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« 80 % de nos interventions ne sont pas payées », alertent les transporteurs sanitaires

« 80 % de nos interventions ne sont pas payées », alertent les transporteurs sanitaires
Une manifestation des transporteurs sanitaires est prévue le 16 mars 2026 à Mamoudzou pour dénoncer des factures impayées liées au transport de patients non affiliés à la sécurité sociale.

Les ambulanciers dénoncent des factures impayées liées au transport de patients non affiliés à la sécurité sociale. Plusieurs entreprises affirment être en difficulté financière. Une manifestation est prévue le lundi 16 mars 2026 à Mamoudzou pour interpeller les autorités.

Une mobilisation des transporteurs sanitaires est prévue le lundi 16 mars 2026 afin de dénoncer des factures impayées liées au transport de patients non affiliés à la sécurité sociale. Le rendez-vous est fixé à 9 heures sur le parvis de Mamoudzou, avant un déplacement des manifestants vers le siège de l’Agence Régionale de Santé (ARS). D’après les professionnels du secteur, plusieurs entreprises subissent aujourd’hui des retards de paiement importants, dont certains remontent à la période de la pandémie de Covid-19. Durant cette période, les ambulanciers ont poursuivi leurs interventions en nombre, notamment auprès de patients ne disposant pas de couverture sociale. « Notre situation remonte à la période du Covid. Nous avons beaucoup intervenu sur des patients non affiliés et pas mal de nos factures de 2020 sont restées impayées », explique Ali Ana, syndicaliste et porte-parole du mouvement.

Un système de facturation qui bloque les remboursements

Après la crise sanitaire, la réorganisation du transport sanitaire a modifié le fonctionnement des permanences. Les gardes, autrefois rémunérées sous forme de forfaits horaires, sont désormais facturées à l’intervention. À Mayotte, les ambulanciers en mode de garde sont déclenchés par le SAMU pour chacune de leurs missions, mais une grande partie des patients pris en charge ne disposent pas d’assurance maladie. « À 80 %, ce sont des personnes non assurées sociales », affirme Ali Ana. Les transporteurs expliquent avoir engagé des démarches auprès des autorités depuis le mois de juin, sans résultat. L’ARS demanderait désormais des justificatifs sous forme de bons de transport pour procéder aux remboursements, alors que le système local repose sur un numéro de mission. « Chez nous, c’est le numéro de mission qui fait valoir le paiement. On nous demande un bon de transport que nous n’avons pas», déplore le porte-parole.

Face à ces blocages administratifs, la situation financière de plusieurs entreprises devient critique. Les professionnels estiment que « 80 % de nos interventions ne sont pas payées », ce qui rend difficile le paiement des salaires, des charges sociales, du carburant ou encore l’entretien des ambulances. Certains transporteurs évoquent des dettes qui s’accumulent, notamment auprès de l’Urssaf, ainsi que des retards de salaires. Les factures impayées peuvent atteindre des montants importants, parfois entre 60 000 et 80 000 euros. Pour les ambulanciers, il ne s’agit pas d’une demande d’aide mais du règlement de prestations déjà réalisées. Ils espèrent que la manifestation permettra d’obtenir une réponse rapide des pouvoirs publics afin d’éviter une dégradation du service de transport sanitaire sur l’île.

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Fonds européens : réajuster l’enveloppe de 10 millions d’euros dédiée à la fibre optique à Mayotte

Fonds européens : réajuster l’enveloppe de 10 millions d’euros dédiée à la fibre optique à Mayotte

Il prend acte de la décision du ministère des Finances, cette semaine, de confier le déploiement de la fibre optique à Mayotte à la société Orange, opérateur qui a déjà lancé des offres en ce sens à la clientèle locale. Le sénateur Saïd Omar Oili souhaite en revanche que le gouvernement assume complètement le montage financier de ce projet avec des fonds publics, y compris des fonds européens du programme RESTORE Mayotte 2021/2027. C’est le sens d’un courriel qu’il a rendu public mercredi, adressé en réponse à une saisine de la nouvelle SGAR.

La préfecture de Mayotte a lancé une consultation auprès de personnalités politiques mahoraises et de nombreux acteurs du territoire en vue d’une contribution aux nouveaux critères du Fonds « RESTORE Mayotte 2021/2027 ». Pour les néophytes, cet acronyme regroupe l’ensemble des dispositifs financiers que l’Union européenne déploie à Mayotte ces dernières années pour les fondre en un seul outil, dans un souci d’efficacité et au profit de la reconstruction de Mayotte post-Chido. Autrement dit, des fonds initialement fléchés pour un programme X ou Y (FEDER et RESTORE FSE+) peuvent être redirigés en partie vers d’autres objectifs devenus primordiaux pour l’île.

Bien qu’ayant fait l’objet d’une grande messe en janvier dernier dans l’hémicycle Younoussa Bamana, en présence de représentants de Bruxelles et de décideurs locaux, ce mécanisme ainsi arrêté aurait du mal à devenir opérationnel, en raison d’un flou artistique persistant du côté de l’autorité de gestion. « Il est évident que ces gens pataugent totalement dans cette affaire de fonds européens, même s’ils essaient de ne pas le laisser paraître. Après, la patate chaude va être balancée aux politiques locaux, qui ne comprennent rien à tout cela, pour s’en laver les mains », confie un élu local qui aimerait y voir clair.

À l’instar du sénateur Saïd Omar Oili, il se plaint de l’indisponibilité de toute information au sujet de ce nouveau dispositif. En effet, sollicité par courrier de la nouvelle SGAR (secrétaire générale adjointe en charge de l’action économique) à la préfecture, le parlementaire observe la même carence d’information dans son courriel de réponse daté du mercredi 11 mars 2026. Il y indique n’avoir pas obtenu de suite favorable à ses demandes de données, en particulier sur le nombre de projets déposés au titre de ces différents mécanismes financiers précités.

« Il apparaît pour le moins surprenant que ces informations n’aient pas pu être communiquées lors de mes précédentes demandes, alors qu’elles semblent manifestement disponibles auprès d’autres acteurs impliqués dans le suivi de ces dispositifs. » L’élu national demande une clarification afin d’assurer une diffusion cohérente de l’information.

Face à l’exigence d’un lien obligatoire entre le cyclone Chido et les projets devant émarger sur ces fonds, Saïd Omar Oili demande que soient définies les modalités permettant d’établir ce lien. Pour illustrer son propos, le sénateur mahorais prend pour exemple les conséquences du cyclone Chido sur le déploiement de la fibre optique à Mayotte et demande un réexamen de l’enveloppe de 10 millions d’euros qui lui est officiellement consacrée.

« En effet, la possibilité donnée à la société Orange [par Bercy, le ministère des Finances] de continuer à investir directement dans les zones les plus denses et les plus rentables du territoire pourrait modifier l’équilibre économique initial du projet », observe le sénateur. Il demande à l’État de garantir la poursuite de la couverture de l’archipel en très haut débit, via le déploiement de la fibre optique, un objectif fixé par la loi du 11 août 2025 au plus tard en 2029.

Une évolution que l’élu estime devoir conduire à une adaptation du montage financier ou à un ajustement des financements publics mobilisés, notamment européens.

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Les inondations rappellent l’urgence de développer une culture du risque

Les inondations rappellent l’urgence de développer une culture du risque

Les fortes pluies tombées en début de semaine ont une nouvelle fois provoqué des inondations dans plusieurs secteurs de Mayotte, notamment à Kawéni où le collège K2 a dû être évacué après des infiltrations d’eau et de boue dans l’établissement. Ces épisodes, fréquents pendant la saison des pluies, rappellent la fragilité du territoire face aux phénomènes naturels et interrogent sur son niveau de préparation et sur la culture du risque au sein de la population.

Le territoire est en effet particulièrement exposé. « Sur les sept risques naturels, il y en a six qui sont concentrés à Mayotte. Seules les avalanches ne concernent pas l’île », rappelait récemment Christophe Millet, représentant de l’Ordre des architectes en visite sur l’île. Cyclones, séismes, submersions marines, feux de forêt, mouvements de terrain et inondations font partie des aléas auxquels le territoire est régulièrement confronté.

Face à ces risques, la prévention passe d’abord par l’information des habitants. L’État a ainsi lancé en janvier 2026 une campagne de sensibilisation sur les pluies intenses et les inondations. Elle rappelle quelques réflexes essentiels : éviter de circuler lors de la montée des eaux, s’éloigner des cours d’eau ou encore se réfugier en hauteur lorsque cela est possible.

Mais Mayotte reste encore en marge de certains dispositifs nationaux. Au niveau national, l’État a mis en place le Plan individuel de mise en sûreté (PIMS). Développé par la sécurité civile, cet outil permet à chaque citoyen d’identifier les risques autour de lui, de préparer un kit d’urgence et de savoir comment réagir en cas de crise. Des versions adaptées aux territoires ultramarins commencent à être déployées, mais l’outil n’est pas encore décliné à Mayotte.

Les inondations rappellent l’urgence de développer une culture du risque

Une conférence organisée ce vendredi à l’Université de Mayotte, questionnera ainsi la perception du risque. La chercheuse Morgane Rosier y abordera l’impact des perceptions sur l’efficacité de la gestion des risques liés aux aléas naturels à La Réunion et à Mayotte. Les échanges porteront notamment sur la manière dont les populations perçoivent les risques, sur l’efficacité des réponses apportées après les catastrophes récentes et sur l’intensification des phénomènes naturels dans les territoires insulaires, dans un contexte de changement climatique.

Alors que les épisodes de pluies intenses se répètent, la capacité de la population à anticiper et à réagir face aux catastrophes apparaît plus que jamais centrale pour le territoire.

Munia Dinouraïni, nouvelle jeune “figure de proue” du paysage politique mahorais

Munia Dinouraïni, nouvelle jeune “figure de proue” du paysage politique mahorais

A seulement 33 ans, Munia Dinouraïni a déjà exercé un premier mandat d’adjointe au maire de Mamoudzou en charge du développement économique et commercial. Frustrée de ne pas avoir pu faire avancer sa commune autant qu’elle l’aurait souhaité, elle a décidé de mener sa propre liste cette année sous la bannière “Résilience Mamoudzou”. Son slogan, “Renaître ensemble”, résume sa volonté de “changer la manière de faire de la politique à Mayotte”.

Au cours des 6 ans passés en tant qu’adjointe du maire LR Ambdilwahedou Soumaïla, Munia Dinouraïni a participé à de nombreux projets au sein de la municipalité. Tour à tour au chevet des agriculteurs de l’île, qu’elle a contribué à mettre en valeur via la création des marchés paysans, ou auprès des vendeuses de fruits et légumes du bord des routes, qu’elle a accompagné vers la professionnalisation, la jeune femme s’est acquittée avec un grand sérieux de la mission qui lui avait été confié. Flash Info est allé “à la rencontre de” cette nouvelle figure importante de la politique locale dont l’ambition principale est de tenter de “secouer l’inertie” qui règne dans sa municipalité et d’initier “une nouvelle manière de faire de la politique”.

Une enfance entre Paris et Mtsapéré

Munia Dinouraïni est née à Paris de parents mahorais originaires de Mtsapéré. Son père a travaillé plusieurs années au sein de la mairie de Paris tandis que sa mère était secrétaire administrative. À l’âge de six ans, sa famille décide de rentrer à Mayotte. Son père obtient un poste de “chargé de projets route” à la DEAL et sa mère commence à travailler au sein de la chambre de l’agriculture. La petite Munia entre donc au CP à l’école primaire de M’tsapéré, avant de poursuivre ses études au collège de M’gombani. Elève brillante, elle “saute” la classe de 4eme et, au cours de son année de 3eme, elle passe un concours pour intégrer le lycée militaire de Saint-Cyr situé en région parisienne. « Un jour on m’a emmené dans une salle pour passer ce concours sans m’expliquer ce que c’était, puis on m’a expédié en métropole sans davantage d’explication”, se souvient avec humour la jeune femme en évoquant son adolescence.

Munia Dinouraïni, nouvelle jeune “figure de proue” du paysage politique mahorais
Actuelle adjointe au maire de Mamoudzou, Munia Dinouraïni présente cette année sa propre liste aux élections municipales sous la bannière “Résilience Mamaoudzou : renaître ensemble”

Ses années au lycée Saint-Cyr se passent bien, même si la mentalité très conservatrice du lieu et surtout le sexisme ambiant lui ont parfois pesé. “Ce n’était pas évident de s’y intégrer en tant que fille”, précise-t-elle.  Conséquence “heureuse” : la solidarité féminine y était très forte, éludant complètement la question du racisme au sein du groupe des filles, ce qui fait qu’elle ne s’est pas du tout sentie discriminée pour ses origines ultramarines.  Au terme de sa Terminale, elle obtient un baccalauréat scientifique, spécialité mathématiques. Si ses parents avaient imaginé pour elle une carrière d’ingénieur “toute tracée”, ses centres d’intérêt évoluent rapidement vers les sciences humaines et économiques. Elle envisage un temps de devenir professeure de philosophie, attirée par l’introspection et la pédagogie. “Mais ma famille estimait que cette voie était “bouchée” et ne me permettrait pas de contribuer assez efficacement au développement de Mayotte”, raconte la jeune élue.

Finalement, elle s’oriente vers une classe préparatoire économique avant d’intégrer l’ESSEC, l’une des grandes écoles de commerce françaises. « C’était un environnement très élitiste avec très peu d’ultramarins », se souvient-elle. “Je ne me sentais pas exclue, mais quand même différente des autres”, explique-t-elle. Durant ses études, elle effectue plusieurs séjours à l’étranger, notamment en Belgique et à Singapour, où l’école possède un campus. “Cela m’a permis de m’ouvrir au monde et de perfectionner mon anglais”, raconte la candidate aux élections municipales, qui évoque avec “une nostalgie heureuse” ses années d’étudiante.

Munia Dinouraïni, nouvelle jeune “figure de proue” du paysage politique mahorais
La question de l’accompagnement des femmes mahoraises est centrale dans le programme de la jeune élue

Un retour à Mayotte motivé par l’envie d’agir

À la fin de ses études, Munia Dinouraïni envisage d’abord de devenir consultante à Londres, mais un séjour à Mayotte pendant ses vacances change finalement ses projets. “Après une quinzaine d’année passées en métropole, je n’envisageais pas de revenir à Mayotte, mais une mauvaise expérience lors de mon dernier stage de fin d’étude chez l’Oréal m’a fait prendre conscience que “je n’y étais pas totalement chez moi””, explique la trentenaire. Elle avait également une envie presque viscérale d’évoluer sur un territoire où elle pourrait avoir un véritable impact.

Elle débute alors sa carrière à Mayotte en tant que responsable d’achat chez Bourbon Distribution. “C’est la seule et unique entreprise qui avait répondu à ma candidature”, se souvient-elle. Mais le salaire trop bas par rapport au travail demandé et la logique de “récompense à l’ancienneté” plutôt qu’à “l’efficacité” ont eu tôt fait de faire déguerpir celle qui, habituée aux méthodes de travail plus modernes, n’a pas supporté ce qu’elle vivait comme “une injustice”. Son deuxième poste à la banque La Bred en tant que conseillère clientèle n’a guère été plus heureuse. “Chaque conseiller avait un portefeuille de 1800 clients, il était donc impossible de faire un travail satisfaisant dans ces conditions”, explique-t-elle.

En 2020, elle choisit finalement de se tourner vers l’enseignement, son “rêve de jeunesse” et devient professeure d’économie-gestion au lycée professionnel de Kawéni.

Une entrée en politique lors des municipales de 2020

La même année marque également son entrée en politique. Issue d’une famille déjà engagée dans la vie publique locale, elle explique avoir été rapidement repérée par plusieurs responsables politiques qui cherchaient “une figure à laquelle la jeunesse pourrait s’identifier”.  Approchée par le parti centriste Mouvement pour le développement de Mayotte (MDM), elle rejoint la liste présentée aux élections municipales de 2020 en deuxième position. Au second tour, cette liste fusionne avec la liste LR menée par l’actuel maire de Mamoudzou, Ambdilwahidou Soumaïla.

Six membres du MDM sont alors élus et Munia Dinouraïni devient adjointe au maire. Dans ses fonctions, elle s’investit notamment dans l’accompagnement des agriculteurs, des artisans et des autoentrepreneurs. Elle travaille également sur plusieurs dossiers liés aux fonds européens, dans la procédure de recensement de la population, et s’implique dans diverses actions solidaires, notamment après le passage du cyclone Chido.

Une candidature pour « faire bouger les choses »

Après plusieurs années au sein de l’exécutif municipal, Munia Dinouraïni estime cependant que son action a été limitée par certaines difficultés de gouvernance. « Quand on n’a pas réellement la main sur les décisions, il est difficile d’avoir un impact concret », explique-t-elle. En effet, en tant que membre d’un parti différent de celui du maire, ses capacités d’action étaient limitées. C’est notamment ce constat qui l’a convaincue de se présenter aux élections municipales de 2026. Pour ce faire, elle a créé son propre mouvement politique, baptisé Résilience, né d’un récent éclatement au sein du MDM. “C’est en quelque sorte une branche secondaire du parti MDM” résume la centriste qui explique avec un certain humour que son positionnement politique vient du fait que “son porte-feuille est à droite” mais que “son coeur est à gauche”. En effet, bien qu’attachée au développement économique et commercial de par sa formation à l’ESSEC, elle n’oublie pas les populations les plus précaires qu’elle a toujours à coeur de tenter d’insérer harmonieusement afin d’arriver à “une paix sociale”.

Munia Dinouraïni, nouvelle jeune “figure de proue” du paysage politique mahorais
Munia Dinouraïni a travaillé sur la question des fonds européens au cours de son dernier mandat d’adjointe au maire de Mamoudzou en charge du développement économique

Objectif : bousculer les logiques “d’inertie” pour faire avancer Mayotte

Si elle accède à la mairie de Mamoudzou, Munia Dinouraïni souhaite d’abord améliorer la gestion administrative de la collectivité. Elle estime notamment que les procédures de commande publique doivent être mieux accompagnées afin d’éviter les retards de chantiers. « Les agents ont parfois besoin d’être davantage accompagnés et formés. Avec plus d’ingénierie, on pourrait avancer beaucoup plus vite », affirme-t-elle.

La propreté urbaine constitue également l’une de ses priorités, tout comme le développement de l’entrepreneuriat. Elle souhaite notamment créer un guichet dédié aux entreprises directement au sein de la mairie afin de faciliter l’accompagnement des porteurs de projets.

Sécurité, jeunesse et renouvellement politique

La candidate souhaite également renforcer les moyens de la police municipale, notamment en matière de formation et d’équipement. Elle insiste sur la nécessité de travailler davantage avec les services de l’État face à la hausse de l’insécurité.

Elle souhaite également développer des actions de prévention auprès des jeunes et tenter de ramener la paix entre les villages rivaux via la mise en place d’une “brigade inter-village”. “Ses membres devront être des personnes connues des habitants, si possible même des “délinquants repentis””, détaille la candidate.

Pour Munia Dinouraïni, l’un des enjeux majeurs sera également de renouveler les pratiques politiques locales. Elle dénonce notamment les logiques de clientélisme et de népotisme qui, selon elle, freinent le développement du territoire.

« Un changement de mentalité durable s’impose », conclut-elle.

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Chikungunya : le Repema tire la sonnette d’alarme

Chikungunya : le Repema tire la sonnette d’alarme

Alors que les cas de chikungunya progressent à Mayotte, les autorités sanitaires intensifient leur mobilisation. Au cœur de cette vigilance accrue : les femmes enceintes, particulièrement exposées aux complications liées au virus. Le Réseau Périnatal de Mayotte appelle à une prise de conscience collective pour protéger les futures mères et leurs bébés.

Une progression inquiétante du virus sur l’île

Depuis plusieurs semaines, la circulation du chikungunya s’intensifie sur le territoire mahorais. Selon les dernières données communiquées par l’Agence Régionale de Santé de Mayotte, 315 cas ont déjà été recensés sur l’ensemble de l’île, avec un taux de circulation estimé à près de 30 %.

Face à cette progression, les professionnels de santé redoutent une aggravation de la situation si les gestes de prévention ne sont pas largement appliqués par la population.

Dans ce contexte, le Réseau Périnatal de Mayotte (REPEMA) a décidé de tirer la sonnette d’alarme. L’organisation, qui coordonne les acteurs de la santé maternelle et infantile sur l’île, met désormais l’accent sur une catégorie de population particulièrement vulnérable : les femmes enceintes.

Les femmes enceintes au cœur des préoccupations

La grossesse constitue une période de fragilité face à certaines infections virales, et le chikungunya ne fait pas exception. Si la majorité des patients guérissent sans séquelles graves, les complications peuvent être plus délicates lorsqu’une future mère est infectée.

Cette inquiétude n’est pas théorique. Une hospitalisation d’une femme enceinte positive au chikungunya a récemment été enregistrée à Mayotte. Les chiffres de l’année précédente illustrent également cette vulnérabilité : en 2025, les services de santé ont recensé 49 hospitalisations liées au virus, dont 19 concernaient des femmes enceintes.

Ces données ont poussé le REPEMA à renforcer ses campagnes de sensibilisation. L’objectif est clair : limiter au maximum les risques de contamination pendant la grossesse afin de protéger à la fois la mère et l’enfant à naître.

Prévenir plutôt que guérir

Dans un territoire tropical comme Mayotte, la lutte contre les maladies transmises par les moustiques repose largement sur la prévention. Les autorités sanitaires rappellent que des gestes simples peuvent réduire significativement les risques d’infection.

Parmi les recommandations principales :

  • éviter les sorties au lever et au coucher du soleil, périodes où les moustiques sont les plus actifs ;
  • éliminer toutes les eaux stagnantes autour du domicile, véritables lieux de reproduction des moustiques ;
  • dormir sous une moustiquaire ou utiliser un ventilateur ou un climatiseur ;
  • porter des vêtements longs et couvrants pour limiter les piqûres.

Ces mesures, si elles sont appliquées collectivement, peuvent freiner la propagation du virus sur l’île.

Savoir reconnaître les signes de la maladie

Les autorités sanitaires insistent également sur l’importance d’identifier rapidement les symptômes du chikungunya. Une détection précoce permet d’obtenir un suivi médical adapté et de limiter les complications.

Les signes les plus fréquents sont :

  • une fièvre supérieure à 38 °C ;
  • des douleurs articulaires parfois intenses ;
  • une grande fatigue ;
  • des éruptions cutanées accompagnées de démangeaisons.

Chez une femme enceinte, l’apparition de ces symptômes doit conduire à consulter rapidement un professionnel de santé.

Une réaction rapide en cas de suspicion

Le REPEMA rappelle qu’en cas de suspicion de chikungunya pendant la grossesse, la priorité est d’obtenir une prise en charge médicale sans attendre. Les futures mamans sont invitées à consulter immédiatement un médecin ou à contacter les services d’urgence en appelant le 15.

Au-delà de l’alerte sanitaire, les professionnels espèrent surtout provoquer un réflexe collectif de prévention. Dans un territoire où les maladies vectorielles peuvent rapidement se propager, la vigilance de chacun demeure la première barrière contre l’épidémie.

Car protéger les femmes enceintes, c’est aussi protéger la prochaine génération.

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Orange muscle son engagement auprès des tournois ramadan

Orange muscle son engagement auprès des tournois ramadan

En 2026, Orange franchit une nouvelle étape dans son engagement en faveur du sport et de la vie associative à Mayotte. L’entreprise renforce son soutien aux associations locales qui organisent les traditionnels tournois sportifs du Ramadan, des événements devenus incontournables dans de nombreux villages de l’île. Cette année, le dispositif se concentre sur trois communes – Sada, M’tsamboro et Pamandzi – avec l’ambition de mieux accompagner les organisateurs et de renforcer l’impact de ces rendez-vous sportifs et populaires.

Les conventions de partenariat ont été signées par André Martin, Directeur Général d’Orange Réunion Mayotte, et Géraldine Drula, Déléguée Régionale et Directrice Communication et RSE d’Orange Réunion Mayotte. À travers cet engagement, l’opérateur confirme sa volonté d’accompagner les initiatives locales qui participent au dynamisme social et culturel du territoire.

À Mayotte, les tournois sportifs organisés durant le mois de Ramadan occupent une place particulière dans la vie des villages. Chaque année, ces compétitions rassemblent de nombreux jeunes, bénévoles et habitants autour de rencontres sportives, mais aussi de moments de partage et de convivialité. Bien au-delà de la compétition, ces événements constituent des espaces de rassemblement essentiels pour la jeunesse et pour la cohésion sociale.

Après une année 2025 marquée par les conséquences du cyclone Chido, ces rendez-vous prennent une dimension encore plus importante. Ils contribuent à recréer du lien entre les habitants et à maintenir des traditions locales profondément ancrées dans la vie des communautés.

Un dispositif recentré pour plus d’efficacité

Jusqu’à présent, Orange accompagnait chaque année entre 40 et 50 organisateurs de tournois du Ramadan à travers l’île. Pour 2026, l’entreprise a choisi de faire évoluer son dispositif en concentrant son soutien sur une dizaine d’événements seulement. L’objectif est de proposer un accompagnement plus structuré, avec davantage de moyens et une collaboration renforcée avec les associations partenaires.

Cette première phase concerne les communes de Sada, M’tsamboro et Pamandzi. À terme, le dispositif a vocation à être étendu progressivement à d’autres villes de Mayotte, afin de soutenir de manière équilibrée la dynamique associative sur l’ensemble du territoire.

« À Mayotte, ces tournois sportifs organisés dans les villages sont bien plus que des compétitions. Ils rassemblent les habitants, mobilisent les associations et créent des moments de partage essentiels pour la jeunesse. En concentrant notre soutien sur plusieurs communes chaque année, nous voulons accompagner les organisateurs avec davantage de moyens et contribuer concrètement à la vitalité de la vie associative locale », souligne André Martin, Directeur Général d’Orange Réunion Mayotte.

Concrètement, le partenariat se traduit par la mise à disposition d’équipements et de récompenses destinés aux compétitions, notamment des t-shirts et des coupes pour les finalistes.

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Jéjé Forêt : le jeu qui met l’agroécologie au cœur du jardin mahorais

Jéjé Forêt : le jeu qui met l’agroécologie au cœur du jardin mahorais

Jéjé Forêt : le jeu qui met l’agroécologie au cœur du jardin mahorais À Mayotte, l’agriculture fait face à de nombreux défis. Entre érosion des sols, pression démographique et déforestation estimée à près de 1,2 % par an, les équilibres écologiques et agricoles de l’île se fragilisent. Dans ce contexte, sensibiliser aux pratiques agricoles durables devient une priorité. C’est l’objectif de Jéjé Forêt, un jeu pédagogique inspiré d’un projet scientifique et conçu pour faire réfléchir, tout en jouant, à l’avenir du jardin mahorais. Il a été présenté au Salon International de l’Agriculture 2026 à Paris. Un jeu pour comprendre les réalités agricoles.

Dans Jéjé Forêt*, les participants se glissent dans la peau d’agriculteurs mahorais. Autour d’un plateau représentant un bassin versant et un jardin mahorais, ils doivent développer leurs parcelles agricoles, gérer leurs ressources et faire face à différents aléas : sécheresse, ravageurs, fortes pluies ou pertes de récoltes. Mais ici, pas de compétition individuelle. La victoire ne peut être atteinte que collectivement. Chaque joueur doit développer sa parcelle tout en contribuant à la création d’un corridor de biodiversité reliant les terrains de tous les participants. Une fois ces corridors connectés, la partie est gagnée. Le jeu illustre ainsi une réalité fondamentale : la réussite agricole dépend aussi de la coopération et de la gestion collective des ressources.  » Les joueurs doivent discuter, s’entraider, trouver des compromis. C’est exactement ce qui se passe dans la vraie vie agricole « , explique le chef du projet, Joël Huat, docteur en agronomie au Cirad et chargé de coopération régionale Océan Indien.

Le coeur du jeu repose sur un modèle agricole emblématique de l’île : le jardin mahorais. Cet espace agroforestier couvre plus de 90 % de la surface agricole utile de Mayotte. Dès que l’on quitte la route pour pénétrer dans la forêt, on découvre un paysage agricole particulier, mêlant cultures vivrières, arbres fruitiers et végétation spontanée. Certaines plantes ont été semées par l’homme, d’autres par les animaux comme les chauves-souris ou les makis qui disséminent les graines. Cette diversité constitue un véritable garde-manger naturel. On y trouve notamment les bases de l’alimentation locale : bananes, manioc, songes ou patates douces.  » Le jardin mahorais est le jardin nourricier de Mayotte « , rappelle le chercheur. Même après le passage du cyclone Chido, ces cultures vivrières ont continué à assurer une forme de sécurité alimentaire, le temps que les productions se régénèrent. Au total, près de quarante espèces alimentaires peuvent cohabiter dans ces systèmes agroforestiers.

Sensibiliser les futurs agriculteurs

Le jeu s’adresse en particulier aux agriculteurs et aux élèves en lycée agricole. Il est aussi adaptable aux enfants de plus de 10 ans. Avant sa finalisation, il a été testé à Mayotte, notamment auprès d’agriculteurs et d’élèves. Deux types de plateaux ont été conçus : des versions géantes de quatre mètres carrés pour les ateliers collectifs, et des versions plus compactes. Chaque participant dispose d’une parcelle et doit gérer ses cultures à l’aide de jetons représentant la production et la valeur économique. L’objectif est aussi de faire comprendre aux futurs exploitants que l’agriculture doit être à la fois productive et durable.  » Nous voulons montrer que ce capital nourricier doit être préservé et valorisé économiquement », souligne l’équipe du projet.

Coopération et biodiversité au coeur du message

Au-delà du jeu, Jéjé Forêt véhicule plusieurs messages clés. La biodiversité y apparaît comme une richesse indispensable pour la résilience des systèmes agricoles. Enfin, le jeu met en avant une valeur profondément ancrée dans la société mahoraise : la solidarité.  » On s’est inspiré de ce que l’on a observé lors de crises passées : la capacité des habitants à s’entraider « , explique le coordinateur du projet.  » Sans coopération entre les agriculteurs, personne ne gagne.  »

Valoriser la recherche appliquée

Jéjé Forêt constitue également un outil de médiation scientifique. Il permet de traduire les résultats de recherches menées dans le cadre du RITA en une expérience accessible au grand public. Les travaux portent notamment sur l’agroforesterie ou encore sur la valorisation des races animales locales. Les chercheurs ont ainsi montré que le zébu mahorais possède une forte adaptation au climat tropical et est donc valorisé au coeur du jeu. Ces connaissances sont progressivement intégrées dans des outils pédagogiques destinés aux agriculteurs et aux futurs producteurs. Aujourd’hui, deux plateaux sont utilisés par Mayotte Nature Environnement et un par le lycée agricole dans le cadre du RITA. Financé notamment par l’Odeadom et des fonds européens, Jéjé Forêt s’impose ainsi comme un outil original pour accompagner les transitions agricoles du territoire. À travers ce jeu, un message simple émerge : préserver le jardin mahorais, c’est préserver l’avenir alimentaire et écologique de l’île.

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Deux policiers décorés pour un sauvetage en mer au large de M’tsamboro

Deux policiers décorés pour un sauvetage en mer au large de M’tsamboro
* image d'illustration générée par ia

Deux gardiens de la paix de l’unité nautique du service territorial de la police aux frontières ont été distingués pour leur intervention lors d’un sauvetage en mer à Mayotte. Par arrêté préfectoral, Gilles Muller et Mohamed-Hanine Gharbi ont reçu la médaille d’argent de 2ᵉ classe pour acte de courage et de dévouement.

Le 21 septembre 2025, les policiers étaient intervenus au large de l’îlot M’tsamboro pour porter assistance à six plaisanciers après le chavirage de leur embarcation. En raison de la forte houle empêchant l’approche du rivage avec le bateau, les deux agents avaient plongé à l’eau afin de rejoindre les naufragés et les mettre en sécurité.

Dans son arrêté, le préfet souligne « le courage et le dévouement dont ils ont fait preuve lors de cette opération de sauvetage ».

Mamoudzou : plusieurs bureaux de vote déplacés avant les élections

Mamoudzou : plusieurs bureaux de vote déplacés avant les élections
* image d'illustration générée par ia

La Ville de Mamoudzou informe les électeurs du déplacement de plusieurs bureaux de vote à l’approche des élections municipales et communautaires prévues les 15 et 22 mars.

Parmi les principaux changements, le bureau n°1 est transféré de l’école élémentaire Abdourahamane SoilihI (Cavani Sud 1) vers l’école élémentaire Hassani Abdallah (Cavani Sud 2). Le bureau n°68 passe de l’école élémentaire Darmi Moussa à l’école élémentaire Hassani Ali à Passamainty. D’autres bureaux, comme les n°100, 103 et 152, restent sur le même site mais changent de salle.

Par ailleurs, l’ouverture d’un nouveau bureau de vote n°184 à l’école maternelle Hamaha (Hauts Vallons) entraîne une modification pour certains habitants des secteurs Disma haut, Disma bas, Hauts Vallons, EDM, Zone Nel, Hamaha et Massakini, invités à vérifier leur bureau de vote auprès du service Élections.

La cartographie complète et les informations détaillées sont disponibles sur le site de la Ville de Mamoudzou.

Deux rendez-vous ouverts au public à l’Université de Mayotte en mars

Deux rendez-vous ouverts au public à l’Université de Mayotte en mars

L’Université de Mayotte organise deux événements ouverts au public universitaire au cours du mois de mars 2026, mêlant réflexion scientifique et proposition culturelle.

Le premier rendez-vous aura lieu vendredi 13 mars à 12h30, en salle polyvalente, avec une conférence de Morgane Rosier intitulée « Qui est responsable ? L’impact des perceptions sur l’efficacité de la gestion des risques liés aux aléas naturels à La Réunion et à Mayotte ». L’intervention abordera la perception des risques, l’efficacité des réponses face aux catastrophes récentes, l’intensification des aléas naturels liée au changement climatique ainsi que la vulnérabilité particulière des territoires insulaires. Un échange avec le public est prévu à l’issue de la conférence.

Le second temps fort se tiendra vendredi 20 mars à 12h, à l’auditorium, avec le spectacle « Zin-Zin » – Les Contes Calumets. Le conteur Fano proposera une performance mêlant contes et percussions de l’océan Indien, notamment de La Réunion et de Madagascar. Cet événement culturel, organisé en coordination avec l’association Hippocampus, est offert aux étudiants et aux personnels dans la limite des places disponibles.

À travers ces deux rendez-vous, l’Université de Mayotte entend promouvoir à la fois le débat scientifique sur les enjeux contemporains du territoire et l’ouverture culturelle à l’échelle régionale.

Les inscriptions aux concours territoriaux désormais 100 % en ligne

Les inscriptions aux concours territoriaux désormais 100 % en ligne

Le Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale de Mayotte (CDG976) annonce une évolution des modalités d’inscription aux concours et examens professionnels. Désormais, les candidats devront effectuer leurs démarches via la plateforme nationale « Concours Territorial ». Cette nouvelle procédure entre en vigueur avec le concours d’attaché territorial ; session 2026, dont les préinscriptions sont ouvertes du 10 mars au 15 avril 2026. Les candidats doivent créer un compte en ligne, remplir le formulaire et déposer l’ensemble des pièces justificatives directement sur leur espace personnel. La procédure est désormais entièrement dématérialisée, de la préinscription au dépôt du dossier complet. Cette évolution vise à moderniser les démarches, faciliter l’accès aux concours et garantir un traitement plus rapide et sécurisé des candidatures.

Plusieurs établissements scolaires perturbés à cause des fortes pluies

Plusieurs établissements scolaires perturbés à cause des fortes pluies

À la suite des fortes précipitations survenues mercredi matin à Mamoudzou, Koungou et en Petite-Terre, une cellule de crise a été activée au rectorat en lien avec la préfecture afin d’évaluer la situation et d’assurer la sécurité des élèves et du personnel.

Les pluies ont particulièrement touché plusieurs écoles des circonscriptions de Koungou Nord et Sud et de Mamoudzou Sud, ainsi que les collèges K1, K2 et Doujani. Dans le premier degré, certains élèves ont été évacués en coordination avec les mairies.

Au collège K2, des infiltrations d’eau et de boue ont rendu plusieurs salles inutilisables, entraînant la suspension des cours et l’évacuation des élèves. Jeudi, l’établissement n’accueillera que les élèves de 6e et de 3e, le temps d’évaluer les dégâts et de remettre les locaux en état. Le rectorat indique suivre la situation avec vigilance.

Déchèteries mobiles en mars en Petite-Terre

Déchèteries mobiles en mars en Petite-Terre

La Communauté de Communes de Petite-Terre organise deux déchèteries mobiles pour faciliter le dépôt de certains déchets encombrants. Elles auront lieu le 14 mars, de 7 h à 12 h, place de la Grande Mosquée du Vendredi à Pamandzi, puis le 28 mars, de 7 h à 12 h, rue du Marché à Dzaoudzi-Labattoir. Seront acceptés meubles et encombrants, appareils électroniques et électroménagers, métaux, ferrailles et déchets verts. Les verres, cartons, papiers, emballages recyclables et bouteilles plastiques doivent être déposés dans les bacs de tri habituels. Les gravats et déchets inertes doivent être déposés au site ETPC de Pamandzi, rue Mangafoutet. La CCPT rappelle l’importance d’utiliser ces services pour éviter les dépôts sauvages.

Pêche : des ressources encore mal connues des Mahorais

Pêche : des ressources encore mal connues des Mahorais

Chaque année, les scientifiques de l’Ifremer évaluent l’état des populations de poissons exploitées par la pêche française. L’édition 2025, qui inclut pour la première fois une analyse détaillée des départements d’outre-mer, met en lumière une situation contrastée selon les territoires et les espèces.

Globalement, les résultats montrent que dans les pêcheries côtières ultramarines, un peu plus de la moitié des captures provient de populations qui ne sont pas considérées comme surpêchées. En 2024, 52 % des débarquements côtiers dans les outre-mer proviennent de stocks exploités à un niveau durable, un chiffre comparable à celui observé en métropole. Cependant, cette moyenne masque des réalités très différentes d’un territoire à l’autre. À Mayotte, 13% des poissons exploités dans les pêcheries côtières sont surpêchés et dégradés, c’est le cas par exemple du Marlin bleu, du Thazard rayé, des Maquereaux des Indes et des Balistes. Parmi les 8% de poissons surpêchés, on compte les Vivaneaux rouillés. Pour favoriser leur reproduction, la Dealm peut décider de limiter la pêche de certaines espèces, non sans l’aval de l’Hexagone et de l’Europe.

Un enjeu majeur pour l’avenir du lagon mahorais

Pour les scientifiques, l’enjeu dépasse la seule question de la pêche. Les ressources halieutiques de Mayotte dépendent aussi de la bonne santé des écosystèmes marins, notamment du lagon et des récifs coralliens, qui servent d’abri et de nurserie à de nombreuses espèces. Les problèmes actuels d’envasement et de pollution du lagon par la terre et les eaux usées perturbent la reproduction des poissons. La gestion durable de la pêche dans le département passe donc par une meilleure connaissance des populations de poissons, mais aussi par la préservation de ces habitats fragiles. Ces différences d’une région d’outre-mer à l’autre s’expliquent par plusieurs facteurs : la diversité des écosystèmes, les techniques de pêche utilisées, l’intensité de l’activité halieutique ou encore la disponibilité des données scientifiques. Les scientifiques soulignent également que de nombreuses espèces tropicales restent difficiles à évaluer pour notamment adapter la taille minimale de capture.

Vers une meilleure connaissance scientifique

Plusieurs projets ont été menés à Mayotte pour améliorer les connaissances sur le cycle de vie des populations de poissons commerciaux, tel que le projet Demerstock lancé par le Parc Naturel Marin de Mayotte et le bureau d’étude Ocea Consult’ avec l’appui de l’Université de Mayotte. Ce projet a permis d’acquérir des données biologiques sur six espèces indispensables pour statuer sur l’état des populations tels que les tailles, poids et les stades de maturité.

Pêche : des ressources encore mal connues des Mahorais

« Cette étude participe à la connaissance halieutique nécessaire pour soutenir la pêche artisanale mahoraise. L’effort financier et scientifique devra être poursuivi pour atteindre la connaissance de l’état des populations de 40% des espèces exploitées à Mayotte, comme demandé par l’Union européenne », précise le Parc Marin sur son site. Un autre projet mené sur l’étude de certains crustacés comme la langouste vient de s’achever. L’Université de Mayotte en partenariat avec le Parc Naturel Marin et l’OFB ont permis de récolter des données inconnues à ce jour, Mayotte ne possédant pas de filière professionnelle de la pêche à la langouste. Des scientifiques ont donc récemment répertorié 1160 individus de langoustes : « c’est difficile de dire si c’est peu ou beaucoup, par contre ce qui est clair et étonnant c’est la faible proportion d’adultes dans la population. Les anciens pêcheurs que j’ai rencontré m’ont dit qu’il y en avait beaucoup plus il y a une vingtaine d’années », précise Dimitri Theuerkauff, ingénieur de recherches. L’étude a notamment porté sur le suivi des périodes de reproduction et de maturité sexuelle selon un cycle lunaire réalisé sur différents sites du lagon. 630 langoustes ont été photo-identifiées puis mesurées pour évaluer les critères de maturité (présence d’oeufs, de spermatophore, etc). Elles ont ensuite été relâchées au même endroit que leur capture. Sur son site, le Parc Marin rappelle les règles de pêches en vigueur : « Du 1er novembre au 31 mars, la pêche, la vente, l’achat et la détention des langoustes, cigales de mer et crabes de mangrove est interdite à Mayotte par arrêté préfectoral (…), cette période de répit permet aux crustacés de notre île de se reproduire et d’enrichir le lagon pour les saisons à venir. Pour la préservation de nos ressources alimentaires ». Seulement, sur les réseaux sociaux, des ventes illégales de langoustes fraîchement pêchées s’organisent pendant cette période de réserve. Sur des groupes Facebook, on peut trouver des « Langoustes à 25€ le kg, à Kaweni ».  

Une pression persistante sur les ressources marines

À l’échelle nationale, les résultats du bilan montrent que la situation s’est améliorée sur le long terme, même si elle reste fragile. En 2024, environ 50 % des volumes de poissons débarqués en France proviennent de populations exploitées durablement, un niveau en légère progression par rapport à l’année précédente. Malgré cette amélioration, les scientifiques rappellent que certaines populations restent fragiles ou surexploitées, et que l’objectif européen de 100 % de stocks pêchés à un niveau durable est encore loin d’être atteint.

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La météo sous haute surveillance face à un ballet de perturbations naissantes

La météo sous haute surveillance face à un ballet de perturbations naissantes

Alors que la saison cyclonique 2025-2026 continue de tenir les météorologues en alerte, le Sud-Ouest de l’océan Indien connaît cette semaine une activité atmosphérique particulièrement agitée. Quatre zones de convection jugées suspectes font actuellement l’objet d’une surveillance rapprochée par les spécialistes. Si aucune menace immédiate n’est confirmée pour les terres habitées, la multiplication de ces signaux météorologiques rappelle combien l’équilibre de la région reste fragile.

Depuis mardi soir, les centres de prévision scrutent attentivement l’évolution de plusieurs anomalies convectives. Ces zones, caractérisées par des mouvements ascendants d’air chaud et humide, constituent souvent les premières étapes de la formation de systèmes tropicaux.

Dans l’ensemble du bassin, les scientifiques multiplient les analyses satellitaires et les modélisations afin de déterminer si ces perturbations pourraient évoluer vers des tempêtes tropicales. Un travail discret mais essentiel, mené quotidiennement par les équipes de prévision, dont dépend en grande partie l’anticipation des risques pour les populations insulaires et côtières.

Cette vigilance est d’autant plus importante que la saison cyclonique actuelle s’est révélée particulièrement active, obligeant les services météorologiques de la région à maintenir un niveau d’attention élevé depuis plusieurs mois.

Une première zone au nord des Mascareignes

La première zone surveillée se situe à proximité d’Agaléga, loin au nord de l’archipel des Mascareignes. Les projections indiquent qu’un système dépressionnaire pourrait progressivement s’organiser dans cette région à partir de la fin de semaine.

Le risque de formation d’une tempête tropicale y est pour l’instant évalué comme faible entre vendredi et samedi, mais pourrait devenir modéré par la suite. Malgré cette évolution possible, les spécialistes estiment qu’un tel système resterait éloigné des zones densément peuplées dans les prochains jours. Seules les îles d’Agaléga ou de Saint-Brandon pourraient se trouver à proximité du phénomène.

Une seconde circulation en formation vers les Chagos

Plus à l’est, au large du sud-ouest de l’archipel des Chagos, une autre circulation dépressionnaire attire également l’attention des prévisionnistes. Les conditions atmosphériques y restent toutefois peu favorables à une intensification rapide.

Selon les premières analyses, la probabilité que ce système évolue en tempête tropicale demeure très faible à partir du week-end. Néanmoins, les météorologues continuent d’en suivre l’évolution afin de détecter tout changement dans la dynamique de l’atmosphère.

Le canal du Mozambique également concerné

Dans le canal du Mozambique, une circulation dépressionnaire s’est développée à proximité des côtes du Mozambique, près de la province de Nampula. Là encore, les probabilités d’intensification restent limitées.

Le risque de formation d’une tempête tropicale est actuellement considéré comme très faible pour les prochains jours, avant de devenir légèrement plus élevé à partir de samedi. Même si la probabilité reste modeste, cette zone est surveillée avec attention en raison de sa proximité relative avec le littoral africain.

Une dernière perturbation venue de l’est du bassin

Enfin, un faible système dépressionnaire issu de la zone de responsabilité australienne devrait pénétrer dans l’extrémité orientale du bassin sud-ouest de l’océan Indien d’ici la fin de semaine.

Là encore, les modèles prévoient une probabilité très faible d’intensification en tempête tropicale à partir du week-end. Mais dans un contexte météorologique particulièrement dynamique, chaque perturbation fait l’objet d’un suivi précis.

Un travail de veille permanent

Si ces quatre systèmes présentent pour l’instant des risques limités, leur simultanéité illustre la forte activité convective qui caractérise actuellement la région. Pour les météorologues, la mission consiste à détecter le plus tôt possible toute évolution susceptible de transformer une simple perturbation en phénomène potentiellement dangereux.

Dans les centres de prévision du bassin, l’observation de ces « zones suspectes » fait partie d’un travail de fourmi quotidien. La majorité de ces systèmes disparaissent avant d’atteindre un stade significatif. Mais certains, parfois en quelques heures seulement, peuvent se structurer et devenir de véritables menaces.

Dans un espace océanique immense, où les îles et les littoraux sont particulièrement exposés aux aléas climatiques, cette vigilance permanente reste l’un des principaux remparts face aux colères de l’océan Indien.

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Elections municipales Pamandzi : l’éducation, la jeunesse et le vivre ensemble au cœur d’une campagne haut en couleur

Elections municipales Pamandzi : l’éducation, la jeunesse et le vivre ensemble au cœur d’une campagne haut en couleur

Commune de moins de 12 000 habitants situés à l’Est de Mayotte sur la Petite-Terre, Pamandzi est la vitrine du département pour ceux qui arrivent par avion. Pour ces municipales 2026, ce sont 11 listes qui vont s’affronter dans les urnes à partir de dimanche pour essayer d’accéder aux commandes de la deuxième ville de Petite-Terre. La jeunesse et l’éducation s’invitent au cœur des enjeux électoraux, talonnés par le développement économique et touristique. Il y a aussi l’amélioration de l’habitat, la lutte contre l’insécurité et la reconquête du vivre ensemble. 

Siti Ali Mdahoma ambitionne de refonder l’administration communale en réconciliant les élus et le personnel quelque peu découragé durant la mandature sortante.

Siti Ali Mdahoma

Liste MDM

Flash Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?

Siti Ali Mdahoma : J’ai un lien profond avec Pamandzi. Je suis née à Pamandzi, J’ai grandi à Pamandzi, j’ai toujours vécu à Pamandzi. Je suis dans le milieu associatif, auprès des femmes, des personnes âgées, auprès de toute la population de Pamandzi. C’est un lien social et familial, de proximité, d’écoute et d’action.

F.I : Selon-vous quelle est la problématique centrale de la commune actuellement ?

S.A.M : La problématique centrale aujourd’hui à Pamandzi c’est la fragilité de fonctionnement de l’administration communale qui a des conséquences directes sur la qualité des services rendus aux habitants. Durant la mandature qui se termine, nous avons malheureusement assisté à une véritable fuite de compétences. Plusieurs agents expérimentés ont quitté la commune, certains ont été remerciés sans justifications claires, d’autres ont préféré partir parce qu’ils ne se reconnaissaient plus dans le climat de travail. Aujourd’hui, des postes essentiels ne sont plus pourvus, la commune n’a plus de DGS ni de DST, pour piloter les projets et suivre les travaux. Il n’y a pas non plus de directeur de la culture. A cela s’ajoute aussi une rupture de dialogue sociale depuis le début de la mandature. A ce jour, la priorité est claire pour moi : reconstruire une administration solide, rétablir la confiance avec les agents municipaux et redonner à la commune les compétences nécessaires pour répondre efficacement aux besoins des habitants.

F.I : Que pensez-vous pouvoir apporter à la commune ?

S.A.M : Je pense pouvoir apporter avant tout une méthode fondée sur l’écoute, la responsabilité et le travail collectif, en m’appuyant tout simplement sur mon expérience, notamment en tant que vice-présidente du CCAS de Pamandzi. Ce que je peux apporter aujourd’hui, c’est d’abord de la stabilité et de la confiance. Pour moi il est essentiel de reconstruire une administration solide, de rétablir le dialogue avec les agents municipaux et de redonner à chacun les moyens de travailler dans de bonnes conditions. Je souhaite également porter une vision inclusive pour Pamandzi, le développement de notre commune doit concerner tout le monde, les jeunes et les moins jeunes, les familles, les personnes âgées, les entreprises, mais aussi les personnes en situation de handicap. L’insertion et l’accessibilité doivent être pleinement intégrées dans nos politiques publiques afin que chacun puisse trouver sa place et tout simplement participer à la vie de la commune.

F.I : Sur votre potentiel mandature, que pensez-vous pouvoir mettre en dans le un an de votre mandat ?

S.A.M : La première année de mandat sera déterminante pour remettre la commune sur de bonnes bases. C’est pour cela que notre priorité sera de réorganiser d’abord et stabiliser l’administration communale. Il faudra aussi recruter ou repositionner les compétences nécessaires, notamment un DGS et un DST et renforcer les services qui fonctionnent aujourd’hui. Dès notre installation, notre équipe engagera le dialogue social avec les agents municipaux pour écouter leurs doléances, comprendre leurs difficultés et les accompagner notamment par la formation. La première année permettra également de relancer des projets structurants pour l’avenir comme l’aménagement du front de mer, le développement de la maison du numérique et des actions en faveur de la jeunesse. Nous mettrons en place la caisse des écoles afin de mieux accompagner les familles et prévenir les inégalités avec un seul objectif de fonctionnement dès la rentrée scolaire 2027. Nous travaillerons également à l’ouverture d’une épicerie sociale et solidaire pour soutenir les familles les plus fragiles et lutter contre la précarité. Notre objectif est clair, mettre la commune en mouvement, améliorer la vie quotidienne des habitants et redonner confiance aux pamandziennes et pamandziens. 

Arbabiddine Chanfi s’inscrit dans une continuité de l’action conduite par la municipalité sortante. Avec son équipe, il veut parachever les projets entamés par le maire sortant dont il a été l’un des adjoints

Arbabiddine Chanfi

Liste Pamandzi Uni et Solidaire

Flash Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?

C : Je suis très très attaché à ma commune car c’est là que j’ai vu le jour et que j’ai passé toute mon enfance, je dirai que j’ai le sang pamandzien. Je n’ai quitté ma commune que très peu de temps, juste deux années après l’obtention du BAC. C’est ici que j’ai créé ma première entreprise et que je m’y suis marié en 2009, j’y ai eu mes 4 enfants. Je compte rendre à la ville ce qu’elle m’a donné.

F.I : Selon-vous quelle est la problématique centrale de la commune actuellement ?

A.C : Plusieurs mandats se sont succédé depuis 2008, les pamandziens ont perdu peu à peu la confiance qu’ils avaient en leurs élus et en 2020 nous avons hérité d’une situation chaotique. Le pire a été évité grâce à notre abnégation, notre courage mais surtout notre vision pour l’avenir de Pamandzi. Je dirai que c’est la gestion de notre commune qui a été défaillante. Aujourd’hui la vraie problématique reste la gestion de notre commune.

F.I : Que pensez-vous pouvoir apporter à la commune ?  

A.C : Je suis convaincu pouvoir apporter plus de sérénité avec mon équipe. Nous nous sommes fixé la mission de redonner leur dignité aux pamandziens, nous devons travailler en faveur d’un retour du respect mutuel et de la convivialité. Je veux être un maire à l’écoute de mes concitoyens, un maire à la hauteur de leurs attentes. J’ai déjà été Président d’une association de football, d’une association socio-éducative et culturelle mais j’ai également été entrepreneur. J’ai le sens des responsabilités.

F.I : Sur votre potentiel mandature, que pensez-vous pouvoir mettre en dans le un an de votre mandat ?

C : Si nous sommes élus, notre équipe a prévu de prioriser 3 axes, la gouvernance et l’éducation, le développement économique et social, la sécurité. Nous allons également maintenir les finances en équilibre. Autre priorité absolue pour nous, la construction de l’école Pamandzi 2. Nous estimons que nos enfants méritent un meilleur enseignement, c’est pour cela que nous allons réhabiliter l’école Pamandzi 1 pour la transformer en crèche municipale. Les travaux vont démarrer sous peu. Nous allons ouvrir les réfectoires des écoles Pamandzi 3, 4 et 5 qui seront opérationnels dès que nous auront validé le choix du prestataire qui va livrer les repas. Nous allons renforcer le CCAS pour pouvoir mener des actions d’accompagnement des plus nécessiteux. Nous avons également prévu des ateliers et chantiers d’insertion pour insérer notre jeunesse et mettre en place une régie de quartier afin de lutter contre l’oisiveté. L’accès à une activité rémunératrice est très important pour nous jeunes et cette régie est un moyen pour les accompagner et favoriser leur insertion. Nous avons entamé des travaux de voirie durant l’actuelle mandature qu’il nous faut terminer prochainement dans tous les quartiers afin de les rendre praticables par les camions du SIDEVAM pour le ramassage des ordures ménagères et pour la desserte des taxis. Pour l’épanouissement de notre jeunesse, nous allons mettre à disposition plusieurs outils, à commencer par l’AJP en fin de travaux qui sera bientôt livrée aux sportifs. Des travaux d’aménagement autour de la place Congrès vont également démarrer, ils ont un caractère intergénérationnel à travers des installions sportifs et ludiques pour les plus jeunes, des tobogans, un mini-stade, des mini-plaquettes de baskets et de football, des tables aménagées pour les jeux de société en faveur des adultes et un parcours Ninja.

Pour son baptême du feu en politique, Dayane Nourdine est le plus jeunes des 11 candidats qui se disputent les manettes de la commune de Pamandzi.

Dayane Nourdine

Lliste Pamandzi Oyé

Flash Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?

Dayane Nourdine : Je suis un fils de Pamandzi, je suis un parent, un habitant qui vit au quotidien les problématiques des administrés de Pamandzi.

F.I : Selon-vous quelle est la problématique centrale de la commune actuellement ? 

D.N : Pour moi, je dirai que c’est le vivre ensemble qui est vraiment problématique. Les mandatures précédentes n’ont rien fait pour doter les pamandziens d’endroits pour échanger. Même le club sportif qui excellait à l’époque n’existe plus en raison d’un manque de suivi et d’accompagnement. Nous disposons de pas mal d’associations socio-culturelles ont été laissées pour compte, aujourd’hui la ville est devenue un lieu sans activités culturelles et le vivre ensemble n’existe plus.

F.I : Que pensez-vous pouvoir apporter à la commune ?

D.N : Notre équipe Pamandzi Oyé souhaite apporter un meilleur cadre de vie, une meilleure communication pour favoriser le vivre ensemble au quotidien, relancer les activités sportives, éduquer nos enfants, réactiver les associations qui sont là prêtes à se mettre au travail pour encadrer nos enfants et permettre à chacun d’entre eux de bénéficier d’un enseignement digne de ce nom. Pour rester dans ce domaine, nos écoles sont à moderniser, permettre à nos bambins de s’assoir sur de vrais sièges et non plus trois lattes de bois. Nous tenons à créer une crèche municipale dont l’absence actuellement se fait fortement ressentir dans la commune, de même qu’une cantine scolaire. Si nous sommes élus, nous allons mettre un terme à ces rythmes scolaires infernaux qui imposent aux parents de déposer leurs enfants à 8 heures pour les récupérer à 10 heures 30 avant de les ramener à nouveau à 12 heures 30 sous un soleil de plomb.  Ce bannissement des rythmes scolaires fait l’objet d’un volet spécial dans notre programme politique. Nous prévoyons aussi de donner une chance aux talents des jeunes pamandziens dans toutes les disciplines sportives, culturelles et leur donner l’envie de vouloir continuer à faire et donner corps à leurs rêves.

F.I : Sur votre potentiel mandature, que pensez-vous pouvoir mettre en dans le un an de votre mandat ?

D.N : Nous commencerons par redresser les finances communales, aller chercher les subventions et les partenaires, donner envie aux entreprises de venir s’installer à Pamandzi, ne plus couper l’herbe sous les pieds des porteurs de projets. Cela signifie investir sur un plan pluriannuel d’investissement qui est indispensable pour sortir Pamandzi du bourbier dans lequel, elle se trouve plongée depuis trop longtemps.

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Élections municipales 2026 à Dzaoudzi-Labattoir : comment bâtir et loger une population croissante alors que le foncier fait défaut ?

Élections municipales 2026 à Dzaoudzi-Labattoir : comment bâtir et loger une population croissante alors que le foncier fait défaut ?

Ville historique à plus d’un titre, Dzaoudzi-Labattoir a longtemps été le siège du pouvoir à Mayotte. Citadelle royale au temps des sultans batailleurs, haut lieu du pouvoir colonial depuis 1841, d’abord pour Madagascar et dépendances, puis pour le territoire d’outre-mer des Comores (TOM), et enfin pour la collectivité territoriale de Mayotte au début des années 1980, avant de passer le relais à Mamoudzou. Sa population est estimée à près de 20 000 habitants lors du dernier recensement. Quatre listes briguent la mairie de cette commune, parmi lesquelles celle du NEMA conduite par Saïd Omar Oili, poids lourd de la politique locale.

Au cœur de cette bataille électorale qui s’annonce particulièrement suivie, dimanche 15 mars 2026, se pose la question de la démographie dans une commune où la disponibilité du foncier constructible constitue un problème majeur.

Saïd Omar Oili (liste NEMA)

Flash Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?

Saïd Omar Oili : Dzaoudzi-Labattoir est ma ville de naissance et j’y ai passé une grande partie de ma vie. C’est une ville qui m’a tout donné. Si j’occupe aujourd’hui les responsabilités qui sont les miennes, c’est grâce à ses habitants et à de nombreuses familles pour lesquelles j’ai un profond dévouement. Je les remercie pour la confiance qu’elles me témoignent chaque jour. Je ferai tout pour redonner à cette ville ce qu’elle m’a donné et je continuerai à la servir tant que je le pourrai. J’entretiens également un très bon relationnel avec les citoyens de Dzaoudzi-Labattoir, qui me sollicitent régulièrement lors de mes retours de métropole pour des renseignements, des conseils ou des informations concernant leurs démarches ou la vie quotidienne.

F.I. : Selon vous, quelle est la problématique centrale de la commune actuellement ?

S.O.O. : Je dirais la démographie et le foncier, deux problématiques étroitement liées. Les données statistiques indiquent que Dzaoudzi-Labattoir compte aujourd’hui environ 20 000 habitants et pourrait atteindre 50 000 habitants d’ici 2050.

La densité de population est déjà très élevée, environ 2 700 habitants au km². La population est majoritairement composée de jeunes de moins de 20 ans, ce qui traduit une forte dynamique démographique.

Cela pose plusieurs questions : comment loger cette population demain ? Comment l’éduquer ? Comment lui offrir les conditions nécessaires pour s’épanouir ?

Ce sont des défis majeurs auxquels nous devons répondre dès maintenant, en anticipant les besoins en matière d’habitat, d’éducation, de loisirs et d’équipements publics.

F.I. : Que pensez-vous pouvoir apporter à la commune ?

S.O.O. : Je peux d’abord apporter mon expérience d’élu local et national. Face aux défis que je viens d’évoquer, il faut des femmes et des hommes travailleurs, capables de réfléchir sans tabou, disponibles à 100 %, et prêts à se consacrer pleinement à leurs responsabilités pour trouver des solutions aux attentes de la population.

Il faudra également être à l’écoute des administrés, ce que j’ai toujours essayé de faire.

F.I. : Que comptez-vous mettre en place durant la première année de mandat ?

S.O.O. : Mayotte traverse actuellement des moments difficiles, aggravés par le récent cyclone Chido. La priorité sera donc de reconstruire ce qui a été détruit par cette catastrophe.

Il faudra également achever les ouvrages déjà engagés qui ont été endommagés, tout en tenant compte de l’évolution démographique future.

La question reste de savoir comment construire l’avenir avec des dotations et des recettes fiscales limitées, dans un territoire où plus de 40 % de la population vit sous le seuil de pauvreté.

Un préalable sera donc de mobiliser des femmes et des hommes capables d’aller chercher des financements et des aides extérieures nécessaires à la réalisation des projets. Trop de subventions ont été perdues ces dernières années faute d’avoir été sollicitées.

Nous devrons également nous appuyer sur la loi de refondation de Mayotte votée l’an dernier, qui fixe un cadre pour les six prochaines années. Il faudra réaliser les études nécessaires afin de monter des dossiers solides permettant d’obtenir les financements indispensables.

Houmadi Mikidache

(Liste Construisons ensemble l’avenir de Dzaoudzi-Labattoir)

Flash Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?

Houmadi Mikidache : Je suis un enfant de Dzaoudzi-Labattoir. J’y suis né, j’y ai grandi et j’y vis toujours avec ma famille.

Depuis plus de vingt ans, je suis engagé au service de cette commune, d’abord comme adjoint, puis aujourd’hui comme maire. En novembre 2023, j’ai été élu maire à l’unanimité du conseil municipal afin de poursuivre l’action publique.

J’ai alors exercé un mandat de transition dans une période particulièrement difficile, marquée notamment par les crises de l’eau, les conséquences du cyclone Chido et de fortes tensions sociales. Mon lien avec la commune est donc à la fois personnel, humain et politique : je connais ses habitants, ses quartiers et ses difficultés. C’est ce qui guide mon engagement.

F.I. : Selon vous, quelle est la problématique centrale de la commune actuellement ?

H.M. : La principale problématique de notre commune est l’adaptation du territoire à une croissance démographique très forte dans un espace limité.

Cette situation engendre plusieurs défis : la pression foncière, le besoin d’équipements publics (écoles, voiries, équipements sportifs), la sécurité, l’amélioration du cadre de vie et la nécessité d’organiser un développement urbain maîtrisé.

À cela s’ajoutent des enjeux qui concernent l’ensemble de Mayotte : la gestion des déchets, l’accès à l’eau et la protection de l’environnement.

Notre responsabilité est donc d’organiser un développement équilibré qui améliore la qualité de vie des habitants tout en préparant l’avenir de la commune.

F.I. : Que pensez-vous pouvoir apporter à la commune ?

H.M. : Je souhaite apporter trois choses essentielles : de la stabilité, de la crédibilité et de l’action. Durant ce mandat de transition, nous avons déjà remis la commune en mouvement grâce à un redressement financier, à des investissements importants sans augmentation des impôts et au lancement ou à la relance de projets structurants.

Mon objectif est désormais de poursuivre ce travail avec une équipe renouvelée et un programme clair pour les six prochaines années.

Je veux défendre une méthode simple : des projets réalistes, financés et utiles aux habitants. Dans un contexte où beaucoup de promesses sont faites, ma priorité est de dire ce qui est possible et comment nous allons le réaliser.

F.I. : Que comptez-vous mettre en place durant la première année de mandat ?

H.M. : La première année d’un mandat est décisive car elle permet de lancer les projets structurants. Plusieurs actions prioritaires pourront être engagées rapidement :

  • accélérer les projets scolaires avec la rénovation de salles de classe pour répondre à la croissance démographique ;
  • améliorer le cadre de vie en poursuivant les travaux de voirie, de trottoirs et d’aménagement des quartiers ;
  • renforcer la sécurité et la tranquillité publique grâce à un renforcement de la police municipale et à une meilleure coordination avec les partenaires ;
  • engager des projets d’aménagement urbain, notamment dans les quartiers concernés par les opérations de résorption de l’habitat insalubre.

L’objectif est clair : obtenir rapidement des résultats visibles pour les habitants tout en préparant les grands projets de la mandature.

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Elections municipales à Bandrélé : sécurité, jeunesse et développement au cœur des programmes

Elections municipales à Bandrélé : sécurité, jeunesse et développement au cœur des programmes »

La commune de Bandrélé, située au sud‑est de Mayotte, s’étend sur près de 35 km² et compte environ 10 500 habitants. Elle se caractérise par une population jeune et en forte croissance, ce qui exerce une pression importante sur les services publics, les infrastructures et l’habitat. L’accès à l’éducation et à l’emploi reste un défi majeur, notamment pour les jeunes, tandis que le chômage et l’exclusion sociale touchent une partie de la population. Le territoire fait également face à des enjeux liés au logement et à l’urbanisation rapide : de nombreux quartiers connaissent une densité élevée et des conditions de vie précaires. Par ailleurs, la situation géographique de Bandrélé, entre littoral et zones rurales, confronte la commune à des problématiques environnementales importantes. L’érosion côtière, la préservation de la mangrove et la gestion des déchets sont autant de défis qui conditionnent l’équilibre entre développement et préservation des ressources naturelles. Ces contraintes sociales, économiques et environnementales font de Bandrélé un territoire en pleine mutation, où la croissance démographique et les pressions urbaines dessinent les principaux enjeux de demain.

Ali Moussa Moussa Ben (LDVC)

Liste : S’unir pour construire notre commune

Flash-Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?

Ali Moussa Moussa Ben : J’aime ma commune et j’ai des projets qui visent à trouver des solutions pour améliorer la vie des habitants. Je suis élu depuis 2014 et j’ai toujours cherché à imaginer des solutions concrètes. J’ai une vision stratégique que je souhaite mettre en place et je continuerai à la poursuivre jusqu’à la fin de mon mandat.

F.I. : Selon vous, quelle est la problématique centrale de la commune ?

A.M.M.B : Tout est important et je souhaite poursuivre la planification dans différents domaines d’action. Concernant l’aménagement du territoire, mon objectif se décline en trois axes principaux :  Le premier concerne la lutte contre les quartiers insalubres. Il faut sécuriser les zones construites au bord de l’eau et organiser le développement des nouveaux quartiers, notamment en construisant les logements qui manquent. Le deuxième concerne l’environnement et la sécurité, en particulier sur les fronts de mer et dans les villages. Il s’agit de sécuriser les quartiers tout en favorisant le développement des activités locales. Le troisième axe concerne l’éducation. Il faut travailler efficacement pour lutter contre la rotation des classes et améliorer l’accès à l’enseignement dans la commune. Enfin, il est nécessaire de lutter contre l’insécurité. Ce n’est pas seulement une question d’organisation ou d’armes, mais avant tout de prévention. Il faut anticiper et intervenir avant qu’un enfant ne devienne délinquant. Nous nous réunissons chaque mois pour faire un état des lieux et ajuster nos actions.

Daniel Rama — LLR

Liste : S’unir pour réussir avec Daniel Rama

Flash-Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?

Daniel Rama : Je suis natif du village et conseiller municipal d’opposition. Être dans l’opposition m’a permis de vivre un mandat de l’intérieur et de comprendre le fonctionnement de la commune. Je souhaite porter une autre vision, en tenant compte des attentes de la population. Issu du monde associatif, je suis en contact permanent avec les jeunes. Je veux proposer une vision claire et insuffler de l’énergie pour améliorer la commune. Ils me racontent leur découragement vis‑à‑vis de la politique, et je me présente pour changer cette perception et redonner de l’espoir.

F.I. : Selon vous, quelle est la problématique centrale de la commune ?

D.R : La problématique centrale de la commune concerne la jeunesse, qui est laissée à elle-même. Par ricochet, cela contribue à l’insécurité. Les jeunes ne sont pas suffisamment sollicités ni accompagnés et certains trouvent refuge dans la violence. La propreté de nos villages est également un problème important.

F.I. : Que pensez-vous pouvoir apporter ?

D.R. : Les habitants peuvent me faire confiance : j’apporte une vision différente, au-delà des solutions standard. La vidéosurveillance actuelle n’est pas efficace, car les caméras sont peu nombreuses et non surveillées. Je propose d’en multiplier et de les placer aux entrées de Hamouro, dans les villages, sur les routes et dans les lieux sensibles.

Actuellement, la commune ne dispose que de sept policiers municipaux ; il faudra doubler les effectifs et créer une antenne avancée de police d’intervention. La commune compte beaucoup de jeunes et je propose de les accompagner. Un dispositif appelé “territoire zéro chômeur longue durée” pourrait permettre de créer environ 400 emplois pour occuper ces jeunes. Ces emplois seraient payés au SMIC et financés à 95 % par l’État. Je suis convaincu que cette approche contribuera à réduire l’insécurité, mais elle demande de la volonté et un accompagnement sérieux. Nous devons aussi développer des partenariats avec différentes structures comme la Croix-Rouge, la RSMA, le CRIJ (Centre régional d’information jeunesse), France Travail et Apprentis d’Auteuil, pour proposer des formations et des accompagnements adaptés aux jeunes. Aujourd’hui, nous avons deux MJC datant de 2012, qui ne sont pas utilisées correctement. Elles seront mises à disposition de la jeunesse. Il n’existe pas d’infrastructures dignes de ce nom. Il est nécessaire de construire des équipements aux normes : un stade de football avec gradins et vestiaires, une piste d’athlétisme et un gymnase avec toutes les installations nécessaires. La jeunesse sera au cœur de mon action. Nous n’oublierons pas non plus nos personnes âgées. Un accueil de jour pourra leur proposer des activités et des visites sur le territoire. Je suis convaincu qu’en un an de mandat, avec un travail en concertation avec les administrés et les différents villages, il est possible de mettre en place ces projets. Je veux que les décisions et les constructions ne se concentrent pas sur un seul village, mais profitent à l’ensemble de la commune.

F.I. : Quelles mesures comptez-vous mettre en place pour l’insécurité et l’aménagement ?

D.R. : Il faut éclairer tous les quartiers, car beaucoup ne sont pas équipés actuellement. Pour l’aménagement, il faudra travailler avec l’intercommunalité du Sud pour revoir le PLU et accompagner les propriétaires fonciers dans la régularisation de leurs terrains. Aucun projet ne sera réalisé sur un terrain sans concertation avec le propriétaire ni négociation.

F.I. : Si vous êtes élu, que mettrez-vous en place la première année?

D.R. : La première année, je souhaite faire un état des lieux de tous les services de la mairie et travailler avec eux pour évaluer l’effectif et les moyens existants. Il est important de sécuriser tous nos actes administratifs, c’est la raison pour laquelle nous allons créer une direction de la commande publique. La propreté est également une priorité. Il faut organiser le nettoyage des plages et des villages de façon régulière, en embauchant des jeunes de la commune via le dispositif “territoire zéro chômeur longue durée”, en concertation avec l’intercommunalité du Sud, afin qu’ils s’occupent de la commune et apprennent à en prendre soin. L’objectif est d’améliorer l’organisation, la sécurité, l’emploi des jeunes et la qualité de vie dans tous les villages de la commune.

Wirdani Djae — LDIV

Liste : Mouvement pour le progrès de la commune de Bandrélé

Flash-Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?

Wirdani Djae : Je suis une personne simple et j’ai toujours travaillé avec les jeunes de la commune de Bandrélé. J’ai un lien fort avec la population et je m’engage depuis plus de 30 ans pour cette commune. La jeunesse est au cœur de mon engagement. Pour moi, la politique doit être un espace au service de la population et de l’intérêt général. Si je suis élu, je serai le maire de tous les habitants de la commune. Je souhaite impliquer davantage les jeunes tout en respectant nos aînés. Nous devons aussi créer des opportunités et faire émerger des talents capables de créer de la valeur pour Mayotte. La question de la sécurité fait également partie des sujets importants. C’est pour toutes ces raisons que je souhaite prendre cette responsabilité et l’honorer pour mes concitoyens. Ils m’ont choisi pour être leur tête de liste et je veux leur rendre cette confiance de manière positive.

F.I. : Selon vous, quelle est la problématique centrale de Bandrélé ?

W.D. : La commune de Bandrélé fait face à plusieurs difficultés importantes. L’insécurité est l’un des principaux problèmes, mais il y a également un retard dans le développement économique qui touche plusieurs secteurs. Nous devons mettre en place des dispositifs à l’échelle de la commune pour répondre à ces enjeux, notamment avec la vidéosurveillance et la création d’une brigade nautique en lien avec les services de l’État. La commune souffre aussi d’un manque d’organisation dans certains domaines, comme la filière de la pêche, ainsi que d’une mauvaise gestion budgétaire et d’un manque d’investissements. Il est nécessaire de soutenir les porteurs de projets afin qu’ils puissent créer de véritables entreprises et contribuer au développement local. Les secteurs de l’agriculture et la valorisation du sel de Bandrélé doivent également être développés. Je souhaite apporter de l’action, de l’humanité et une vision différente. Mon objectif est de concrétiser des projets utiles pour la commune, comme l’amélioration de l’assainissement, la création d’un complexe sportif pour les jeunes, des aires de jeux et l’augmentation du nombre de salles de classe. Les sites ont déjà été identifiés et nous voulons agir rapidement. Aujourd’hui, la commune perd en sécurité, en crédibilité et en évolution sociale. La violence augmente et cela est en partie lié à l’inaction de la politique actuelle. Nos jeunes obtiennent pourtant de bons résultats et nos associations font honneur à la commune, mais elles ne disposent pas des infrastructures nécessaires pour travailler et s’entraîner correctement. On constate également des tensions entre villages et un sentiment d’inégalité dans les traitements entre les différentes localités.

F.I. : Que pensez-vous pouvoir apporter ?

W.D. : Je souhaite apporter un nouvel espoir à la population. La jeunesse de la commune a un besoin urgent de structures adaptées. Aujourd’hui, beaucoup d’infrastructures ne sont pas aux normes et il manque des salles de classe. Il est nécessaire de moderniser les écoles et de proposer aux élèves de véritables repas équilibrés. Je veux également favoriser l’emploi en recrutant davantage de personnes afin de disposer de la main-d’œuvre nécessaire au développement de la commune. L’entrepreneuriat doit être encouragé, et les jeunes qui ont du talent doivent être accompagnés afin qu’ils puissent réussir et construire des projets solides. Le développement de la commune passe aussi par la protection du foncier. Les habitants doivent pouvoir préserver leurs terres et leurs biens. La régularisation du foncier est une attente très forte de la population. Elle permettra aux habitants de devenir pleinement propriétaires et de protéger le patrimoine des Mahorais. Cela permettra également de développer de nouveaux projets, notamment la construction d’équipements publics comme des écoles. Notre objectif est d’accompagner les habitants dans ces démarches.

F.I. : Si vous êtes élu, que mettrez-vous en place la première année ?

W.D : La première année de mandat sera consacrée à des actions prioritaires. Il faudra d’abord faire un état des lieux de la situation de la commune et de ses biens. L’une des premières mesures sera de renforcer la police municipale en doublant les effectifs. Aujourd’hui, la commune compte environ quinze policiers municipaux, et il sera également important de renforcer leur formation. Les priorités porteront sur la sécurité, l’éducation, le foncier et le développement de la commune. Nous augmenterons le nombre de salles de classe afin de mettre fin au système de rotation et d’offrir de meilleures conditions d’apprentissage aux élèves. La sécurité sera renforcée en collaboration avec l’État, notamment par l’augmentation des effectifs et le développement de la vidéosurveillance afin de mieux contrôler les entrées et sorties de la commune. Nous mettrons également en place une régularisation accélérée du foncier afin que les habitants puissent profiter de leurs biens sans craindre une expropriation. Enfin, nous accompagnerons les jeunes entrepreneurs afin de développer l’activité économique et touristique de la commune. L’objectif est d’attirer davantage de visiteurs, de créer plus d’activités et d’augmenter les recettes pour les entreprises locales et pour la commune.

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Comores : payés à 115 euros par mois, des soignants d’El-Maarouf en grève

Comores : payés à 115 euros par mois, des soignants d’El-Maarouf en grève

Le mouvement, déclenché par un comité qui a rassemblé 308 signatures, toutes catégories confondues, se poursuit jusqu’à la satisfaction de leurs principales revendications, notamment l’augmentation des salaires de tous les contractuels, qui estiment exercer les mêmes tâches que les fonctionnaires.

Plus d’un an après leur dernière grève, les contractuels de l’hôpital national des Comores ont à nouveau cessé de travailler. Depuis lundi, ils ont déclenché une grève d’une durée illimitée pour revendiquer deux principales doléances. D’abord, l’augmentation des salaires jusqu’à 100 000 francs (200 euros), soit ce que perçoit actuellement un fonctionnaire recruté au sein de l’hôpital. Ensuite, une revalorisation de la prime de garde, actuellement fixée à 3 000 francs, soit 6 euros.

À El-Maarouf, hôpital de référence, les conditions salariales figurent toujours parmi les revendications de tous les mouvements de protestation observés ces dernières années. Actuellement, un aide-soignant et un infirmier non titularisés dans la fonction publique gagnent respectivement 40 000 francs (80 euros) et 57 500 francs, soit environ 115 euros.

C’est ce déséquilibre salarial entre contractuels et fonctionnaires qui est à l’origine des protestations du personnel soignant. Selon l’un des organisateurs, 308 contractuels ont signé la charte de la grève, qui entre dans son quatrième jour ce jeudi 12 mars.

Dimanche, à la veille de l’entrée en vigueur du mouvement, les grévistes avaient expliqué lors d’une conférence de presse que la décision de se mettre en grève avait été motivée par le non-respect d’un protocole d’accord signé en 2023, portant sur les mêmes revendications.

« Or, au regard de nos lois, ce non-respect autorise les contractuels à ne pas déposer au préalable auprès de la direction un préavis de 72 heures. Il faut savoir que le personnel soignant doit bénéficier de conditions décentes pour pouvoir travailler », a rappelé le secrétaire général de la principale organisation syndicale du pays, la Confédération des travailleuses et travailleurs des Comores (CTC).

Cinq mois de gardes non payés

La direction de l’hôpital a exprimé sa stupéfaction car, selon elle, un cadre d’échanges avait été initié pour répondre aux besoins des agents protestataires.

« Nous nous étions mis d’accord sur un processus de cotisation des contractuels auprès de la caisse des retraites. Ils avaient même salué cette mesure après notre rencontre », a révélé lundi le directeur d’El-Maarouf, Assoumany Aboudou.

Nommé à la tête de l’hôpital de référence en juillet 2024, ce dernier assure avoir épongé les arriérés de primes de garde qu’il avait hérités. S’il compte à nouveau cinq mois d’impayés, c’est parce qu’en 2025 l’hôpital a été privé de ses ressources par erreur dans la loi de finances, a justifié le directeur d’El-Maarouf.

Mardi, la direction de l’hôpital a publié une mise en demeure intimant aux agents de regagner leurs postes de travail.

« Je tiens à rappeler que l’exercice du droit de grève est encadré par la réglementation en vigueur, laquelle impose notamment le respect d’un préavis préalable ainsi que les obligations liées à la continuité du service public, particulièrement dans un établissement hospitalier. Or, le mouvement actuellement observé n’a pas fait l’objet du préavis requis, ce qui le place en violation des dispositions légales et réglementaires applicables », a indiqué la direction le 10 mars, en demandant aux grévistes de mettre fin au mouvement.

Parallèlement, les membres du comité des agents ont été conviés au bureau du procureur général de Moroni. Ce dernier leur aurait demandé de reprendre le travail, non seulement par respect pour le mois sacré du ramadan en cours, mais aussi pour ne pas pénaliser la population.

Le magistrat a enfin rappelé aux grévistes que leur présence dans l’enceinte de l’hôpital pourrait constituer un trouble à l’ordre public.

Alors qu’ils assuraient jusqu’avant-hier le service minimum, les contractuels ont donc décidé de rentrer chez eux pour éviter d’éventuelles poursuites pénales. Ce service minimum concernait les services sensibles comme les urgences, la maternité ou encore la néonatologie.

« En revanche, des services comme la planification familiale ou la vaccination seront impactés par la grève », avait détaillé une syndicaliste fonctionnaire, dont le corps soutient les collègues contractuels, estimant que les différentes catégories de soignants travaillent dans les mêmes conditions. Hier, l’un des grévistes nous a confié avoir reçu un appel au dialogue lancé par le comité des soignants.

Pour rappel, l’hôpital El-Maarouf a connu deux grèves, en juillet et en décembre 2024, pour les mêmes revendications. À l’époque, les contractuels réclamaient aussi une mutuelle de santé.

Pour mettre fin à la grève, un accord avait été signé le 6 décembre de la même année. Concernant l’alignement des salaires des contractuels sur ceux des fonctionnaires, il avait été annoncé la création d’une commission chargée de réfléchir à une hausse des tarifs afin de générer davantage de revenus.

Mais ces engagements sont restés lettre morte, selon le comité, d’où le lancement de la grève actuelle.

Dans une réquisition signée par la procureure de la République de Moroni, datée du 10 mars, il est enjoint aux grévistes de reprendre le travail sous peine de sanctions prévues par la loi. Mais certains estiment que seuls les fonctionnaires de l’État sont tenus de respecter cette réquisition.

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Finale du concours d’éloquence de l’océan Indien

Finale du concours d’éloquence de l’océan Indien

« Quand la voix des jeunes s’élève pour une langue française à leur image : diverse, audacieuse, culturelle ». A Port-Louis, capitale de l’île Maurice, a eu lieu hier soir vers 18 heures, la finale du 10 ème concours de l’éloquence de l’océan Indien. Cette manifestation annuelle qui se tenait au sur le front de mer au Caudan Arts Center (au cœur du quartier d’affaires et des grandes banques), a vu la participation de Madi Shayna et Razafindrakotomalala Kirs, deux jeunes Mahorais scolarisés au lycée Younoussa Bamana de Mamoudzou qui ont réussi à se qualifier. Cet événement a vu se mesurer des jeunes finalistes originaires de Mayotte, Maurice, La Réunion et Rodrigue. C’est l’association Jeunes Aujourd’hui pour Demain qui porte cette initiative depuis une dizaine d’années, dans l’objectif favoriser le tissage de liens entre les différentes îles, le développement de l’esprit critique et la promotion de la langue française.

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes