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Miss Mayotte 2026 : six candidates se lancent dans la course à la couronne

Miss Mayotte 2026 : six candidates se lancent dans la course à la couronne

La compétition est officiellement lancée. Les premières candidates à l’élection de Miss Mayotte 2026 ont été dévoilées ce vendredi, marquant le début d’une nouvelle aventure pour six jeunes femmes qui ambitionnent de représenter l’île lors de la prochaine élection nationale. Entre élégance, engagement et fierté mahoraise, chacune espère convaincre le jury et le public.

Le rideau s’est levé sur la promotion 2026 de Miss Mayotte. À l’occasion de la présentation officielle organisée ce vendredi, six candidates ont été révélées au public. Une étape importante qui ouvre plusieurs semaines de préparation avant l’élection de celle qui succédera à la Miss Mayotte en titre et portera les couleurs du département.

Les prétendantes à la couronne affichent des profils variés. Parmi elles figure Toumbou Nadja, 22 ans, ainsi que Haoulati Ali, doyenne de cette première promotion avec ses 32 ans. Soumaya, 27 ans, Saïd Issouf Emma, 24 ans, Ali Soilihi Noura, 23 ans, et Rachma, 21 ans, complètent cette sélection.

Si leurs parcours restent encore à découvrir, cette première présentation leur a permis de faire leurs premiers pas devant le public et les organisateurs. Sourires, élégance et émotion étaient au rendez-vous pour ces jeunes femmes qui s’engagent dans une aventure exigeante, où la prestance ne constitue qu’une partie des critères de sélection.

Au-delà de l’apparence, le concours Miss Mayotte met également en avant des valeurs telles que l’engagement, la capacité à représenter le territoire et l’aisance à prendre la parole. Les candidates devront ainsi suivre plusieurs semaines de préparation, ponctuées de séances de coaching, d’activités collectives et de rencontres avec différents acteurs locaux.

Pour ces six prétendantes, cette première apparition marque le début d’un parcours qui demandera investissement et persévérance. Elles auront l’occasion de se présenter davantage au fil des prochaines semaines afin de faire découvrir leur personnalité, leurs projets et leur vision de Mayotte.

L’élection de Miss Mayotte est devenue, au fil des années, un rendez-vous attendu sur l’île. Au-delà du spectacle, elle offre une visibilité aux jeunes Mahoraises qui souhaitent porter des causes qui leur tiennent à coeur et devenir des ambassadrices du territoire. La future lauréate aura ensuite la responsabilité de représenter Mayotte lors de l’élection de Miss France, une vitrine nationale permettant de mettre en lumière les richesses culturelles, patrimoniales et humaines de l’archipel.

Cette édition 2026 s’annonce déjà particulière avec une promotion intergénérationnelle, dont les âges s’échelonnent de 21 à 32 ans. Une diversité qui pourrait apporter des parcours et des expériences complémentaires au sein du concours.

Les prochaines semaines permettront au public de mieux connaître chacune des candidates avant le grand soir de l’élection. En attendant, la compétition est désormais lancée et les six jeunes femmes entament une aventure qui pourrait changer leur vie tout en offrant un nouveau visage à Mayotte.

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Budget 2026 à Dzaoudzi-Labattoir : Houmadi Mikidache demande à Freddy Novou de justifier ses choix budgétaires

Budget 2026 à Dzaoudzi-Labattoir : Houmadi Mikidache demande à Freddy Novou de justifier ses choix budgétaires

Houmadi Mikidache défend le bilan, qu’il juge financièrement très positif, de sa précédente mandature. Pour étayer ses propos, il a publié, ce dimanche 12 juillet 2026, un communiqué de presse accompagné de nombreux documents comptables et budgétaires attestant, selon lui, qu’il a laissé à son successeur, Freddy Novou, une situation financière largement excédentaire, certifiée par un audit réalisé fin 2025 par l’Agence française de développement (AFD). Il dénonce également les orientations retenues lors du récent débat d’orientations budgétaires.

Le voilà enfin qui sort du silence. Depuis sa défaite au second tour des élections municipales du 22 mars 2026, consécutive au ralliement inattendu du Néma au MDM, Houmadi Mikidache ne s’était encore jamais exprimé publiquement. Désormais membre de l’opposition au sein du conseil municipal de Dzaoudzi-Labattoir, l’ancien maire est monté au créneau ce dimanche 12 juillet.

Il reproche deux choses à la majorité MDM-Néma-LR conduite par Freddy Novou : d’une part, de passer sous silence le fait que la commune lui aurait été laissée avec une situation financière largement excédentaire ; d’autre part, de s’attribuer le mérite des premiers financements de reconstruction post-Chido obtenus auprès de l’État, alors qu’ils auraient, selon lui, été négociés sous sa mandature.

« Il est tellement rare dans cette île d’entendre une gestion communale citée en exemple pour cause d’excédent budgétaire que je me considère aujourd’hui obligé de signaler à nos administrés que cela a été possible sous ma mandature. Je ne comprends donc pas que certains cherchent à faire passer cela dans l’oubli au lieu de s’en féliciter. Je leur ai laissé des comptes sains, certifiés par un audit réalisé gratuitement par l’Agence française de développement (AFD) fin 2025. »

Lors d’un échange avec la rédaction de Flash Info, dimanche en début d’après-midi, Houmadi Mikidache est revenu sur ce sujet. Il explique qu’au cours d’un récent conseil municipal, la nouvelle majorité aurait annoncé son intention de confier à un cabinet privé la réalisation d’un nouvel audit financier.

Une décision que l’ancien maire dit ne pas comprendre, estimant que les nouveaux élus ont eux-mêmes reconnu l’existence de cet excédent budgétaire, qu’ils aient été membres de son ancienne majorité ou, comme Freddy Novou, élus de l’opposition.

« J’ai le sentiment qu’ils cherchent toutes sortes de prétextes pour essayer de ternir mon image auprès des administrés de Dzaoudzi-Labattoir, ce sur quoi je leur souhaite beaucoup de courage. En réalité, les orientations budgétaires qu’ils veulent prendre pourraient remettre en cause la dynamique financière que je leur ai laissée, s’ils n’y prennent pas garde », prévient-il.

L’ancien maire affirme qu’il ira à la rencontre des habitants afin de leur présenter sa lecture de la situation et d’éviter que son image de gestionnaire rigoureux ne soit remise en cause.

« 1,2 million d’euros pour embaucher les copains et les coquins »

En termes simples, Houmadi Mikidache explique que des factures relatives aux travaux de construction d’une école auraient été transmises tardivement par l’entreprise ETPC. Selon lui, la majorité municipale chercherait à s’appuyer sur cet élément pour jeter le doute sur la sincérité des comptes du dernier exercice budgétaire.

« À supposer qu’ils osent faire cela, le budget de ma mandature restera toujours excédentaire », affirme-t-il.

L’ancien maire s’interroge également sur la décision de la nouvelle équipe municipale de suspendre les travaux de rénovation déjà engagés au sein du groupe scolaire Labattoir 2.

« J’ai obtenu des services de l’État une subvention de 1,5 million d’euros pour ces travaux. Or, mes successeurs n’ont pas hésité à délibérer récemment pour s’en attribuer le mérite. Après avoir interrompu les travaux que j’avais lancés à la fin de mon mandat, ils annoncent désormais qu’ils ne vont pas réparer les bâtiments endommagés par Chido, mais les démolir afin de reconstruire un nouvel établissement scolaire. »

Selon Houmadi Mikidache, cette décision constitue une erreur stratégique. Il estime qu’elle prolongera inutilement le système de rotation des élèves, alors que des travaux de réhabilitation auraient permis un retour plus rapide à la normale. Il demande ainsi à Freddy Novou d’expliquer aux habitants de Dzaoudzi-Labattoir les raisons de ce changement de cap.

Mais ce dossier n’est pas son unique sujet d’inquiétude. S’il se réjouit de voir la nouvelle municipalité poursuivre la recherche de financements pour la reconstruction et la modernisation de la commune, il critique en revanche le choix d’affecter 1,2 million d’euros au recrutement de nouveaux agents.

« Ils prétendent que c’est pour renforcer les compétences des services existants, mais personne n’est dupe. Nous avons tous compris qu’il s’agit de récompenser des militants politiques qui se sont investis dans leur campagne électorale. C’est une pratique très courante à Mayotte qui n’échappe à personne. »

L’ancien maire s’inquiète des conséquences financières que pourraient avoir ces recrutements sur les dépenses de fonctionnement de la commune à court, moyen et long terme. Il redoute que Dzaoudzi-Labattoir ne connaisse les mêmes difficultés que de nombreuses autres collectivités mahoraises.

« Après, certains joueront les étonnés lorsque les services de l’État émettront des avis défavorables sur la capacité des élus mahorais à gérer leurs collectivités locales », conclut-il.

Une chose est certaine : Houmadi Mikidache n’entend pas adopter une posture de simple spectateur au sein du conseil municipal. Désormais dans l’opposition face à la majorité MDM-Néma-LR dirigée par Freddy Novou, il affirme vouloir faire entendre sa voix chaque fois qu’il estimera que les intérêts des Labattoiriens sont en jeu.

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Nawal réinvente le taarab comorien avec son nouvel album Afro Jazz Taarab Project

Nawal réinvente le taarab comorien avec son nouvel album Afro Jazz Taarab Project
Avec Afro Jazz Taarab Project, enregistré en partie à Zanzibar, Nawal réinvente le taarab comorien en mêlant instruments traditionnels et afro-jazz dans un album profondément enraciné dans le patrimoine de l'océan Indien, porteur d'un message d'unité, de transmission et d'ouverture sur le monde.

Figure incontournable des musiques de l’océan Indien, Nawal signe son grand retour avec Afro Jazz Taarab Project, son cinquième album, enregistré en partie à Zanzibar. Disponible sur toutes les plateformes digitales, cette nouvelle création propose une lecture contemporaine du taarab comorien, à la croisée du patrimoine, de l’afro-jazz et de la création musicale actuelle.

Plus qu’un simple album, Afro Jazz Taarab Project est une œuvre de transmission et de renouveau. Connue internationalement comme « La Voix des Comores », la chanteuse franco-comorienne revisite l’un des répertoires les plus emblématiques de son archipel natal en redonnant toute sa place à la richesse des instruments traditionnels. Oud, qanun, accordéon, gambusi, percussions et cordes dialoguent avec le piano électrique, la basse et la batterie pour créer un univers sonore inédit, où le taarab retrouve sa dimension acoustique tout en s’ouvrant aux couleurs de l’afro-jazz.

Entre héritage et création

Aux Comores, le taarab s’est progressivement électrifié, reléguant au second plan les instruments acoustiques qui faisaient autrefois son identité. À travers ce projet, Nawal fait le choix de renouer avec cette tradition vivante en collaborant avec des musiciens de Zanzibar, territoire où le taarab instrumental demeure encore profondément ancré.

L’enregistrement réalisé à Zanzibar confère à l’album une authenticité particulière. Les instrumentistes locaux mettent leur savoir-faire au service d’une création qui dépasse la simple reconstitution patrimoniale. L’objectif est clair : faire circuler les traditions musicales de l’océan Indien, les faire dialoguer et les inscrire dans le présent.

Composé de onze titres, Afro Jazz Taarab Project alterne compositions originales et réinterprétations de pièces majeures du répertoire, dont le célèbre « Lama Bada Yatathanna », issu de la tradition arabo-andalouse. Chaque morceau devient un espace de rencontre entre mémoire collective et écriture contemporaine.

Les textes de Nawal dépassent les préoccupations matérielles pour porter un message profondément humaniste. Ils invitent au respect, à l’unité, à la solidarité et à l’éveil des consciences, donnant à l’album une portée universelle.

Zanzibar, carrefour historique du taarab

L’histoire du taarab est intimement liée à celle des échanges culturels dans l’océan Indien. À la fin du XIXᵉ siècle, les Sauti za Bahari (« Les Voix de la mer » en swahili) introduisent cette musique en Tanzanie. Zanzibar s’en empare, l’enrichit d’influences égyptiennes et des cultures locales avant qu’elle ne gagne les Comores, où elle devient l’une des expressions majeures de l’identité musicale de l’archipel.

En enregistrant cet album à Zanzibar, Nawal s’inscrit dans cette continuité historique tout en proposant une vision résolument contemporaine du genre.

Une aventure appelée à grandir sur scène

Pensé dès son origine comme un projet évolutif, Afro Jazz Taarab Project poursuivra son développement lors de résidences artistiques. La formation réunira un noyau de musiciens de Zanzibar, rejoint selon les contextes par d’autres artistes. La première restitution publique est prévue en octobre prochain lors du Festival des Possibles, à Mohéli, aux Comores.

Autour de Nawal (voix, daf, bongos et gambusi), on retrouve notamment Mohamed Issa Matona (oud, violon, violoncelle, accordéon), Fadhil Mohamed Mtuteke (darbouka), Suleiman Makame Haji (piano électrique), Lumii Lumie (basse), Miraji Husein Mgunda (batterie), Nassor Amour Abdallah (qanun), ainsi que les choristes Patricia Hillary Shembiluchor, Mohamed Omary, Mharam et Regina Juma Shabani. Le projet accueille également deux invités prestigieux : Didier Malherbe au saxophone et Sahil Abdulkarim à la guitare.

Avec Afro Jazz Taarab Project, Nawal confirme sa capacité à faire dialoguer les héritages culturels avec les esthétiques contemporaines. Un album profondément enraciné dans l’histoire des Comores et de Zanzibar, mais résolument tourné vers le monde. Disponible dès maintenant sur toutes les plateformes digitales : https://li.sten.to/nawalafrojazztaarabproject

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Comores : tollé après la publication par des ministres de drapeau sans les quatre étoiles

Comores : tollé après la publication par des ministres de drapeau sans les quatre étoiles

Face à la polémique, les trois ministres, dont celui des affaires étrangères, ont présenté des excuses via leurs pages Facebook sur lesquelles les affiches erronées qui semblent être générées par une intelligence artificielle avaient été publiées, le jour de la fête nationale.

La célébration de la fête nationale de cette année n’en finit pas avec son lot de polémiques. Après le renversement de l’ordre des couleurs formant les petits drapeaux qui étaient distribués à la tribune, c’est un autre tollé toujours lié à l’un des symboles de l’État qui est au cœur du débat. Mais cette fois-ci, ce sont trois ministres qui sont sous les feux de la rampe.

En effet, quelques heures après les festivités du 6 juillet, des internautes, au premier rang desquels le directeur général de la radio Hayba Fm, ont constaté que dans les affiches publiées sur des plateformes ministérielles, le drapeau comorien, était composé de 3 au lieu de 4 étoiles.  » Le concepteur de ces affiches mérite la prison« , avait, même réclamé un journaliste de la télévision nationale, joignant trois photos avec le drapeau national incomplet. Puis les dénonciations ont commencé à pleuvoir.

Le comble, il s’est avéré que la faute s’est répétée dans les publications de trois ministères et pas des moindres :  ministère de la santé, celui de l’environnement et du tourisme, enfin le ministère des Affaires étrangères. Tous, dans leurs vœux, ont publié une image générée par l’intelligence artificielle avec une étoile manquante, ce qui est perçu comme un incident grave en Union des Comores, dont le drapeau ne reconnait qu’un archipel de 4 îles, y compris Mayotte, devenue département français en 2011.

Mayotte

Le 9 juillet, le comité Maore, qui réclame le retour de Mayotte dans son giron naturel a été reçu au ministère des affaires étrangères.  » C’est avec surprise et étonnement que nous avons découvert sur le site officiel de certains ministères, dont le ministère des affaires étrangères, une affiche montrant le ministre titulaire arborer un drapeau comorien à 3 étoiles à côté de sa photo de présentation de vœux pour le 51ème anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance le 6 juillet 1975. Vérification faite sur le site officiel du ministère des affaires étrangères : la photo y était encore lundi 7 juillet mais avait disparu pour y réapparaitre le 8 juillet avec la 4è étoile manquante« , relate, l’organisation qui affirme ne pas douter de la fidélité du ministre, qui a lors du dernier conseil des ministres de la COI, martelé que Mayotte ne pourra jamais intégrer l’organisation régionale en tant qu’entité française.

Alors que la polémique continuait d’enfler, les trois ministères ont tour à tour fini par s’excuser.  Le premier à reconnaitre sa bourde est le ministre du tourisme.  » À la suite des observations formulées au sujet de certaines cartes de vœux diffusées à l’occasion de la 51ème fête nationale de l’Indépendance, le ministère tient à préciser que ces visuels ont été conçus à l’aide d’outils d’intelligence artificielle. Une erreur, survenue lors de leur élaboration, a malheureusement échappé à la vigilance des équipes chargées de leur validation, entraînant une représentation inexacte du drapeau national« , pouvait-on lire sur un post publié le 10 juillet par le service de communication du ministère, qui dit « regretter vivement » cette erreur ainsi que le trouble qu’elle a pu causer.

Diffusion malencontreuse et IA

Le ministère de la santé, a pour sa part, réagi, hier dimanche, soit une semaine après les faits, promettant le renforcement des procédures de validation des supports visuels. Samedi, dans son communiqué d’excuse, le ministère des affaires étrangères, évoque une diffusion malencontreuse qui n’a pas respecté les symboles de l’État. Devant le comité Maore, le chef de la diplomatie comorienne, Mohamed Mbae, a annoncé une enquête.  » Ceci dit, les organes officiels de l’état ne sont pas les seuls à avoir subi cette erreur, nous connaissons au moins un journaliste comorien dont on ne peut pas nier son sens du patriotisme qui a été victime de la même erreur sur le site de son journal. Quelle leçon en tirer ? L’IA est un nouvel outil de travail qu’il faut apprendre à maîtriser. Pour nous, Mayotte est comorienne et le restera toujours« , a ajouté, le Docteur Mohamed Monjoin, président du comité Maore.

 » Cet incident révèle à quel point les artisans du séparatisme et du démembrement de l’archipel ne dorment pas et exploitent toutes les failles. L’IA ne crée pas, elle exécute une commande. Il est donc impératif de mener une enquête sérieuse et de prendre des sanctions exemplaires contre les responsables« , a taclé, une citoyenne, pendant que Riri, enseignant d’histoire géographie, espère que cette histoire servira de leçon.  » C’est une conséquence de l’utilisation insuffisamment maîtrisée des outils d’intelligence artificielle (IA), combinée à l’absence de relecture et de validation par des professionnels de la communication. Les administrations doivent renforcer leurs services de communication, instaurer des procédures de vérification et former leurs équipes aux nouveaux outils numériques. Car une erreur de cette nature offre des arguments à ceux qui contestent la position constante de l’État comorien sur l’intégrité de son territoire« , propose l’enseignant. Après ces bourdes, des sanctions, notamment contre les ministres concernés sont à redouter ? Seul le prochain remaniement répondra à cette question.

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Baccalauréat 2026 : les champions de l’excellence mahoraise mis à l’honneur

Baccalauréat 2026 : les champions de l’excellence mahoraise mis à l’honneur

L’excellence scolaire a été célébrée ce jeudi 9 juillet au lycée des Lumières, où l’académie de Mayotte a rendu hommage aux meilleurs élèves de la session 2026 du baccalauréat. Au total, 105 nouveaux bacheliers ayant obtenu une mention Très bien ont été distingués lors d’une cérémonie organisée en présence de leurs familles, de leurs enseignants et des représentants de l’Éducation nationale.

Parmi ces lauréats, deux élèves ont reçu les félicitations du jury, une distinction qui vient récompenser un parcours scolaire exceptionnel. Cette cérémonie a permis de saluer le travail, la persévérance et l’engagement de ces jeunes, dans un contexte où la réussite scolaire constitue un signal fort pour le territoire.

Au-delà des résultats, cette remise de récompenses a également mis en avant une jeunesse mahoraise ambitieuse, déterminée à démontrer que Mayotte regorge de talents. Plusieurs lauréats ont souligné leur volonté de devenir des modèles pour les générations suivantes et de contribuer à changer le regard porté sur le département.

Les élèves ont aussi tenu à remercier leurs enseignants et leurs proches, dont le soutien a été déterminant tout au long de leur parcours. Tous ont insisté sur l’importance du travail, de la persévérance et de la confiance en soi pour atteindre un tel niveau d’excellence.

À travers cette cérémonie, l’académie de Mayotte a souhaité encourager ces nouveaux bacheliers à poursuivre leurs ambitions dans l’enseignement supérieur tout en adressant un message d’espoir à l’ensemble des futurs candidats : malgré les difficultés que connaît le territoire, l’excellence scolaire est bien une réalité à Mayotte.

Chikungunya : l’étude EpiMay 2025 révèle une immunité encore insuffisante

Chikungunya : l'étude EpiMay 2025 révèle une immunité encore insuffisante

L’étude EpiMay 2025, menée par l’ARS de Mayotte avec l’ORS et l’URPS Infirmiers de l’Océan Indien, publie la partie consacrée à la première vague de chikungunya de 2025. Réalisée du 2 juin au 8 juillet auprès de 1 000 ménages tirés au sort, l’enquête montre que les personnes âgées et les non-scolarisées ont été les plus touchées. Huit personnes infectées sur dix ont ressenti des symptômes, mais beaucoup se tournent vers la médecine traditionnelle plutôt qu’un médecin : pour un cas recensé, environ 40 personnes seraient réellement contaminées. L’ARS appelle à consulter, notamment femmes enceintes, nourrissons et seniors. À la veille de la seconde vague de 2026, seul un habitant sur trois était immunisé, un adulte sur deux, loin du seuil de 60 à 75 % nécessaire pour freiner le virus. Selon le CNRS, le recul de l’épidémie s’explique surtout par la fin des pluies, non par une immunité collective. Comme 80 % des gîtes larvaires se situent près des habitations, l’ARS rappelle l’importance d’éliminer les eaux stagnantes, de gérer ses déchets et de se protéger des piqûres.

14 juillet à Mayotte : les derniers préparatifs avant le grand défilé

14 juillet à Mayotte : les derniers préparatifs avant le grand défilé

À quelques jours de la Fête nationale, les préparatifs s’intensifient à Mayotte pour le traditionnel défilé du 14 juillet. Ce rendez-vous annuel, symbole du rassemblement républicain, réunira les autorités civiles et militaires ainsi que de nombreux participants sur le boulevard Mawana-Madi.

Le préfet de Mayotte, Frédéric Poisot, délégué du Gouvernement, invite l’ensemble des Mahoraises et des Mahorais à venir assister à cette cérémonie, présentée comme un moment de célébration des valeurs de la République, de cohésion nationale et de partage.

Le lancement des festivités est prévu à 8 heures sur le boulevard Mawana-Madi. Comme chaque année, le défilé mettra à l’honneur les forces armées, les services de secours, les forces de sécurité et plusieurs acteurs engagés au service du territoire, devant un public attendu nombreux.

La Cssm lourdement condamnée pour travail dissimulé

La Cssm lourdement condamnée pour travail dissimulé

La Caisse de Sécurité Sociale de Mayotte (CSSM) a une nouvelle fois été condamnée par la justice dans le litige qui l’oppose à son ancienne salariée, Monique Harang. Par un arrêt (n° 26/044) rendu le 2 juin 2026, la chambre d’appel du tribunal de Mamoudzou a confirmé, en grande partie, le jugement rendu en première instance en faveur de l’ancienne cadre de l’organisme. Déjà déboutée devant le Conseil des prud’hommes, la CSSM vient d’essuyer une seconde défaite judiciaire et a été condamnée à verser plus de 60 000 euros à son ex-employée. Malgré cette nouvelle condamnation, la caisse envisagerait de se pourvoir en cassation.

L’affaire est restée relativement méconnue du grand public mahorais. Et pour cause : la CSSM aurait tout mis en œuvre pour éviter que ce contentieux ne soit médiatisé. Les documents relatifs à cette procédure n’étaient connus que d’un cercle restreint de personnes, tenues à une stricte confidentialité.

Employée de la Caisse générale de Sécurité sociale (CGSS) de Guyane depuis 2013, Monique Harang, aujourd’hui installée à Cayenne, avait été mise à disposition de la CSSM du 26 septembre au 31 décembre 2019. Selon plusieurs personnes proches du dossier, cette mutation aurait été perçue comme une sanction déguisée. Cette mise à disposition faisait l’objet d’une convention signée entre les caisses de Guyane et de Mayotte le 11 octobre 2019, avant d’être prolongée par un avenant jusqu’au 12 avril 2020.

Le 15 juin 2020, Monique Harang est recrutée en contrat à durée indéterminée au poste de directrice des relations avec les entreprises, des créances et des flux entrants. La situation se dégrade toutefois rapidement. Le 22 octobre 2021, elle reçoit une convocation à un entretien préalable à un licenciement, fixé au 2 novembre. Son licenciement lui est finalement notifié avec effet au 6 novembre 2021.

Quelques jours plus tard, l’ancienne salariée saisit le Conseil des prud’hommes de Mamoudzou afin de contester son licenciement, qu’elle estime dépourvu de cause réelle et sérieuse, et réclame réparation.

Après près de deux ans de procédure, le Conseil des prud’hommes rend sa décision le 8 juillet 2024. La juridiction déboute la CSSM de sa demande de nullité et juge le licenciement sans cause réelle et sérieuse. Monique Harang obtient alors 20 084 euros bruts de dommages et intérêts, 7 859 euros bruts au titre de frais professionnels indûment remboursés ainsi que 2 000 euros en application de l’article 700 du Code de procédure civile.

Contestant cette décision, la CSSM interjette appel le 7 août 2024.

Une condamnation alourdie en appel

Dans son arrêt du 2 juin 2026, la chambre d’appel confirme l’essentiel du jugement de première instance, mais accorde également plusieurs demandes supplémentaires à l’ancienne salariée.

La juridiction condamne notamment la CSSM à lui verser 20 084 euros bruts au titre d’un rappel de salaire pour la période du 13 avril au 14 juin 2020, ainsi que 2 008 euros correspondant aux congés payés afférents, des demandes qui n’avaient pas été retenues en première instance.

Plus marquant encore, la cour condamne la CSSM à verser 60 252 euros au titre de l’indemnité pour travail dissimulé, une qualification qui n’avait pas été retenue par les premiers juges.

La caisse est également tenue de remettre à son ancienne salariée un bulletin de salaire rectifié ainsi que l’ensemble des documents de fin de contrat conformes à la décision de justice. Elle devra enfin lui verser 3 000 euros supplémentaires sur le fondement de l’article 700 du Code de procédure civile.

Selon plusieurs sources proches du dossier, la CSSM ne compterait toutefois pas en rester là. Malgré deux décisions judiciaires défavorables, l’organisme envisagerait de saisir la Cour de cassation afin de contester une nouvelle fois les condamnations prononcées à son encontre.

Affaire à suivre.

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À Sada, un vieux dossier d’habitat insalubre relancé

À Sada, un vieux dossier d’habitat insalubre relancé

Le quartier Afrique, à Sada, va pouvoir entrer dans une nouvelle étape de sa transformation. Un arrêté publié ce mardi 7 juillet reconnaît officiellement l’état d’insalubrité d’une partie du secteur, situé près du cimetière. Derrière ce document administratif, c’est un vieux projet de réaménagement qui reprend forme : améliorer les accès, sécuriser les réseaux, accompagner les familles et, lorsque cela sera nécessaire, démolir les habitations les plus dangereuses.

À Sada, le dossier ne date pas d’hier. Le quartier Afrique fait partie des secteurs repérés depuis le plan communal de lutte contre l’habitat indigne lancé en 2011. Des études avaient été menées, puis le projet avait ralenti. La municipalité qui entame son deuxième mandat dit avoir repris dès 2020 l’ensemble des opérations de résorption de l’habitat insalubre engagées sur la commune, dont celle d’Afrique, l’une des plus petites.

L’objectif affiché n’est pas seulement de traiter des logements dégradés. La commune veut aussi mieux relier ce quartier au reste du village, notamment entre le bas de Sada et Mtsangamtiti. Le projet prévoit des cheminements piétons, une amélioration de la voirie, la gestion des eaux pluviales, ainsi que la sécurisation des réseaux d’eau, d’électricité et d’assainissement, encore insuffisants dans cette zone très dense.

Sur le terrain, le constat dressé par l’Agence régionale de santé est sévère : certaines habitations sont mal ventilées, mal raccordées, exposées à des risques sanitaires ou situées dans des zones dangereuses. L’arrêté distingue les logements qui pourront être remis en état de ceux qui devront être démolis ou interdits à l’habitation. Ainsi, 78 % des constructions peuvent faire l’objet de travaux de remise en état, tandis que 22 % devront être démolies ou interdites à l’habitation.

Concrètement, les bâtiments déclarés insalubres irrémédiables devront être démolis dans un délai de six mois. Ceux édifiés sans droit ni titre seront également interdits définitivement à l’habitation dans un délai de trois mois. Pour les constructions remédiables, l’arrêté prescrit des travaux à réaliser dans les six mois.

Des solutions d’hébergement provisoire sont envisagées pour les ménages qui devraient quitter leur logement pendant les travaux. À l’échelle de la commune, Sada prévoit cinq opérations de résorption de l’habitat insalubre, complétées par le lotissement de Mangajou, qui doit servir de solution de relogement pour certaines situations les plus dangereuses.

Pour Mohamed Allaoui, conseiller municipal chargé du suivi du dossier, cette décision marque surtout la fin d’une longue phase d’études. « Le processus est quand même long. Depuis qu’on est arrivés on s’y est attelés et là on peut enfin passer sur la phase opérationnelle », résume-t-il. L’arrêté permet désormais à la commune de solliciter les financements nécessaires et de préparer plus concrètement les travaux.

Le chantier ne devrait cependant pas démarrer immédiatement. Après le passage du cyclone Chido, les priorités financières de la commune ont été réorientées vers la réparation des écoles et des bâtiments publics. La reprise effective des opérations dans le quartier Afrique est plutôt envisagée en 2027. Un calendrier encore lointain, mais l’arrêté publié cette semaine donne désormais un cadre au projet. Pour ce secteur enclavé de Sada, il ouvre surtout la possibilité de passer des plans aux travaux.

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Actions Sociales : le Département-Région développe sa coordination avec les communes

Actions Sociales : le Département-Région développe sa coordination avec les communes

Le Département-Région a réuni ce jeudi 9 juillet les communes de Mayotte pour présenter l’ensemble de ses dispositifs sociaux et de santé, de la petite enfance au logement. Un état des lieux nécessaire face à la jeunesse et à la pauvreté du territoire.

Le Département-Région de Mayotte a organisé ce jeudi 9 juillet une réunion d’information et d’échange avec les communes. Cette première rencontre avec les nouveaux effectifs du Département avait pour but de présenter les dispositifs proposés par les différents services du département. La jeunesse et la pauvreté du territoire imposent une coordination renforcée entre Département et communes pour construire une offre de santé et de solidarité pour tous (prévention parentale, santé, autonomie, insertion, précarité alimentaire, épiceries solidaires).

« Maintenant, c’est à nos services de se rapprocher du Département pour récupérer les informations et financements », souffle à l’issue de la réunion, la 2e adjointe au maire de Mamoudzou en charge du social, également vice-présidente du CCAS de la commune. « De notre côté, on va transmettre les infos à nos équipes et à nos usagers, pour leur rappeler leurs droits. »

Petite enfance et protection

La direction de la Protection Maternelle et Infantile (PMIPS) a assuré 47 760 consultations en 2025 et suivi près de 10 000 enfants, via des centres fixes et des unités mobiles. Elle doit prochainement fusionner avec l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), qui mobilise 392 agents, dont 300 assistants familiaux et quatorze associations partenaires. Plus de 2 000 enfants ont bénéficié d’au moins une mesure de protection l’an dernier, pour un budget hébergement de 16,6 millions d’euros, à travers des dispositifs comme la cellule de recueil des informations préoccupantes (CRIP) ou les mesures de placement.

Vieillesse et handicap

La direction de l’Autonomie accompagne les plus de 60 ans et les personnes handicapées via des aides légales (APA, PCH) et extra-légales (bons alimentaires, secours exceptionnels), même si l’offre médico-sociale reste limitée sur le terrain. Pour le handicap, la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) accompagne la population jusqu’à 60 ans, avec 10 802 bénéficiaires en 2025 pour un objectif de 25 000 d’ici 2027. Les deux services prévoient de fusionner afin de proposer un guichet unique.

Pauvreté et logement

La direction de l’Action Sociale Territoriale (DAST) garantit l’accès aux droits avec les communes, via un fonds de développement social (déjà mobilisé pour le centre médical de Hamjago ou la crèche de Ouangani) et un Contrat local de solidarité. Côté logement, le fonds de solidarité pour le logement (FSL) et le Fonds d’Aide à la Solidarité pour l’Adaptation et l’Amélioration du Logement (FASAAL) ont permis d’aider 152 ménages en 2025, et 290 autres via l’accès et le maintien au logement.

« On va pouvoir porter des projets au profit de la population en situation de handicap, de vieillesse et de la précarité de la jeunesse », se félicite la maire de Chirongui, qui dit sortir enrichie d’une véritable « force d’action ». Elle prévient toutefois : « Nous devons renforcer les conventions d’ingénierie de nos villes pour répondre aux appels à projets. » Une manière de rappeler que l’accès aux financements ne suffit pas : encore faut-il que les communes aient les moyens humains et matérielle d’en bénéficier.

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Petite-Terre : la prévention de la délinquance progresse grâce à une mobilisation collective

Petite-Terre : la prévention de la délinquance progresse grâce à une mobilisation collective

Réunis en séance plénière du Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance (CISPD), les acteurs de la sécurité, de l’éducation, des collectivités et du monde associatif ont dressé un constat partagé : les résultats enregistrés en Petite-Terre sont le fruit d’un travail collectif. Si les indicateurs sont encourageants, tous appellent à maintenir les efforts.

La prévention de la délinquance n’a pas de « propriétaire » en Petite-Terre. C’est le message fort qui s’est dégagé de la séance plénière du Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance (CISPD), présidée par Charaffoudine Ramadani Toto, président de la Communauté de communes de Petite-Terre (CCPT), en présence de Camille Dagorne, directrice de cabinet du préfet de Mayotte.

Au fil des échanges, aucun des partenaires présents – forces de sécurité, services de l’État, Éducation nationale, collectivités, associations ou acteurs de terrain – n’a cherché à revendiquer seul les progrès observés. Chacun a au contraire souligné le rôle déterminant des autres intervenants dans les résultats obtenus.

Des indicateurs en amélioration

Les données présentées lors de la réunion témoignent d’une évolution favorable de la situation sécuritaire. Les faits constatés dans les communes de Petite-Terre sont en baisse depuis 2024. Plus largement, les partenaires observent une stabilisation, voire un recul de la délinquance depuis 2023, alors même que la population continue d’augmenter.

Autre indicateur notable : le taux d’élucidation atteint désormais 70 % en Petite-Terre, contre 34 % au niveau national. La vidéoprotection joue un rôle croissant dans les investigations. Selon les chiffres présentés, le Centre de supervision urbain (CSU) contribue aujourd’hui à la résolution de 20 à 25 % des enquêtes grâce à une coopération étroite entre opérateurs, gendarmes et policiers municipaux.

Les intervenants ont toutefois rappelé que ces résultats demeurent fragiles et nécessitent de maintenir un niveau élevé de vigilance.

Les associations au cœur de la prévention

Les associations Maymesso et Entr’aide – Objectif Paix & Jeunesse ont été particulièrement saluées pour leur présence quotidienne, bénévole et alternée aux abords des établissements scolaires. Leur action contribue à prévenir les violences, rassurer les familles et apaiser les tensions.

Le commandant de la brigade de gendarmerie de Petite-Terre a souligné que cette présence permet désormais aux forces de sécurité de consacrer davantage d’effectifs aux enquêtes judiciaires.

L’une des initiatives les plus remarquées concerne le travail engagé par l’association Entr’aide – Objectif Paix & Jeunesse auprès des groupes de jeunes de Petite-Terre. Avec l’appui des gendarmes, son président est allé à la rencontre des différentes bandes afin de mettre un terme aux rivalités qui rythmaient le quotidien de nombreux quartiers.

Menée discrètement, souvent en soirée ou durant la nuit, cette médiation aurait permis, selon les partenaires, de faire quasiment disparaître les affrontements entre bandes en l’espace de trois mois, hormis quelques tensions résiduelles.

Les dispositifs de médiation intercommunale, les équipes mobiles de sécurité, les éducateurs spécialisés, le programme TAPAJ, l’École du civisme et les actions de sensibilisation dans les établissements scolaires ont également été cités parmi les leviers contribuant à prévenir les ruptures de parcours et à renforcer la cohésion sociale.

La question du statut des bénévoles

Au-delà des résultats, les échanges ont fait émerger une préoccupation concernant la situation administrative de certains bénévoles fortement investis dans les actions de prévention.

Le cas d’une bénévole installée depuis plusieurs années à Mayotte, engagée auprès des jeunes mais reconduite à la frontière alors qu’elle attendait le renouvellement de son titre de séjour, a notamment été évoqué. Plusieurs intervenants ont estimé que les personnes qui contribuent durablement à la paix sociale du territoire devraient pouvoir bénéficier d’une plus grande stabilité administrative.

Un Centre de supervision urbain intercommunal

La séance a également été marquée par la signature de la convention officialisant la mutualisation des dispositifs de vidéoprotection entre la CCPT et les communes de Pamandzi et de Dzaoudzi-Labattoir.

Ce nouvel outil prévoit que les images captées par les deux communes soient centralisées au sein d’un Centre de supervision urbain intercommunal. Au-delà de son intérêt opérationnel, cette mutualisation symbolise la volonté des élus et des partenaires d’effacer progressivement les frontières administratives dans les politiques de sécurité et de prévention.

Pour Charaffoudine Ramadani Toto, ce dispositif doit permettre de renforcer l’efficacité de l’action publique en améliorant la prévention de la délinquance, la sécurisation des espaces publics et l’appui apporté aux forces de sécurité.

« La sécurité est une responsabilité collective »

En clôture de la réunion, le président de la CCPT a rendu hommage à l’ensemble des acteurs mobilisés – forces de sécurité, justice, services de l’État, communes, médiateurs et associations – tout en rappelant que les progrès enregistrés ne pourront être consolidés que dans la durée.

Il a également appelé à une évolution de la législation afin d’offrir davantage de perspectives aux jeunes de Petite-Terre, notamment à ceux qui réussissent leur parcours scolaire mais peinent ensuite à trouver une voie d’insertion.

« La sécurité est une responsabilité collective. Elle exige une coopération étroite entre l’État, les collectivités, les forces de sécurité, le monde associatif et l’ensemble des acteurs du territoire. C’est ensemble que nous construirons une Petite-Terre plus sûre, plus sereine et plus résiliente », a conclu le président de la CCPT.

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Bus à Mayotte : les usagers laissés en plein soleil, le manque d’abris devient un véritable problème

Bus à Mayotte : les usagers laissés en plein soleil, le manque d'abris devient un véritable problème

Avec le développement du réseau de transport collectif de la Cadema et de M’Safara, les déplacements en bus se multiplient à Mayotte. Mais sur le terrain, un problème revient avec insistance : l’absence d’abris aux arrêts de bus. Sous un soleil souvent écrasant ou lors des fortes pluies, les usagers dénoncent des infrastructures insuffisantes qui compliquent leur quotidien.

Depuis plusieurs mois, les habitants de Mayotte sont de plus en plus nombreux à emprunter les bus de la Communauté d’agglomération Dembéni-Mamoudzou (Cadema) ou ceux du réseau M’Safara, progressivement déployés sur le territoire. Présentée comme une avancée majeure pour améliorer la mobilité, cette offre de transport séduit de nombreux usagers. Pourtant, une difficulté persiste : dans de nombreuses communes, les arrêts de bus ne disposent d’aucun abri.

Chaque matin, des dizaines de voyageurs attendent leur bus sous un soleil particulièrement intense. Étudiants, salariés, personnes âgées ou parents accompagnés de leurs enfants restent parfois de longues minutes debout, sans protection.

« Quand le bus a du retard, c’est très difficile. Il n’y a pas d’ombre et on finit par avoir très chaud. Les enfants souffrent encore plus, » témoigne Amina, habitante de Mamoudzou qui utilise quotidiennement les transports en commun.

Une attente souvent éprouvante

À Mayotte, les températures dépassent régulièrement les 30 °C, avec un fort taux d’humidité. Durant la saison des pluies, les averses tropicales rendent également l’attente particulièrement inconfortable.

Dans plusieurs quartiers de Mamoudzou, Koungou, Dembéni ou encore Tsararano, les arrêts se résument parfois à un simple panneau de signalisation planté au bord de la route. Aucun banc, aucun toit, parfois même aucun espace sécurisé pour attendre.

Pour beaucoup d’usagers, cette situation contraste avec les efforts réalisés pour moderniser le réseau de transport.

« On nous encourage à prendre le bus pour limiter les embouteillages, mais il faudrait aussi penser aux conditions dans lesquelles on attend, » regrette Soulaimana, salarié qui emprunte M’Safara tous les jours pour se rendre au travail.

Des infrastructures qui peinent à suivre

Le développement du transport collectif représente un investissement important pour les collectivités. Nouveaux véhicules, lignes restructurées, billetterie modernisée, information voyageurs : plusieurs chantiers ont été engagés afin de rendre le réseau plus attractif.

Mais les infrastructures autour des arrêts semblent avoir pris du retard.

Dans certaines zones, les abris existants sont trop peu nombreux ou ne couvrent qu’une partie des arrêts les plus fréquentés. D’autres sont vieillissants ou dégradés.

Selon plusieurs habitants, certains arrêts accueillent chaque jour des dizaines d’usagers sans disposer du moindre équipement.

Cette absence d’aménagement pose également une question d’accessibilité. Les personnes âgées, les femmes enceintes ou les personnes à mobilité réduite disposent rarement d’un banc pour s’asseoir durant l’attente.

Un enjeu de santé publique

Les professionnels de santé rappellent que l’exposition prolongée au soleil peut entraîner des risques importants : déshydratation, coups de chaleur, malaises ou aggravation de certaines pathologies.

Les enfants et les personnes âgées figurent parmi les publics les plus vulnérables.

Favoriser les transports passe aussi par le confort

Les spécialistes de la mobilité soulignent qu’un réseau de transport performant ne repose pas uniquement sur les véhicules. Les infrastructures jouent un rôle essentiel dans l’attractivité du service.

Des arrêts bien identifiés, ombragés, sécurisés et accessibles contribuent à fidéliser les usagers et à encourager davantage d’habitants à abandonner leur voiture pour les transports collectifs.

À Mayotte, où les embouteillages restent quotidiens sur plusieurs axes, notamment entre Koungou et Mamoudzou, le développement du bus constitue pourtant un levier important pour fluidifier la circulation.

Des habitants qui attendent des améliorations

Si les usagers saluent globalement l’arrivée des nouveaux réseaux de bus, beaucoup espèrent désormais que les infrastructures suivront le même rythme.

« Le service s’améliore progressivement. Les bus sont là, mais il manque encore tout ce qui permet de voyager dans de bonnes conditions, » estime Fatima, étudiante.

Plusieurs habitants proposent l’installation progressive d’abris équipés de bancs, voire de panneaux d’information indiquant les horaires en temps réel.

Pour eux, ces équipements représentent un investissement relativement modeste au regard des bénéfices pour les milliers d’usagers qui empruntent quotidiennement les transports collectifs.

Le défi dépasse la simple question du confort. Dans un département confronté à une forte croissance démographique et à des besoins croissants en matière de mobilité, les infrastructures de proximité deviennent un maillon essentiel de la réussite des transports publics.

L’amélioration du réseau passera donc non seulement par davantage de lignes ou de véhicules, mais aussi par des arrêts adaptés aux réalités climatiques de Mayotte. Car pour beaucoup d’usagers, le voyage commence bien avant la montée dans le bus, sous un soleil qui, lui, n’attend jamais.

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Mortalité maternelle et infantile : des taux toujours supérieurs qu’au niveau national

Mortalité maternelle et infantile : des taux toujours supérieurs qu’au niveau national
* image d'illustration générée par ia

L’étude de Santé publique France a mis à disposition des indicateurs de périnatalité décrivant l’état de santé de la femme enceinte, du fœtus, du nouveau-né, de la grossesse jusqu’au post-partum. À Mayotte, les taux de mortalité maternelle et de mortalité infantile sont plus de deux fois supérieurs à ceux observés au niveau national. En 2024, le taux de mortalité maternelle atteint 30,9 % pour 100 000 naissances vivantes, et le taux de mortalité infantile atteint 10,55 % pour 1 000 naissances vivantes.

Entre 2013 et 2018, le taux de mortalité maternelle durant la grossesse et l’année suivant l’accouchement à Mayotte s’élevait en moyenne à 30,9 % pour 100 000 naissances vivantes. Ce taux régional était l’un des plus hauts observés en France et significativement supérieur à la moyenne nationale (11,1 décès pour 100 000 naissances vivantes). Dans l’édition 2016-2018 de l’Enquête nationale confidentielle sur les morts maternelles, le suicide devenait la 1re cause de mortalité maternelle (jusqu’à un an après la fin de la grossesse), et les maladies cardiovasculaires étaient la première raison de mortalité maternelle considérée jusqu’à 42 jours.

Les causes de mortalité maternelle ne peuvent être décrites au niveau régional. L’étude souligne qu’en 2024, la part des femmes de 35 ans ou plus à l’accouchement reste faible et atteint 18,6 %. À l’inverse, en 2024, les grossesses « adolescentes » (< 20 ans) restent très supérieures par rapport au niveau national (10,7 % en 2024 contre 1,8 %). La mortalité périnatale, quant à elle, regroupe deux composantes : la mortinatalité, c’est-à-dire les enfants mort-nés (décès dans l’utérus à partir de 22 semaines d’aménorrhée ou d’un poids de 500 g), et la mortalité néonatale précoce (enfants nés vivants mais décédés dans les sept premiers jours de vie, de J0 à J6).

Sur la période 2014-2022, le taux de mortalité périnatale restait toujours supérieur à 15 décès pour 1 000 naissances, un constat, là aussi, très supérieur à celui observé au niveau national. Plus précisément, à Mayotte, 94 décès de nourrissons sont survenus entre 0 et 364 jours de vie en 2024, soit un taux de mortalité infantile de 10,55 %pour 1 000 naissances vivantes, là aussi plus élevé que celui observé en France. Trente-trois décès de nourrissons sont survenus entre 0 et 6 jours de vie en 2024, soit un taux de mortalité néonatale précoce de 3,70 pour 1 000 naissances vivantes.

Des facteurs de risque impactants mais d’autres gestes notables

Santé publique France s’intéresse également aux facteurs de risque et aux comportements pouvant entraîner une période de grossesse compliquée. Le surpoids est évoqué : « En 2021, la prévalence des femmes en situation de surpoids ou d’obésité (avec un indice de masse corporelle supérieur à 25) avant la grossesse était de 56,0 % » sur le territoire. Est également mentionné le diabète, avec une hausse passant de 0,8 % en 2022 à 1,1 % en 2024. Après plusieurs années de baisse, la prévalence des femmes enceintes présentant une hypertension artérielle chronique a progressé depuis 2023.

Le bulletin met également en avant une réalité satisfaisante avec des gestes protecteurs, tels qu’une pratique de l’allaitement largement répandue : 95,4 % des femmes ont tenté d’allaiter et 94,6 % ont pu mettre en place un allaitement mixte ou exclusif en maternité. On note également un très faible taux de tabagisme. En 2021, seulement 2,6 % des femmes déclaraient fumer un an avant leur grossesse à Mayotte (contre 26,8 % en France entière). Cette proportion diminuait encore davantage au troisième trimestre de grossesse, avec un taux de fumeuses de 1,3 % (contre 11,8 % en France entière). Les parts des fumeuses un an avant leur grossesse et au troisième trimestre de grossesse étaient également plus basses que celles observées en France entière.

Le cadre de vie et la santé mentale

D’après les données de la dernière ENP de 2021, le statut conjugal des femmes ayant accouché à Mayotte n’était pas différent de celui observé au niveau national. Une grande majorité d’entre elles, soit 84,6 %, se déclarait en couple et vivait dans le même logement (contre 90,6 % en France). Par ailleurs, l’exercice d’un emploi par les femmes durant la grossesse était trois fois moins fréquent à Mayotte qu’au niveau national : seulement 23,1 % d’entre elles déclaraient occuper un emploi pendant leur grossesse, contre 68,1 % au niveau national. En 2021, le sentiment d’aisance financière des mères à Mayotte (41,6 %) était lui aussi très significativement inférieur au niveau national (57,7 %) et l’un des plus bas parmi l’ensemble des régions françaises.

En 2021, 27,6 % des femmes à Mayotte déclaraient qu’elles auraient aimé être enceintes plus tard ou ne pas être enceintes, un résultat significativement supérieur à celui de la France entière (17,1 %). Toujours en 2021, 15,0 % des femmes à Mayotte déclaraient un mauvais vécu psychologique de la grossesse, soit un résultat supérieur à celui observé en France entière (12,5 %). Après ce communiqué, l’ARS Mayotte compte agir rapidement. Une ambition stratégique 2026-2030 est déployée : construire un parcours périnatal gradué, coordonné et accessible à l’ensemble des femmes vivant à Mayotte, avec une attention particulière portée aux publics vulnérables, afin de réduire la mortalité infantile, les complications obstétricales et les ruptures de parcours.

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Santé périnatale à Mayotte : l’ARS face à l’urgence des indicateurs

Santé périnatale à Mayotte l'ARS face à l'urgence des indicateurs

Le nouveau bulletin de Santé publique France consacré à la périnatalité confirme les difficultés auxquelles est confrontée Mayotte. Avec 8 900 naissances enregistrées en 2024 et un taux de natalité près de trois fois supérieur à la moyenne nationale, le territoire fait face à une pression exceptionnelle sur son système de santé. Ces données confortent l’Agence régionale de santé (ARS) dans sa stratégie visant à renforcer l’accompagnement des femmes enceintes et des nouveau-nés.

Les indicateurs restent particulièrement défavorables. Le taux de mortalité infantile atteint 10,55 décès pour 1 000 naissances vivantes, contre 4,08 ‰ au niveau national. La mortalité maternelle est également deux fois plus élevée que dans le reste de la France.

Le bulletin met aussi en évidence la fréquence des grossesses précoces. À Mayotte, 10,7 % des accouchements concernent des femmes de moins de 20 ans, contre 1,8 % en moyenne nationale. Le territoire affiche également un taux de prématurité de 10,7 %, auquel s’ajoute une forte prévalence du surpoids et de l’obésité avant la grossesse.

Sans établir de lien direct entre ces indicateurs, Santé publique France souligne qu’ils s’inscrivent dans un contexte marqué par des difficultés d’accès aux soins, un suivi de grossesse parfois insuffisant, des ressources médicales sous tension et une forte vulnérabilité sociale.

Des points d’appui encourageants

Malgré ces difficultés, plusieurs indicateurs témoignent d’une dynamique positive. L’allaitement maternel constitue l’un des principaux atouts du territoire. 95,4 % des mères débutent un allaitement et 94,6 % pratiquent un allaitement exclusif ou mixte dès la maternité, des taux parmi les plus élevés de France.

Les pratiques obstétricales apparaissent également favorables. Le recours à la césarienne reste limité à 17,2 % des accouchements, contre 22 % au niveau national. L’épisiotomie est devenue exceptionnelle avec seulement 0,6 % des accouchements par voie basse, contre 2,8 % en France. La consommation de tabac pendant la grossesse demeure faible et la mortinatalité est en baisse depuis 2022.

Une feuille de route jusqu’en 2030

Face à ces constats, l’ARS déploie une stratégie articulée autour de plusieurs priorités. L’objectif est de renforcer les centres périnataux de proximité, de mobiliser davantage les services de protection maternelle et infantile ainsi que les sages-femmes libérales afin de désengorger le Centre hospitalier de Mayotte et d’améliorer le suivi des grossesses.

L’agence entend également développer un accompagnement renforcé après l’accouchement avec des consultations dédiées en diététique, rééducation périnéale, activité physique adaptée et soutien psychologique. Les jeunes filles enceintes bénéficieront d’un suivi personnalisé assuré par la Maison des adolescents.

La prévention constitue enfin un axe majeur. Les actions d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle se poursuivent dans les établissements scolaires. En 2025-2026, 4 000 collégiens et lycéens ont déjà été sensibilisés à la contraception et à la prévention des infections sexuellement transmissibles.

À travers cette stratégie 2026-2030, l’ARS ambitionne de réduire la mortalité infantile, les complications obstétricales et les inégalités d’accès aux soins, tout en s’appuyant sur les atouts du territoire pour améliorer durablement la santé des familles mahoraises.

Chikungunya une immunité encore insuffisante à Mayotte

Les premiers résultats de l’étude EpiMay 2025, menée par l’Agence régionale de santé de Mayotte, en partenariat avec l’Observatoire régional de la santé de Mayotte et l’Union régionale des professionnels de santé Infirmiers de l’océan Indien, révèlent que les personnes âgées et les personnes non scolarisées ont été les plus touchées par la première vague de chikungunya en 2025. Réalisée auprès de 1 000 ménages, l’enquête estime qu’un cas déclaré correspondrait à près de 40 contaminations réelles, en raison d’un recours fréquent à la médecine traditionnelle plutôt qu’aux soins. À la veille de la seconde vague en 2026, seulement un habitant sur trois était immunisé, un niveau insuffisant pour atteindre l’immunité collective. L’Agence régionale de santé rappelle que la lutte contre le chikungunya repose avant tout sur l’élimination des eaux stagnantes, une meilleure gestion des déchets et la protection contre les piqûres de moustiques.

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Refondation de Mayotte : « Qui tient réellement la barre ? », s’interroge le sénateur Saïd Omar Oili

Refondation de Mayotte : « Qui tient réellement la barre ? », s'interroge le sénateur Saïd Omar Oili

Près de dix-huit mois après le passage du cyclone Chido et près de onze mois après le vote de la loi du 13 août 2025, les acteurs de terrain constatent que les mesures annoncées et les 4 milliards d’euros promis ne sont toujours pas au rendez-vous.

Avec mes collaborateurs, nous avons publié un rapport de 80 pages dressant un premier bilan financier ainsi qu’un état d’avancement des treize mesures prioritaires. Ce document a été transmis au Premier ministre, à l’ensemble des ministres impliqués dans la refondation, aux parlementaires ainsi qu’aux membres du comité de suivi.

Hormis les accusés de réception, une seule ministre, celle des Armées et des Anciens combattants, a répondu en présentant les actions engagées par son ministère et son analyse des suites du cyclone Chido. La ministre des Outre-mer, quant à elle, n’a même pas accusé réception de ce courrier.

Lors des débats consacrés à la loi du 13 août 2025, j’avais déjà soulevé la question de la gouvernance et de la multiplication des instances chargées du pilotage de la refondation.

Aujourd’hui, au regard du silence qui a suivi la transmission de ce premier bilan de l’application de la loi, la question de la gouvernance demeure entière.

Prenons un exemple concret : la reconstruction de la filière pêche à Mayotte. Plus d’un an après, plusieurs difficultés majeures persistent, notamment :

  • les contraintes liées aux normes européennes imposées aux navires de pêche mahorais ;
  • le déblocage des fonds destinés au développement de la pêche mahoraise par les armateurs seychellois.

Face à cet enjeu majeur qu’est le renouvellement de la flotte de pêche, la réponse des autorités consiste à créer un comité local des pêches. Autrement dit, à une nécessité d’action concrète, on répond par la création d’une nouvelle structure.

En 2026, le ministre chargé de l’Europe, la ministre des Outre-mer, le ministre chargé de la Pêche, la Direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture (DGAMPA), le général Facon, la préfecture de Mayotte ainsi que le comité de suivi ont tous été saisis de cette urgence : reconstituer la flotte de pêche mahoraise.

Dès la promulgation de la loi, j’avais alerté sur les dysfonctionnements susceptibles d’affecter l’efficacité de la gouvernance prévue par la loi du 13 août 2025 de programmation pour la reconstruction et la refondation de Mayotte.

La situation de la filière pêche n’est qu’un exemple parmi de nombreux dossiers prioritaires qui souffrent aujourd’hui d’une stratégie de refondation insuffisamment opérationnelle.

La création d’un comité local des pêches vient ainsi s’ajouter à une architecture institutionnelle déjà particulièrement complexe.

Une question demeure donc : Qui pilote véritablement la refondation de Mayotte ?

  • La Direction générale des Outre-mer (DGOM) ?
  • La mission Facon, composée d’une dizaine de hauts fonctionnaires ?
  • Le préfet de Mayotte ?
  • L’Établissement public de refondation créé par la loi d’urgence de février 2025 et doté de plusieurs dizaines d’agents ?
  • Le comité de suivi institué par l’article 3 de la loi du 13 août 2025 ?

Saïd Omar Oili
Sénateur de Mayotte

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Comores : nourrisson jeté dans des toilettes, la famille de la mère bannie de son village

Comores : nourrisson jeté dans des toilettes, la famille de la mère bannie de son village

La jeune femme, qui a accouché dans la clandestinité, est toujours hospitalisée dans un établissement de la capitale, tandis que le père présumé demeure introuvable. Depuis l’ouverture d’une information judiciaire, plusieurs de ses proches ont été placés en détention.

L’affaire a pris une nouvelle ampleur après la diffusion, mercredi, de vidéos montrant plusieurs maisons en flammes. Selon leurs légendes, les faits se sont déroulés à Ntsoralé, dans la région de Dimani, au nord de la Grande Comore. Ces incendies, qui auraient été encouragés par une partie de la notabilité locale, visaient les proches d’une jeune femme accusée d’avoir abandonné son nouveau-né dans des toilettes le mois dernier.

Les faits remontent au 25 juin. Ce jour-là, le village a découvert l’horreur. Dans une maison inhabitée appartenant à une famille installée en France, un nouveau-né a été retrouvé dans la fosse d’une latrine.

« Vers 13 heures, après la prière hebdomadaire, un oncle de la famille propriétaire de la maison s’est rendu sur place par hasard pour une visite de routine. Depuis le toit, il a aperçu quelque chose dans les toilettes. En s’approchant, il s’est rendu compte que le trou était obstrué », raconte une source villageoise présente lors du sauvetage.

Alertée, la police municipale s’est rendue sur les lieux. Après avoir obtenu l’autorisation du chef de la gendarmerie de la région, les agents ont retiré une serviette et un boubou qui bouchaient l’ouverture de la fosse.

« Au départ, ils ont pensé à un avortement qui aurait mal tourné et dont la mère voulait faire disparaître toute trace. Mais l’agent municipal a découvert un nourrisson encore vivant. Une véritable course contre la montre s’est alors engagée. Les habitants ont démoli le mur latéral des latrines afin d’extraire le bébé, qui s’est mis à pleurer. Il a d’abord été conduit au centre de santé le plus proche, avant que les médecins ne recommandent son transfert vers Moroni », ajoute un responsable du village.

Une information judiciaire ouverte

Malheureusement, le nouveau-né n’a pas survécu. Une semaine plus tard, le parquet de Moroni a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire. Quatre proches du père présumé ont été entendus puis mis en examen. Mercredi soir, une nouvelle information indiquait également qu’un médecin ayant porté assistance à la mère avant son accouchement avait été placé en garde à vue.

Malgré l’évolution de l’enquête, la tension reste vive dans le village. Dans une déclaration faite avant-hier, le chef de Ntsoralé a annoncé le bannissement, pour une durée indéterminée, de la famille de la jeune femme, toujours hospitalisée.

« Son père devrait être arrêté, car il ne fait aucun doute qu’il savait que sa fille était enceinte », ont justifié les autorités villageoises.

Ces dernières ont également apporté leur soutien aux jeunes qui avaient entonné, quelques jours auparavant, des chants hostiles à l’encontre des proches de la mère.

« Les familles ont porté plainte contre ces jeunes, ce qui a provoqué la colère des autorités communautaires. En représailles, des habitants ont incendié les maisons appartenant à toute la famille », rapporte un jeune originaire de Ntsoralé, selon lequel aucun bien n’a pu être sauvé.

Une réaction vivement condamnée

Au total, trois maisons en tôle et deux maisons en dur ont été détruites.

Cette réaction suscite une vive indignation au sein de l’opinion publique, beaucoup estimant que la famille de la jeune femme ne saurait être tenue pour responsable des faits qui lui sont reprochés.

« Lyncher des parents… Bienvenue dans la barbarie. Magistrats comoriens, réveillez-vous. Votre robe n’est pas un déguisement, c’est l’autorité de l’État. Défendez-la. Que personne ne se prenne pour juge. Que personne ne se substitue à la loi. La justice du village et celle des notables s’appellent la vengeance. Et, aux Comores comme ailleurs, la vengeance n’a pas sa place dans un tribunal », déplore le sociologue Mistoihi Abdillahi.

Selon lui, cette affaire révèle également les spécificités de la société comorienne, fondée sur un système matrilinéaire.

« L’enfant appartient à la famille de sa mère, même s’il porte le nom de son père », explique-t-il, appelant à s’interroger notamment sur les conséquences des mariages à distance.

Depuis le début de cette affaire, le père présumé du nourrisson est en fuite. Concierge de la maison où le bébé a été découvert, il est originaire du même village que la jeune mère, laquelle est par ailleurs en couple avec un homme installé en France, père de ses autres enfants.

« Le soir des faits, un voisin a entendu du bruit et a demandé qui était présent. Le père présumé a répondu. Ensuite, les habitants ont retrouvé le chauffeur qui les avait conduits à l’hôpital. Il a tout raconté. Les jeunes du village ont ainsi réussi à reconstituer les faits en recoupant toutes les informations », confie une source proche du dossier.

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France-Maroc : des retrouvailles exaltantes

France-Maroc : des retrouvailles exaltantes

Jour de match, en ce 9 juillet, la France affronte le Maroc en quarts de finale de la Coupe du monde de football à Boston. Coup d’envoi à 23 h 00 (heure de Mayotte). Un remake de la demi-finale de 2022, remportée par les Bleus, qui promet une nouvelle confrontation intense entre deux sélections aux ambitions affirmées.

La France dispute son quatrième quart de finale consécutif en Coupe du monde depuis 2014, preuve de sa remarquable régularité au plus haut niveau. De leur côté, les Lions de l’Atlas atteignent ce stade de la compétition pour la deuxième fois en sept participations, confirmant leur montée en puissance sur la scène internationale après leur parcours historique au Qatar.

Au bilan des confrontations, les Tricolores dominent avec quatre victoires et deux matchs nuls en six rencontres. Toutefois, les statistiques ne suffisent pas à prédire l’issue de cette affiche tant le Maroc a démontré ces dernières années sa capacité à rivaliser avec les meilleures nations du monde grâce à une équipe solide, disciplinée et talentueuse.

Les hommes de Didier Deschamps entendent prolonger leur série de victoires depuis le début de la compétition et poursuivre leur quête d’un nouveau sacre mondial. En face, le Maroc veut confirmer son nouveau statut parmi les grandes nations du football et écrire une nouvelle page de son histoire en décrochant une qualification historique pour le dernier carré.

À la clé, une place en demi-finale pour affronter le vainqueur du duel entre l’Espagne et la Belgique. Un rendez-vous décisif qui s’annonce disputé, où chaque détail pourrait faire la différence. Un duel palpitant que les passionnés de football attendent avec une immense ferveur.

Sport : Retour de la Maoré Summer League pour sa 6e édition

Sport : Retour de la Maoré Summer League pour sa 6e édition

La Maoré Summer League (MSL) fait son retour à Mayotte pour une 6e édition, du 15 au 25 juillet 2026, sur le plateau de Cavani à Mamoudzou. Devenu en quelques années un rendez-vous incontournable du basketball mahorais, le tournoi rassemble des équipes venues de toute l’île, mais aussi de La Réunion, de Madagascar, de la métropole et de Suisse. Pendant six jours, la compétition proposera des tournois masculin et féminin, des matchs de poules puis des phases finales, ainsi que des concours et animations sportives, complétés par un village partenaires. Les grandes finales se joueront le samedi 25 juillet. Au-delà du sport, la MSL se veut un espace de cohésion sociale et de vivre-ensemble, valorisant l’engagement bénévole et sensibilisant aux enjeux de santé et de citoyenneté auprès de la jeunesse mahoraise.

La circulation réglementée pendant deux mois dans la zone de renouvellement urbain de Kawéni

La circulation réglementée pendant deux mois dans la zone de renouvellement urbain de Kawéni

Des perturbations sont à prévoir dans la zone du Nouveau Programme national de renouvellement urbain ( NPRU ) de Kawéni, à partir de ce vendredi 10 juillet. Dans le cadre des travaux d’aménagement urbain liés à la construction de la ligne de bus à haut niveau de service Caribus, la Ville de Mamoudzou met en place une réglementation temporaire de la circulation sur l’ensemble des voiries du secteur jusqu’au 7 septembre.

Les interventions se dérouleront pendant soixante jours, de 7 h 30 à 16 h en journée et de 20 h à 5 h la nuit. Pendant toute la durée du chantier, le stationnement pourra être partiellement ou totalement neutralisé, la circulation régulée manuellement ou par alternat, et la vitesse limitée à 30 km/h. L’accès aux riverains sera maintenu sous conditions.

La Ville appelle les automobilistes, piétons et habitants du secteur à respecter la signalisation, à réduire leur vitesse et à anticiper leurs déplacements en raison des ralentissements possibles.

Ongoujou : une réunion publique sur la RHI de Kardjavenza vendredi

Ongoujou : une réunion publique sur la RHI de Kardjavenza vendredi

Les habitants d’Ongoujou sont invités à une réunion publique d’information consacrée au projet de résorption de l’habitat insalubre de Kardjavenza, ce vendredi 10 juillet, à 18 h, sur la place publique du village. Organisée par la Cadema, cette rencontre doit permettre de présenter les avancées du projet, les actions déjà engagées et les prochaines étapes de sa mise en œuvre.

L’intercommunalité souhaite ainsi poursuivre la concertation avec les habitants autour de ce projet d’aménagement du quartier, présenté comme un levier pour améliorer durablement les conditions de vie. Les riverains pourront poser leurs questions et faire part de leurs observations aux équipes mobilisées.

La réunion se tiendra en présence de Rahim Assani, cinquième vice-président de la Cadema chargé du logement, de la résorption de l’habitat insalubre, de la stratégie foncière et de l’urbanisme.

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes