unanimité du conseil municipal afin de poursuivre l’action publique.

J’ai alors exercé un mandat de transition dans une période particulièrement difficile, marquée notamment par les crises de l’eau, les conséquences du cyclone Chido et de fortes tensions sociales. Mon lien avec la commune est donc à la fois personnel, humain et politique : je connais ses habitants, ses quartiers et ses difficultés. C’est ce qui guide mon engagement.

F.I. : Selon vous, quelle est la problématique centrale de la commune actuellement ?

H.M. : La principale problématique de notre commune est l’adaptation du territoire à une croissance démographique très forte dans un espace limité.

Cette situation engendre plusieurs défis : la pression foncière, le besoin d’équipements publics (écoles, voiries, équipements sportifs), la sécurité, l’amélioration du cadre de vie et la nécessité d’organiser un développement urbain maîtrisé.

À cela s’ajoutent des enjeux qui concernent l’ensemble de Mayotte : la gestion des déchets, l’accès à l’eau et la protection de l’environnement.

Notre responsabilité est donc d’organiser un développement équilibré qui améliore la qualité de vie des habitants tout en préparant l’avenir de la commune.

F.I. : Que pensez-vous pouvoir apporter à la commune ?

H.M. : Je souhaite apporter trois choses essentielles : de la stabilité, de la crédibilité et de l’action. Durant ce mandat de transition, nous avons déjà remis la commune en mouvement grâce à un redressement financier, à des investissements importants sans augmentation des impôts et au lancement ou à la relance de projets structurants.

Mon objectif est désormais de poursuivre ce travail avec une équipe renouvelée et un programme clair pour les six prochaines années.

Je veux défendre une méthode simple : des projets réalistes, financés et utiles aux habitants. Dans un contexte où beaucoup de promesses sont faites, ma priorité est de dire ce qui est possible et comment nous allons le réaliser.

F.I. : Que comptez-vous mettre en place durant la première année de mandat ?

H.M. : La première année d’un mandat est décisive car elle permet de lancer les projets structurants. Plusieurs actions prioritaires pourront être engagées rapidement :

  • accélérer les projets scolaires avec la rénovation de salles de classe pour répondre à la croissance démographique ;
  • améliorer le cadre de vie en poursuivant les travaux de voirie, de trottoirs et d’aménagement des quartiers ;
  • renforcer la sécurité et la tranquillité publique grâce à un renforcement de la police municipale et à une meilleure coordination avec les partenaires ;
  • engager des projets d’aménagement urbain, notamment dans les quartiers concernés par les opérations de résorption de l’habitat insalubre.

L’objectif est clair : obtenir rapidement des résultats visibles pour les habitants tout en préparant les grands projets de la mandature.

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Elections municipales à Bandrélé : sécurité, jeunesse et développement au cœur des programmes

Elections municipales à Bandrélé : sécurité, jeunesse et développement au cœur des programmes »

La commune de Bandrélé, située au sud‑est de Mayotte, s’étend sur près de 35 km² et compte environ 10 500 habitants. Elle se caractérise par une population jeune et en forte croissance, ce qui exerce une pression importante sur les services publics, les infrastructures et l’habitat. L’accès à l’éducation et à l’emploi reste un défi majeur, notamment pour les jeunes, tandis que le chômage et l’exclusion sociale touchent une partie de la population. Le territoire fait également face à des enjeux liés au logement et à l’urbanisation rapide : de nombreux quartiers connaissent une densité élevée et des conditions de vie précaires. Par ailleurs, la situation géographique de Bandrélé, entre littoral et zones rurales, confronte la commune à des problématiques environnementales importantes. L’érosion côtière, la préservation de la mangrove et la gestion des déchets sont autant de défis qui conditionnent l’équilibre entre développement et préservation des ressources naturelles. Ces contraintes sociales, économiques et environnementales font de Bandrélé un territoire en pleine mutation, où la croissance démographique et les pressions urbaines dessinent les principaux enjeux de demain.

Ali Moussa Moussa Ben (LDVC)

Liste : S’unir pour construire notre commune

Flash-Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?

Ali Moussa Moussa Ben : J’aime ma commune et j’ai des projets qui visent à trouver des solutions pour améliorer la vie des habitants. Je suis élu depuis 2014 et j’ai toujours cherché à imaginer des solutions concrètes. J’ai une vision stratégique que je souhaite mettre en place et je continuerai à la poursuivre jusqu’à la fin de mon mandat.

F.I. : Selon vous, quelle est la problématique centrale de la commune ?

A.M.M.B : Tout est important et je souhaite poursuivre la planification dans différents domaines d’action. Concernant l’aménagement du territoire, mon objectif se décline en trois axes principaux :  Le premier concerne la lutte contre les quartiers insalubres. Il faut sécuriser les zones construites au bord de l’eau et organiser le développement des nouveaux quartiers, notamment en construisant les logements qui manquent. Le deuxième concerne l’environnement et la sécurité, en particulier sur les fronts de mer et dans les villages. Il s’agit de sécuriser les quartiers tout en favorisant le développement des activités locales. Le troisième axe concerne l’éducation. Il faut travailler efficacement pour lutter contre la rotation des classes et améliorer l’accès à l’enseignement dans la commune. Enfin, il est nécessaire de lutter contre l’insécurité. Ce n’est pas seulement une question d’organisation ou d’armes, mais avant tout de prévention. Il faut anticiper et intervenir avant qu’un enfant ne devienne délinquant. Nous nous réunissons chaque mois pour faire un état des lieux et ajuster nos actions.

Daniel Rama — LLR

Liste : S’unir pour réussir avec Daniel Rama

Flash-Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?

Daniel Rama : Je suis natif du village et conseiller municipal d’opposition. Être dans l’opposition m’a permis de vivre un mandat de l’intérieur et de comprendre le fonctionnement de la commune. Je souhaite porter une autre vision, en tenant compte des attentes de la population. Issu du monde associatif, je suis en contact permanent avec les jeunes. Je veux proposer une vision claire et insuffler de l’énergie pour améliorer la commune. Ils me racontent leur découragement vis‑à‑vis de la politique, et je me présente pour changer cette perception et redonner de l’espoir.

F.I. : Selon vous, quelle est la problématique centrale de la commune ?

D.R : La problématique centrale de la commune concerne la jeunesse, qui est laissée à elle-même. Par ricochet, cela contribue à l’insécurité. Les jeunes ne sont pas suffisamment sollicités ni accompagnés et certains trouvent refuge dans la violence. La propreté de nos villages est également un problème important.

F.I. : Que pensez-vous pouvoir apporter ?

D.R. : Les habitants peuvent me faire confiance : j’apporte une vision différente, au-delà des solutions standard. La vidéosurveillance actuelle n’est pas efficace, car les caméras sont peu nombreuses et non surveillées. Je propose d’en multiplier et de les placer aux entrées de Hamouro, dans les villages, sur les routes et dans les lieux sensibles.

Actuellement, la commune ne dispose que de sept policiers municipaux ; il faudra doubler les effectifs et créer une antenne avancée de police d’intervention. La commune compte beaucoup de jeunes et je propose de les accompagner. Un dispositif appelé “territoire zéro chômeur longue durée” pourrait permettre de créer environ 400 emplois pour occuper ces jeunes. Ces emplois seraient payés au SMIC et financés à 95 % par l’État. Je suis convaincu que cette approche contribuera à réduire l’insécurité, mais elle demande de la volonté et un accompagnement sérieux. Nous devons aussi développer des partenariats avec différentes structures comme la Croix-Rouge, la RSMA, le CRIJ (Centre régional d’information jeunesse), France Travail et Apprentis d’Auteuil, pour proposer des formations et des accompagnements adaptés aux jeunes. Aujourd’hui, nous avons deux MJC datant de 2012, qui ne sont pas utilisées correctement. Elles seront mises à disposition de la jeunesse. Il n’existe pas d’infrastructures dignes de ce nom. Il est nécessaire de construire des équipements aux normes : un stade de football avec gradins et vestiaires, une piste d’athlétisme et un gymnase avec toutes les installations nécessaires. La jeunesse sera au cœur de mon action. Nous n’oublierons pas non plus nos personnes âgées. Un accueil de jour pourra leur proposer des activités et des visites sur le territoire. Je suis convaincu qu’en un an de mandat, avec un travail en concertation avec les administrés et les différents villages, il est possible de mettre en place ces projets. Je veux que les décisions et les constructions ne se concentrent pas sur un seul village, mais profitent à l’ensemble de la commune.

F.I. : Quelles mesures comptez-vous mettre en place pour l’insécurité et l’aménagement ?

D.R. : Il faut éclairer tous les quartiers, car beaucoup ne sont pas équipés actuellement. Pour l’aménagement, il faudra travailler avec l’intercommunalité du Sud pour revoir le PLU et accompagner les propriétaires fonciers dans la régularisation de leurs terrains. Aucun projet ne sera réalisé sur un terrain sans concertation avec le propriétaire ni négociation.

F.I. : Si vous êtes élu, que mettrez-vous en place la première année?

D.R. : La première année, je souhaite faire un état des lieux de tous les services de la mairie et travailler avec eux pour évaluer l’effectif et les moyens existants. Il est important de sécuriser tous nos actes administratifs, c’est la raison pour laquelle nous allons créer une direction de la commande publique. La propreté est également une priorité. Il faut organiser le nettoyage des plages et des villages de façon régulière, en embauchant des jeunes de la commune via le dispositif “territoire zéro chômeur longue durée”, en concertation avec l’intercommunalité du Sud, afin qu’ils s’occupent de la commune et apprennent à en prendre soin. L’objectif est d’améliorer l’organisation, la sécurité, l’emploi des jeunes et la qualité de vie dans tous les villages de la commune.

Wirdani Djae — LDIV

Liste : Mouvement pour le progrès de la commune de Bandrélé

Flash-Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?

Wirdani Djae : Je suis une personne simple et j’ai toujours travaillé avec les jeunes de la commune de Bandrélé. J’ai un lien fort avec la population et je m’engage depuis plus de 30 ans pour cette commune. La jeunesse est au cœur de mon engagement. Pour moi, la politique doit être un espace au service de la population et de l’intérêt général. Si je suis élu, je serai le maire de tous les habitants de la commune. Je souhaite impliquer davantage les jeunes tout en respectant nos aînés. Nous devons aussi créer des opportunités et faire émerger des talents capables de créer de la valeur pour Mayotte. La question de la sécurité fait également partie des sujets importants. C’est pour toutes ces raisons que je souhaite prendre cette responsabilité et l’honorer pour mes concitoyens. Ils m’ont choisi pour être leur tête de liste et je veux leur rendre cette confiance de manière positive.

F.I. : Selon vous, quelle est la problématique centrale de Bandrélé ?

W.D. : La commune de Bandrélé fait face à plusieurs difficultés importantes. L’insécurité est l’un des principaux problèmes, mais il y a également un retard dans le développement économique qui touche plusieurs secteurs. Nous devons mettre en place des dispositifs à l’échelle de la commune pour répondre à ces enjeux, notamment avec la vidéosurveillance et la création d’une brigade nautique en lien avec les services de l’État. La commune souffre aussi d’un manque d’organisation dans certains domaines, comme la filière de la pêche, ainsi que d’une mauvaise gestion budgétaire et d’un manque d’investissements. Il est nécessaire de soutenir les porteurs de projets afin qu’ils puissent créer de véritables entreprises et contribuer au développement local. Les secteurs de l’agriculture et la valorisation du sel de Bandrélé doivent également être développés. Je souhaite apporter de l’action, de l’humanité et une vision différente. Mon objectif est de concrétiser des projets utiles pour la commune, comme l’amélioration de l’assainissement, la création d’un complexe sportif pour les jeunes, des aires de jeux et l’augmentation du nombre de salles de classe. Les sites ont déjà été identifiés et nous voulons agir rapidement. Aujourd’hui, la commune perd en sécurité, en crédibilité et en évolution sociale. La violence augmente et cela est en partie lié à l’inaction de la politique actuelle. Nos jeunes obtiennent pourtant de bons résultats et nos associations font honneur à la commune, mais elles ne disposent pas des infrastructures nécessaires pour travailler et s’entraîner correctement. On constate également des tensions entre villages et un sentiment d’inégalité dans les traitements entre les différentes localités.

F.I. : Que pensez-vous pouvoir apporter ?

W.D. : Je souhaite apporter un nouvel espoir à la population. La jeunesse de la commune a un besoin urgent de structures adaptées. Aujourd’hui, beaucoup d’infrastructures ne sont pas aux normes et il manque des salles de classe. Il est nécessaire de moderniser les écoles et de proposer aux élèves de véritables repas équilibrés. Je veux également favoriser l’emploi en recrutant davantage de personnes afin de disposer de la main-d’œuvre nécessaire au développement de la commune. L’entrepreneuriat doit être encouragé, et les jeunes qui ont du talent doivent être accompagnés afin qu’ils puissent réussir et construire des projets solides. Le développement de la commune passe aussi par la protection du foncier. Les habitants doivent pouvoir préserver leurs terres et leurs biens. La régularisation du foncier est une attente très forte de la population. Elle permettra aux habitants de devenir pleinement propriétaires et de protéger le patrimoine des Mahorais. Cela permettra également de développer de nouveaux projets, notamment la construction d’équipements publics comme des écoles. Notre objectif est d’accompagner les habitants dans ces démarches.

F.I. : Si vous êtes élu, que mettrez-vous en place la première année ?

W.D : La première année de mandat sera consacrée à des actions prioritaires. Il faudra d’abord faire un état des lieux de la situation de la commune et de ses biens. L’une des premières mesures sera de renforcer la police municipale en doublant les effectifs. Aujourd’hui, la commune compte environ quinze policiers municipaux, et il sera également important de renforcer leur formation. Les priorités porteront sur la sécurité, l’éducation, le foncier et le développement de la commune. Nous augmenterons le nombre de salles de classe afin de mettre fin au système de rotation et d’offrir de meilleures conditions d’apprentissage aux élèves. La sécurité sera renforcée en collaboration avec l’État, notamment par l’augmentation des effectifs et le développement de la vidéosurveillance afin de mieux contrôler les entrées et sorties de la commune. Nous mettrons également en place une régularisation accélérée du foncier afin que les habitants puissent profiter de leurs biens sans craindre une expropriation. Enfin, nous accompagnerons les jeunes entrepreneurs afin de développer l’activité économique et touristique de la commune. L’objectif est d’attirer davantage de visiteurs, de créer plus d’activités et d’augmenter les recettes pour les entreprises locales et pour la commune.

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Comores : payés à 115 euros par mois, des soignants d’El-Maarouf en grève

Comores : payés à 115 euros par mois, des soignants d’El-Maarouf en grève

Le mouvement, déclenché par un comité qui a rassemblé 308 signatures, toutes catégories confondues, se poursuit jusqu’à la satisfaction de leurs principales revendications, notamment l’augmentation des salaires de tous les contractuels, qui estiment exercer les mêmes tâches que les fonctionnaires.

Plus d’un an après leur dernière grève, les contractuels de l’hôpital national des Comores ont à nouveau cessé de travailler. Depuis lundi, ils ont déclenché une grève d’une durée illimitée pour revendiquer deux principales doléances. D’abord, l’augmentation des salaires jusqu’à 100 000 francs (200 euros), soit ce que perçoit actuellement un fonctionnaire recruté au sein de l’hôpital. Ensuite, une revalorisation de la prime de garde, actuellement fixée à 3 000 francs, soit 6 euros.

À El-Maarouf, hôpital de référence, les conditions salariales figurent toujours parmi les revendications de tous les mouvements de protestation observés ces dernières années. Actuellement, un aide-soignant et un infirmier non titularisés dans la fonction publique gagnent respectivement 40 000 francs (80 euros) et 57 500 francs, soit environ 115 euros.

C’est ce déséquilibre salarial entre contractuels et fonctionnaires qui est à l’origine des protestations du personnel soignant. Selon l’un des organisateurs, 308 contractuels ont signé la charte de la grève, qui entre dans son quatrième jour ce jeudi 12 mars.

Dimanche, à la veille de l’entrée en vigueur du mouvement, les grévistes avaient expliqué lors d’une conférence de presse que la décision de se mettre en grève avait été motivée par le non-respect d’un protocole d’accord signé en 2023, portant sur les mêmes revendications.

« Or, au regard de nos lois, ce non-respect autorise les contractuels à ne pas déposer au préalable auprès de la direction un préavis de 72 heures. Il faut savoir que le personnel soignant doit bénéficier de conditions décentes pour pouvoir travailler », a rappelé le secrétaire général de la principale organisation syndicale du pays, la Confédération des travailleuses et travailleurs des Comores (CTC).

Cinq mois de gardes non payés

La direction de l’hôpital a exprimé sa stupéfaction car, selon elle, un cadre d’échanges avait été initié pour répondre aux besoins des agents protestataires.

« Nous nous étions mis d’accord sur un processus de cotisation des contractuels auprès de la caisse des retraites. Ils avaient même salué cette mesure après notre rencontre », a révélé lundi le directeur d’El-Maarouf, Assoumany Aboudou.

Nommé à la tête de l’hôpital de référence en juillet 2024, ce dernier assure avoir épongé les arriérés de primes de garde qu’il avait hérités. S’il compte à nouveau cinq mois d’impayés, c’est parce qu’en 2025 l’hôpital a été privé de ses ressources par erreur dans la loi de finances, a justifié le directeur d’El-Maarouf.

Mardi, la direction de l’hôpital a publié une mise en demeure intimant aux agents de regagner leurs postes de travail.

« Je tiens à rappeler que l’exercice du droit de grève est encadré par la réglementation en vigueur, laquelle impose notamment le respect d’un préavis préalable ainsi que les obligations liées à la continuité du service public, particulièrement dans un établissement hospitalier. Or, le mouvement actuellement observé n’a pas fait l’objet du préavis requis, ce qui le place en violation des dispositions légales et réglementaires applicables », a indiqué la direction le 10 mars, en demandant aux grévistes de mettre fin au mouvement.

Parallèlement, les membres du comité des agents ont été conviés au bureau du procureur général de Moroni. Ce dernier leur aurait demandé de reprendre le travail, non seulement par respect pour le mois sacré du ramadan en cours, mais aussi pour ne pas pénaliser la population.

Le magistrat a enfin rappelé aux grévistes que leur présence dans l’enceinte de l’hôpital pourrait constituer un trouble à l’ordre public.

Alors qu’ils assuraient jusqu’avant-hier le service minimum, les contractuels ont donc décidé de rentrer chez eux pour éviter d’éventuelles poursuites pénales. Ce service minimum concernait les services sensibles comme les urgences, la maternité ou encore la néonatologie.

« En revanche, des services comme la planification familiale ou la vaccination seront impactés par la grève », avait détaillé une syndicaliste fonctionnaire, dont le corps soutient les collègues contractuels, estimant que les différentes catégories de soignants travaillent dans les mêmes conditions. Hier, l’un des grévistes nous a confié avoir reçu un appel au dialogue lancé par le comité des soignants.

Pour rappel, l’hôpital El-Maarouf a connu deux grèves, en juillet et en décembre 2024, pour les mêmes revendications. À l’époque, les contractuels réclamaient aussi une mutuelle de santé.

Pour mettre fin à la grève, un accord avait été signé le 6 décembre de la même année. Concernant l’alignement des salaires des contractuels sur ceux des fonctionnaires, il avait été annoncé la création d’une commission chargée de réfléchir à une hausse des tarifs afin de générer davantage de revenus.

Mais ces engagements sont restés lettre morte, selon le comité, d’où le lancement de la grève actuelle.

Dans une réquisition signée par la procureure de la République de Moroni, datée du 10 mars, il est enjoint aux grévistes de reprendre le travail sous peine de sanctions prévues par la loi. Mais certains estiment que seuls les fonctionnaires de l’État sont tenus de respecter cette réquisition.

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Finale du concours d’éloquence de l’océan Indien

Finale du concours d’éloquence de l’océan Indien

« Quand la voix des jeunes s’élève pour une langue française à leur image : diverse, audacieuse, culturelle ». A Port-Louis, capitale de l’île Maurice, a eu lieu hier soir vers 18 heures, la finale du 10 ème concours de l’éloquence de l’océan Indien. Cette manifestation annuelle qui se tenait au sur le front de mer au Caudan Arts Center (au cœur du quartier d’affaires et des grandes banques), a vu la participation de Madi Shayna et Razafindrakotomalala Kirs, deux jeunes Mahorais scolarisés au lycée Younoussa Bamana de Mamoudzou qui ont réussi à se qualifier. Cet événement a vu se mesurer des jeunes finalistes originaires de Mayotte, Maurice, La Réunion et Rodrigue. C’est l’association Jeunes Aujourd’hui pour Demain qui porte cette initiative depuis une dizaine d’années, dans l’objectif favoriser le tissage de liens entre les différentes îles, le développement de l’esprit critique et la promotion de la langue française.

Deux journées de dépistage des cancers gynécologiques organisées en Petite-Terre

Deux journées de dépistage des cancers gynécologiques organisées en Petite-Terre

Le Centre régional de coordination des dépistages des cancers (CRCDC) de Mayotte, en partenariat avec l’association Santé Sud, organise deux journées de dépistage des cancers gynécologiques en Petite-Terre les mardi 17 mars et mardi 31 mars. Au programme : frottis, palpation, remise des résultats et invitations à réaliser une mammographie. Cette initiative vise à encourager le dépistage précoce auprès des femmes du territoire. Pour toute information, le public peut contacter le 02 69 62 04 67. Par ailleurs, Santé Sud rappelle qu’une permanence de dépistage est ouverte depuis octobre à Dzaoudzi-Labattoir. Des tests gratuits et anonymes y sont proposés chaque mardi pour le VIH, les hépatites B et C, le diabète ou encore l’hypertension, au local situé 34A route des Badamiers, de 8h30 à 12h puis de 13h à 15h. Les participants sont invités à venir de préférence à jeun et munis de leur carnet de santé.

La traditionnelle course de pneus lance son championnat 2026 à Mayotte

La traditionnelle course de pneus lance son championnat 2026 à Mayotte

Sport emblématique de l’île, la course de pneus fera son retour avec le championnat 2026, qui réunira 160 enfants âgés de 8 à 12 ans. Le coup d’envoi sera donné le 26 avril à Mamoudzou, avant plusieurs étapes organisées dans les communes : Acoua (7 mai), Pamandzi (9 mai), Iloni (12 mai), Bandrélé (13 mai) et Chiconi (15 mai). Les départs seront donnés à 9 heures et les courses se dérouleront sur route.

À chaque étape, les 20 premières filles et les 20 premiers garçons seront sélectionnés. Au total, 100 filles et 100 garçons représenteront leur commune lors de la grande finale prévue le 28 juin à Mamoudzou.

Très attendue dans les villages mahorais, cette compétition attire également de nombreuses familles et spectateurs. Des personnes âgées pourront aussi participer symboliquement à certaines courses, marquant un moment

La traditionnelle course de pneus lance son championnat 2026 à Mayotte

Les ambulanciers annoncent une manifestation lundi prochain

Les ambulanciers annoncent une manifestation lundi prochain

Les ambulanciers de Mayotte prévoient une manifestation lundi 16 mars à Mamoudzou pour dénoncer des factures impayées liées au transport de patients non affiliés à la Sécurité sociale. L’appel est lancé par trois organisations professionnelles : la Fédération nationale des artisans-ambulanciers (FNAA), la Chambre nationale des services d’ambulances (CNSA) et la Fédération nationale des ambulanciers privés (FNAP).

Dans un communiqué commun, les syndicats expliquent vouloir « alerter les autorités et l’opinion publique » sur les difficultés rencontrées par plusieurs entreprises du secteur. Selon eux, de nombreuses factures restent impayées depuis plusieurs mois, « certaines depuis plus de six à neuf mois », une situation qui « fragilise fortement l’équilibre financier des sociétés de transport sanitaire ».

Le rassemblement est prévu à 9 heures sur le parvis de Mamoudzou, avant un déplacement vers le siège de l’Agence régionale de santé (ARS). À Mayotte, une part importante des transports concerne des patients non affiliés à la Sécurité sociale. Dans ces cas, les entreprises transmettent leurs factures à l’ARS, chargée d’en assurer le remboursement selon un forfait national prévu dans le cadre de la permanence ambulancière.

Pas de pénurie de gaz malgré la hausse de la demande

Pas de pénurie de gaz malgré la hausse de la demande

La préfecture assure qu’aucune pénurie de gaz n’est actuellement constatée malgré une forte hausse des achats observée ces derniers jours, notamment à l’approche du Ramadan. Selon les autorités l’approvisionnement du territoire reste sécurisé grâce aux opérateurs Somagaz et Total Energies et à des filières d’importation opérationnelles.

Pour répondre à la demande, les capacités ont été renforcées. « Somagaz produit actuellement entre 2 300 et 2 600 bouteilles par jour, contre environ 1 800 en période normale », indique la préfecture. De son côté, « TotalEnergies est passé d’environ 280 à 630 bouteilles quotidiennes ». La logistique a également été adaptée : « la distribution est assurée par neuf camions en fonctionnement, permettant une capacité de livraison d’environ 2 380 bouteilles par jour ». Les autorités précisent que « les stocks logistiques restent par ailleurs confortables, avec près de 8 500 bouteilles vides disponibles pour le remplissage ».

Les tensions ponctuelles dans certains commerces s’expliquent selon les autorités par des achats inhabituels et la constitution de stocks par certains consommateurs. Les autorités appellent ainsi la population à modérer ses achats afin de garantir un accès équitable au gaz pour tous les habitants.

Visite du président des Républicains : Bruno Retailleau promet de “rétablir l’ordre”

Visite du président des Républicains : Bruno Retailleau promet de “rétablir l’ordre”

Candidat déclaré à la présidence de la République en 2027, Bruno Retailleau est en visite pour 48 heures dans l’archipel depuis hier matin, mardi 10 mars 2026. Aux commandes du parti Les Républicains (L.R) depuis son départ du gouvernement Bayrou l’année dernière, l’ancien ministre de l’Intérieur est venu soutenir les candidats aux élections municipales adoubés par sa formation politique. Il prône une fermeté contre l’immigration illégale sous peine dit-il de devoir reconstruire Mayotte sur du sable.

Flash Info : Monsieur Retailleau, par vos précédentes fonctions ministérielles, vous n’ignorez pas les préoccupations majeures des Mahorais, immigration clandestine incontrôlées, insuffisance de financements pour rebâtir les infrastructures essentielles après le cyclone Chido en 2024, que répondez-vous aux Mahorais qui ont le sentiment d’être totalement délaissés par le pouvoir central à Paris ?

Bruno Retailleau : Je comprends le sentiment d’abandon de mes compatriotes mahorais. Il est d’autant plus important que leur patriotisme est ardent : les Mahorais ont choisi la France. Le premier devoir de l’Etat est de leur montrer qu’ils sont des Français à part entière. La vérité, c’est qu’aucun citoyen de l’hexagone n’accepterait ce chaos migratoire auquel sont confrontés les Mahorais depuis des années. La priorité des priorités à Mayotte, c’est de maitriser l’immigration clandestine. Tant qu’elle restera incontrôlée, aucune politique publique — sécurité, école, infrastructures — ne pourra fonctionner correctement. Je l’ai dit à de nombreuses reprises : sans la fermeté migratoire, nous reconstruirons Mayotte sur du sable.

C’est pourquoi quand j’étais ministre de l’Intérieur, nous avons augmenté les reconduites à la frontière et renforcé les moyens et les effectifs. Cet effort doit se poursuivre, avec une coopération plus ferme avec les pays de la région pour qu’ils reprennent leurs ressortissants. Les Comores doivent aussi respecter leurs engagements. La France doit également renforcer sa présence maritime pour empêcher les embarcations clandestines d’atteindre Mayotte.

Après le cyclone Chido, l’État s’est mobilisé immédiatement. J’étais en contact avec les autorités locales dès le 14 décembre et sur place deux jours plus tard. Le préfet a reçu des pouvoirs exceptionnels pour coordonner les secours.

Mais l’enjeu dépasse l’urgence. Les trois lois adoptées en 2025 visent à reconstruire et refonder durablement Mayotte. Notre ligne est claire : maîtriser l’immigration, rétablir l’ordre et reconstruire l’île pour que les Mahorais retrouvent sécurité et confiance. 

F.I : Ce qui bloque au premier rang ce sont les innombrables promesses jamais tenus par les gouvernements successifs d’Emanuel Macron, vous avez été un de ces ministres récemment, comprenez-vous la frustration qui anime les Mahorais actuellement ? Le sentiment d’être des citoyens de seconde zone ?

B.R : Cette frustration existe et elle est légitime. Beaucoup de Mahorais ont le sentiment que les promesses faites au sommet de l’État n’ont pas été tenues. Mais le Parlement a récemment adopté trois lois pour Mayotte. C’est inédit pour un territoire de la République.

Un comité de suivi composé de parlementaires et d’élus mahorais, présidé par le sénateur Thani Mohamed Soilihi a été mis en place pour veiller à leur application jusqu’en 2035. L’objectif est simple : que les engagements pris soient réellement tenus et que la relation entre Paris et Mayotte change, avec davantage d’écoute des élus et des habitants.

Au sein même de notre famille politique qui a toujours été très attachée à l’Outre-mer, j’ai voulu que mon ami Ambdilwahed Soumaila, le maire de Mamoudzou, soit notre Secrétaire national des Républicains, chargé de l’Outre-mer.

F.I : Vous êtes parlementaire, la loi de programmation de juillet 2025 sur la refondation de Mayotte prévoit 4 milliards d’euros sur 6 ans. Neuf mois plus tard, il n’en est toujours rien, il semblerait même que seul 1 milliard peut être espérer à la fin des 6 ans, quel est votre opinion sur ce sujet ? Comprenez-vous qu’une partie importante de l’électorat puisse se tourner vers le Rassemblement National ? 

B.R : Les trois lois adoptées pour Mayotte donnent enfin une base juridique solide aux engagements de l’État. Jusqu’ici, beaucoup d’annonces reposaient sur des plans sans force contraignante, comme le « Plan Mayotte 2025 » présenté en 2015.

Désormais, les parlementaires auront un rôle clair : contrôler l’action du gouvernement et veiller, lors des lois de finances, à ce que les crédits promis soient réellement votés et utilisés. Le comité de suivi sera aussi là pour garantir cette vigilance.

Je comprends que certains électeurs, déçus, puissent être tentés par le Rassemblement National. On voit le même phénomène dans l’Hexagone. Mais ce parti prospère surtout sur la colère sans apporter de solutions durables.

La réalité, c’est que la situation de Mayotte s’est fortement dégradée depuis 2012, avec les gouvernements de François Hollande puis d’Emmanuel Macron. Avant cela, lorsque la droite était aux responsabilités, avec Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy ou François Fillon, Mayotte a connu des avancées importantes dans son développement et son intégration à la République. L’expérience le montre : quand la droite gouverne, Mayotte avance.

F.I : Les directives européennes sont devenues à Mayotte un prétexte de tourner en rond pour les services de l’Etat, des fonds très importants sont officiellement mis à disposition, mais rarement consommés, alors que le territoire en tant besoin. Comment expliquer ce paradoxe, sachant que l’autorité de gestion de ces fonds est assurée par les services de l’Etat sur place ?

B.R : Les financements européens doivent être mobilisés pleinement pour répondre aux besoins du territoire. Cela suppose de simplifier les procédures pour mieux défendre les projets mahorais auprès des institutions européennes.

La coordination entre l’Etat et les collectivités mahoraises, au premier rang desquelles l’Assemblée de Mayotte, présidée par Ben Issa Ousseni, doit être optimale pour piloter et utiliser ces fonds le plus efficacement possible et au plus près des besoins des mahorais.

La régionalisation pleine et entière instituée dans la loi organique a vocation à faire évoluer la gestion des fonds européens de l’Etat vers le nouveau département-région de Mayotte lors de la prochaine programmation comme cela est la règle partout dans la quasi-totalité des régions de France.

F.I : Votre venue à Mayotte ce matin s’inscrit dans le cadre des élections municipales, les communes locales sont exsangues alors qu’elles font face à d’immenses défis dont l’insécurité, la gestion des déchets, la mobilité, les écoles, le logement etc …, qu’est-ce que votre formation politique entend proposer aux électeurs mahorais ?

B.R : Ma venue s’inscrit évidemment dans le contexte des municipales, mais elle montre surtout un engagement constant pour Mayotte. Je m’y suis rendu à plusieurs reprises ces dernières années, comme président du groupe au Sénat puis comme ministre. C’est mon troisième déplacement en deux ans. Le combat pour Mayotte est au cœur de mon action.

Les communes sont en première ligne face à des défis immenses : sécurité, écoles, déchets, mobilité, logement. À Mayotte plus qu’ailleurs, elles doivent être soutenues par l’État. La solidarité nationale doit y jouer deux fois plus qu’ailleurs.

Les candidats soutenus par Les Républicains sont engagés sur ces enjeux très concrets du quotidien. La question des déplacements, par exemple, est devenue centrale avec les embouteillages qui paralysent parfois l’île. Des intercommunalités comme la CADEMA avec le projet Caribus, ou la communauté de communes Centre-Ouest, investissent fortement dans les transports collectifs. Les communes sont aussi en première ligne sur l’eau pluviale, la gestion des déchets ou encore le traitement des dégâts laissés par le cyclone Chido. Je pense aussi aux actions engagées à Mamoudzou pour garantir à chaque enfant un parcours d’apprentissage d’excellence de la petite enfance jusqu’à l’entrée dans l’enseignement supérieur.

À Mayotte, nous soutenons 16 candidats. Tous ont la même ambition, celle d’être au plus près des habitants, répondre aux problèmes du quotidien et porter une vision de développement durable pour leur commune et pour l’île.

F.I : Des ambitions présidentielles vous sont prêtés Monsieur Retailleau, qu’est-ce que l’ancien ministre de l’Intérieur que vous avez été récemment peut proposer contre la violence gratuite vécue par les Mahorais au quotidien ?

B.R : La priorité est de rétablir l’ordre et de protéger les habitants. Les Mahorais subissent une violence quotidienne qui n’est pas acceptable, et qui est directement liée aux désordres migratoires : j’invite les belles consciences de gauche qui nient le lien évident entre insécurité et immigration à se rendre à Mayotte.

Il faut d’abord soutenir les communes dans leurs politiques de sécurité, comme la vidéoprotection, et accompagner le développement des polices municipales. À Mamoudzou, le maire, Ambdilwahed Soumaila a par exemple doublé les effectifs de policiers municipaux. Ce type d’initiative doit être soutenu.

Il faut aussi consolider les forces nationales, notamment en facilitant le retour à Mayotte de jeunes policiers d’origine mahoraise qui connaissent le territoire. Cette dynamique a été engagée lorsque j’étais ministre de l’Intérieur et elle doit continuer.

Enfin, au-delà des politiques de prévention à renforcer, la sanction doit être réelle. La maison d’arrêt de Mayotte est saturée. La construction d’un deuxième établissement pénitentiaire est indispensable pour que les délinquants soient réellement incarcérés.

Plus largement, le projet de fermeté que je propose aux Français répond directement et concrètement aux aspirations de nos compatriotes mahorais. Qu’il s’agisse de la modification de notre constitution pour nous prémunir des jurisprudences laxistes sur l’immigration et permettre le référendum sur tous les sujets migratoires ; qu’il s’agisse de la fin de l’automaticité du droit du sol et des aides versées aux étrangers, et du rétablissement du délit de séjour irrégulier ; ou qu’il s’agisse de la révolution pénale que je veux engager, pour faire tomber de vraies sanctions dès les premiers délits, la rupture que je porte est celle dont a besoin Mayotte…

F.I : La population doit-elle considérer son sort définitivement comparable à celui de Lampedusa en Italie ? Pourquoi la France refuse-t-elle de faire appel à Frontex alors que la situation à nos frontières lui échappe depuis belle lurette ?

B.R : Non. Mayotte ne doit pas devenir une Lampedusa française. La situation est difficile, mais elle peut être maîtrisée, si la volonté est au rendez-vous.

La première responsabilité revient à l’État, qui doit renforcer les moyens de la police aux frontières et améliorer la surveillance maritime avec des outils modernes – radars, drones, balises, caméras à très longue portée – pour couvrir les axes les plus empruntés par les passeurs.

La France est la septième puissance mondiale. Elle doit d’abord mobiliser pleinement ses moyens nationaux. L’appui européen, y compris celui de Frontex, peut être utile ponctuellement, mais il ne peut pas remplacer l’action de l’État.

Mais au-delà des moyens, il y a la question du droit : le nôtre n’est plus adapté face aux flux migratoires. C’est pourquoi, je le répète : il faut modifier notre constitution, pour revoir toute notre législation sur l’immigration et nous donner ainsi les leviers juridiques pour reprendre le contrôle. C’est enjeu vital pour la Nation.

F.I : Vous allez rencontrer les religieux de Mayotte durant votre séjour de 48 heures, qu’attendez-vous précisément de ces entretiens ?

B.R : Je tiens beaucoup à ces rencontres. La laïcité, c’est la neutralité religieuse de l’Etat, mais pas la neutralisation du fait religieux. Dans notre société trop individualiste et trop consumériste, la transcendance est une richesse. L’islam mahorais est historiquement un islam apaisé et profondément ancré dans la société. Cette foi vécue sereinement et tranquillement par nos compatriotes mahorais est un modèle à valoriser. Mayotte a aussi une tradition de coexistence entre les religions. Des initiatives locales, comme les journées du vivre-ensemble organisées à Mamoudzou, en témoignent. Ma visite intervient pendant le ramadan et le carême, deux moments qui portent un message de paix. Je crois que nos compatriotes mahorais nous rappellent concrètement ce qu’est la France : un sentiment d’appartenance nationale, une fraternité qui n’est ni religieuse ni ethnique mais civique, patriotique. Je le dis souvent : on n’est pas pleinement Français par le sang ou par le sol, on ne l’est véritablement que par le cœur. Mayotte est une terre de patriotes parce que le cœur des Mahorais bat pour la France. Et c’est pourquoi je continuerai de me battre pour Mayotte.

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Élections municipales à Koungou : quelles visions pour l’avenir de la deuxième commune de Mayotte ?

Élections municipales à Koungou : quelles visions pour l’avenir de la deuxième commune de Mayotte ?

Au nord-est de Grande-Terre, à Mayotte, se situe la commune de Koungou. Elle se trouve à proximité de Mamoudzou, le principal centre administratif et économique de l’île. Selon les données de Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), Koungou est la deuxième commune la plus peuplée du territoire. Sa population connaît une croissance très rapide. Cette évolution entraîne plusieurs défis. L’urbanisation progresse rapidement. Les besoins en logements et en infrastructures augmentent. Les services publics sont fortement sollicités. La commune fait aussi face à des difficultés sociales importantes. Une grande partie de la population vit dans des quartiers prioritaires. Dans ce contexte, la gouvernance locale est également un enjeu. Plusieurs candidats se succèdent pour assurer la gestion et la direction de la commune. Les élections municipales deviennent ainsi un moment important pour répondre aux attentes de la population.

M’Dallah Mahamoudou (LDIV)

Liste : Equipe pour l’avenir de Koungou

Flash-Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?

M.D.M : Je suis un père de famille. J’ai tout à fait à Koungou. J’ai commencé l’école à Koungou. J’y ai vécu. Je suis aussi natif de Mayotte. J’ai passé toute ma vie à Longoni. Je suis profondément attaché à cette commune, c’est ici que je me suis construit. J’y ai des attaches particulières, mais j’ai aussi exercé des responsabilités dans des instances. Je suis proche de la population. J’ai commencé dans le commerce pour finir par conseiller des chefs d’entreprise dans le BTP à Koungou. J’ai intégré la commune en tant que directeur de cabinet en 2015, où j’ai trouvé une commune complètement affaiblie. Mon rôle a été de rétablir le dialogue et de continuer à stabiliser l’action municipale. Si je me présente, c’est que Koungou est une des communes majeures de Mayotte avec un potentiel énorme. Koungou est le poumon économique de Mayotte, notamment avec le projet structurant qu’est la Communauté économique du Nord. On ne peut pas improviser. Suite à mon poste en tant que directeur de cabinet, j’ai aussi pris au NEMA qui connaissait une situation compliquée. Ces expériences me poussent à affirmer que j’ai la capacité de gérer et d’accompagner la commune dans la démarche de développement économique entre les partenaires européens.

F.I. : Selon vous, quelle est la problématique centrale de la commune ?

M.D.M : La problématique centrale est l’anticipation et l’organisation d’une commune. La population augmente de façon exponentielle. Nous sommes de l’Europe avec le taux de natalité le plus élevé. La jeunesse doit être sécurisée, il faut une politique d’insertion et de formation claire. Nous devons également nous battre pour créer une cohésion entre cette jeunesse, nos aînés et les personnes à mobilité réduite. Donner des perspectives pour ne pas fragiliser la commune. Nous devons réussir en protégeant la commune.

F.I. : Que pensez-vous pouvoir apporter à la commune ?

M.D.M : Les habitants de Koungou devraient voter pour moi. Je suis une personne proche de ma famille, proche de tout le monde. Je me présente aussi avec une équipe qui a des expériences. J’ai des femmes d’expérience et des hommes compétents, des ingénieurs, des instituteurs, j’ai des gestionnaires en finance. Hautement symbolique, j’ai également des sociologues. J’ai une équipe à la hauteur, une équipe engagée et volontaire. Nous voulons une commune proche de sa population, une commune protégée.

F.I. : Si vous êtes réélu, que mettrez-vous en place la première année ?

M.D.M : Nous allons réorganiser les services de la commune. Beaucoup de maires se trompent en pensant que l’État a besoin des communes, alors que c’est souvent l’inverse. Le manque d’ingénierie affaiblit de nombreuses communes. Il est donc essentiel de renforcer les pôles et de vérifier l’ingénierie. Nous mettrons en place un organigramme clair et fonctionnel. Nous commencerons par assurer la continuité des actions, notamment en suivant le Plan pluriannuel d’investissement (PPI) déjà réalisé. Nous structurerons les services pour les jeunes et mettrons en place des plans de formation. Le CCAS sera solidifié et les projets seront conduits avec l’ingénierie nécessaire pour traiter l’essentiel des dossiers. Koungou est une commune où l’éducation est une priorité. L’obligation de scolariser tous les enfants sera renforcée. Dès la première année, nous poserons les bases d’une commune organisée, avec des mesures concrètes d’insertion et de formation.

Farda Rachid (LDIV)

Liste : Ensemble construisons le Koungou de demain

Flash-Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?

Farda Rachid : Je suis une enfant de la commune, revenue il y a 15 ans, après des études en métropole. Je suis mère de famille, élue, je suis les problèmes. Je suis partie en métropole pour les études. Aujourd’hui je suis mère de famille et une élue de terrain. Je connais les problématiques de notre commune.

F.I. :  Selon vous, quelle est la problématique centrale de la commune ?

F.R. : Une des plus grosses problématiques est liée à la violence et à l’insécurité. On travaille énormément sur le terrain, ce sont des violences juvéniles. On a prévu de mettre en place un centre social pour encadrer ces jeunes, leur apprendre à vivre ensemble. Les jeunes de Majicavo ne vont pas à Koungou, ceux de Koungou ne vont pas à Trévani, etc., ce qui fragilise la commune. Je sais qu’on ne pourra pas tous les rassembler. Nous savons que ces jeunes sont écoutés par des personnes spécifiques : des grands frères, des présidents d’association ou des parents. Il faut un lien entre les différents villages, une démarche déjà entamée et déjà en discussion. L’idée est d’avoir une cohésion sociale et de les accompagner au niveau de la recherche d’emploi, et trouver des passerelles entre les entreprises déjà existantes dans la commune. Mettre des clauses d’insertion au sein des marchés publics. Nous avons prévu dans notre plan de développement territorial un continuum éducatif pour récupérer ces jeunes depuis la maternelle. Il y a une problématique d’éducation des parents de la part de certains, les garder au périscolaire. Collège, lycée : les aider au niveau de l’aide aux devoirs, rappeler, ne pas…

F.I. : Que pensez-vous pouvoir apporter ?

F.R. : J’ai fait partie de la municipalité. Pendant deux ans j’ai été adjointe au maire, j’ai compris où étaient les limites. Je suis une femme, j’ai potentiellement une vision qui diffère de ce qui a été entrepris. Mon côté jeune me permet d’avoir une proximité avec la jeunesse qui n’existe pas aujourd’hui. Je suis mère de famille, je vois les difficultés liées aux enfants, les problématiques liées aux grands-parents, une vision qui diffère des hommes. J’ai été au cœur de la municipalité, j’ai fait des propositions qui n’ont pas été acceptées, j’ai envie d’aller plus loin. On parle souvent de Koungou pour ses violences, j’ai envie de changer cette image. Ça fait un an, deux ans que nous travaillons sur ce plan. La plupart des candidats n’ont pas été au cœur des problématiques, car les solutions proposées sont assez globales. Avec une équipe diversifiée, nous avons des médecins, des cadres, des professeurs. Une équipe qui représente la population. Des personnes qui savent chercher des financements, comme des personnes non politiques qui ont envie de changer les choses.

F.I. : Si vous êtes élue, que mettrez-vous en place la première année ?

F.R. : La première chose, c’est le centre social. La première année, il sera mobile pour arrêter cette violence. Tant qu’on n’aura pas arrêté cette violence, rien ne pourra fonctionner. Ce sera mon cheval de bataille sur cette commune, une problématique qui touche toute Mayotte. Construire des écoles sans maîtriser cette violence ne sert à rien. Il faut former et encadrer ces enfants. Certains ont des traumatismes liés à des parents qui ont été renvoyés, ou sont livrés à eux-mêmes ou à la famille. Ces enfants n’ont pas pu s’exprimer. Cela peut devenir un problème demain. Nous les avons ciblés et nous voulons proposer ce centre social pour retrouver la paix dans notre commune. 

Ibrahim Moussa Mroivili (LDVD)

Liste : Ensemble Plus Loin Encore

Flash-Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?

Ibrahim Moussa Mroivili : Koungou est ma commune. C’est aussi celle de mes parents et une partie importante de mon histoire. J’y suis né et j’y ai grandi. J’y ai vu les réalités de nos villages, leurs difficultés, mais aussi l’énergie et le potentiel de leurs habitants. Depuis plusieurs années, j’observe les attentes de nombreux habitants qui restent sans réponse. Dans le même temps, la commune continue de faire face à différentes difficultés, malgré ses atouts économiques, sociaux et culturels. C’est dans ce contexte que s’inscrit mon engagement. Je souhaite apporter du sérieux, de la méthode et une nouvelle dynamique pour contribuer au développement de Koungou. Je suis père de famille et j’ai quatre enfants. Je suis également entrepreneur. Mon parcours m’a amené à gérer des projets, à prendre des responsabilités et à rechercher des solutions concrètes. Aujourd’hui, je souhaite mettre cette expérience au service de notre commune.

F.I. : Selon vous, quelle est la problématique centrale de Koungou ?

I.M.M. : Je résume la problématique centrale de la commune ainsi : Koungou connaît une très forte croissance démographique. En revanche, les infrastructures, les services publics et l’organisation municipale n’ont pas évolué au même rythme. Je pose donc la question suivante : comment accompagner la croissance rapide de la commune et faire en sorte qu’elle devienne un territoire mieux organisé, mieux équipé et capable d’offrir des perspectives à sa population ?

F.I. : Que pensez-vous pouvoir apporter ?

I.M.M. : Je crois que notre équipe peut apporter quatre choses essentielles à Koungou : du renouveau, du sérieux, de l’organisation et une vision claire pour l’avenir. La commune a un potentiel immense, mais les habitants attendent des résultats concrets. Je me présente comme candidat parce que je pense que Koungou peut faire mieux. Je veux mettre mon énergie, mon expérience et ma détermination au service des habitants. Je souhaite travailler avec tous les Koungais, avec les associations, les jeunes et les forces vives de la commune, pour construire une ville plus organisée, plus digne et tournée vers l’avenir. Nous ne faisons pas de la politique pour des intérêts personnels, mais par conviction. Mon engagement est clair : remettre la commune au travail et redonner confiance aux habitants.

F.I. : Si vous êtes élu, que mettrez-vous en place la première année ?

I.M.M : Si je suis élu, je réhabiliterai les écoles fermées depuis Chido. Je lancerai la construction de salles de classe modulaires à Longoni, Koungou Maraîcher et Koropa 3. Je mettrai en place un guichet jeunes pour accompagner les jeunes en situation de précarité et de décrochage scolaire. Je lancerai un plan de formation pour 100 jeunes aux métiers du sport et de l’animation. Je mettrai en œuvre le projet de construction de deux bureaux de police municipale, un à Majicavo et un à Longoni.

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Violences croisées à la prison de Majicavo : un surveillant et un détenu condamnés

Violences croisées à la prison de Majicavo : un surveillant et un détenu condamnés

La salle d’audience B est comble ce mardi 10 mars au tribunal judiciaire de Mamoudzou. Parmi le public, des étudiants en droit venus assister à l’affaire. À la barre, deux hommes se font face : à droite, un détenu de 26 ans, incarcéré au centre pénitentiaire de Majicavo ; à gauche, un surveillant pénitentiaire de 53 ans. Tous deux sont jugés pour des violences commises l’un contre l’autre le 21 mars 2025 au sein de l’établissement.

Les faits remontent au vendredi 21 mars 2025, entre 17 h et 18 h. Au moment de la distribution du repas du soir, le détenu refuse de rendre un bol contenant du riz.

Le surveillant entre alors seul dans la cellule pour récupérer le plat. Le détenu lui assène un coup de poing, puis se saisit d’une louche et le poursuit. Il aurait également lancé le talkie-walkie de l’agent en sa direction.

Un détenu auxiliaire, chargé de distribuer les repas, intervient pour maîtriser l’agresseur et le plaque au sol. Un autre détenu tente de calmer le surveillant.

« Normalement à ce moment-là, fin de l’histoire » tranche la Présidente de la Cour. Seulement voilà, les images issues de la vidéosurveillance montrent le surveillant asséner plusieurs coups de louche au détenu alors même qu’il est immobilisé. L’objet, présenté à l’audience, apparaît d’ailleurs « bien bien tordu ».

Le détenu est ensuite traîné sur la coursive et menotté. Toujours selon les images, alors qu’il est déjà entravé, entouré d’au moins sept surveillants, l’agent tente encore de lui porter un coup de pied. La victime restera évanouie près de vingt minutes.

Alertée, la gendarmerie territoriale de Koungou est chargée de l’enquête. Deux officiers de police judiciaire se présentent à l’entrée du centre pénitentiaire vers 18 h 20. L’accès leur est refusé. Selon les informations recueillies devant l’établissement, un protocole aurait existé entre le tribunal judiciaire et l’administration pénitentiaire pour empêcher l’entrée des gendarmes et privilégier une transmission ultérieure des éléments. Mais à l’examen du dossier, rien ne vient confirmer l’existence d’un tel accord. « Aucune trace de cela », relève la présidente.

À l’audience, le détenu reconnaît avoir porté un coup. Il explique avoir pris le récipient pour attirer l’attention. « Je connaissais le chef d’établissement. Je savais que si je prenais la marmite, il viendrait me voir », explique-t-il. Selon lui, il était menacé par d’autres détenus en raison du motif de sa condamnation et craignait d’être « tabassé jusqu’à ce que mort s’en suive ». Il affirme avoir été maîtrisé et ne plus se souvenir de la suite. Hospitalisé pendant quatre jours, il évoque encore aujourd’hui des douleurs aux côtes. Après les faits, il passera également 27 jours au « mitard », le quartier disciplinaire.

Le surveillant pénitentiaire, présent à Majicavo depuis l’ouverture de l’établissement en 1996 et délégué syndical CGT depuis 2006 admet, de son côté, avoir perdu le contrôle. « Je reconnais que j’ai perdu mon sang-froid, mais je ne voyais plus rien », déclare-t-il à la barre. Il évoque un climat de travail difficile et plusieurs incidents subis dans l’établissement, dont un jet d’urine au visage en 2024 resté, selon lui, sans réponse de la hiérarchie. « Peut-être que tout cela est monté… avec aussi des problèmes à la maison », ajoute-t-il. Les enquêteurs estiment qu’il aurait porté entre treize et quinze coups de louche.

La procureure rappelle alors la position particulière d’un agent de l’administration pénitentiaire. « Vous représentez la loi, l’honneur, la dignité. Vous n’êtes pas dans un combat à égalité », lui lance-t-elle. « Je vais bientôt être retraité, ce n’était pas mon intention de faire une bêtise comme ça », répond-il. « On parle d’un délit, on est au-delà de la bêtise », réplique la magistrate.

La procureure insiste sur le principe du monopole de la violence légitime détenu par l’État. « Les citoyens confient cette violence à l’État pour faire régner l’ordre. La question est de savoir si elle est légitime et proportionnée », souligne-t-elle.

La défense du surveillant rappelle-elle la réalité du quotidien carcéral à Mayotte. Après plus de trente ans de carrière dans l’administration pénitentiaire, son client aurait réagi sous le coup de la provocation et de l’émotion.

Tandis que l’avocat évoque l’excuse de provocation reconnue par le droit pénal et permettant une réduction de la sanction, la tension monte brusquement. Le détenu se met à hurler, bras en l’air en direction de l’avocat. Les gendarmes interviennent et le font sortir de la salle d’audience, sous le regard médusé des étudiants présents. « Vous venez d’avoir la démonstration qu’il peut être provocateur », reprend alors l’avocat. Le détenu, exclu de la salle et qui n’était pas assisté d’un conseil, ne pourra plus reprendre la parole avant le délibéré.

Le tribunal finit par reconnaître les deux hommes coupables des violences. Le détenu est condamné à quinze mois d’emprisonnement avec mandat de dépôt, alors que le parquet en avait requis trente-six dont douze avec sursis probatoire. Le surveillant pénitentiaire écope quant à lui de vingt-quatre mois d’emprisonnement, dont douze mois avec sursis, la partie ferme étant aménagée sous bracelet électronique. La procureure avait demandé une peine de douze mois entièrement assortie d’un sursis probatoire.

Le détenu devra en outre verser 1 500 euros au surveillant au titre du préjudice moral. L’agent pénitentiaire devra, de son côté, verser 2 000 euros au détenu pour le même motif.

Cette décision clôt un nouvel épisode des tensions récurrentes qui traversent le centre pénitentiaire de Majicavo. Le dossier avait d’ailleurs été renvoyé une première fois après la mutinerie survenue début septembre 2025, au cours de laquelle cinq agents avaient été agressés et l’établissement bloqué. « La semaine suivant la mutinerie, il ne m’avait pas semblé pertinent de retenir l’affaire », rappelle la présidente. Une situation encore récemment évoquée lors de la visite du garde des Sceaux Gérald Darmanin à Mayotte au mois de février.

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Glissement de terrain à Foumbouni : un quartier toujours sous surveillance

Glissement de terrain à Foumbouni : un quartier toujours sous surveillance

À Foumbouni, dans le nord de Mayotte, un glissement de terrain actif inquiète certains habitants depuis plus de dix ans. Lente mais persistante, cette instabilité du versant, accentuée par de fortes pluies et surveillée de près par le BRGM, rappelle que la vigilance reste de mise face aux épisodes d’intempéries et aux mouvements du sol sur l’île.

Dans le nord de Mayotte, le petit quartier de Foumbouni qui compte une centaine d’habitations – pour certaines informelles – perché sur les pentes de Mtsamboro, porte toujours les marques d’un lent mouvement du sol. Depuis plus d’une décennie, ce glissement de terrain — discret mais continu — s’étend sur sept hectares. Il est l’objet d’un suivi scientifique rigoureux par les équipes du Bureau de Recherches Géologiques et Minières, le BRGM, un service géologique national français.

Un événement déclencheur : le cyclone Hellen

Tout commence en mars 2014, lorsque le cyclone Hellen déverse des pluies exceptionnelles sur l’île. En l’espace de quelques semaines, les précipitations provoquent une accélération brutale des mouvements du terrain à Foumbouni : plus de 40 centimètres de déplacement sont enregistrés à ce jour. Cet épisode spectaculaire révèle l’instabilité profonde du versant : maisons fissurées, infrastructures endommagées, routes fragilisées. La collectivité fait alors appel à des experts pour comprendre la dynamique de ce phénomène et proposer des moyens de surveillance et de prévention.

Des habitants inquiets face aux fissures qui apparaissent dans les maisons

Installée à Foumboni depuis le début du mois d’août dernier, Marie* pensait avoir trouvé la maison idéale. Située face à la mer, la propriété dispose d’un jardin en pente et offre un cadre de vie agréable. Pourtant, quelques semaines après son emménagement, elle perçoit des signes inquiétants : « Il y a des fissures dans les murs », raconte-t-elle. La jeune femme a également remarqué que certaines marches autour de la maison sont « complètement de travers ». Malgré ces inquiétudes, Marie reste attachée à son nouveau cadre de vie. « C’était vraiment la maison parfaite.

En m’installant, je ne connaissais pas la situation de Foumboni. On se sent tellement bien ici que nous ne sommes pas prêts à déménager », confie-t-elle. Elle admet toutefois vouloir se renseigner davantage sur les risques potentiels. Un autre habitant, qui a étudié la gestion des ressources et des risques naturels en environnement tropical, partage lui aussi son regard sur la situation. Résidant à M’tsamboro, il se rend régulièrement à Foumboni pour rendre visite à ses proches et observe depuis plusieurs mois des changements préoccupants. « On a l’impression que la terre sous certaines habitations est en train de partir de plus en plus », explique-t-il. Lors d’observations réalisées en novembre dernier, il dit avoir constaté que certaines maisons semblaient littéralement s’ouvrir en deux. « Un mur était plus décalé que la dernière fois. Puis ce mur est tombé », rapporte-t-il. Si le rapport du BRGM ne précise pas de date récente concernant l’apparition de nouvelles fissures dans les maisons, face à la menace d’effondrement, quelques familles avaient déjà été relogées temporairement en 2014. La zone est désormais strictement interdite à la construction, et des mesures d’accompagnement ont été définies avec la municipalité de Mtsamboro et les services de l’État.

Hydrologie, pluie et vigilance

Selon l’expert qui a mené ces études, Bastien Hervy, il n’y a pas de corrélation entre glissement de terrain et érosion. Selon le rapport établit par le BRGM de 2014 à 2023, le glissement de terrain est directement lié aux conditions hydrogéologiques, plus précisément, à des oscillations rapides et réversibles liées à des pluies ponctuelles ; à des oscillations saisonnières et des déformations irréversibles continues, qui témoignent du mouvement global du versant.

Depuis 2015, les mesures topographiques et géodésiques montrent que le glissement n’a jamais cessé, même si l’allure des déplacements est beaucoup plus lente, de l’ordre de quelques millimètres à quelques centimètres par an. Selon le rapport du BRGM, entre mai 2022 et juin 2023, l’axe principal du mouvement se situe selon un vecteur nord-sud, avec une inversion de sens observée selon les saisons. Après 2023, aucun rapport n’a été établi mais l’installation, en 2021, d’une station GNSS permanente dans la zone permet aujourd’hui d’affiner le suivi et d’observer des mouvements qui varient selon les saisons et la saturation en eau du sous-sol : « Aucune accélération n’a été constatée depuis, rassure l’expert Bastien Hervy, seulement des fluctuations ponctuelles et saisonnières ».

Seuils d’alerte et projections

Un des objectifs de l’étude est de définir des seuils de vigilance qui permettent d’anticiper des cumuls pluviométriques ou des niveaux d’eau souterraine susceptibles de déclencher des déplacements plus rapides — de l’ordre de dizaines de centimètres. Des seuils d’activation ont ainsi été proposés, même si leur validation complète nécessite encore des années de données supplémentaires. Le rapport souligne néanmoins que le risque d’une accélération brutale ultérieure n’est jamais totalement exclu, notamment en cas d’événement météorologique exceptionnel.

*Ce nom a été changé pour respecter l’anonymat du témoignage

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Vol Corsair annulé au départ de La Réunion

Vol Corsair annulé au départ de La Réunion
* image d'illustration générée par ia

Un vol de la compagnie Corsair au départ de La Réunion à destination de Mayotte a été annulé après un incident pour le moins insolite. Sept hamsters se sont échappés de leur cage et se sont réfugiés à bord de l’avion. Par mesure de sécurité, le vol a été suspendu le temps de retrouver les petits rongeurs. Les équipes sont intervenues afin de récupérer les animaux avant toute reprise des opérations.

Le flash infos du jour

Flash infos Mayotte du Mardi 7 avril 2026
Mardi 7 avril 2026

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes