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Grève du personnel de Koropa

Grève du personnel de Koropa

Drôle d’affaire que celle du site de Koropa (restaurant, piscine, terrains de tennis et discothèque), emblématique lieu de la détente dans la commune de Koungou. Alors que le site mis à terre par le cyclone Chido en décembre 2024 aurait été vendu au groupe IBS en février pour un important projet hôtelier, le personnel qui n’avait pas été informé au préalable de cette transaction est entré en grève depuis lundi 23 mars 2026. Un piquet de grève a été installé à l’entrée et des banderoles collées sur la clôture pour signifier la réclamation d’arriérés de salaires. L’ancien maître des lieux aurait pris la poudre d’escampette sans payer son personnel depuis le mois de septembre 2025. Le groupe IBS qui aurait racheté le site en même temps que les dettes de la société qui l’exploitait refuserait de verser les salaires encore dû au personnel. L’affaire a été portée devant les tribunaux et une audience est fixée au 27 mars prochain, il s’agit d’une troisième date programmée pour statuer sur ce litige, les deux précédentes ayant été reportées.

Après les inondations, les ravines de Kawéni en cours de curage

Après les inondations, les ravines de Kawéni en cours de curage
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Après le désastre causé par les pluies diluviennes d’il y a 15 jours à Kawéni, d’importants travaux de curage sont en cours dans les ravines et lits de rivières traversant la zone industrielle. Des travaux qui ont occasionné hier matin, mardi 24 mars 2026, une légère perturbation de la circulation su l’ancienne route de l’archipel rebaptisé boulevard Martin Luter King. D’importantes quantités de détritus parmi lesquels des bouteilles plastiques usagées et du bois mort charriés par les eaux de pluies ont été retiré des ravines et entassés à différents endroits avant d’être récupérés par des camions de ramassage d’ordures. La circulation a peu à peu retrouvé sa fluidité à la mi-journée.

Le budget 2026 adopté dans la tension malgré de vives critiques

Le budget 2026 adopté dans la tension malgré de vives critiques

Adopté avec trois mois de retard par rapport aux autres collectivités de France et de Navarre, le budget 2026 du Département-Région de Mayotte a été voté hier matin, jeudi. Il prévoit 455 millions d’euros de dépenses et un excédent de 80 millions d’euros, qui devraient être affectés au financement de grands projets, notamment des équipements sportifs et culturels.

L’opposition dénonce un budget insincère, destiné selon elle à faire de l’affichage dans la presse. Elle soulève des interrogations sur la méthode utilisée pour « gonfler les chiffres », en s’appuyant sur des subventions versées par l’État dans le cadre du contrat de convergence.

Un budget 2026 adopté à une écrasante majorité, malgré un carton rouge de deux élus de l’opposition, Hélène Polozec et Soula Saïd Souffou. Le président de l’Assemblée de Mayotte, Ben Issa Ousséni, se félicite d’avoir dégagé des budgets excédentaires ces dernières années : environ 16 millions d’euros en 2022, pour atteindre 80 millions d’euros en ce début d’année 2026.

« Chaque année, nous améliorons la situation du département. Il faut comprendre que le Département-Région a désormais besoin de réaliser des investissements importants sur le territoire. C’est dans cette logique que s’inscrit cet excédent conséquent, avec toutes les précautions d’usage, sachant que nous avons un budget de 455 millions d’euros de dépenses. »

À l’issue des travaux de l’assemblée, Ben Issa Ousséni a expliqué que dégager un excédent de 80 millions d’euros dans ce contexte suppose un travail important sur l’amélioration des recettes et, surtout, sur la maîtrise des dépenses de l’institution qu’il préside.

« Il est essentiel de maîtriser nos dépenses pour pouvoir investir en faveur de la jeunesse, du développement économique, des transports, des routes, ainsi que pour nos agents, qui bénéficieront de deux opérations importantes que nous prévoyons de lancer cette année : les deux cités administratives de Coconi et de Mamoudzou. »

Vent debout, les deux élus de l’opposition ayant voté contre ce budget 2026 dénoncent une insincérité et un gonflement artificiel fondé sur des subventions versées par l’État au titre du contrat de convergence. Ce mécanisme permet, depuis 2023, de compenser chaque année certaines dépenses engagées par le Département dans des domaines relevant de ses compétences.

Un dispositif vivement critiqué par le conseiller départemental de Sada-Chirongui, qui estime que l’État ne devrait pas procéder de cette manière, avec des versements au compte-gouttes pour compenser des sommes dues à Mayotte. Selon lui, cette méthode fragilise le département en réduisant la lisibilité de son fonctionnement.

Ben Issa Ousséni demande au gouvernement une révision du mode de calcul de la dotation globale de fonctionnement

Un point de vue partagé par Ben Issa Ousséni, qui reconnaît toutefois ne pas disposer de levier pour corriger cette situation.

« Bien sûr, signer chaque année une convention de compensation n’est pas la méthode la plus sécurisante pour une gestion rigoureuse de notre institution. Nous demandons, d’une part, que les 100 millions d’euros soient sanctuarisés afin de stabiliser ce financement, et, d’autre part, qu’il devienne un financement dynamique, tenant compte de l’évolution des dépenses, qui ne cessent d’augmenter d’année en année. »

Le président de l’Assemblée de Mayotte plaide pour une dotation connue à l’avance, permettant de construire un budget fiable. Il appelle le gouvernement à prendre en compte les chiffres du dernier recensement de la population mahoraise afin de revoir le calcul de la dotation globale de fonctionnement (DGF) des collectivités de l’île.

Selon lui, si l’INSEE n’a pas encore publié officiellement ces nouveaux chiffres, ils seraient déjà disponibles pour les communes.

« À ce jour, notre DGF est calculée sur la base du recensement de 2017, alors que près de dix ans ont passé et que la population a augmenté d’environ 100 000 habitants. Si l’on multiplie ce chiffre par 150 euros par habitant, cela représente un peu plus de 12 millions d’euros que Mayotte ne perçoit pas chaque année. »

Une décision de justice qui n’implique pas le versement d’une indemnisation par le Département-Région de Mayotte

Autre point soulevé par l’opposition : le port de Longoni et le risque de devoir indemniser la société Mayotte Channel Gateway (MCG), à la suite d’une récente décision de justice lui imposant de renoncer à la délégation de service public (DSP).

Le président Ben Issa Ousséni reconnaît que cette rupture de DSP pourrait effectivement entraîner une indemnisation. Ce risque est actuellement à l’étude par les services départementaux, dans l’attente d’une décision définitive de justice, le délégataire ayant fait appel.

« Ce n’est pas le Département qui a décidé de retirer la gestion du port à Mayotte Channel Gateway ; dans ce cas, nous aurions immédiatement évalué la compensation. Il s’agit d’une décision de justice ayant constaté des irrégularités dans la gestion de cette DSP et ordonné sa résiliation sans indemnisation de la part du Département. »

Selon lui, les services travaillent activement pour éviter toute rupture de gestion de cet équipement à partir du 1er septembre. L’Assemblée de Mayotte a déjà pris plusieurs délibérations en ce sens, notamment la création d’un EPIC afin d’assurer la continuité du service dès le 1er septembre 2026, dans l’attente d’une décision de l’État sur la transformation éventuelle du port de Mayotte en grand port maritime.

Cette décision est cruciale pour le département, car elle conditionnera la possibilité pour un investisseur de se positionner en faveur du port de Longoni.

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Déploiement de la fibre optique à Mayotte : une décision qui bouleverserait les contours de la DSP du Département-Région

Déploiement de la fibre optique à Mayotte : une décision qui bouleverserait les contours de la DSP du Département-Région
Le président de l’Assemblée de Mayotte reconnaît qu’une décision du gouvernement en faveur d’Orange sur le marché de la fibre à Mayotte serait source de nombreuses difficultés pour le Département-Région.

La décision « supposée » du gouvernement d’évincer Mayotte THD du marché de la fibre optique à Mayotte au profit d’Orange ne serait, selon le président de l’Assemblée de Mayotte, qu’une spéculation journalistique. Il affirme n’avoir reçu aucune notification en ce sens de la part du Premier ministre et ne cache pas l’embarras que cela pourrait engendrer pour le département si cette information venait à se confirmer.

À l’occasion d’un point de presse tenu à l’issue de la session plénière consacrée au budget 2026 du Département-Région de Mayotte, le président Ben Issa Ousséni est revenu sur le dossier du déploiement de la fibre optique, qui donne lieu à une bataille féroce entre deux opérateurs locaux : Orange et Mayotte THD (Très Haut Débit).

Ce feuilleton, qui dure depuis plusieurs mois, a connu de nombreux rebondissements. Parmi eux, la prise de position de la ministre de la Transition numérique qui, en réponse à une question du sénateur Saïd Omar Oili le mois dernier, avait indiqué que les deux opérateurs pourraient se partager le marché sur l’île.

Toutefois, le dossier reste loin d’être clos. Un article récent du journal Le Monde affirme en effet que le Premier ministre aurait finalement tranché en faveur de la société Orange. Pour le président de l’Assemblée de Mayotte, cette information relève à ce stade de la spéculation journalistique : il assure n’avoir reçu aucune notification officielle du gouvernement en ce sens.

« J’attends aujourd’hui un retour très clair du gouvernement sur ce sujet. Bien sûr, s’il décide d’autoriser Orange à déployer la fibre sur l’ensemble du territoire, cela remettra fortement en cause la DSP que nous avons mise en place. Je cherche à obtenir des rendez-vous à Paris pour poser ce sujet sur la table et déterminer la démarche à suivre. Pour l’instant, je n’ai reçu aucune notification du gouvernement à ce sujet. »

Selon Ben Issa Ousséni, la situation actuelle soulève plusieurs interrogations auxquelles il est encore impossible de répondre : le manque à gagner et une éventuelle indemnisation de Mayotte THD, mais aussi le devenir des 12 000 prises déjà installées à Mamoudzou. À ce stade, il n’est pas établi si le gouvernement demanderait à Orange de les racheter.

« Il est certain que si cette décision venait à être confirmée, elle bouleverserait le périmètre de notre DSP et mettrait en péril le contrat que nous avons signé avec la société Mayotte THD. »

Décidément, le déploiement de la fibre optique, quinze ans après l’arrivée du câble sous-marin sur l’île, continue de faire couler beaucoup d’encre entre Paris et Mamoudzou. Le public attend désormais la suite de ce feuilleton, voire son dénouement.

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Après les municipales la reconstruction des écoles à Mayotte reste un défi

Après les municipales la reconstruction des écoles reste un défi
La reconstruction des écoles reste un enjeu majeur à Mayotte confiée aux communes ou à l’État selon l’article 3 de la loi d’urgence du 24 février 2025.

Après les élections municipales, la reconstruction des écoles reste une priorité majeure à Mayotte. Grâce à la loi d’urgence du 24 février 2025, EPRD Mayotte coordonne désormais les travaux et permet aux communes de déléguer la reconstruction à l’État tout en conservant leur rôle dans la planification et l’implantation des écoles. Cette organisation vise à accélérer les travaux tout en respectant les besoins locaux et les décisions municipales.

Avec la fin des élections municipales, la reconstruction des écoles touchées par le cyclone Chido et les intempéries de décembre 2024 à mai 2025 demeure un enjeu central pour les communes de Mayotte. La loi d’urgence du 24 février 2025 avait prévu la création de l’Établissement public de reconstruction et de développement de Mayotte (EPRD Mayotte) chargé de coordonner l’ensemble des travaux de reconstruction et d’aménagement de l’île. Pour la reconstruction des écoles, jusqu’au 31 décembre 2027, l’État ou l’établissement public peut prendre en charge la construction, la rénovation ou l’extension à la demande des communes concernées.

Trois communes (Ouangani, Bandrélé et Dembéni) ont déjà fait ce choix. Cette démarche répond également à une demande formulée par les syndicats de l’Éducation nationale, soucieux d’accélérer les travaux et de garantir la sécurité des élèves. Les communes conservent un rôle central. Elles doivent donner leur avis sur l’emplacement des écoles, le nombre de classes et les extensions éventuelles. L’État ou l’établissement public assure la construction et veille au respect des normes de sécurité, d’hygiène et de prévention des risques naturels. Les écoles sont équipées de points d’eau potable, de cantines et peuvent intégrer des dispositifs d’énergie renouvelable.

Les conséquences pour les finances locales

À noter : les communes qui choisissent de recourir à l’établissement public pour la reconstruction voient leur part de taxe d’aménagement liée à ces travaux réduite, puisque la coordination et la maîtrise d’ouvrage sont assurées par l’État ou l’établissement public. À la fin des travaux, les écoles sont remises aux communes avec transfert des droits et obligations liés aux biens, sauf prolongation exceptionnelle si nécessaire. Cette organisation vise à reconstruire rapidement tout en respectant le rôle des municipalités et en répondant aux besoins des élèves, tout en prenant en compte l’impact sur les finances locales et la fiscalité communale.

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Une étude alerte sur la dépendance des entreprises à la biodiversité dans l’océan Indien

Une étude alerte sur la dépendance des entreprises à la biodiversité dans l’océan Indien
Une étude comparative menée dans six territoires de l’océan Indien met en lumière les liens étroits entre biodiversité, agriculture et tourisme, ainsi que les risques économiques liés à leur dégradation.

Dans plusieurs territoires (Comores, Madagascar, Maurice, Mayotte, La Réunion et Seychelles ) une étude comparative de Cap Business Océan Indien analyse les liens entre biodiversité, tourisme et agriculture. Elle souligne les risques économiques liés à leur déclin et appelle à mieux intégrer ces enjeux.

Cap Business Océan Indien, une organisation mauricienne a publié, le 25 mars 2026, une étude inédite consacrée aux liens étroits entre biodiversité et activités économiques. Ce rapport analyse les impacts et dépendances des secteurs de l’agriculture et du tourisme dans six territoires du sud-ouest de l’océan Indien : les Comores, Madagascar, Maurice, Mayotte, La Réunion et les Seychelles.

Réalisée entre janvier et juin 2025, cette étude s’inscrit dans le cadre du projet « Business for Biodiversity » (B4B), intégré au programme Varuna, mis en œuvre par Expertise France et financé par Agence française de développement. Elle propose un cadre d’analyse destiné à accompagner les entreprises et les institutions dans leurs prises de décision face aux enjeux environnementaux.

Selon Fanny Haff, l’objectif est d’aider les acteurs économiques à mieux comprendre leurs interactions avec le vivant, afin d’anticiper les risques, renforcer leur résilience et orienter leurs investissements vers des modèles plus durables. Le rapport met en lumière des dépendances critiques aux services écosystémiques, tels que l’accès à l’eau, la fertilité des sols ou encore l’attractivité des paysages.

Deux secteurs clés ont été particulièrement étudiés. L’agriculture, d’une part, exerce une pression croissante sur les milieux naturels à travers la déforestation, l’intensification des cultures ou l’usage d’intrants chimiques. À Madagascar, par exemple, 44 % du couvert forestier a déjà disparu. Le tourisme, d’autre part, dépend fortement de la qualité des écosystèmes tout en contribuant à leur dégradation, notamment via l’artificialisation des littoraux, la gestion insuffisante des déchets ou la forte consommation d’eau.

Le rapport repose sur une méthodologie rigoureuse combinant analyse documentaire, données territoriales, entretiens et application du cadre DPSIR, permettant de relier dynamiques économiques et perturbations écologiques. Douze entreprises régionales ont également été mobilisées pour ancrer l’étude dans des réalités concrètes.

Dans un contexte où le sud-ouest de l’océan Indien constitue un hotspot mondial de biodiversité, caractérisé par une forte proportion d’espèces endémiques menacées, l’étude souligne que l’érosion du capital naturel représente un risque économique majeur. À Madagascar, les ressources naturelles constituent ainsi plus de 80 % de la richesse tangible par habitant.

Accessible au grand public, cette publication vise à favoriser le partage de connaissances et à mobiliser les acteurs économiques autour d’un objectif commun : concilier développement et préservation de la biodiversité. Elle s’inscrit dans la feuille de route 2021-2026 de Cap Business Océan Indien, qui fait de la biodiversité un axe central de son action, dans la continuité des engagements internationaux pris lors de la COP15.

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Économie : clarification et mise en conformité du GPM

Économie : clarification et mise en conformité du GPM
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Le Groupement Patronal de Mayotte (ex-MEDEF Mayotte) engage une démarche de clarification et de mise en conformité, entraînant un changement d’appellation. Son président, Fahardine Mohamed, précise dans un communiqué que « l’ensemble de la gouvernance, des équipes, des orientations stratégiques et des missions demeure strictement inchangé ».

Cette évolution sera présentée au public ce mardi matin à 9 h 30, au centre Maharajah à Kawéni, lors d’une réunion d’échange entre le GPM et ses partenaires. L’objectif est de leur présenter les contours de la nouvelle organisation et de partager les perspectives de collaboration. Le président du groupement insiste sur la transparence, la continuité et le renforcement des relations de travail au service du développement économique du territoire.

Sécurité routière un appel à projets lancé pour 2026

Sécurité routière un appel à projets lancé pour 2026

Le Plan Départemental d’Actions de Sécurité Routière (PDASR) 2026 est officiellement lancé, avec pour objectif de soutenir les initiatives locales en faveur de la prévention et de la sensibilisation des usagers de la route. Collectivités, associations, établissements scolaires, entreprises et autres acteurs engagés peuvent déposer leur candidature.

Les projets attendus portent notamment sur la sensibilisation des jeunes, la prévention des conduites à risque (alcool, stupéfiants, vitesse, téléphone), le partage de la route entre usagers ou encore la prévention du risque routier professionnel. Les initiatives innovantes sont également encouragées. Les dossiers doivent être déposés avant le 12 avril 2026. Les modalités de candidature sont accessibles en ligne.

Un collector de timbres dédié à la faune endémique de Mayotte lancé à Combani

Un collector de timbres dédié à la faune endémique de Mayotte lancé à Combani

Un collector de timbres mettant à l’honneur la faune terrestre endémique de Mayotte sera officiellement lancé le lundi 30 mars, de 9h à 10h, au bureau de poste de Combani. Ce projet est le fruit d’une collaboration entre La Poste et le Groupe d’Études et de Protection des Oiseaux de Mayotte (GEPOMAY), qui a apporté son expertise scientifique pour sélectionner les espèces représentées et valoriser leur rôle écologique. À cette occasion, un stand de vente sera installé pour permettre aux collectionneurs et partenaires d’acquérir ce collector, proposé au tarif de 15 euros, avec un cachet « Premier Jour ». Un total de 1 500 exemplaires sera disponible. À travers cette initiative, La Poste entend promouvoir la richesse de la biodiversité mahoraise et sensibiliser le grand public à sa préservation, en s’appuyant sur le timbre comme support culturel accessible.

Une collecte citoyenne pour nettoyer la rivière de Dembeni

Une collecte citoyenne pour nettoyer la rivière de Dembeni

L’association Surfrider Mayotte relance ses actions environnementales avec une collecte de déchets organisée le samedi 28 mars à Dembeni. Pour cette reprise des Initiatives Océanes, l’équipe innove en intervenant pour la première fois en rivière, après des actions menées jusqu’ici sur les plages et en mangrove.

Le rendez-vous est fixé à 8h30 sur le parking du stade, à l’entrée de la commune. Ouverte à tous, l’opération vise à mobiliser les citoyens autour de la préservation de l’environnement et de la lutte contre la pollution.

Les participants sont invités à se munir d’une casquette et d’une bouteille d’eau, le matériel étant fourni sur place. Une collation sera également offerte à l’issue de la collecte. L’association appelle à une forte mobilisation pour faire de cette initiative un succès.

Un colloque pour comprendre l’impact des relations

Un colloque pour comprendre l’impact des relations

Le Centre Hospitalier de Mayotte organise le 30 mars 2026 un colloque dédié à l’impact des relations humaines sur la santé mentale. Ouvert à tous, de 8h00 à 16h00, au sein de l’Hémicycle Younoussa Bamana. Cet événement mettra en lumière des problématiques majeures telles que le harcèlement, les relations toxiques et les différentes formes de violences. Les échanges porteront notamment sur la construction de la relation à soi et aux autres, les mécanismes du harcèlement, les violences intrafamiliales et leurs conséquences sur les enfants, ainsi que les violences sexuelles et leur prise en charge. Professionnels de santé, acteurs éducatifs, sociaux et judiciaires interviendront pour partager leurs expertises. Dans un contexte local particulièrement concerné, cette initiative vise à sensibiliser, informer et accompagner la population. L’inscription est obligatoire par mail à umpp@chmayotte.fr.

Nouveau Groupement Patronal de Mayotte : renouer le dialogue avec les partenaires « perdus »

Nouveau Groupement Patronal de Mayotte : renouer le dialogue avec les partenaires « perdus »
Les institutions publiques prennent acte de la coexistence prochaine à Mayotte de deux syndicats patronaux majeurs : le MEDEF et le GPM.

Il préfère le qualificatif « d’entrepreneurs humanitaires » à celui « d’entreprises prédatrices » qu’une partie du public mahorais n’hésite pas à attribuer au MEDEF. Fahardine Mohamed, président du nouveau Groupement Patronal de Mayotte, avait organisé hier matin, mardi 24 mars 2026, une rencontre avec les représentants de certaines institutions locales afin d’échanger avec eux, de les rassurer et de les écouter. Un exercice qu’il a souhaité placer sous le signe de la transparence, avec la volonté de renouer au plus vite le dialogue social.

Le monde économique mahorais s’achemine assurément vers la coexistence de deux organisations syndicales représentatives de l’entrepreneuriat. En effet, malgré sa radiation officielle et définitive du MEDEF national à la mi-janvier 2026, les adhérents de l’ancien MEDEF Mayotte sont déterminés à finaliser la création d’un nouveau groupement patronal sur l’île, malgré un recours en justice toujours en cours contre cette décision d’exclusion.

Certain du soutien de ses adhérents, son président, Fahardine Mohamed, ne ménage pas ses efforts pour asseoir durablement le GPM. C’est dans cette optique qu’il avait convié, hier à Kawéni, au centre d’affaires Maharajah, une réunion d’échanges et de concertation avec des représentants d’institutions, jadis partenaires du MEDEF Mayotte.

À proprement parler, il s’agissait d’une prise de contact officielle avec ces acteurs publics (CSSM, Préfecture, CUF, RSMA, Établissement de reconstruction et de refondation de Mayotte, Département-Région), ainsi qu’avec d’autres structures participant au dialogue social et au sein desquelles siègent les syndicats patronaux (ADIM, Carif-Oref). La presse locale était également conviée à cette rencontre.

« Un certain nombre d’événements se sont déroulés ces dernières semaines, entraînant de nombreux commentaires, plus ou moins fondés. Il était donc important pour nous de vous donner notre version des faits, avec des éléments dont vous pourrez vous-même vérifier la véracité », a introduit Fahardine Mohamed à l’attention de ses invités.

Il a ensuite détaillé les différentes étapes de la rupture consommée entre le MEDEF national et sa structure locale, exposant les raisons qui, selon lui, ont conduit à cette situation. Il a également exprimé sa désolation face au silence des institutions partenaires, qui ne se sont pas enquises du devenir du patronat local issu de l’ancien MEDEF Mayotte.

« Je me suis laissé dire que c’est lorsqu’on rencontre des situations difficiles que l’on distingue ses vrais amis des faux… »

Une manière pour lui d’évoquer les moments d’inquiétude traversés par ses collaborateurs, qui ont continué à l’accompagner durant cette période difficile. Il a, au passage, remercié le soutien d’un grand nombre d’adhérents qui ont choisi de le suivre dans le nouveau Groupement Patronal de Mayotte, résistant ainsi aux sollicitations et pressions exercées, selon lui, par le MEDEF national.

Fahardine Mohamed s’est félicité de la présence des institutions dont les représentants ont fait le déplacement à Kawéni. « Le plus important pour nous est de nous rassurer mutuellement, de nous écouter et d’échanger dans la transparence et la confiance », a-t-il souligné.

Il a ensuite répondu aux nombreuses questions de ses interlocuteurs, confirmant l’irréversibilité de la perte du label MEDEF et la coexistence probable, dans les mois et années à venir, de deux organisations patronales majeures à Mayotte.

« La FMBTP est avec nous pour l’instant et nous espérons qu’elle le restera. Le MEDEF national poursuit ses tentatives de débauchage auprès de certains de nos adhérents, qui, heureusement, résistent », a-t-il ajouté.

Les représentants des services de l’État et du Département-Région ont tour à tour souhaité savoir comment ils pourraient accompagner le GPM. Avant d’aborder les actions possibles, Fahardine Mohamed a insisté sur la nécessité de poursuivre le dialogue social, en soulevant la question de la représentativité du nouveau Groupement Patronal de Mayotte au sein des instances dédiées.

S’il n’a pas exclu un accompagnement des services de l’État et du Département-Région, notamment à travers des actions de formation au bénéfice de ses adhérents, il a toutefois exprimé le besoin de disposer, en priorité, de données fiables et actualisées, que pourraient lui fournir certains partenaires comme l’ADIM.

Ces données lui permettront d’avoir une meilleure visibilité sur l’avenir et de définir les actions à mettre en œuvre, en collaboration avec ses partenaires : leur forme, leur contenu, ainsi que les modalités de communication et d’information du public.

Il a enfin indiqué qu’il rencontrerait prochainement, individuellement, certaines institutions, notamment celles qui se sont excusées de leur absence, telles que la Commission d’Urgence Foncière (CUF) ou encore l’Établissement public chargé de la reconstruction de Mayotte.

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Nayma trace des chemins d’insertion entre urgence sociale et engagement environnemental

Nayma trace des chemins d’insertion entre urgence sociale et engagement environnemental

À Mayotte, où les défis sociaux et environnementaux se croisent quotidiennement, l’association Nayma s’est imposée, en quelques années, comme un acteur de terrain au contact direct des jeunes les plus fragilisés. Créée en 2020, elle répond à une réalité bien connue sur l’île : celle d’une jeunesse parfois déscolarisée, éloignée de l’emploi, et souvent livrée à elle-même.

Dès le départ, l’objectif est clair : aller chercher ces jeunes là où ils se trouvent — dans les rues, hors des parcours classiques — pour leur proposer une alternative concrète. L’association s’adresse aussi bien à des jeunes sans qualification qu’à d’autres ayant obtenu le baccalauréat mais sans perspective claire. Tous partagent un même point de départ : une forme d’errance, professionnelle ou sociale.

Un accompagnement global, au-delà de l’emploi

Depuis le lancement de son chantier d’insertion en mai 2021, Nayma a accompagné 972 jeunes en parcours d’insertion, avec des entrées et sorties permanentes. Derrière ce chiffre, des profils variés : demandeurs d’emploi de longue durée, jeunes en décrochage scolaire ou sans emploi après le baccalauréat, bénéficiaires du RSA, ou encore personnes en situation de handicap. L’accompagnement proposé dépasse largement la seule question de l’emploi. Il s’agit d’abord de lever les obstacles du quotidien : accès au logement, suivi de santé, mobilité, démarches administratives ou gestion des ressources financières. Autant de freins invisibles mais déterminants dans les parcours. En parallèle, un suivi professionnel structuré est mis en place. Des entretiens hebdomadaires avec des conseillères en insertion permettent d’adapter les parcours à chaque situation. Immersions en entreprise, stages de découverte, enquêtes métiers : les outils sont multiples pour aider chacun à construire — ou reconstruire — un projet professionnel.

Apprendre en faisant, se reconstruire en agissant

Les jeunes participent aussi à des chantiers de nettoyage de rivières, de mangroves, ou encore à des opérations de reboisement. Une manière d’acquérir des compétences tout en contribuant à la préservation d’un territoire fragilisé par les aléas climatiques. Cette dimension collective joue un rôle clé. Elle permet de redonner un cadre, de recréer du lien social et de valoriser des jeunes souvent stigmatisés. « Il faut les prendre à la source », résume la présidente Idaya Mahachido, en évoquant ces adolescents parfois âgés de moins de 17 ans, sortis trop tôt du système scolaire. Faiza, aujourd’hui âgée de 28 ans, fait partie de ces parcours de transition. Arrivée sans emploi avec un CAP de serveuse, elle a intégré Nayma pendant quelques mois. « J’ai pu faire une formation d’auxiliaire de vie. J’ai attendu d’avoir un titre de séjour, et aujourd’hui je travaille », explique-t-elle. Elle souligne surtout la différence dans l’accompagnement : « Je n’avais pas ce suivi régulier ailleurs notamment avec France Travail. » Son témoignage illustre une réalité souvent évoquée par les structures d’insertion : la continuité du suivi et la relation de confiance peuvent faire basculer un parcours.

Élargir les perspectives

L’action de l’association ne s’arrête pas aux jeunes adultes. Elle développe aussi un accompagnement éducatif pour des enfants non scolarisés à Miréréni et Combani. Apprentissage des fondamentaux, activités de découverte, développement des compétences sociales : là encore, l’idée est d’intervenir le plus tôt possible. À travers cette approche, Nayma tente de répondre à plusieurs enjeux à la fois : lutter contre l’exclusion, prévenir la délinquance, renforcer la cohésion sociale et participer à la préservation de l’environnement.

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Chambre des Métiers et de l’Artisanat : la CMA Mayotte contrainte de solutionner le défaut de garantie décennale

Chambre des Métiers et de l’Artisanat : la CMA Mayotte contrainte de solutionner le défaut de garantie décennale

La Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Mayotte est déterminée à œuvrer en faveur d’une solution rapide au problème des assurances de garantie décennale, qui font défaut à ses adhérents et les empêchent, pour le moment, d’accéder à la commande publique. Une urgence qui s’impose à l’approche du démarrage de la refondation de Mayotte post-Chido, dans le cadre de laquelle la loi de juillet 2025 a réservé 30 % des marchés aux TPE et aux entreprises artisanales de l’île.

La CMA, qui bénéficie d’une mission d’appui et d’accompagnement de son équivalente réunionnaise, accueille depuis quatre jours un technicien spécialisé dans la commande publique afin d’épauler ses équipes dans la recherche d’une solution au problème de l’assurance de garantie décennale.

L’épineuse question de la garantie décennale pour les artisans et les très petites entreprises mahoraises revient sur le devant de la scène. Dans la perspective de la refondation de Mayotte post-Chido, elle occupe une place centrale, car elle conditionne l’accès de ces acteurs économiques locaux aux marchés de la reconstruction. Le secteur artisanal, qui compte sur cette opportunité pour se redresser économiquement et contribuer, à son niveau, à la relance du territoire, se heurte encore au refus des assureurs d’intervenir sur l’île pour garantir l’activité des entreprises. Or, ce sésame constitue pour celles-ci l’un des préalables majeurs pour pouvoir prétendre à la commande publique.

« Si je comprends bien ce que j’entends exprimer ici depuis mon arrivée à Mayotte, je peux considérer que c’est le serpent qui se mord la queue dans cette affaire », relève Stéphane Celeschi, attaché technique spécialisé dans les marchés publics à la CMA de La Réunion.

Fin de la période du Ramadan oblige, Madi Fahar, président de la CMA Mayotte, a repris son bâton de pèlerin et enchaîne les séances de travail avec ses services afin de trouver d’éventuelles solutions permettant de satisfaire les attentes de ses adhérents. Ces derniers sont en effet très inquiets quant à leur capacité, en l’état actuel des choses, à être au rendez-vous des 30 % des marchés publics de la refondation de Mayotte qui leur sont officiellement réservés par la loi de juillet 2025.

« C’est pour moi un véritable casse-tête : nos adhérents sont exsangues après le cyclone Chido et les pouvoirs publics exigent d’eux qu’ils soient à jour de leurs cotisations fiscales, sociales et de leurs assurances décennales, sans quoi ils n’accéderont pas aux marchés de la refondation. Un autre problème subsiste, et non des moindres : il est demandé une certification professionnelle à nos artisans, auxquels un savoir-faire est pourtant reconnu, bien qu’une grande partie d’entre eux n’ait pas été scolarisée. »

Former des artisans pour en former d’autres en vue d’une certification professionnelle

Une situation que la CMA envisage de résorber par la mise en place d’une formation de formateurs, destinée aux artisans maîtrisant un minimum le français, qui se chargeront ensuite de former leurs collègues.

« Il faut bien commencer par quelque chose à un moment donné avant d’arriver, par la suite, à une formalisation », reconnaît le technicien de la CMA Réunion, venu apporter son expertise et son soutien technique à ses homologues mahorais pour les aider à résoudre les difficultés actuelles.

« Nous menons une mission d’assistance à la demande de la Chambre des métiers de Mayotte afin de les aider à solutionner ces problèmes d’accès des entreprises artisanales à l’assurance de responsabilité décennale. Je peux dire que c’est un vaste chantier qui nous ramène à une situation que l’artisanat à La Réunion a connue il y a une trentaine d’années », déclare-t-il après quatre jours de travail intensif sur le terrain.

Malgré la complexité de ce chantier, Stéphane Celeschi insiste sur l’urgence d’ouvrir l’accès à la commande publique pour les entreprises artisanales mahoraises qui ont contribué à construire Mayotte. De manière consensuelle, il leur conseille de se rapprocher de la Chambre des métiers, de son président et de son personnel administratif, qui mettront tout en œuvre pour les accompagner dans cette démarche.

« J’entends qu’il serait utile que tous les partenaires du monde économique, notamment ceux liés au BTP, puissent se réunir autour d’une table afin de délibérer et de trouver une solution à ce problème », souligne le missionnaire de la CMA Réunion.

Pour sa part, le président de la CMA Mayotte, Madi Fahar, s’est engagé à réaliser un diagnostic de la situation et à transmettre aux décideurs locaux l’ensemble des données issues de cette étude, à charge pour eux de prendre les décisions qui s’imposent et de les assumer pleinement.

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Crise de l’eau : le BRGM et Les Eaux de Mayotte renforcent la recherche pour sécuriser l’eau souterraine

Crise de l'eau : le BRGM et Les Eaux de Mayotte renforcent la recherche pour sécuriser l’eau souterraine
Pour sécuriser l’accès à l’eau potable à Mayotte, les Eaux de Mayotte et le BRGM réalisent des recherches scientifiques et des forages dans le cadre du Plan Eau Mayotte 2024‑2027, en attendant le début des travaux de la retenue collinaire d’Ouroveni. (Crédit BRGM)

Une convention a été signée entre le BRGM et Les Eaux de Mayotte pour sécuriser l’accès à l’eau potable sur l’île. Doté de 1,9 million d’euros, ce programme combine des recherches scientifiques et la réalisation de forages afin de mieux connaître et exploiter les ressources souterraines. Il s’inscrit dans le cadre du Plan Eau Mayotte 2024‑2027.

Le BRGM et Les Eaux de Mayotte (LEMA) ont signé le 6 mars 2026 une convention de recherche et développement pour améliorer la mobilisation des eaux souterraines et renforcer l’alimentation en eau potable à Mayotte.

Cette initiative répond aux tensions structurelles sur la ressource en eau, exacerbées par une croissance démographique rapide et des infrastructures sous‑dimensionnées, qui ont conduit à des périodes de restriction, notamment entre 2022 et 2024.

Depuis 2023, le BRGM a mené pour le compte du LEMA des campagnes de prospection pour identifier de nouvelles ressources souterraines, avec plusieurs forages productifs et des reconnaissances hydrogéologiques. La convention signée formalise un programme pluriannuel doté de 1,9 million d’euros, intégrant une forte dimension scientifique : collecte et valorisation de données, modélisation des aquifères et expertise hydrogéologique pour anticiper les besoins futurs. Au‑delà des forages, il s’agit d’apporter une meilleure connaissance des nappes souterraines, essentielles pour garantir une disponibilité durable de l’eau potable sur l’île.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre du Plan Eau Mayotte 2024‑2027, une feuille de route ambitieuse visant à diversifier les sources d’approvisionnement, moderniser les infrastructures et renforcer la gestion climatique et territoriale de la ressource. En attendant, peut-être les futurs travaux de la retenue collinaire d’Ouroveni prévus par le Lema.

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Les jeunes rugbymen mahorais en route pour Madagascar

Les jeunes rugbymen mahorais en route pour Madagascar

Les 3 et 4 avril à Madagascar, une trentaine de jeunes Mahorais, répartis en trois catégories, participera au tournoi AROI. Avant le départ, un dernier entraînement est prévu le 29 mars au stade de Cavani

Une trentaine de jeunes rugbymen et rugbywomen mahorais, répartis en trois catégories principales (U16 garçons, U18 garçons et U18 filles) prendront part au tournoi régional de l’Association Rugby Océan Indien (AROI), qui se tiendra les 3 et 4 avril à Madagascar. Ces sélections représenteront Mayotte dans cette compétition disputée en rugby à 7, face aux équipes de la zone océan Indien. Les U18 sont actuellement engagés dans leur préparation pour ce rendez-vous régional. Dans ce cadre, un dernier entraînement collectif est prévu le dimanche 29 mars au stade de Cavani, avec un accueil de la presse locale entre 10h00 et 12h00, permettant aux journalistes, photographes et vidéastes d’assister à une partie de la séance, de réaliser des prises de vues et d’effectuer des interviews de jeunes sélectionnés ainsi que de membres de l’encadrement.

Pour Éric Landman, l’objectif est clair : « Le premier objectif est de faire bonne figure. » Avant d’ajouter : « Ensuite l’objectif est de gagner, remporter la compétition et montrer qu’on sait jouer au rugby à Mayotte. »

Cette participation est rendue possible grâce à l’engagement d’éducateurs, de dirigeants et de bénévoles mobilisés depuis plusieurs mois pour accompagner les jeunes dans leur préparation.

Comores : la grève des soignants d’El-Maarouf entre dans sa troisième semaine

Comores : la grève des soignants d’El-Maarouf entre dans sa troisième semaine

Alors qu’aucun terrain d’entente n’a été trouvé, la direction du centre national hospitalier d’El-maarouf, a sanctionné les têtes du mouvement, en rompant leurs contrats, pour manquement aux obligations contractuelles et au principe de continuité du service public.

Le bras de fer continue entre la direction et les agents contractuels de l’hôpital national d’El-maarouf. Depuis le 9 mars, ces derniers ont déclenché une grève illimitée pour réclamer de meilleures conditions de travail, notamment une revalorisation des salaires et des primes de garde. Dans ce grand hôpital du pays, les infirmiers et les sage-femmes touchent un salaire de 57 500 francs comoriens, soit près de 115 euros, tandis qu’un aide-soignant est payé à 40 000 francs (80 euros) avec une prime de garde de moins de 3 euros. Le bureau des contractuels qui pilote la grève a introduit aussi dans ses revendications la mise en place d’une mutuelle de santé avec une prise en charge à hauteur de 100% puis une cotisation régulière auprès de la caisse de retraite. Trois semaines après le lancement de la grève, aucun accord n’a toujours pas pu être trouvé.

Ce sont donc les fonctionnaires soignants qui s’occupent difficilement des malades se rendent à l’hôpital. Selon une première liste publiée le 9 mars, les contractuels avoisinent les 308 personnes. Ce chiffre inclut les paramédicaux, les brancardiers, les techniciens du centre d’imagerie, entre autres. D’autres fonctionnaires qui partagent la douleur de leurs collègues soutiennent le mouvement ce qui leur vaut aujourd’hui des sanctions. Dans une note de service qui circule sur les réseaux sociaux depuis avant-hier, la direction a annoncé se séparer de quatre agents dont deux infirmières et un médecin, travaillant dans différents services comme la pédiatrie. Ainsi il est demandé aux agents de sécurité de leur refuser l’accès des locaux de l’hôpital. Approché pour en savoir un peu plus sur ces mesures, la direction des ressources humaines n’avait pas donné suite.

Des sanctions ciblées ?

Notons que les têtes du mouvement sont les premiers agents à subir la colère de la direction. En effet, dans une décision du 18 mars, la Docteur Chaharzade Said, du service de maternité, Aida Mohamed (néonatologie), Ahmed Abdou Mmadi, Zoulfati Ali et enfin Zainoudine Ahmada, qui reste le porte-parole ont appris la rupture de leurs contrats. La raison évoquée est le manquement grave aux obligations contractuelles et au principe de continuité du service public hospitalier. Il y a aussi  » le refus manifeste des intéressés d’obtempérer à la réquisition du parquet en date du 10 mars, le refus d’assurer le service minimum indispensable à la sécurité des patients, ainsi que le rejet catégorique des propositions avancées par ma direction« . En dépit de ces sanctions, les grévistes, ont assuré ce lundi que rien ne leur changerait d’avis. Selon Zainoudine, après les sanctions, ils ont adressé un courrier à la direction avec 500 signatures pour exprimer leur solidarité.  » Ils peuvent continuer à signer autant de notes qu’ils veulent, mais personne ne pourra nous licencier sauf si nous l’acceptons. Cibler quelques-uns ne va pas affaiblir le mouvement.  Nous resterons toujours ensemble au risque d’être emprisonnés pour nos droits. Mais nous ne baisserons pas les bras jusqu’à ce que nos revendications soient satisfaites« , a déclaré, Zainoudine, technicien du centre d’imagerie qui a appelé la direction d’El-maarouf à démissionner s’elle se sent incapable de trouver une solution.

Hausse salariale de 8%

Depuis le début de la crise jusqu’à maintenant, la direction a seulement formulé une seule proposition salariale, rejetée par mes contractuels. Ce plan prévoyait une hausse de 8% des salaires, une augmentation de 50 à 70 % de l’indemnité de garde, selon la catégorie professionnelle, et une hausse de la prise en charge de l’agent (hors médicament) qui passe de 50% à 75% tout en gardant 50% pour les ayant droits. S’agissant de la prime de garde des aides-soignants, qui est de 3.5 euros actuellement, elle grimperait à 6euros. Selon les calculs, un aide-soignant qui gagnait 80euros par mois, aurait à toucher juste 6.4 euros de plus avec la hausse de 8% mise sur la table par la direction d’El-maarouf. Pour l’instant, la crise semble s’enliser. Une réunion des membres du syndicat national des médecins des Comores est prévue ce mercredi. L’ordre du jour portera sur la situation actuelle qui prévaut à l’hôpital El-maarouf. Les grévistes eux martèlent qu’ils sont toujours ouverts aux discussions pour trouver une solution mais rappellent aux autorités qu’une erreur médicale peut être fatale. Une façon de mettre la pression aux gouvernants  » Vous savez tous ce qui se passe à l’hôpital depuis notre départ en grève. D’ailleurs nous appelons à une enquête sur les bavures qui sont commises à l’intérieur. Nous rappelons que nous ne pourrons jamais être tenus pour responsables car nous étions déterminés à assurer le service minimum avant que le procureur général nous intime de rentrer si nous ne reprenons pas le travail« , a souligné, Zainoudine, lundi lors d’un rassemblement organisé au sud de Moroni.  Une fonctionnaire se trouvant sur place a reconnu qu’ils étaient fatigués et qu’ils prévoyaient d’arrêter les gardes de nuit. Depuis 2023, les contractuels de l’hôpital El-maarouf demandent un alignement de leurs salaires sur ceux des fonctionnaires. Mais la direction de l’époque n’arrêtait pas d’évoquer des problèmes de ressources financières selon elle, insuffisantes pour couvrir une hausse de salaires. Le même motif reste d’actualité jusqu’à lors.

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Immersion dans un boot camp pour jeunes en difficulté

Immersion dans un boot camp pour jeunes en difficulté

Un stage de type « boot camp » est organisé cette semaine à Hajangoua pour une dizaine de jeunes au parcours de vie difficile, souvent marqués par des faits de délinquance. Encadré par des policiers bénévoles et des éducateurs spécialisés, ce dispositif vise à leur offrir une seconde chance en leur inculquant des valeurs essentielles comme la rigueur, la discipline et le goût de l’effort.

Inspiré de l’entraînement militaire, le programme repose en grande partie sur des activités physiques intensives, destinées à structurer le quotidien des participants et à les pousser à se dépasser. Mais au-delà de l’effort physique, des temps d’échange avec une psychologue sont également prévus afin d’aider ces jeunes à prendre du recul sur leur parcours et à envisager un avenir différent.

Financé par la Fondation de France en partenariat avec l’association Mlezi, ce « stage de rupture » est mis en œuvre par l’association Raid Aventure. Il s’adresse à des jeunes suivis par la protection judiciaire de la jeunesse ou placés en centre d’éducation renforcé. Tous partagent un point commun : un manque de repères et, souvent, une rupture avec les cadres traditionnels comme l’école ou la famille.

Certains participants reconnaissent leurs erreurs et expriment des regrets. L’un d’eux, impliqué dans des faits de violence et de braquage, évoque un parcours initial pourtant prometteur dans la mécanique, abandonné faute d’opportunités. Comme d’autres, il s’est laissé entraîner dans la délinquance, conséquence d’un environnement et d’un encadrement insuffisants.

Pour les encadrants, l’objectif est clair : redonner à ces jeunes des bases solides pour se reconstruire. « Personne n’est perdu », rappellent-ils, convaincus que ce type d’initiative peut prévenir la récidive et favoriser la réinsertion. Car au-delà des trajectoires individuelles, c’est aussi l’équilibre social du territoire qui est en jeu.

Déchèterie mobile à Dzaoudzi Labattoir ce samedi

Déchèterie mobile à Dzaoudzi Labattoir ce samedi

La Communauté de Communes de Petite-Terre installe samedi un point de collecte mobile à Dzaoudzi Labattoir, rue du Marché (derrière le Four à Chaux, parking de Labattoir 6), de 7h à 12h.

Les habitants pourront y déposer meubles, encombrants, électroménager, ferrailles et déchets verts. Les déchets inertes doivent, eux, être déposés triés à l’ETPC, rue Mangafoutet à Pamandzi.

Une initiative simple pour améliorer le cadre de vie et soutenir une Petite-Terre durable.

À M’tsangamouji la semaine olympique fait découvrir de nombreux sports aux enfants pendant cinq jours

À M’tsangamouji la semaine olympique fait découvrir de nombreux sports aux enfants pendant cinq jours

À l’occasion de la Semaine Olympique et Paralympique 2026, la commune de M’tsangamouji met le sport à l’honneur avec un programme riche et accessible à tous les enfants. Du 31 mars au 4 avril, plusieurs sites de la commune, dont la rue Koudjouni (parking de l’école MJI1), accueilleront une multitude d’activités ludiques et sportives.

Kayak, randonnée, fitness, vélo ou encore jeux de plage : les jeunes participants auront l’opportunité de découvrir et de s’initier à des disciplines variées, mêlant esprit d’équipe et dépassement de soi. Des sports collectifs comme le basketball, le beach rugby, le beach football ou le beach handball seront également proposés, aux côtés d’activités originales telles que la course de pneus ou le tennis de table.

Au-delà de l’aspect ludique, cette semaine vise à transmettre les valeurs fondamentales du sport : respect, solidarité et persévérance. Un moment privilégié pour les enfants de partager des expériences enrichissantes et, peut-être, de révéler de nouvelles passions.

Les activités se dérouleront en milieu scolaire du mardi au vendredi matin, avec un accès libre le mercredi après-midi et le samedi. Cet événement est rendu possible grâce à la mobilisation de nombreux partenaires associatifs et institutionnels du territoire.

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes