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Le sénateur veut des réponses avant la poursuite du projet d’aéroport de Bouyouni

Le sénateur veut des réponses avant la poursuite du projet d’aéroport de Bouyouni
Le sénateur Saïd Omar Oili saisit la justice administrative pour demander des éclaircissements sur la régularité du projet d’aéroport de Bouyouni et les conditions d’expropriation des agriculteurs.

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Le sénateur de Mayotte, Said Omar Oili, vient de saisir la justice administrative à propos du projet d’aéroport de Bouyouni. Après avoir alerté sur l’annulation partielle de l’usine de dessalement d’Ironi Bé, l’élu multiplie les courriers pour dénoncer le manque de transparence entourant le futur aéroport et prévenir un nouveau contentieux.

Point de départ de ses démarches : le jugement du 31 juillet 2026 par lequel le tribunal administratif de Mayotte a suspendu l’autorisation environnementale de l’usine de dessalement d’Ironi Bé, à Dembéni, donnant six mois pour corriger trois irrégularités. Dans ses écrits, le sénateur rappelle que cette décision confirme les mises en garde de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD), qui estimait en juin 2025 que vouloir « raccourcir les procédures règlementaires par des procédures d’urgence civile ne permet pas (…) de gagner du temps de manière significative sur les projets structurants ».

Pour Said Omar Oili, ce précédent est directement transposable au dossier de Bouyouni : « Ce jugement montre que l’urgence ne dispense pas du respect des procédures. Il doit nous inviter à la plus grande prudence sur les autres grands chantiers en cours à Mayotte. »

Deux courriers récents pour exiger des documents manquants

C’est sur cette base que le sénateur a engagé une série de démarches écrites ciblant spécifiquement le projet d’aéroport. Dans un premier courrier, adressé au préfet de Mayotte, il demande communication du rapport sur la compensation financière des professionnels concernés par les expropriations de terres agricoles. Par réponse du 24 août 2026, le préfet lui indique « qu’il n’était pas disponible, ne l’ayant lui-même pas reçu ». Face à ce silence, Said Omar Oili franchit une nouvelle étape. Par courrier du 28 septembre 2026, il saisit le président des tribunaux administratifs de La Réunion et de Mayotte, Jean‑Michel Laso. Il lui demande « si l’absence d’étude préalable agricole au moment de l’enquête publique peut affecter la régularité de la procédure administrative engagée pour la réalisation du projet ». Pour l’élu, cette carence est d’autant plus problématique que « aucun rapport sur la question de la compensation financière des professionnels n’a été rendu public, alors que le projet pose la question de l’expropriation des agriculteurs concernés ».

« Les Mahorais doivent obtenir des réponses avant d’aller plus loin »

À travers ces différents courriers, le sénateur Saïd Omar Oili interroge la solidité juridique de la procédure engagée autour du projet d’aéroport de Bouyouni. Il s’interroge notamment sur les conséquences que pourrait avoir l’absence du rapport consacré aux compensations financières des professionnels concernés par les expropriations, évoquant le risque de voir le projet confronté à des difficultés similaires à celles rencontrées par l’usine de dessalement d’Ironi Bé.

L’élu demande également que des réponses soient apportées sur les conditions d’expropriation et de compensation des agriculteurs concernés avant la poursuite du projet. Il inscrit ainsi ses démarches dans une demande plus large de clarification sur la régularité des procédures administratives et sur les documents disponibles concernant le projet d’aéroport.

Baraka Mahamoudou, une entrepreneuse engagée au service de la beauté des femmes mahoraises

Baraka Mahamoudou, une entrepreneuse engagée au service de la beauté des femmes mahoraises

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Baraka Mahamoudou est une entrepreneuse, gérante et fondatrice de l’Univers du Regard, à Paris. Esthéticienne de métier, elle s’est ensuite spécialisée dans la dermographie, développant ainsi une véritable expertise dans le domaine de la beauté et du regard. Animée par l’envie de transmettre son savoir-faire et surtout d’accompagner les femmes dans leur rapport à leur image, Baraka a choisi d’ouvrir également son entreprise à Mayotte. Son objectif est clair : permettre aux femmes mahoraises de prendre soin d’elles, de se sentir belles et, surtout, de mieux s’accepter.

Malheureusement, le cyclone Chido est venu bouleverser tout ce que Baraka Mahamoudou avait construit. Comme de nombreuses entreprises Mahoraise, elle a vu son activité durement touchée par cette catastrophe. Alors que beaucoup peinent encore à se relever, Baraka a choisi de ne pas céder à la peur de l’échec. Elle a puisé dans sa force et à sa détermination pour continuer à avancer et à se reconstruire ce qu’elle avait bâti. Une reconstruction finalement réussie.

Flash infos : Votre entreprise est actuellement en pleine rénovation, car vous avez été fortement impactée par le cyclone Chido. Comment avez-vous vécu cette période ? 

Baraka Mahamoudou : Ça a été une période difficile, extrêmement difficile. Il a fallu reprendre et se relever. Depuis plusieurs années, je faisais également des interventions à Mayotte. Aujourd’hui, j’ai décidé de rénover et surtout de m’installer pleinement sur le territoire.  J’ai donc mis en gérance mon institut de Paris, qui continue de fonctionner sous la gestion d’une autre personne, afin de pouvoir m’investir pleinement à Mayotte et dans mes futurs projets. Mon objectif est notamment de développer la formation et de mettre à profit mes 15 années d’expérience dans le domaine de l’esthétique pour accompagner et aider d’autres femmes à se lancer et à évoluer dans ce métier.

F.I : Quelle a été votre première réaction, votre émotion, lorsque vous avez découvert que le cyclone Chido avait ravagé votre entreprise et tout ce que vous aviez construit ?  

B.M : Ça a été difficile, bien sûr. Mais je me suis aussi sentie reconnaissante, parce que, comparée à d’autres personnes qui ont vraiment tout perdu, je me considérais chanceuse. À ce moment-là, mon institut était un lieu dans lequel je travaillais seulement de manière périodique, donc les dégâts restaient, pour moi, surmontables. Mais pour le bien-être et le confort de mes clientes, il était important que je fasse quelque chose et que je puisse rénover rapidement. Par rapport à d’autres entrepreneurs qui ont tout perdu, je ne me sentais vraiment pas à plaindre.

F.I : Donc, cette épreuve vous a aussi permis de vous relever, mais également de prendre conscience du soutien que vous aviez autour de vous ?

B.M : Oui, cette épreuve m’a permis de demander de l’aider et de mieux accepter le soutien autour de moi. J’ai notamment fait appel à L’ADIE, qui m’a accompagnée pour pouvoir réaliser les travaux. Ça m’a aussi permis de voir les choses autrement et de me décider à investir davantage dans mon activité. C’est quelque chose que je n’aurais peut-être pas fait si le cyclone n’était pas arrivé. Il faut aussi savoir voir le positif dans les épreuves. Finalement, cette situation m’a poussée à investir et à faire évoluer mon institut, alors que cela faisait déjà plusieurs années que j’étais installée.

F.I : investir sur quoi exactement ?

B.M : J’ai décidé d’investir dans les travaux, mais aussi de développer de nouvelles prestations que je ne propose pas forcément à Paris. Je souhaite également mettre en place des formations, un projet que j’ai toujours voulu développer à Mayotte, car j’ai ressenti ce besoin au fil des années. J’ai notamment rencontré des difficultés à recruter du personnel répondant aux exigences de mes clientes, dont certaines sont aussi mes clientes à Paris. Je me suis donc dit que c’était aussi mon devoir de transmettre mon expérience et mes compétences en formant les jeunes d’ici, pour leur permettre de progresser dans ce métier.

F.I : Parce que j’imagine qu’à Mayotte, il y a aussi beaucoup de femmes passionnées par l’univers de la beauté et de l’esthétique. 

B.M : Ah oui, à Mayotte, les femmes sont extrêmement coquettes. Je le dis aussi parce que j’ai aussi un établissement à La Réunion que j’ai tenu pendant trois ans, et que celui de Paris, je l’ai tenu pendant dix ans. Et franchement, ce n’est pas comparable. À Mayotte, les femmes sont particulièrement attachées à la beauté. Avec les réseaux sociaux, les femmes aiment prendre soin d’elles et se sentir belles.  Le problème, c’est qu’aujourd’hui, ils n’ont pas ce qu’il faut ici. Mais Mayotte est en plein développement, donc c’est tout à fait normal. À nous qui sommes allés là-bas, d’apporter ce dont Mayotte a besoin.

F.I :  D’ailleurs, il y a également eu un cyclone à La Réunion. Est-ce que cela a eu un impact sur votre entreprise ?

B.M : Ça m’a effectivement impactée. C’est d’ailleurs ce qui m’a poussée à mettre la société en veille, parce que nous avions subi beaucoup de dégâts et que c’était compliqué à gérer pour moi, notamment depuis Paris. La difficulté était aussi de trouver des salariés compétents et suffisamment autonomes pour faire fonctionner l’établissement en mon absence. Comme je peinais déjà à recruter, je ne me voyais pas réinvestir dans un établissement que je ne pouvais pas gérer correctement à distance. J’ai donc fait le choix de mettre la société en veille, même si c’était un très bel établissement situé en plein centre-ville de Saint-Pierre.

F.I : Quels sont les soutiens dont vous avez pu bénéficier ici, à Mayotte, pour rénover votre entreprise ? Et avez-vous bénéficié des mêmes dispositifs de soutien à La Réunion ?

B.M : je n’avais pas vraiment fait de démarches pour être accompagnée, parce qu’au départ, je n’avais pas encore de vision claire de ce que j’allais faire. Je vivais à Paris, ma famille était là-bas, et j’avais donc laissé ça en stand-by. Je n’ai jamais vraiment cherché d’accompagnement, je n’en ai jamais vraiment cherché. C’est d’ailleurs récemment, quand on s’est rencontré la dernière au lancement du programme femme et Résiliance organisée par plamfe Mayotte. D’après ce qu’on m’a dit que c’est très bonne association qui peut donner des pistes. Je me suis également rapprochée de l’ADIE, que je connaissais déjà grâce à ma formation e, création d’entreprise. Finalement, le peu d’aider que j’ai sollicité m’a permis de relancer mon activité. Pour le reste, je préfère découvrir ces dispositifs au fur et à mesure, lorsque j’en aurai réellement besoin pour développer mon entreprise.

F.I : Vous avez justement assisté au lancement du programme « Femmes et Résiliance » ce Vendredi. Est-ce que vous envisagez d’y adhérer et de participer au programme l’année prochaine ?  

B.M : Oui, je vais m’inscrire parce que j’en ressens vraiment le besoin. À Paris, j’étais très bien entourée, notamment parce que beaucoup de mes amis étaient eux-mêmes entrepreneurs. Ici, à Mayotte, je connais encore peu d’entrepreneurs.  Je pense que ce programme peut justement me permettre de rencontrer du monde, de découvrir les structures qui existent et de trouver l’accompagnement dont j’aurai besoin pour développer mes projets. Ça ne fait que trois mois que je me suis installée définitivement à Mayotte, donc je prends encore le temps de découvrir le territoire et de m’intégrer. Avant, je venais surtout ici pour me ressourcer, puis je repartais à Paris. Aujourd’hui, j’ai vraiment envie de m’investir.

F.I : Ça sera aussi peut-être l’occasion pour vous de vous faire davantage connaître ?

B.M : Ah oui, tout à fait. L’Univers du Regard est déjà bien connu. Comme je le disais, l’entreprise a été créée en 2016 et elle fête cette année ses dix ans. Beaucoup de personnes le connaissent donc déjà, L’Univers du Regard. Aujourd’hui, j’ai besoin de me faire connaître autrement. J’ai envie de me faire connaître à travers mon parcours et mon savoir-faire. J’ai besoin de porter pleinement le blason Mahorais parce que j’en suis fière et que je sais que mon expérience peut aujourd’hui servir au territoire. J’ai quand même vécu près de trente ans à Paris, et je pense avoir acquis suffisamment d’expérience pour pouvoir contribuer, d’une manière ou d’une autre, au développement de Mayotte, notamment auprès des jeunes qui s’intéressent au secteur de la beauté.

F.I : Et votre entreprise est actuellement en pleine rénovation. Avez-vous déjà une date prévue pour sa réouverture et pour accueillir à nouveau vos clientes ?

B.M : Alors, il y en a déjà une qui s’est incrustée hier ! Il faut savoir que j’ai de très beau client et surtout des clients extraordinaires. Elles méritaient vraiment que j’investisse dans ces travaux. Cela fait des années qu’elles me disent : « Baraka, fais des travaux ! Baraka, apporte-nous ici tout ce que tu proposes à Paris ! » La plupart de mes clientes voyagent beaucoup et, lorsqu’elles ne peuvent pas bénéficier de certaines prestations ici, elles viennent à Paris. Elles me disent souvent : « Mais pourquoi est-ce qu’on n’a pas ça à Mayotte ?  Pourquoi faut-il aller à Paris ? ». Alors, Cette fois, je me suis vraiment donné à fond pour leur créer un lieu qui me ressemble, mais surtout un lien dans lequel elles pourront retrouver tout ce qu’elles apprécient. Et visiblement, elles sont impatientes ! Il y en a déjà une qui s’est incrustée hier, une autre qui doit venir tout à l’heure à midi parce qu’elle n’arrive plus à attendre. Je reçois des messages tous les jours : « Mais c’est quand ? C’est quand ? C’est quand ? ». Donc il faut vraiment que j’ouvre rapidement, je pense que l’ouverture officielle aura lieu ce week-end, samedi.

F.I : Quel message souhaitez-vous adresser aux jeunes qui se lancent aujourd’hui dans l’esthétique et dans l’entrepreneuriat, notamment à travers les réseaux sociaux ?  Beaucoup proposent des prestations comme la beauté du regard, le vernis ou les soins esthétiques, parfois à domicile ou en se déplaçant, sans forcément avoir encore de local. Quels conseils leur donneriez-vous pour les aider à avancer et à développer leur activité ?

B.M : À ces jeunes femmes, je leur dirais avant tout de se former. C’est vraiment essentiel. On peut avoir du talent et de la facilité pour réaliser certaines prestations, mais il ne faut pas croire que c’est simple. De l’extérieur, ça peut paraître facile, alors qu’en réalité, c’est un métier qui demande beaucoup de compétences et de précision. Il y a des règles d’hygiène, des règles d’entretien, mais aussi tout ce qui concerne l’accueil de la cliente, la fidélisation, le conseil et la capacité à proposer des prestations adaptées. Même lorsqu’on travaille à domicile, ces règles restent importantes. Moi-même, j’ai commencé à domicile et j’ai exercé comme ça pendant six ans avant de me lancer dans l’entrepreneuriat. C’est une très bonne façon de commencer et ce n’est pas donné à tout le monde. Nous sommes tous différents : il faut avoir de la patience, de la dextérité, de la minutie et surtout l’envie de bien faire. Donc, si elles sentent qu’elles ont cette facilité et cette passion, je leur conseille vraiment de se former. Moi-même, je continue à me former. Dès que j’en ai la possibilité, je fais des formations, parce qu’on apprend tous les jours. Aujourd’hui, nous sommes dans une véritable dynamique entrepreneuriale, alors il ne faut surtout pas avoir peur d’entreprendre. Il faut oser se lancer, mais surtout, il faut faire les choses correctement et les faire bien.

Une fuite d’eau spectaculaire qui indigne la population mahoraise

Une fuite d’eau spectaculaire qui indigne la population mahoraise

À Kaweni, non loin du Douka Bé et du supermarché Hyper Discount, un impressionnant jet d’eau est visible au loin. Selon les premières informations, une canalisation aurait été endommagée par un engin de chantier, provoquant une importante fuite d’eau. Cette situation suscite l’incompréhension et l’indignation, particulièrement en cette période de crise de l’eau à Mayotte, alors que de nombreux habitants sont encore confrontés à des difficultés d’approvisionnement et manquent d’eau dans leur qui.

Pour une population déjà fortement touchée par les coupures et les restrictions, voir une telle quantité d’eau se déverser dans les rues est forcément interpellant. Les agents de la SMAE ont été sur place afin de stopper la fuite et d’éviter un gaspillage supplémentaire.

Fin de grève à OZM suite à un accord avec la direction annonce FO

Fin de grève à OZM suite à un accord avec la direction annonce FO

Après le préavis de grève déposé le 17 septembre, le secrétaire général de l’Union départementale Force ouvrière (UDFO) et les représentants de FO au sein de l’association Ouoizissa Ziféli Maoré (OZM) annoncent qu’un accord a été trouvé avec la direction pour mettre fin au mouvement.

OZM accompagne des personnes en situation de handicap et gère notamment un établissement pour enfants et adolescents polyhandicapés (EEAP) ainsi qu’une Maison d’accueil spécialisée (MAS) à Passamaïnty.

Selon le communiqué de FO, ce 5 octobre, plusieurs revendications portées par les salariés ont fait l’objet d’engagements.

Sur la sécurité et la santé au travail, le syndicat indique notamment qu’un travail en binôme sera instauré pour la mobilisation et les soins des résidents grabataires lourds. FO présente cette mesure comme un moyen de prévenir les troubles musculosquelettiques et de garantir davantage la sécurité des personnels.

L’organisation du travail fait également partie des points abordés. FO annonce le dépôt immédiat d’une demande de dérogation afin de permettre aux personnels de nuit d’exercer en 12 heures, “répondant ainsi aux attentes des équipes”.

Le syndicat fait par ailleurs état d’un engagement de la direction concernant le management. Selon FO, celle-ci s’est engagée à cesser l’envoi de “notes de service coercitives sans dialogue préalable”, afin de favoriser un climat de confiance et de respect mutuel.

Enfin, une nouvelle organisation de la communication interne doit permettre, toujours selon FO, une transmission plus transparente et en temps utile des informations essentielles, notamment sur les hospitalisations et les arrêts maladie. L’objectif affiché est d’améliorer l’autonomie logistique et organisationnelle des équipes.

Pour FO, cet accord constitue “une étape majeure dans l’amélioration des conditions de travail et la reconnaissance des efforts de l’ensemble des salariés”.

Le salon de coiffure Six Barber Shop à M’tsapéré, fermé 25 jours pour travail illégal

Le salon de coiffure Six Barber Shop à M’tsapéré, fermé 25 jours pour travail illégal

Le salon de coiffure Six Barber Shop, situé rue Kafé à M’tsapéré, à Mamoudzou, a été sanctionné d’une fermeture administrative de 25 jours pour des faits de travail illégal. L’arrêté, signé le 1er octobre par le préfet de Mayotte, fait suite à un contrôle réalisé le 9 juin dans le cadre d’une opération du Comité opérationnel départemental anti-fraude (CODAF), menée par la police nationale et l’inspection du travail.

Trois personnes étaient présentes et en activité dans l’établissement lors du contrôle. Les agents ont notamment relevé l’absence de déclaration préalable à l’embauche et de déclaration sociale nominative pour deux personnes, un écart entre la rémunération déclarée et celle effectivement versée pour un salarié, ainsi que l’absence de présentation du registre unique du personnel. Le rapport fait également état de l’emploi d’une ressortissante étrangère dépourvue d’autorisation de travail.

Le gérant avait transmis des observations à l’administration et indiqué avoir engagé des démarches de régularisation auprès de l’Urssaf. Il contestait notamment certains éléments concernant la situation de personnes présentes dans le salon, dont l’une qu’il présentait comme indépendante et sous-locataire. Après examen de ces éléments, la préfecture a néanmoins considéré que les manquements relevés demeuraient établis.

Dans son arrêté, l’administration estime que ces manquements concernent des “obligations essentielles”, notamment celles visant à garantir les droits sociaux liés à un emploi déclaré, la couverture des risques professionnels et le respect des règles relatives à l’emploi des travailleurs étrangers. Elle considère que les faits présentent, “par leur nature et leur durée, un degré de gravité suffisant” pour justifier une fermeture administrative.

La préfecture avait initialement envisagé une fermeture de 80 jours. Après examen des observations du gérant, la durée a finalement été ramenée à 25 jours, une mesure jugée “nécessaire, adaptée et proportionnée” au regard de la nature et du nombre des manquements. L’administration a notamment pris en compte l’absence de précédente sanction administrative de même nature et les démarches engagées pour régulariser certaines situations.

Pendant la fermeture, toute activité salariée doit cesser dans l’établissement. L’arrêté précise que la mesure est sans préjudice des obligations de l’employeur à l’égard de ses salariés. En cas de non-respect de la fermeture, l’exploitant s’expose à deux mois d’emprisonnement et 3.750 euros d’amende.

Un week-end sans football après plusieurs épisodes de violence

Un week-end sans football après plusieurs épisodes de violence
* image d'illustration générée par ia

Les terrains de football mahorais sont restés sans compétitions officielles les 2, 3 et 4 octobre. La Commission régionale de l’arbitrage avait décidé de ne désigner aucun arbitre pour les matchs programmés durant ce week-end, après de nouvelles violences visant des officiels. La Ligue mahoraise de football a finalement annulé l’ensemble des rencontres, alors que les clubs auraient pu faire appel à des bénévoles pour assurer l’arbitrage.

Cette décision faisait notamment suite à l’agression d’un arbitre lors d’un match U18 entre Vahibé et Acoua, deux semaines auparavant. Après avoir été exclu, un joueur avait agressé l’officiel avec sa chaussure. La Ligue avait alors choisi de marquer un temps d’arrêt afin de dénoncer les violences visant le corps arbitral et de permettre une reprise des compétitions dans un climat plus apaisé.

Du côté de la demi-finale de Coupe Régionale de France entre l’AS Sada et le FC Bandrélé, prévue samedi 3 octobre à huis clos et sur terrain neutre après les violences survenues lors de leur précédente confrontation, la rencontre n’a finalement pas eu lieu. Aucune commune n’avait accepté d’accueillir la rencontre et l’annulation générale des matchs décidée par la Ligue a également empêché sa tenue.

Dans un avis rendu le 2 octobre après avoir été saisi par l’AS Sada, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a par ailleurs recommandé la disqualification du FC Bandrélé. Il s’appuie notamment sur le rapport du délégué de la rencontre, qui attribue aux supporters du club visiteur les jets de pierres ayant blessé plusieurs spectateurs.

L’avis du CNOSF n’est toutefois qu’une recommandation. La décision appartient désormais à la Ligue mahoraise de football. Si elle était suivie, l’AS Sada serait qualifiée pour la finale de la Coupe Régionale de France face aux Diables Noirs de Combani.

Les difficultés des lycées alimentent la mobilisation du 6 octobre

Les difficultés des lycées alimentent la mobilisation du 6 octobre
À la veille de la journée nationale de mobilisation du mardi 6 octobre, le mouvement touche plusieurs centaines d’établissements dans l’Hexagone. Selon le ministre de l’Éducation nationale, entre 400 et 500 lycées doivent rester totalement ou partiellement fermés lundi, sur les quelque 3 700 lycées et EREA que compte la France.

À la veille de la journée nationale de mobilisation des lycéens et des étudiants, plusieurs établissements de Mayotte ont été concernés, lundi 5 octobre, par des actions de contestation. Manque de moyens, classes surchargées, locaux dégradés ou encore absence de personnels : les revendications exprimées dans l’archipel font écho à celles portées dans l’Hexagone. Alors que de nouveaux rassemblements sont attendus mardi, les tensions observées lundi témoignent de l’ampleur du mécontentement.

À Mamoudzou, environ 200 élèves se sont réunis devant le lycée Younoussa-Bamana. Malgré une tentative de blocage de l’entrée, les cours ont été maintenus. L’intervention des forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les jeunes, a marqué cette première journée de mobilisation.

La situation a été plus tendue à Tsararano. Lundi matin, des heurts ont opposé des jeunes aux forces de l’ordre aux abords du lycée, entraînant l’évacuation de l’établissement et la suspension des cours pour la journée. Selon les forces de l’ordre, trois élèves ont été légèrement blessés et plusieurs malaises ont été signalés. Le rectorat prévoit une reprise des enseignements mardi.

Au-delà des blocages, les élèves dénoncent des difficultés quotidiennes qui pèsent sur leurs conditions d’apprentissage. Le manque de chaises, les sanitaires défaillants, les problèmes de restauration scolaire, l’absence d’enseignants et l’insuffisance des équipements figurent parmi les principaux motifs de mécontentement. Des revendications qui renvoient à des difficultés structurelles auxquelles les établissements mahorais sont confrontés depuis plusieurs années.

Le gouvernement tente d’apaiser la mobilisation

À l’échelle nationale, le mouvement lycéen, parti de plusieurs établissements de l’Hexagone, s’est étendu à d’autres territoires, sur fond de contestation des conditions d’étude et des moyens accordés à l’éducation. Face à la multiplication des blocages et des tensions, le premier ministre, Sébastien Lecornu, a présenté dimanche une feuille de route destinée à répondre à une partie des revendications.

Le chef du gouvernement a demandé que les cours reprennent, dès lundi, « partout » où les conditions de sécurité et l’état des locaux le permettent. Cette reprise doit être appréciée au cas par cas, avec une priorité accordée aux classes d’examen. Cinq chantiers ont également été confiés à plusieurs ministres. Ils concernent le remplacement des enseignants absents et des postes non pourvus, les conditions d’étude et les emplois du temps, l’état des bâtiments scolaires, l’orientation ainsi que la prise en compte de la parole des élèves. Les premières décisions sont attendues d’ici à la fin du mois d’octobre.

Ces annonces interviennent alors que la mobilisation s’est installée depuis plusieurs semaines et que plusieurs établissements ont déjà connu des blocages. Si le gouvernement affiche sa volonté d’ouvrir des discussions, il entend également maintenir une ligne de fermeté face aux violences et aux entraves à la continuité des cours.

À Mtsangadoua, une reprise sous surveillance

Cette nouvelle journée de contestation intervient après la fin d’un mouvement de trois semaines au lycée polyvalent de la Cité du Nord, à Mtsangadoua. Les cours ont repris lundi pour les 2 220 élèves de l’établissement, à l’issue d’une mobilisation menée par des enseignants et des parents d’élèves. Ces derniers dénonçaient notamment la surcharge des classes et le manque de moyens. À l’issue des échanges avec le rectorat, plusieurs engagements ont été annoncés : une dotation supplémentaire de 92 heures, quatre emplois PEC, l’installation de quatre salles de classe supplémentaires et la création de deux blocs sanitaires comprenant chacun six toilettes. Une cellule d’écoute doit également être mise à la disposition des élèves et des personnels. Mais plusieurs revendications restent sans réponse, notamment la construction d’un réfectoire et la sécurisation des cours de kayak. Les acteurs du mouvement préviennent qu’ils pourraient reprendre la grève si les engagements annoncés ne sont pas concrétisés. La reprise des cours ne signifie donc pas la fin des tensions.

Les parents et les syndicats appellent au dialogue

Face à la multiplication des actions, les organisations représentatives appellent à la fois à la prise en compte des revendications et à un encadrement des mobilisations. La FCPE Mayotte reconnaît la légitimité des demandes exprimées par les lycéens et exhorte les autorités à apporter des réponses rapides. L’association de parents d’élèves insiste toutefois sur la nécessité d’un encadrement adapté, compte tenu de la présence de nombreux mineurs dans les rassemblements.

La FSU appelle, de son côté, les personnels de l’éducation à participer aux rassemblements du 6 octobre et à soutenir les élèves et les étudiants mobilisés. Le syndicat réclame des réponses budgétaires et politiques sur les moyens alloués aux établissements, les effectifs, l’état des locaux et l’accès aux études supérieures.

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EDM déploie ses équipes dans plusieurs communes pour accompagner les usagers dans leurs démarches

EDM déploie ses équipes dans plusieurs communes pour accompagner les usagers dans leurs démarches

Raccordements, délais de traitement, compréhension des factures ou maîtrise de la consommation, pour sa cinquième Semaine de la Relation Client, du 5 au 9 octobre, EDM déplace ses équipes à travers le territoire afin de répondre aux difficultés des habitants.

Du 5 au 9 octobre, les équipes d’EDM seront présentes dans plusieurs points d’accueil du territoire pour accompagner les clients dans leurs démarches.

L’objectif affiché est de permettre aux clients d’effectuer leurs démarches au plus près de chez eux. “Sur le terrain, on se rend compte que les personnes ont besoin de réduire les délais de traitement des demandes. Le fait d’aller vers le public permet cela”, explique Daniati Yves, responsable communication chez EDM. “Les clients souhaitent aussi mieux connaître le calcul de leurs factures et pouvoir mieux maîtriser leur consommation d’énergie, notamment la réduire”, ajoute-t-elle.

L’année dernière, plus de 2 500 personnes à travers le territoire ont été accompagnées sur les différents stands d’EDM, “signe de l’engouement de l’évènement”.

19 % des ménages n’avaient pas accès à l’électricité en 2024

Cette année, les stands seront installés de 14 heures à 19 heures dans les centres commerciaux de Combani, des Hauts Vallons et du Baobab, ainsi qu’au Carrefour Market de Labattoir. Des permanences sont également prévues au CCAS de Bandraboua, du lundi au jeudi de 7 h à 15 h et le vendredi de 7 h à 11 h 30 ; au CCAS de Dembeni, du mardi au jeudi de 7 h à 15 h 30 et le vendredi de 7 h à 11 h 30 ; et à la Maison France Services de Hamjago, du lundi au jeudi de 7 h à 15 h 30 et le vendredi de 7 h à 11 h. Les points de présence dans le Sud doivent être communiqués au cours de la semaine sur les réseaux sociaux d’EDM. L’accueil clients au siège de la société à Kawéni sera fermé tout au long de l’opération.

Le sujet dépasse largement la seule relation avec le fournisseur. Les dernières données disponibles de l’Insee montrent que l’accès à l’électricité reste une difficulté importante sur le territoire. Début 2024, 19 % des ménages mahorais n’avaient pas accès à l’électricité dans leur logement. La proportion atteignait 47 % dans les maisons en tôle contre 3 % dans les logements en dur. L’Insee observe par ailleurs que la part des ménages sans électricité a triplé depuis 2013, dans un contexte notamment marqué par la lutte contre les raccordements sans autorisation, qui peuvent présenter des risques d’électrocution et de surchauffe du réseau.

“Nous souhaitons démultiplier les canaux de contact avec les clients, notamment pour permettre aux personnes qui souhaitent recevoir l’électricité chez eux de le faire plus facilement”, poursuit Daniati Yves.

EDM déploie ses équipes dans plusieurs communes pour accompagner les usagers dans leurs démarches

Cette multiplication des canaux vise ainsi à limiter les déplacements en agence lorsque ceux-ci ne sont pas indispensables. Une situation urgente notamment au vu des travaux engagés à Kawéni qui entraînent des bouchons et des soucis de circulation depuis plusieurs mois et qui rendent encore plus difficile l’accès au siège de EDM.

“L’année dernière, les clients EDM nous ont aussi fait savoir qu’ils souhaitaient pouvoir prendre rendez-vous en ligne afin de ne plus perdre du temps d’attente dans les salles d’attente. Depuis cette année, ce dispositif existe”, continue la responsable de communication.

Après Chido, la poursuite des travaux sur le réseau

La relation client ne dissocie pas des questions plus larges sur l’état du réseau électrique. Après le passage du cyclone Chido, EDM assure désormais pouvoir traiter à un rythme normal les demandes de raccordement des logements. Dans le même temps, les travaux de consolidation du réseau existant se poursuivent. 

“On est en pleine amélioration du réseau existant. On a commencé par le Nord qui a été très touché par le cyclone, puis on est descendu à travers le territoire. On est désormais au Centre puis nous irons au Sud pour consolider le réseau. L’idée est de refaire le réseau en mieux”, détaille Daniati Yves.

Les équipes du service réseau doivent également profiter de cette semaine pour rappeler les consignes de sécurité autour des installations électriques. “Les membres du service réseau seront là pour porter le message de la sécurité auprès du grand public à propos de la dangerosité des lignes électriques et pour dire de ne pas les manipuler”.

Les personnes qui ne peuvent pas se rendre sur les différents points de présence pourront néanmoins contacter le service client d’EDM par téléphone entre 7 heures et 12 heures pendant la semaine ou suivre les différents évènements prévus sur les réseaux sociaux.

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Le mythe de la piste longue qui fera baisser le coût du billet d’avion

Le mythe de la piste longue qui fera baisser le coût du billet d’avion

Air Austral et d’autres compagnies aériennes régionales réussissent, tous les ans, à vendre un concept aux usagers mahorais de l’aviation civile : le mythe d’une piste longue qui ferait baisser très sensiblement le coût du billet d’avion entre Mayotte et l’extérieur.

Si ce n’est pas l’« île d’Ithaque » d’Ulysse dans la Grèce antique, cela ne demeure pas pour autant un doux rêve éveillé, cousu de fil d’or et d’argent, vendu aux consommateurs mahorais pour pas très cher. Le plus pathétique dans cette affaire est l’adhésion affligeante des élus mahorais de tous bords depuis 2004. C’est dire ô combien ce sujet mérite effectivement d’être qualifié de « mythe », sans réserve aucune.

Plusieurs mandatures se sont écoulées au Département de Mayotte sans que cette problématique n’ait reçu l’attention et le traitement qu’elle méritait. Pour ainsi dire, toutes les tentatives visant à sevrer Mayotte du mamelon réunionnais se sont heurtées à une « la acheté patente » des tenants du pouvoir à Mamoudzou, qui ont préféré les arrangements des alcôves feutrées aux intérêts légitimes du voyageur mahorais, avec, il faut oser le dire, la caution morale de Paris, Matignon et l’Élysée compris, pour lesquels Mayotte n’a jamais été – et ne sera sans doute jamais, à leurs yeux – apte à voler de ses propres ailes, tel un papillon au printemps.

De mémoire collective des Mahoraises et des Mahorais, pour souffler le chaud et le froid — selon les nécessités du moment —, la DGAC a toujours su répondre présente depuis Paris, selon la commande des intérêts supérieurs des puissances financières et politiques agissantes, dans les temps impartis.

À l’instar du Quai d’Orsay, qui a toujours du mal à faire sa mue en faveur de Mayotte — comme entité pleine et entière de la République française —, la DGAC s’est très, très longuement illustrée par le passé comme « l’ennemi numéro 1 » du développement de l’aérien à Mayotte.

Cela constitue un secret de polichinelle sur le territoire pour tous les citoyens âgés d’une cinquantaine d’années et plus. Une posture très ouvertement assumée depuis les instances parisiennes de cet organisme, au profit de l’aéroport de Moroni.

Malheureusement pour les tenants de cette ligne très favorable à la « Françafrique », la géopolitique a muté et les cartes ont été redistribuées, reléguant l’hégémonie française dans cette partie du monde à peau de chagrin. Lorsque Moroni a cessé d’être une équation solvable en raison de l’évolution statutaire de Mayotte, le département voisin de La Réunion a servi de substitution pour le même dessein.

Il est archifaux de faire gober aux Mahorais qu’il faut une piste longue pour faire baisser le coût du billet d’avion entre Mayotte et l’extérieur

En effet, le développement de l’aérien à La Réunion a toujours intégré Mayotte dans son sillage comme faire-valoir pour ne pas utiliser le terme plus approprié de « vache à lait de service ».

Le coût du déplacement au kilomètre parcouru a toujours été soumis, non pas aux réalités du secteur sur le plan national et mondial, mais aux intérêts particuliers du marché réunionnais, lequel a toujours souhaité obtenir de Paris qu’il devienne sa « cour carrée ».

La résistance des anciens, Marcel Henry, Younoussa Bamana, Adrien Giraud et autres Henry Jean-Baptiste – le quatuor de la grande glorieuse – n’a pas tenu longtemps face à la jeune génération d’élus ayant repris la relève aux commandes du territoire, plus enclins à se laisser convaincre au moyen d’autres arguments pour jouer une partition musicale de mauvais goût pour leurs administrés.

Des villégiatures dans les Hauts de Saint-Paul ont constitué des arguments solides pour tourner le dos et regarder ailleurs, dans une direction opposée au lagon azur et féerique de Mayotte.

De cette collusion de pensée est né le concept d’une piste longue indispensable à Mayotte, en guise de condition « sine qua non » pour faire baisser les tarifs des déplacements aériens entre l’archipel et l’extérieur.

L’ensemble de nos nouveaux responsables politiques ont choisi de fermer les yeux et de s’écraser devant des intérêts supérieurs réunionnais, couverts par les hautes autorités parisiennes.

En réagissant de la sorte, ils n’ont rien fait d’autre que de valider la mise au pas de Mayotte, sous-colonie réunionnaise que Marcel Henry et Younoussa Bamana ont su combattre de toutes leurs forces en leur temps.

Il en résulte aujourd’hui un ensemble d’aberrations qui ne sont supportables que par la seule opinion publique mahoraise dans toute la France et la Navarre !

Au point que les élus locaux se sont laissés convaincre que, pour faire baisser le coût du billet au départ et à destination de Mayotte, il faut absolument une piste longue.

FAUX et ARCHIFAUX

Il faut une maîtrise de la plateforme aéroportuaire locale par la Région Mayotte, une politique sérieuse et offensive de développement économique et, surtout, une vision audacieuse de ce que pourrait être le rayonnement économique de Mayotte en tant que région ultrapériphérique de l’Union européenne, au niveau régional comme à l’international, avec un maximum d’ouverture sur les capitales et les aéroports régionaux et mondiaux.

Des ingrédients qui font cruellement défaut à la mandature actuellement aux commandes du Département-Région.

Le nombre de touchées et de compagnies aériennes desservant quotidiennement l’aéroport Marcel-Henry constitue l’une des clés essentielles de la baisse du coût du billet.

Pour cela, le tocsin doit sonner pour marquer la fin du monopole de la compagnie franco-française régionale et de ses obligés malgache et kényan, conformément aux directives européennes en la matière.

Encore faut-il avoir des responsables politiques locaux capables de se faire les porte-voix des attentes de leurs contribuables !

On se souvient encore de la manière dont Huguette Bello a copieusement tancé Ben Issa Ousséni, il y a quelques mois, devant son intention de faire intégrer Mayotte au capital d’Ewa Air – sans cesse en difficulté économique -, en lui expliquant que c’était « une entrée réunionnaise qui n’était pas à vendre » !

Des arguments fallacieux utilisés pour endormir les attentes légitimes des voyageurs mahorais

Qu’en a-t-il été de l’orgueil blessé du « super président » de l’Assemblée de Mayotte ? Rien, absolument rien, si ce n’est d’avaler goulûment sa salive pleine d’amertume !

La vérité est qu’il n’est nullement besoin de massacrer une forêt primaire classée à Bouyouni pour construire une piste longue afin de faire baisser le coût du billet d’avion à destination et au départ de Mayotte.

Ce qui importe, c’est la fréquentation quotidienne de cette plateforme aéroportuaire. Les compagnies aériennes savent adapter leurs flottes d’aéronefs en conséquence.

Évidemment, si ledit aéroport cesse de travailler à 18 heures ou 20 heures chaque jour, il ne faut guère s’étonner qu’il ne compte pour des prunes dans le giron aérien régional et international.

Et, en l’absence de maîtrise et de politique publique dans le domaine de la desserte aérienne de Mayotte par l’État, il ne faut absolument pas s’étonner de la situation dominante actuellement à Pamandzi.

Bouyouni n’est, en vérité, qu’un ballon d’égarement pour Ben Issa Ousséni, le temps de ce qui lui reste de mandature avant les élections régionales de 2028.

Nul ne s’étonnera alors du changement de posture de la DGAC sur la desserte aérienne de Mayotte et de ses prétendues contraintes. Pas sûr, pour autant, que le coût du billet d’avion baisse.

L’argument de la longueur de la piste est un facteur BIDON, juste agité pour les faibles d’esprit.

Ailleurs dans le monde, y compris dans l’outre-mer français — aux Antilles plus précisément —, des territoires possédant des pistes plus courtes que celle de Pamandzi existent bel et bien. Et pourtant, leur attractivité est des plus remarquables, tout comme leur fréquentation quotidienne et les retombées économiques qui en résultent.

Ici se trouve la limite des arguments fallacieux utilisés pour embrouiller l’esprit du consommateur mahorais. À l’heure actuelle, un billet aller simple à destination de La Réunion — soit à peine moins d’une heure de vol — coûte entre 600 et 900 euros aux voyageurs mahorais. Autrement dit, quasiment le même tarif qu’un vol direct entre Saint-Denis de La Réunion et Paris.

Alors ? Faut-il vendre une chimère aux habitants de Mayotte pour qu’ils se laissent entraîner dans l’illusion d’une baisse improbable des coûts du transport aérien sur fond de monopoles économiques, un principe validé au plus haut sommet de l’État ?

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« Saveurs savantes » : la science s’invite au lycée de Petite-Terre

« Saveurs savantes » : la science s’invite au lycée de Petite-Terre

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Ce samedi 3 octobre, la Fête de la science s’est déroulée au sein du lycée de Petite-Terre.Pour cette 5ème édition, le goût était mis à l’honneur à travers le thème « Saveurs savantes ». L’objectif de cette journée était de faire travailler nos cinq sens tout en nous permettant de mieux comprendre et de découvrir les aliments que nous consommons au quotidien.

Cette édition de la Fête de la science a ainsi permis d’allier sciences, découvertes et plaisir autour du goût. Cet événement national a également permis de réunir plusieurs établissements scolaires : lycée, collège et école primaire. Chaque établissement a eu l’occasion de présenter ses expériences et de partager son savoir-faire scientifique avec les visiteurs. L’objectif était de mettre en avant la curiosité, l’expérimentation et l’esprit scientifique auprès des élèves : « l’idée, c’est de mettre pendant une journée en avant l’esprit scientiste, les notions de science et comment les raccrocher aussi à des choses très concrètes. Cette année, le thème, c’est « Saveurs savantes », déclare Mme Levacher, proviseure adjointe chargée de piloter l’événement.

Un événement qui n’aurait pas pu voir le jour sans l’engagement de deux professeurs, l’un en SVT et l’autre en physique-chimie, qui ont participé activement à sa mise en place. La maire de Pamandzia également contribué à l’événement en construisant une ancienne cuisine traditionnelle mahoraise, permettant ainsi aux participants de découvrir une partie du patrimoine culturel de l’île : « c’est vraiment extraordinaire aussi de revenir sur l’histoire de Mayotte. On a aussi la laiterie de Mayotte qui est présente », ajoute Mme Levacher.

Des stands enrichissants

« Saveurs savantes » : la science s’invite au lycée de Petite-Terre

Parmi les différents stands proposés, l’un d’entre eux était consacré à l’illusion du goût. Les visiteurs étaient invités à goûter plusieurs boissons aux parfums différents et devaient tenter d’identifier leur saveur sans se laisser influencer par leur apparence. Cette expérience permettait de mieux comprendre le rôle de nos cinq sens et la manière dont notre cerveau interprète les informations qui lui sont transmises : « Voir une boisson de couleur rose, on peut penser que c’est de la fraise alors que ce n’est pas forcément le cas. Pour le cerveau, il intervient grâce aux neurones : c’est lui qui capte l’information. Quand il voit la couleur, il peut directement se dire que c’est de la fraise, mais parfois, il peut se tromper. Concernant le nez, on peut parfois sentir une odeur, mais lorsqu’on goûte, ce n’est pas forcément la même chose », explique saidali hadiya une lycéenne.

Plusieurs stands étaient présents, notamment ceux de l’école privée Les Pitchounes Mongome ainsi que du collège Zéna M’Déré.

À La Réunion, Catherine Vautrin réaffirme les ambitions militaires françaises dans l’océan Indien

À La Réunion, Catherine Vautrin réaffirme les ambitions militaires françaises dans l’océan Indien

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En déplacement à La Réunion ce lundi 5 octobre, la ministre des Armées et des Anciens combattants, Catherine Vautrin, a consacré sa visite à la place stratégique de la France dans l’océan Indien. Depuis la base aérienne 181 « Lieutenant Roland Garros », à Sainte-Marie, elle a assisté à une démonstration de la mission Pégase 2026 et rencontré plusieurs responsables militaires de la région. La ministre a également annoncé 272 postes supplémentaires pour La Réunion et Mayotte, ainsi qu’un renforcement des moyens de surveillance dans la zone.

Sur le tarmac de la base aérienne 181, à Sainte-Marie, Catherine Vautrin a voulu afficher la capacité de la France à se projeter rapidement dans l’océan Indien mais également réaffirmer la souveraineté française dans l’Indopacifique. Sa visite réunionnaise s’inscrit dans le cadre de Pégase 2026, une mission de longue distance menée par l’Armée de l’Air et de l’Espace.

Le dispositif mobilise 300 aviateurs et aviatrices et neuf appareils, pour un déploiement de 40 000 kilomètres sur quarante jours. Avec une logistique autonome et l’appui de neuf pays partenaires, Pégase 2026 vise d’abord à démontrer la capacité des forces françaises à « se projeter vite et loin » et à entraîner les militaires à ce type de déploiement.

L’étape réunionnaise vise aussi à conforter l’île comme point d’appui du dispositif militaire français dans le sud de l’océan Indien. La base aérienne 181 est le seul point d’appui permanent de l’Armée de l’Air et de l’Espace dans la région et peut accueillir ponctuellement des moyens supplémentaires projetés depuis l’Hexagone.

Cette fonction a notamment été éprouvée après le passage du cyclone Chido à Mayotte, en décembre 2024. La base aérienne 181 avait alors été transformée en hub logistique pour réceptionner les renforts et le fret arrivant de l’Hexagone avant leur acheminement vers Mayotte. Des rotations entre les deux îles avaient notamment été assurées par deux Casa des Forces armées dans la zone sud de l’océan Indien (FAZSOI) et des A400M, afin de transporter secours, personnels et matériel.

Avant de rejoindre La Réunion, une partie des appareils avait décollé de Jodhpur, au Rajasthan. Deux avions ravitailleurs, deux Rafale et un A400M participaient à cette séquence, au cours de laquelle trois ravitaillements en vol ont été réalisés.

Le canal du Mozambique au cœur des échanges

La journée a également été consacrée à la coopération avec les voisins de la France dans la région. Le programme prévoyait notamment un entretien bilatéral avec le général Ely Razafitombo Maminirina, ministre des Forces armées de Madagascar, puis un échange avec les chefs d’état-major des armées de plusieurs pays de la Commission de l’océan Indien, avant une démonstration de ravitaillement en vol dans le cadre de Pégase 2026.

Parmi les sujets abordés, Catherine Vautrin a insisté sur le canal du Mozambique. Selon la ministre, les crises internationales et l’évolution des flux maritimes renforcent encore l’importance stratégique de cette voie de navigation.

« C’est donc, bien évidemment, un endroit où nous devons préserver l’environnement, préserver la sécurité. Et cela nécessite des coopérations », a-t-elle déclaré, en précisant que celles-ci doivent se construire « dans le respect de la souveraineté de chacun de ces pays ».

Son homologue malgache a lui aussi insisté sur cet enjeu. « Cette coopération est très importante », a déclaré le général Ely Razafitombo Maminirina, en évoquant notamment la protection et la sécurité du trafic maritime.

Pour Catherine Vautrin, l’océan Indien constitue désormais sans ambiguïté un espace stratégique majeur pour la France. Dans un entretien accordé au Quotidien de La Réunion, elle répond ainsi par « C’est une certitude » à la question de savoir si la région est devenue un théâtre stratégique de premier plan. Sur les contestations de souveraineté française, elle assure également : « Quand des pays viennent contester notre souveraineté, nous sommes intransigeants. »

Des moyens renforcés à La Réunion et à Mayotte

La ministre a profité de son déplacement pour rappeler le renforcement programmé du dispositif militaire français dans la zone. Elle annonce notamment 272 postes supplémentaires pour La Réunion et Mayotte, dont 165 dès 2026. Un avion léger de surveillance est par ailleurs présent en permanence depuis le 1er octobre, tandis qu’un deuxième patrouilleur outre-mer est annoncé pour l’année prochaine.

Ces investissements répondent à la dégradation du contexte international. « Vivre libre et en paix a un coût », a défendu la ministre. « Pour être respecté, il faut être équipé. C’est le sens de ce que nous faisons. »

La ministre a ainsi insisté sur la sécurisation des espaces maritimes et des grandes voies de circulation. La France entend, selon elle, « ne rien céder sur la liberté de navigation », tout en conservant la capacité de venir en soutien aux pays partenaires lorsqu’ils en font la demande et de « garantir le respect des traités internationaux ».

Son déplacement régional doit se poursuivre ce mardi 6 octobre à Madagascar, où des entretiens sont prévus avec le président Michaël Randrianirina et avec le ministre malgache des Forces armées.

Le 6 octobre, la FSU Mayotte appelle les personnels à rejoindre les lycéens

Le 6 octobre, la FSU Mayotte appelle les personnels à rejoindre les lycéens

La FSU Mayotte annonce son soutien à la mobilisation des lycéen·nes prévue mardi 6 octobre. Le syndicat appelle les personnels de l’Éducation nationale à se joindre au mouvement, y compris par la grève. Les lycéen·nes réclament notamment davantage de moyens humains et financiers, des personnels remplaçants ainsi que des bâtiments scolaires dignes et sécurisés. Des revendications que la FSU Mayotte affirme défendre depuis plusieurs années. Le syndicat dénonce également les violences survenues lors des mobilisations dans l’Hexagone et appelle à ce que les revendications des jeunes puissent s’exprimer dans un cadre démocratique et pacifique. La FSU Mayotte indique que ses personnels seront aux côtés des lycéen·nes le 6 octobre pour porter ces revendications.

Six personnes déférées après les affrontements entre Combani et Miréréni

Six personnes déférées après les affrontements entre Combani et Miréréni
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Six personnes, dont cinq mineurs, ont été déférées après les violences survenues le week-end des 26 et 27 septembre à Combani et Miréréni, dans la commune de Tsingoni, indique la gendarmerie de Mayotte.

Des groupes rivaux des deux villages s’étaient affrontés sur la voie publique. Selon la gendarmerie, un compteur électrique avait notamment été dégradé, provoquant une coupure d’électricité, tandis que plusieurs axes avaient été obstrués avec des objets et des végétaux. Des panneaux de signalisation avaient également été endommagés. Les militaires intervenus sur place avaient été visés par des jets de pierres et de barres de fer lancés par des individus, pour la plupart au visage masqué.

L’enquête ouverte dès le lendemain a permis d’identifier plusieurs protagonistes grâce aux plaintes et aux témoignages recueillis. Six personnes ont finalement été déférées, parmi lesquelles cinq mineurs. Trois d’entre eux sont convoqués devant le tribunal pour enfants et deux autres ont fait l’objet, selon la gendarmerie, d’un rappel à la loi. Le seul majeur interpellé, en situation irrégulière, fait quant à lui l’objet d’une mesure d’éloignement du territoire.

Mamoudzou : les inscriptions ouvertes pour le troisième vide-greniers

Mamoudzou : les inscriptions ouvertes pour le troisième vide-greniers

La Ville de Mamoudzou organise la troisième édition de son vide-greniers le dimanche 8 novembre, à partir de 8 heures, sur le remblai de M’tsapéré, face à la mosquée. Réservé aux particuliers, l’événement permettra de vendre vêtements, livres, jouets, vaisselle, objets de décoration et autres biens personnels d’occasion. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 1er novembre, dans la limite des places disponibles. Le tarif est fixé à 15 euros pour un emplacement de 6 m², avec un maximum de 12 m² par exposant. Le dossier peut être téléchargé sur le site de la Ville ou retiré puis déposé à la mairie annexe de M’tsapéré.

Un observatoire pour anticiper les besoins scolaires à Mayotte

Un observatoire pour anticiper les besoins scolaires à Mayotte
* image d'illustration générée par ia

La rectrice Valérie Debuchy et le préfet de Mayotte, Frédéric Poisot, ont installé, vendredi 2 octobre, l’Observatoire des dynamiques territoriales. Prévu par une instruction interministérielle de janvier 2026, ce nouvel outil doit permettre de mieux anticiper les évolutions démographiques et leurs conséquences sur l’offre scolaire, dans un contexte où les effectifs évoluent de manière contrastée selon les communes.

L’Observatoire doit notamment croiser les données sur le nombre d’élèves, les capacités d’accueil des établissements et les besoins en nouvelles constructions afin d’aider à programmer les équipements scolaires. Ses travaux doivent être déclinés à l’échelle des intercommunalités. Le rectorat rappelle que six communes bénéficient déjà de l’appui de l’Établissement public de reconstruction et de développement de Mayotte (EPRDM) pour la construction ou la réhabilitation de 165 salles de classe dans 15 écoles.

L’US Kavani s’envole pour une première mobilité Erasmus+ à Berlin

L’US Kavani s’envole pour une première mobilité Erasmus+ à Berlin

Dix éducateurs, bénévoles et membres de l’US Kavani ont quitté Mayotte ce samedi 3 octobre pour l’Allemagne. Il s’agit de la première mobilité européenne Erasmus+ Sport du club, fondé en 1988 et qui compte aujourd’hui plus de 300 licenciés. La délégation sera accueillie à Berlin par le FSV Hansa 07, club amateur implanté dans le quartier de Kreuzberg.

Du 5 au 17 octobre, les participants suivront treize jours de formation autour de la gouvernance associative, de la pédagogie sportive, du football de masse, de l’inclusion, de l’arbitrage ou encore de l’organisation d’événements. Des entraînements et rencontres avec les dirigeants et bénévoles du club berlinois sont également prévus. L’objectif est notamment de rapporter à Mayotte de nouvelles méthodes d’encadrement et de fonctionnement, qui seront ensuite partagées avec les autres éducateurs du club et les associations locales. Le retour de la délégation à Mayotte est prévu le 19 octobre.

Lancement officiel du programme “ Femme et Résilience ”

Lancement officiel du programme “ Femme et Résilience ”

Ce vendredi 2 octobre a eu lieu le lancement officiel du programme “ Femme et Résilience ”, porté par la Plateforme Mondiale des Femmes Entrepreneur(es) de Mayotte (PLAMFE Mayotte). À travers cette initiative, la PLAMFE Mayotte poursuit son engagement en faveur du développement de l’entrepreneuriat féminin et de l’autonomisation économique des femmes sur le territoire. Cette rencontre avait plusieurs objectifs : présenter le programme aux acteurs institutionnels, faire connaître davantage la PLAMFE Mayotte auprès du grand public, mais également permettre aux femmes entrepreneur(es) de découvrir l’association, ses actions et les opportunités qu’elle propose.

Ce lancement a également été un moment privilégié de rencontre, d’échanges et de réseautage, permettant aux entrepreneur(es) de créer de nouveaux liens, de partager leurs expériences et d’identifier de potentielles collaborations. Cette rencontre revêtait une importance particulière puisqu’il s’agissait de la première présentation officielle de la PLAMFE Mayotte depuis sa création, ouverte à la fois au grand public, aux femmes entrepreneur(es) et aux acteurs institutionnels : “ Depuis que la PLAMFE Mayotte existe, il n’y avait pas encore eu de présentation officielle. L’association fonctionne et nous avons déjà nos membres, mais l’objectif était aujourd’hui d’aller plus loin : ouvrir l’accès à davantage de femmes, leur permettre de comprendre qui nous sommes, ce que nous faisons et comment elles peuvent nous rejoindre ”, explique Léonelle REDJEKRA, présidente de la PLAMFE Mayotte.

Cette présentation visait également à renforcer les liens avec les acteurs institutionnels et à les sensibiliser aux enjeux liés à l’entrepreneuriat féminin, notamment en matière de financement et d’accompagnement : “ Il était important de rencontrer les acteurs institutionnels, notamment pour les sensibiliser dans le cadre des financements. Cette rencontre a permis de présenter plus précisément nos actions, de mettre en avant l’impact de la PLAMFE et surtout de donner davantage de visibilité à l’association”, poursuit la présidente.

Au-delà de la présentation de l’association, ce lancement a donc constitué un véritable espace d’ouverture, de visibilité et de mise en réseau, avec l’ambition de fédérer davantage de femmes autour de l’entrepreneuriat et de renforcer la place des femmes dans le développement économique de Mayotte.

Le soutien des institutions, un levier pour l’entrepreneuriat féminin

Plusieurs institutions étaient présentes ce vendredi pour accompagner ce lancement, parmi lesquelles la mairie de Mamoudzou, le Conseil départemental de Mayotte et, exceptionnellement, la préfecture. Une présence qui témoigne de l’importance accordée à l’entrepreneuriat féminin et aux initiatives visant à renforcer l’autonomie économique des femmes sur le territoire.

Pour le maire de Mamoudzou, il était important de soutenir les femmes entrepreneur(es) et de valoriser leur engagement. La ville organise d’ailleurs depuis cinq ans la Soirée d’Excellence Féminine, un rendez-vous destiné à mettre en lumière les femmes qui s’investissent dans différents domaines : ” Il s’agit de mettre en avant les femmes de Mamoudzou qui s’engagent dans tout type de domaine, de favoriser le réseautage entre elles, mais surtout de faire en sorte qu’elles soient aussi des exemples. Dire qu’à Mayotte, il n’y a que des problèmes : il y a des défis, mais il y a aussi des femmes qui s’engagent pour relever ces défis ”.  Souligne-t-il

La ville de Mamoudzou entend également accompagner les femmes qui souhaitent développer leur activité au-delà du territoire. À travers des conventions de partenariat, la municipalité cherche à leur ouvrir de nouvelles opportunités et à faciliter leur développement à l’international.  Une démarche qui s’inscrit dans la volonté de la commune de soutenir l’entrepreneuriat féminin, de favoriser les échanges entre femmes et de développer leurs réseaux et leurs activités au-delà de Mayotte.

À Mayotte, 100 % des entreprises sont dirigées par des femmes

L’un des objectifs de ce lancement était également de mettre en lumière des femmes actuellement accompagnées par la PLAMFE, afin de valoriser leurs parcours et leurs initiatives. Une manière aussi d’inciter les autres adhérentes de l’association à saisir, à leur tour, les opportunités d’accompagnement proposées à travers les différents programmes qui seront déployés au cours de l’année à venir : ” la place de la femme, on veut la mettre au centre, au cœur de tout. Et c’est vrai qu’aujourd’hui, il faut le dire : les chiffres sont réels. Une entreprise sur deux est créée par une femme et on a énormément d’entreprises qui émergent chaque jour sur le territoire. Ça veut dire que de plus en plus de femmes se lancent chaque jour, mais parfois, elles n’ont pas les outils pour pouvoir amener leur entreprise à se pérenniser ”, souligne Anliati Attoumani, vice-présidente chargée de la communication et des partenariats de la PLAMFE Mayotte, également cheffe d’entreprise du restaurant Hibiscus Café culture.

D’où l’importance de l’accompagnement proposé par BGE, premier réseau associatif national d’appui à la création et au développement des entreprises en France, et l’un des principaux partenaires de la PLAMFE Mayotte. Son rôle est d’accompagner les femmes entrepreneur(es) et de répondre à leurs besoins dans l’exercice de leur fonction de cheffe d’entreprise. Derrière cet investissement, l’objectif est notamment de leur permettre de franchir le cap des trois premières années d’activité, une période souvent déterminante dans la vie d’une entreprise, au cours de laquelle certaines entrepreneur(es) peuvent être amenées à abandonner leur projet.

Pour y parvenir, des ateliers, des actions de formation et du coaching sont proposés afin de leur permettre de monter en compétences et de mieux maîtriser les différentes facettes de leur rôle de cheffe d’entreprise. L’accompagnement vise ainsi à leur donner les outils nécessaires pour concilier leur expertise métier avec les compétences indispensables à la gestion et à la pérennisation de leur activité. L’enjeu est donc de permettre à ces femmes de ne pas seulement créer leur entreprise, mais de la faire durer et de la développer dans le temps.

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Le Centre d’Études de Langues de la CCI Mayotte devient ELO Les Langues

Le Centre d’Études de Langues de la CCI Mayotte devient ELO Les Langues

À M’Gombani, l’ancien Centre d’Études de Langues de la CCI Mayotte a présenté, vendredi 2 octobre, sa nouvelle identité et les évolutions de son activité. Formations en langues, certifications, accompagnement des entreprises et mobilités à l’étranger composent désormais une offre qui se veut davantage tournée vers les besoins professionnels et les échanges régionaux.

Le Centre d’Études de Langues (CEL) de la Chambre de commerce et d’industrie de Mayotte change de nom, mais pas de vocation. Désormais baptisée ELO Les Langues, la structure a ouvert ses portes au public vendredi 2 octobre à M’Gombani, à l’occasion d’une journée destinée à présenter ses formations et ses différents projets. Depuis sa création en 2018, plus de 600 personnes ont suivi une formation au sein du centre.

Le changement d’identité s’inscrit dans une démarche nationale de regroupement des centres de langues sous l’appellation ELO Les Langues. À Mayotte, la structure continue d’accompagner aussi bien les particuliers que les salariés et les entreprises, avec une offre qui s’est progressivement élargie. L’objectif affiché est notamment de mieux répondre aux besoins linguistiques liés à l’activité économique du territoire.

Des langues adaptées aux échanges régionaux

L’anglais reste au cœur des formations proposées, mais il n’est plus seul. Le centre dispense également des cours de portugais, de swahili et de français langue étrangère (FLE). Un choix qui correspond notamment à la place de Mayotte dans son environnement régional et aux échanges entretenus avec les pays voisins.

La maîtrise de ces langues peut notamment faciliter les relations professionnelles, la participation à des salons ou encore la recherche de partenaires à l’étranger. Des entreprises mahoraises, comme Mayco ou Somagaz, ont ainsi déjà fait appel à ELO Les Langues pour former leurs salariés en anglais.

L’offre ne se limite toutefois pas à l’apprentissage linguistique. Le centre prépare également plusieurs certifications et examens, dont le Test d’évaluation de français (TEF), le DELF et l’examen civique. Des évolutions sont par ailleurs envisagées pour adapter les formations à différents secteurs d’activité présents sur le territoire.

Cette diversification concerne aussi des domaines plus directement liés aux besoins des entreprises. Les formations en hygiène et sécurité alimentaire figurent ainsi parmi les activités qui ont progressé, aux côtés des formations linguistiques et de l’examen civique.

Des expériences professionnelles hors de Mayotte

L’ouverture vers l’extérieur constitue un autre volet du développement d’ELO Les Langues. La structure organise des projets de mobilité et d’immersion professionnelle permettant aux participants de mettre leurs compétences en pratique dans un autre environnement.

Des expériences ont notamment été organisées au Kenya et à l’Île Maurice, dans des secteurs comme le tourisme, la restauration et les services. D’autres destinations d’Afrique de l’Est et de l’océan Indien ont également été évoquées, notamment la Tanzanie et le Mozambique, tandis que l’Afrique du Sud fait partie des pistes envisagées.

Ces mobilités s’inscrivent dans des dispositifs mêlant apprentissage, expérience professionnelle et employabilité. Le partenariat développé dans le cadre d’Erasmus+ doit également permettre de poursuivre cette ouverture internationale.

Pour la structure, ces expériences répondent à un double objectif, améliorer dans un premier temps la pratique des langues en situation réelle et permettre aux participants de découvrir d’autres méthodes de travail.

Une activité davantage tournée vers les entreprises

Cette évolution de l’offre s’accompagne d’un développement des partenariats et des financements mobilisés par ELO Les Langues. Le centre cherche d’ailleurs à élargir son portefeuille de clients et à renforcer ses relations avec les entreprises et les acteurs locaux.

Plusieurs activités ont donc connu une progression, parmi lesquelles les formations linguistiques, l’examen civique, les modules d’hygiène et de sécurité alimentaire et les actions liées à la mobilité et à l’emploi. La structure entend répondre à des demandes qui dépassent désormais le seul apprentissage d’une langue. 

“Cette journée portes ouvertes est l’occasion de regarder le chemin parcouru, mais surtout de présenter celui que nous souhaitons construire”, souligne la direction du centre. ELO Les Langues entend poursuivre son développement en travaillant notamment sur les besoins des entreprises, les parcours professionnels et les possibilités d’ouverture de Mayotte vers son environnement régional.

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À Coconi-Ouangani, un nouveau morceau de ville de 2 550 logements se précise

À Coconi-Ouangani, un nouveau morceau de ville de 2 550 logements se précise

Quelque 2 550 logements, un campus universitaire, des commerces, des équipements publics et une nouvelle route entre Coconi et Ouangani : le projet de zone d’aménagement concerté (ZAC) doit créer “un nouveau bassin de vie à l’Ouest de l’île”. Avant que le préfet ne se prononce sur sa création, cette opération de 126 hectares sera soumise à la participation du public du 12 octobre au 10 novembre. Les dernières études permettent de mieux mesurer l’ampleur des aménagements nécessaires, notamment pour l’eau et l’assainissement.

Du lundi 12 octobre au mardi 10 novembre, habitants et acteurs du territoire pourront consulter le dossier et transmettre leurs observations. Porté par l’Établissement public de reconstruction et de développement de Mayotte (EPRD), le dossier de création a déjà été approuvé par la commune de Ouangani, la communauté de communes du Centre-Ouest (3CO) et le conseil d’administration de l’établissement public. Après la consultation et l’examen des contributions, le préfet se prononcera sur la création de la ZAC.

Cette étape succède à l’enquête publique menée en mars 2025 sur la déclaration d’utilité publique du projet. Prononcée le 30 avril de la même année, celle-ci permet notamment à l’aménageur de recourir à l’expropriation pour acquérir les terrains nécessaires, en complément des acquisitions amiables. La procédure qui débute en octobre porte cette fois sur la création de la zone d’aménagement elle-même.

Un campus, des logements et une nouvelle centralité

Sur 126 hectares, entre Coconi, Hapandzo, Barakani et Ouangani, le programme prévoit 2 550 logements, dont 750 destinés aux étudiants. Le campus universitaire doit prendre place dans la partie sud de la ZAC, aux côtés d’une Arena, tandis que le reste de l’opération accueillera des commerces, des groupes scolaires, des équipements publics et des espaces consacrés aux activités économiques.

Une nouvelle route doit également relier Coconi à Ouangani et accompagner le développement de ce secteur appelé à jouer un rôle plus important dans le Centre-Ouest.

Plus de 80 millions d’euros de travaux

L’avant-projet chiffre désormais à 81,1 millions d’euros hors taxes les travaux identifiés à ce stade. Cette enveloppe regroupe plusieurs opérations relevant de différents maîtres d’ouvrage : aménagements propres à la ZAC, réseaux, voiries du campus et une partie de la nouvelle route.

Les travaux sous maîtrise d’ouvrage de l’EPRD représentent environ 60,6 millions d’euros hors taxes. Ces estimations pourront encore évoluer au fil des études et des arbitrages financiers. Elles concernent les aménagements et les réseaux, sans inclure le coût de construction de l’ensemble des logements et équipements.

Un nouveau réservoir pour répondre aux besoins en eau

L’arrivée de plusieurs milliers d’habitants et d’étudiants pose directement la question de l’eau. Les besoins propres à la ZAC sont évalués à environ 1 650 m³ par jour.

Le scénario retenu repose sur la création d’un nouveau réservoir sur les hauteurs d’Ouangani, porté par le LEMA. Il doit alimenter à la fois le village et la future ZAC. Une capacité de 3 000 m³ est évoquée à ce stade, mais reste à confirmer en fonction de l’ensemble des besoins de la commune. Son financement doit encore être négocié entre le LEMA et l’EPRD.

Une partie du projet se situe par ailleurs dans l’aire d’alimentation du forage de Coconi 1. Des échanges avec l’Agence régionale de santé et un hydrogéologue agréé ont déjà permis d’identifier plusieurs points de vigilance, notamment sur les eaux pluviales, les réseaux enterrés et les risques de pollution. Un avis spécifique sera sollicité lorsque le projet sera suffisamment avancé.

L’assainissement constitue l’autre chantier majeur. La ZAC devrait générer un volume d’eaux usées comparable à celui produit par environ 9 200 habitants. Le raccordement est prévu vers la station d’épuration du Centre, aujourd’hui dimensionnée pour un équivalent de 11 250 habitants et extensible à près de 34 000. Les études anticipent cependant un risque de saturation entre 2032 et 2035. Une augmentation des capacités devra donc accompagner l’arrivée progressive des habitants. Le calendrier, le financement et les modalités de cette extension restent à définir avec le LEMA.

121 hectares aujourd’hui occupés par des terres agricoles

Sur les 126 hectares du périmètre, 121 sont aujourd’hui occupés par des terres agricoles ou près de 90 micro-exploitations ont été recensées.

Une partie de l’activité agricole doit toutefois être maintenue au sein du futur quartier. Le dernier état du projet prévoit 17 hectares consacrés à 19 fermes urbaines, ainsi que 100 jardins familiaux sur deux hectares et 11 hectares de lisières agroforestières. Pour les agriculteurs déclarés, l’EPRD prévoit de redimensionner certaines parcelles ou de proposer une installation sur une autre ferme urbaine à l’intérieur de la ZAC. Dix-neuf agriculteurs déclarés en 2025 seraient ainsi maintenus sur le site, tandis que deux autres ne le seraient pas, un bilan encore susceptible d’évoluer. Les conditions d’accès à l’eau et à l’électricité, ainsi que les accès aux parcelles, restent à préciser.

Ces questions, comme celles de l’eau, des transports ou de l’environnement, figurent dans le dossier désormais soumis à la participation du public. L’ensemble des documents sera consultable pendant un mois et les observations pourront être envoyées jusqu’au 10 novembre à l’adresse e-mail :  zac.coconi@eprdm.fr

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Mayotte en santé appelle à prolonger les coopération

Mayotte en santé appelle a prolongé les coopération
Au terme de ces échanges, les participants ont appelé à transformer les constats partagés en coopérations durables, afin que les réponses de santé soient plus proches des réalités vécues à Mayotte.

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À la clôture du 5e colloque Mayotte en santé, Moncef Mouhoudhoire, directeur de l’association Nariké M’sada, a appelé à inscrire les échanges dans la durée, afin de transformer les rencontres en coopérations concrètes au service des populations les plus précaires.

Pendant plusieurs jours, le colloque a réuni à Mayotte des professionnels de santé, des chercheurs, des associations et des institutions venus notamment de Maurice, des Comores, de La Réunion, de Guyane et de l’Hexagone. Organisé autour du thème « Aux lisières du soin, des droits et des parcours », le rendez-vous a mis en lumière les difficultés d’accès aux soins, aux droits et à la prévention sur le territoire.

Aller vers les publics invisibles

Pour Moncef Mouhoudhoire, l’enjeu est désormais de faire vivre les réflexions engagées au-delà de la fermeture des salles. « Un colloque a véritablement de sens que si les échanges qui s’y tiennent continuent après la fermeture des salles », a-t-il déclaré.

Le directeur de Nariké M’sada a insisté sur la nécessité de « voir ce qui reste invisible », d’aller vers les personnes que les dispositifs atteignent difficilement et de rendre les droits réellement accessibles. Il a également appelé à construire des réponses avec les personnes concernées, mais aussi avec les territoires voisins.

« Si une rencontre devient une coopération, si une expérience partagée devient une idée, si une difficulté partagée trouve une réponse, c’est ce que je nous souhaite », a-t-il ajouté.

La précarité au cœur des enjeux

Les discussions ne se limitent pas aux personnes en situation de migration, a souligné Moncef Mouhoudhoire. Ces situations traversent plus largement la société mahoraise, dans un contexte de fortes inégalités sociales et économiques. « La cible est la précarité, et j’ajoute à cela la misère », a-t-il affirmé. Selon lui, les « lisières » évoquées durant le colloque sont à la fois sociales, économiques et territoriales.

À Mayotte, 77% de la population vivait sous le seuil de pauvreté national en 2017, selon l’Insee. Les prix y étaient en moyenne 10% plus élevés qu’en France métropolitaine en 2022, hors loyers, avec des écarts plus importants pour certains produits alimentaires. Ces réalités pèsent directement sur les parcours de soins et sur la capacité des habitants à accéder durablement à la prévention, aux droits et aux prises en charge.

Des usages de drogues mal documentés

La question des addictions a aussi révélé les limites des outils d’observation disponibles à Mayotte. Les usages existent, mais ils restent insuffisamment connus. Le territoire dispose encore de peu de données continues et structurées ; l’analyse des eaux usées, qui peut contribuer à objectiver les consommations à l’échelle d’une population, demeure limitée.

Les informations disponibles invitent toutefois à dépasser certaines représentations. La « chimique », nom donné localement à des produits de synthèse, ne concerne pas uniquement des mineurs isolés ou des personnes vivant en marge. Les professionnels décrivent aussi des usagers insérés, disposant d’un logement, dans un contexte où les produits et les réseaux de circulation évoluent rapidement, notamment par les routes maritimes.

La composition des substances peut varier et certaines molécules restent mal identifiées. Les travaux conduits dans le cadre du protocole Chasse-Marée ont notamment relevé la présence de plusieurs cannabinoïdes de synthèse dans des produits collectés à Mayotte. Face à cette évolution, les acteurs de l’addictologie défendent le renforcement des capacités locales d’analyse, avec notamment la perspective du développement d’un laboratoire mobile.

L’enjeu est d’éviter une observation ponctuelle des drogues et de disposer, au contraire, d’une veille régulière. Mieux identifier les produits en circulation permettrait d’adapter les actions de prévention, de réduction des risques et de prise en charge des personnes concernées. L’OFDT soulignait déjà que les drogues et les addictions à Mayotte restaient un phénomène encore insuffisamment documenté.

Des échanges à transformer

Au fil des interventions, les participants ont plaidé pour un décloisonnement entre le sanitaire, le social, la recherche et l’action de terrain. Les échanges entre Mayotte, les territoires ultramarins et les pays de l’océan Indien doivent désormais se traduire par des projets communs, des pratiques partagées et des réponses adaptées aux réalités locales. Le défi est donc de prolonger cette dynamique régionale, sans réduire les difficultés de Mayotte à la seule question migratoire.

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Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes