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Corsair annonce une hausse de ses tarifs à compter du 1er avril 2026

Corsair annonce une hausse de ses tarifs à compter du 1er avril 2026

La compagnie aérienne Corsair annonce une hausse de ses tarifs à dater du 01 avril 2026. Le blocage de la navigation maritime dans le Détroit d’Ormuz (consécutive à la guerre qui oppose les Etats-Unis d’Amérique et Israël à la République islamique d’Iran) aurait occasionné une hausse brutale et durable du prix des carburants. Corsair va mettre en place « une surtaxe fuel temporaire » applicable sur le poids taxable. Dans un communiqué rendu public hier jeudi 26 mars 2026, elle précise que cette mesure lui permettra de couvrir l’augmentation significative des coûts d’exploitation liés à la situation actuelle. Cette hausse tarifaire s’appliquera tant que les impacts opérationnels et économiques liés à la situation géopolitique perdureront. La taxe de surcharge est répartie de la manière suivante :

  • Afrique : 0, 12 €/kg
  • Antilles : 0, 17 €/kg
  • Océan Indien : 0,22 €/kg

Le communiqué de la compagnie Corsair précise par ailleurs que cette taxe de surcharge sera régulièrement révisée selon la situation et les indices de références (fuel NWE publié par Platts).

Grève des personnels de l’Éducation nationale le 31 mars

Grève des personnels de l’Éducation nationale le 31 mars
* photo d'illustration (2022)

Le 31 mars 2026, à Mayotte, les personnels de l’Éducation nationale se mettent en grève pour réclamer la création de postes, la revalorisation salariale et l’amélioration des conditions scolaires face aux classes surchargées et au manque d’infrastructures.

L’ensemble des personnels de l’Éducation nationale — enseignants, accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), agents administratifs, personnels de vie scolaire, sociaux et de santé — est appelé à participer à une grève le mardi 31 mars 2026. Le rassemblement est prévu dès 9 h 00 devant le rectorat, selon un communiqué de la CGT Éduc’action Mayotte.

Les raisons de la mobilisation

La CGT Éduc’action indique que cette mobilisation intervient dans un contexte de budget national 2026 marqué par l’austérité et une pression accrue sur les services publics. À Mayotte, les établissements scolaires doivent faire face à une augmentation de plus de 1 400 élèves en un an, entraînant le recours au système de « rotation », où les salles de classe sont partagées entre le matin et l’après-midi. Ce fonctionnement réduit le temps de présence en cours pour chaque élève et contribue à la surcharge des classes.

Les infrastructures complémentaires sont également jugées insuffisantes. De nombreux établissements manquent de préaux et de gymnases, et plusieurs élèves n’ont pas accès à un repas chaud complet dans des cantines adaptées.

Toutes les catégories de personnel sont concernées. Les enseignants évoquent des conditions de travail difficiles ainsi qu’un gel du point d’indice. Les AESH et les personnels précaires demandent une reconnaissance statutaire. Les personnels de vie scolaire, sociaux et de santé interviennent face à des besoins sociaux importants avec des effectifs limités.

La CGT Éduc’action réclame la création de postes dans toutes les catégories professionnelles. Elle demande également la construction rapide de salles de classe, de gymnases et de réfectoires afin de réduire les rotations et d’améliorer l’accueil des élèves. Le syndicat appelle à une revalorisation salariale sans contrepartie ainsi qu’à l’abandon des réformes de tri social par groupes de niveaux.

La mobilisation vise à alerter sur la situation des établissements et à obtenir des mesures concrètes pour améliorer les conditions d’enseignement et d’apprentissage à Mayotte.

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Critiques sur le budget DR 2026 : un excédent budgétaire, ou serait-ce l’arbre qui cache la forêt ?

Critiques sur le budget DR 2026 Un excédent budgétaire, ou serait-ce l’arbre qui cache la forêt ?
Président du MDM et chef de file de l’opposition au sein de l’Assemblée de Mayotte, Soula Saïd-Souffou (conseiller départemental de Sada-Chirongui) a voté contre le budget présenté par Ben Issa Ousséni, qu’il a jugé insincère et artificiellement excédentaire.

« C’est indécent d’afficher des excédents budgétaires quand les Mahorais vivent encore sous des bâches deux ans après le cyclone Chido ». Passe d’armes entre les chefs de file de l’opposition et de la majorité à l’Assemblée de Mayotte au moment du vote du budget 2026. Il est reproché à Ben Issa Ousséni sa méthode consistant à faire valider un budget au-delà du 31 décembre dans le seul but d’afficher un excédent artificiel, alors qu’il est structurellement déficitaire. Un excédent qui serait en réalité le fruit de l’inertie des services départementaux.

L’une des rares voix discordantes sur le budget 2026 du Département-Région soumis au vote des élus de l’Assemblée de Mayotte mercredi dernier, Soula Saïd-Souffou (conseiller départemental de Sada-Chirongui et chef de file de l’opposition), ne s’explique pas que son adoption n’intervienne jamais avant le 31 décembre, comme c’est le cas partout ailleurs en France. Une réalité d’ailleurs dénoncée par le CESEM dans ses observations.

« C’est de droit et ce serait logique ; nous ne comprenons pas pourquoi le département persiste à voter un budget au-delà du 31 décembre pour se permettre d’afficher, de façon artificielle, des excédents au mois de mars. Nous disons que ce n’est pas honnête. Si le budget était voté au 31 décembre, nous serions en déficit parce que notre budget est structurellement déficitaire. Je dis qu’il faut arrêter avec cette supercherie. »

Soula Saïd-Souffou affirme qu’il a, au moment du vote de ce budget, expressément demandé au président de l’Assemblée de Mayotte de réviser le dispositif « Fazal », qui permet aux personnes les plus fragiles d’accéder aux aides à la reconstruction.

« Cela n’a pas été fait. Aujourd’hui encore, il nous dit que le chantier est en cours, alors que nous avons des personnes âgées, des personnes handicapées extrêmement fragiles qui vivent encore sous des bâches. C’est inacceptable et j’ai tenu à lui dire ce matin qu’il faut changer cette façon de faire. »

À propos de ce même dispositif d’aide, l’élu de Sada-Chirongui s’est étonné de l’absence de réponse de Ben Issa Ousséni quant au fait qu’il ne soit toujours pas ouvert aux autres catégories de la population mahoraise.

« Nous avons posé la question au moment des orientations budgétaires, car il ne suffit pas de venir afficher tous les ans 80 millions d’euros d’excédent budgétaire quand les Mahorais n’ont rien et qu’ils vivent encore sous des bâches deux ans après Chido », ajoute le chef de file de l’opposition, qui a continué à marteler le caractère totalement artificiel des 80 millions d’euros d’excédent que Ben Issa Ousséni s’est enorgueilli d’avoir dégagé lors de l’exercice 2025.

Il va jusqu’à parler d’indécence à jeter ces millions à la figure des Mahorais qui n’ont toujours pas de toit au-dessus de la tête, et justifie ainsi son vote contre ce budget.

Un budget non conforme aux attentes des citoyens de Mayotte

Soula Saïd-Souffou se dit choqué par la non-affectation, même partielle, de ces 80 millions d’euros à l’amélioration des conditions de vie des Mahorais démunis après le cyclone Chido.

« Pourquoi n’avons-nous pas affecté ne serait-ce que la moitié ou le tiers pour aider les Mahorais les plus en difficulté ? », interroge-t-il. « Ce sont des questions légitimes que se pose la population, qui n’en voit pas la couleur et dont nous nous faisons l’écho, car nous trouvons cela indécent. »

Autre élément contenu dans ce budget ayant fait réagir l’élu de Sada-Chirongui : la subvention d’équilibre accordée une fois de plus au service des transports maritimes pour équilibrer son budget de fonctionnement. Pour lui, la mission assurée par ce service relève de la continuité territoriale, une compétence de l’État.

Il évoque une dette structurelle laissée au Département de Mayotte, qui l’assume sans compensation, alors même que chaque année le STM enregistre un manque à gagner supérieur à un million d’euros, dû au fait que les services de l’État ne paient pas la traversée.

Pour lui, il s’agit d’une situation inacceptable qu’il ne saurait continuer à cautionner chaque année à travers le budget départemental, alors que les Mahorais vivent encore sous des bâches.

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Fonds européens à Mayotte : une épée de Damoclès inconnue des élus mahorais ?

Fonds européens à Mayotte : une épée de Damoclès inconnue des élus mahorais ?
En matière de gestion des fonds européens, Soula Saïd-Souffou estime que le Département-Région est en capacité de consommer 1 milliard d’euros par an. Il faut simplement préparer la montée en compétences de l’ingénierie disponible en interne.

Elle pend au-dessus de leur tête — et de celle des habitants du territoire, par ricochet — mais ils en ignoreraient l’existence, à l’exception du chef de l’exécutif du Département-Région. L’Union européenne refuse d’accorder un nouveau moratoire à Mayotte : si 50 millions d’euros ne sont pas consommés par le territoire avant le 30 septembre 2026, celui-ci en sera définitivement privé dans les futures aides financières de Bruxelles.

Les fonds européens ont constitué un autre sujet d’opposition entre Soula Saïd-Souffou et Ben Issa Ousséni lors du vote du budget 2026 de Mayotte, mercredi dernier. Et pour cause : la demande de ce dernier de ne reprendre la main que sur 50 % de leur gestion. L’élu de Sada-Chirongui se cantonne à une application stricte de la loi, qui confère aux régions, depuis dix ans, la compétence de gérer les fonds européens. Il part du postulat que le département a déjà été autorité de gestion avec le Fonds européen de développement (FED) et considère qu’il existe un savoir-faire au sein des collectivités locales.

« Jamais nous n’avons été mis en cause pour mauvaise gestion lorsque nous gérions ce FED. Quand j’entends le président du Département-Région dire qu’il faudrait que nous ne gérions que la moitié des fonds européens, alors que nous en avons la capacité et que, d’ici 2028, nous aurons la possibilité de recruter de nouvelles compétences, je pense que nous nous enfermons dans les pièges de l’État, qui vise à faire du Département-Région de Mayotte un enfant toujours sous tutelle, alors qu’il dispose de compétences en interne et qu’à défaut, il dispose de deux ans pour les renforcer. Personnellement, j’ai trouvé cela indigne de considérer que nous ne serons jamais prêts. »

Il rejette sur Ben Issa le retard cumulé par ses services dans ce domaine, au motif que, depuis le début de la mandature actuelle, les élus de l’opposition lui auraient demandé de mettre en place, avec la préfecture de Mayotte, un calendrier d’extension des compétences en faveur d’une montée progressive en charge de l’administration territoriale.

« Jamais nous n’avons été entendus, et nous continuons à reconduire des dispositifs exceptionnels, dérogatoires, alors que les Mahorais demandent le droit commun », a observé l’élu, avant de réagir à une question de Flash Info sur le risque, plus que probable, pour l’île de perdre définitivement le bénéfice de 50 millions d’euros à compter du 1er octobre de cette année. Un montant très important pour un territoire meurtri par le cyclone Chido et qui en a, par conséquent, tant besoin. Le Département-Région s’est montré incapable de capter ces fonds depuis plusieurs années, malgré des moratoires accordés par Bruxelles.

Pour l’Europe, 1 euro reste de l’argent public qu’il faut savoir justifier

L’administration de l’Union européenne a prévenu, en janvier dernier, qu’aucun délai supplémentaire ne serait accordé au-delà de cette date. Ces 50 millions d’euros devront non seulement être affectés à des projets, mais également faire l’objet de travaux exécutés et de paiements réellement effectifs, sous peine de ne pas être remboursés.

Malheureusement pour Mayotte, cette épée de Damoclès n’aurait pas été portée à la connaissance des élus régionaux, qui la découvrent — ou feignent de la découvrir — à peine, à l’exception du premier d’entre eux.

La réaction de Soula Saïd-Souffou devant les micros des journalistes : « Que ce soient 50, 100 ou 150 millions d’euros, pour l’Europe, un sou est un sou : 1 euro reste de l’argent, un denier public. Ce qui compte, c’est que nous puissions enfin moderniser notre administration, renforcer les services financiers départementaux pour que Mayotte puisse enfin consommer les fonds qui lui sont alloués. Comme je l’ai déjà dit précédemment, on ne peut afficher des excédents et des conventions signées avec les services de l’État sans se donner les moyens de consommer les financements. C’est là que se situe la difficulté ! »

Il défend l’administration régionale, expliquant que son incapacité actuelle à consommer certains financements ne résulte pas d’un manque de compétences, mais plutôt d’une désorganisation des services, liée à des changements constants d’organigramme impulsés par l’exécutif.

En conséquence, il suggère à Ben Issa Ousséni de stabiliser enfin cette organisation afin de permettre aux agents de monter en compétences, car :
« Oui, il y a de l’ingénierie à Mayotte ; oui, Mayotte est capable de consommer jusqu’à 1 milliard d’euros par an, comme le fait La Réunion. Il faut simplement une volonté politique et une organisation à la hauteur des enjeux. »

Ces propos ont été suivis d’un autre commentaire, cette fois-ci sur le port de Longoni et l’actuelle délégation de service public (DSP), frappée d’une annulation à la suite d’une décision de justice en première instance. Soula Saïd-Souffou a critiqué le manque de réactivité du président de l’Assemblée de Mayotte sur ce dossier, notamment le fait de ne pas avoir prévu, dans le budget 2026, une enveloppe compensatoire au cas où la justice, saisie en appel par la société Mayotte Channel Gateway, statuerait en faveur d’une indemnisation financière de l’actuelle délégataire du port de Longoni.

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Faible représentation féminine : un appel à l’engagement et à la solidarité entre élues

Faible représentation féminine : un appel à l’engagement et à la solidarité entre élues

À l’aube d’une nouvelle mandature, un message fort a été adressé aux femmes engagées en politique locale. Dans une déclaration empreinte de sincérité et de détermination, Mariam Said Kalame, présidente de l’association des élues locales 976, a tenu à saluer l’engagement des femmes élues tout en pointant une réalité préoccupante : leur sous-représentation persistante dans les instances décisionnelles.

Le constat est sans appel : sur 17 élus, une seule femme siège actuellement. Un chiffre qui interpelle et souligne l’urgence d’agir pour rééquilibrer la place des femmes dans la vie publique. « Ce chiffre ne peut pas nous laisser indifférents », insiste-t-elle, appelant à une prise de conscience collective.

Malgré ces inégalités, le rôle des femmes élues reste essentiel. Leur engagement dépasse le simple cadre d’un mandat électif. Il incarne, selon la présidente, « un acte de courage » et une véritable responsabilité dans un contexte marqué par des défis sociaux, économiques et environnementaux croissants. Leur présence contribue à enrichir les décisions publiques grâce à des approches fondées sur l’écoute, la sensibilité et la capacité à rassembler.

Être une femme élue aujourd’hui implique encore de surmonter de nombreux obstacles. Entre exigences professionnelles, responsabilités familiales et engagement politique, les élues doivent souvent redoubler d’efforts pour faire entendre leur voix. Pourtant, cette réalité s’accompagne aussi d’une force particulière : celle de transformer, d’innover et de fédérer.

Face à ce déséquilibre, l’appel est clair : renforcer la solidarité entre femmes engagées. La création de liens, le partage d’expériences et le soutien mutuel sont présentés comme des leviers essentiels pour faire évoluer les pratiques politiques. « Cette mandature doit être celle de l’audace et de l’impact », affirme Mariam Said Kalame, invitant les élues à proposer et construire des politiques publiques plus inclusives et proches des citoyens.

Au-delà de leur rôle institutionnel, les femmes élues apparaissent également comme des modèles pour les générations futures. Leur engagement ouvre la voie à d’autres femmes et jeunes filles, en démontrant que leur place est légitime dans les sphères de décision et de leadership.

En conclusion, ce message se veut à la fois un encouragement et un appel à l’action. Il souligne l’importance de bâtir une solidarité durable entre élues afin de ne jamais céder à l’isolement ou au découragement. Une dynamique collective qui pourrait bien, à terme, transformer en profondeur la représentation des femmes dans la vie publique.

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Mamoudzou : les associations invitées à participer au renouvellement du CCAS

Mamoudzou : les associations invitées à participer au renouvellement du CCAS
* image d'illustration générée par ia

À la suite des élections municipales du 15 mars 2026, la commune de Mamoudzou invite les associations locales à proposer des représentants pour le renouvellement du conseil d’administration du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS).

Cet établissement public, chargé de mener des actions de prévention, d’animation et de développement social, est dirigé par un conseil présidé par le maire, composé à parité d’élus municipaux et de membres nommés parmi les associations. Sont notamment concernés les représentants des associations œuvrant dans l’insertion, les associations familiales, les structures pour personnes âgées ou retraitées, et celles pour les personnes en situation de handicap.

Les associations souhaitant soumettre un candidat doivent envoyer leur proposition avant le 10 avril à 11h, soit par courrier recommandé, soit en la remettant directement au service accueil de la mairie. Les mandats des administrateurs dureront jusqu’aux prochaines élections municipales.

À Chirongui, un nouveau dispositif de patrouille citoyenne pour sécuriser les abords des écoles

À Chirongui, un nouveau dispositif de patrouille citoyenne pour sécuriser les abords des écoles
* image d'illustration générée par ia

L’Association Socioculturelle Sportif Jeunesse de M’ramadoudou (ASSJM) présentera officiellement le dispositif « Patrouille Citoyenne » le samedi 28 mars 2026 à 10h, à Chirongui, sur le parking de la police municipale.

Ce dispositif vise à assurer une présence visible aux abords des établissements scolaires, à accompagner les élèves lors des traversées aux heures d’entrée et de sortie, et à renforcer la vigilance sur certains points identifiés. Il s’inscrit dans une démarche préventive, basée sur la dissuasion, la médiation et l’alerte, sans se substituer aux forces de sécurité.

Financée par le Fonds interministériel de prévention de la délinquance, cette initiative a été proposée par Chaharoumani Chamassi, ancien capitaine de police et actuel directeur de la sécurité à Chirongui. Un buffet est prévu à l’issue de la présentation.

Ouverture de la boutique Fahizagna atsika dédiée aux poteries traditionnelles

Ouverture de la boutique Fahizagna atsika dédiée aux poteries traditionnelles

La boutique Fahizagna atsika ouvre ses portes à Sohoa ce vendredi 27 mars 2026. Situé au 31 rue Djoumoi Fadillah, l’espace proposera une exposition, des rencontres ainsi que la vente de poteries traditionnelles.

À l’occasion de cette ouverture, une réduction de 10 % sera appliquée sur l’ensemble des pièces disponibles sur place. L’événement débute à partir de 13 heures.

Un appel à projets ouvert pour l’agriculture et l’agroalimentaire

Un appel à projets ouvert pour l’agriculture et l’agroalimentaire

Un appel permanent à projets est lancé à Mayotte dans les domaines de l’agriculture et de l’agroalimentaire, en partenariat avec la Technopole de Mayotte.

Le dispositif propose une subvention pouvant atteindre 8 000 euros ainsi qu’un accompagnement de cinq à six semaines. Il s’adresse aux agriculteurs, aux acteurs de la transformation agroalimentaire et aux initiatives valorisant les produits locaux.

Les candidatures, constituées d’une présentation du projet, sont examinées en continu, avec une sélection finale par un jury.

Des citernes pour pallier le manque d’eau potable

Des citernes pour pallier le manque d’eau potable
* image d'illustration

Marvatou, un quartier du village d’Acoua dans le nord de l’île privé d’eau durant deux jours pour cause de canalisations accidentellement endommagées lors de travaux réalisés par l’entreprise MCTP. Des travaux d’aménagement commandées par la communauté d’agglomération du Grand Nord de Mayotte. C’est dans la soirée de lundi que de plusieurs habitants de ce quartier ont investi les réseaux sociaux pour se plaindre d’une interruption de la distribution d’eau potable par la SMAE. Cette dernière a annoncé dans un communiqué mardi que des travaux allaient être engagés dans la journée d’hier mercredi, sans cacher que les réparations s’annoncent compliquées. Des citernes d’eau ont été mises en place dans le quartier Marvatou pour alimenter la population en attendant un retour à la normale.

Collecte des déchets cumulés durant l’ide

Collecte des déchets cumulé durant l’ide

Le SIDEVAM 976 (syndicat intercommunal de ramassage d’ordures ménagères) agite un drapeau rouge et s’avoue vaincu devant la masse de déchets cumulés un peu partout C’est par un communiqué publié sur les réseaux sociaux que l’organisme annonce être dans l’impossibilité de procéder au ramassage immédiat de tous ces détritus. « Au vu de l’importante accumulation de déchets observée actuellement, et en raison du samedi non travaillé cette semaine (fête de l’ide) les équipes ne sont pas en mesure d’assurer un retour à la normale de l’ensemble de la collecte des OMR dans les délais habituels ». Dans ce communiqué, le SIDEVAM 976 explique à la population qu’il a enregistré au cours du week-end un volume inhabituel de déchets, nettement supérieur à la normale. Le flux serait 2 à 3 fois plus important du seul fait des festivités marquant la fin du mois de Ramadan. Malgré une mobilisation de l’ensemble de ses moyens matériels et humains, il estime qu’une semaine et demie sera nécessaire pour qu’il puisse résorber la situation.

La douane de Mayotte dresse son bilan 2025

La douane de Mayotte dresse son bilan 2025

La douane de Mayotte a dressé ce jeudi le bilan de ses activités en 2025 au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue dans ses locaux de Dzaoudzi. Entre reconstruction post Chido, lutte contre la fraude et fiscalité, la douane de Mayotte a eu une année 2025 « bien remplie ».

Ce jeudi 26 mars, la douane de Mayotte s’est livrée à un exercice dont elle est peu coutumière : celui de la conférence de presse annuelle. « D’ordinaire nous envoyons un communiqué aux rédactions, mais étant donné les bouleversements occasionnés par le cyclone Chido fin 2024, nous avons cru bon de repréciser nos différents rôles car certains sont peu connus du grand public« , a expliqué Benoît Pascal, le directeur régional des douanes et droits indirects de Mayotte.

La douane est en effet l’une des structures qui a payé le plus lourd tribu à Chido : ses bureaux de Grande-Terre ainsi que toutes ses structures informatiques ont été intégralement pulvérisés, l’obligeant à se relocaliser dans le bâtiment historique de Dzaoudzi. « Le directeur général des douanes de France est venu en personne à Mayotte pour nous assister et a débloqué 300 000 euros pour que nous puissions rénover le bâtiment de Dzaoudzi et installer des modulaires« , relate Benoît Pascal. Il a également précisé que la douane de Mayotte a installé la première antenne Starlink de l’île seulement 4 jours après la catastrophe afin de pouvoir dédouner les marchandises.

« Suite à cette catastrophe, nous avons obtenu un investissement de 16 millions d’euros pour la construction d’un futur hôtel des Finances d’ici 2029« , a-t-il annoncé tout en vantant la « grande résilience » et l’efficacité dont ont fait preuve ses agents. « Nous avons notamment permis l’entrée de 337 conteneurs d’aide humanitaire en franchise droits de douane et octroi de mer jusqu’au 16 juin 2025« , a-t-il ajouté afin de mettre en exergue le rôle essentiel qu’a joué cette institution dans la gestion de la catastrophe.

Une lutte contre la fraude visant la protection des consommateurs et de l’environnement

La douane de Mayotte dresse son bilan 2025
Les saisies des douanes sont constitués d’objets de contrebande, mais aussi d’objets commerciaux présentant des risques phyto-sanitaires.

La lutte contre la fraude est l’aspect le plus connu du travail de la douane. En 2025, elle a ainsi saisi 30 kg de produits stupéfiants, une quantité supérieure à celle de 2024, révélant une progression constante du phénomène. A présent les produits stupéfiants sont susceptibles d’entrer par la mer, via l’aéroport et dans le flux sans cesse croissant du fret postal et express. La nature des produits s’est modifiée : le bangué (herbe de cannabis en provenance des Comores) se voit ainsi détrôné par la résine de cannabis venue de l’hexagone, qui représente aujourd’hui la part la plus importante des saisies. La cocaïne a également fait son entrée sur le territoire, bien que dans des proportion encore faible pour le moment. En revanche, aucune saisie de chimique (cannabis de synthèse) n’a été faite depuis 2 ans. « Les autorités chinoises ont interdit la fabrication de cette drogue et cela a apparemment bien fonctionné« , explique le directeur régional. La contrebande de cigarettes a quant à elle augmenté de 180% en 2025. La douane a en effet réalisé 40 saisies pour un total de 9,2 tonnes de tabac (cigarettes et tabac chicha, très consommé par les jeunes).

La douane de Mayotte dresse son bilan 2025
Benoît Pascal et Lilian Irigoyen ont présenté ensemble le bilan de la douane de Mayotte pour l’année 2025

La douane vérifie aussi que les marchandises importées ne puissent pas nuire aux consommateurs. Les infractions aux normes techniques ont augmenté de 70% en 2025 notamment du fait du développement du e-commerce et de l’achat de produits sur des sites chinois, qui ne respectent pas les normes européennes. Les infractions aux normes de santé ont subi une augmentation encore plus importante (+98%). « Par exemple, certains jouets pour les enfants contiennent des produits toxiques si on les porte à la bouche« , précise le directeur. Beaucoup de pesticides sont également saisis. Les contrefaçons ont aussi beaucoup augmenté (+120%). « Certaines peuvent être très dangereuses comme les contrefaçons de tronçonneuses qui ne respectent aucune règles de sécurité« , détaille Benoît Pascal.

La douane a aussi pour mission de faire respecter les lois sur les espèces protégées. Elle saisit donc les voyageurs en possession de coraux et coquillages protégés, mais aussi d’objets de décoration fabriqués à partir de bois précieux. Grâce à une convention signée le 12 décembre 2025, les objets de ce type ne seront plus détruits, mais viendront enrichir les collections du Musée de Mayotte. « Détruire coûte de l’argent et certains de ces objets présentent un intérêt d’ordre patrimonial. Ils pourront donc aider le Muma à sensibiliser la population à la nécessité de préserver le patrimoine naturel« , déclare Benoît Pascal.
260 interceptions ont été réalisées dans le cadre des contrôles de flux financiers soit plus d’un million d’euros au titre du blanchiement douanier et 1,2 million pour des manquements à l’obligation déclarative. « Ces chiffres sont en baisse, mais c’est à relativiser dans la mesure où certaines enquêtes fiscales ont été différées suite à Chido pour ne pas accentuer les difficultés des entreprises« , précise le directeur.

La douane de Mayotte dresse son bilan 2025
Lilian Irigoyen du Pôle Action Economique de la douane s’est occupé de la partie économique de la conférence de presse

La douane économique : une aide au commerce international

Depuis le 1er janvier 2026, la mise en place du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières MACF marque une évolution notoire pour l’économie mahoraise. Ce dispositif européen est applicable à partir de 50 tonnes. Cependant, l’approvisionnement de Mayotte étant situé quasi exclusivement à l’extérieur du territoire, près de 150 entreprises se retrouvent directement concernées, soit 10% des entreprises françaises. La douane accompagne donc désormais les acteurs économiques du territoire afin de les sensibiliser à ces nouvelles obligations et prévenir leur risque économique face à l’entrée en vigueur de ce nouveau dispositif.

La douane de Mayotte dresse son bilan 2025
Benoît Pascal, le directeur régional des douanes et droits indirects de Mayotte

45 000 conteneurs ont été importés cette année à Mayotte, soit une augmentation de 22% par rapport à l’année dernière, ce qui s’explique notamment par la nécessité de reconstruire l’île et par la franchise mise en place après Chido. 75% des importations viennent de France (Outre-mer compris), 12% des Emirats Arabes Unis et 8% de Chine. Les importations depuis Madagascar restent très faibles (2%). « Les plus grosses importations en tonnes sont les matériaux de construction et les produits alimentaires« , explique Lilian Irigoyen du Pôle Action Economique de la douane. « Si on parlait en valeur, ce serait les produits pétroliers, les véhicules et la viande de volaille« , nuance-t-il.

1000 conteneurs en été exportés depuis Mayotte. Il s’agit essentiellement de conteneurs de déchets destinés à être achiminés vers des filières de recyclage à l’étranger, de barges qui doivent être remises en état et de conteneurs de déménagement.

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Transport interurbain départemental : le coup d’envoi est prévu dans le courant du mois de mai.

Transport interurbain départemental : le coup d’envoi est prévu dans le courant du mois de mai.

Un nom, « M’Safara », un slogan : « Le Département-Région vous transporte ». Le réseau de transport interurbain départemental sera opérationnel d’ici un mois. Il devrait apporter plus de lisibilité au territoire et permettre aux usagers de mieux organiser leurs déplacements, avec un tarif unique de 2 euros incluant la traversée en barge et le trajet en bus dans les différents coins de l’île. Appelé à se développer progressivement, le dispositif prévoit l’installation d’agences et de points de vente, ainsi que la possibilité de recharger son abonnement en ligne.

Après la 3CO, l’agglomération des communes de l’Ouest, il y a quelques semaines, c’est désormais au tour du Département-Région de Mayotte d’annoncer le lancement prochain, en mai 2026, de son réseau de transport interurbain baptisé « M’Safara » (« voyage » en shimaoré). Ali Omar, conseiller départemental de Dzaoudzi-Labattoir et vice-président de l’assemblée régionale, porteur de ce projet, a organisé une conférence de presse hier matin (jeudi 26 mars 2026) dans l’hémicycle Younoussa Bamana à Mamoudzou afin de communiquer cette information à la population. Une annonce qui marque, selon lui, une étape importante dans le développement des infrastructures de transport sur l’île.

« Pendant fort longtemps, la question des mobilités a été un défi majeur pour Mayotte, lié à la croissance démographique, à l’urbanisation rapide et aux besoins croissants de déplacement entre nos communes », a déclaré Ali Omar en introduction. Ce projet avait déjà fait l’objet d’une délibération de l’Assemblée de Mayotte le 28 novembre 2025, définissant le périmètre d’intervention du réseau « M’Safara ». Celui-ci doit également englober les navettes de barges du STM, ainsi que de futurs réseaux maritimes reliant Iloni (à l’Est) au nord de Mayotte, en desservant notamment la gare maritime de Mamoudzou, puis la Petite-Terre dans un second temps.

Transport interurbain départemental : le coup d’envoi est prévu dans le courant du mois de mai.La grande nouveauté de ce dossier réside dans l’interconnexion du réseau M’Safara avec les transports collectifs interurbains. Le vice-président Ali Omar a souligné que ce projet dépasse la simple création de lignes de transport, affirmant qu’« il incarne une ambition forte : mieux connecter les territoires, faciliter les déplacements du quotidien et améliorer concrètement la qualité de vie des Mahoraises et des Mahorais ». Face à ces enjeux, le Département-Région a été amené à agir en organisant, structurant et préparant l’avenir.

Un projet porteur d’une vision globale de la mobilité

En mettant en place ces premières lignes, la collectivité a cherché avant tout à offrir aux usagers une solution de mobilité fiable et accessible, à réduire les inégalités d’accès aux services, à fluidifier les déplacements intercommunaux et à accompagner la transition vers des transports plus organisés et durables. « Ce réseau constitue une pierre essentielle dans la construction de Mayotte de demain, mieux connectée, mieux organisée et mieux préparée aux défis des prochaines décennies », a ajouté Ali Omar.

La grille tarifaire de M’Safara a été validée mercredi en Commission permanente par l’Assemblée de Mayotte. Les premières lignes seront opérationnelles courant mai 2026. Sur un total de cinq lignes programmées, quatre seront mises en service dans un peu plus d’un mois, dont deux en Petite-Terre. Le système reposera sur une billettique unique combinant les trajets en barge et en bus, avec des lignes reliant les principaux bassins de vie et les pôles d’échanges multimodaux.

Pour faciliter les correspondances et fluidifier les déplacements sur l’ensemble du territoire, le dispositif M’Safara a été conçu pour connecter le Nord, le Sud et le Centre de l’île, ainsi que les liaisons maritimes. Il fonctionnera sept jours sur sept, avec une fréquence adaptée entre les jours ouvrés et le week-end.

Des agences et des points de vente seront progressivement déployés à travers Mayotte. Il sera également possible de recharger son abonnement en ligne. Pour la modique somme de 2 euros par jour, les usagers pourront organiser leurs déplacements sur l’ensemble du territoire. Des tarifs spécifiques seront étudiés pour les personnes âgées, les personnes à mobilité réduite et les jeunes.

Le Département-Région prévoit par ailleurs des réunions de concertation avec les différentes collectivités locales porteuses de projets de mobilité, afin de les harmoniser avec celui de M’Safara, conçu comme une vision globale à l’échelle régionale. Son aboutissement est présenté comme le fruit d’un travail collectif impliquant plusieurs acteurs locaux, dont l’État, et comme le début d’une démarche évolutive appelée à se développer progressivement, en tenant compte des retours des usagers.

Plusieurs questions organisationnelles restent toutefois à résoudre d’ici là, notamment en matière de sécurité sur le réseau (qui relèvera de l’État), d’aménagement des routes avec des zones d’arrêt, ou encore de création de parkings sécurisés aux points de connexion. Ali Omar a également exprimé son souhait d’impliquer l’ensemble de la société mahoraise afin de sensibiliser les jeunes aux notions de responsabilité et de civisme.

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« Les merveilleux de l’océan Indien » : un festival de contes tout public ce week-end à Bandrélé !

"Les merveilleux de l'océan Indien" : un festival de contes tout public ce week-end à Bandrélé !
Les conteurs Tipiér, Loran Trémoulu et Véronique Méloche, présidente de l'association Hippocampus

L’association culturelle Hippocampus organise ces samedi 28 et dimanche 29 mars un festival de contes afin de remettre la culture orale à l’honneur à Mayotte. A cette occasion, elle a invité plusieurs conteurs de La Réunion à venir se produire aux côtés des conteurs mahorais au lieu dit « Le petites pousses du sud » à Bandrélé (ancien foyer des jeunes).

Pour la deuxième édition de son festival de contes « Les merveilleux de l’océan Indien », l’association culturelle Hippocampus a convié plusieurs compagnies réunionnaises à venir se produire à Mayotte. « Cette année, nous avons voulu ouvrir le festival aux îles de la région« , précise Véronique Méloche, la présidente de l’association. C’est toutefois un conte d’inspiration mahoraise que raconteront les conteurs Tipiér et Loran Trémoulu, de l’association Solléy Réyoné, avec « Zaïnaba ». « Je me suis inspiré d’une histoire vraie s’étant déroulée à Mayotte et j’en ai fait un conte en y ajoutant la légende des Mwana Issa, les djinns des mangroves« , explique Tipiér, un conteur réunionnais tombé amoureux de Mayotte depuis plusieurs années.

Outre le parcours initiatique d’une enfant, ce conte « moderne » inspiré des légendes mahoraise explore le rapport de l’Homme avec la nature et le monde invisible, un aspect profondément ancré dans la culture mahoraise, et véhicule un message sur l’importance de la préservation de l’environnement et de l’écoute des « anciens ». « Il est important que le travail de transmission via les anciens continue de se faire« , précise Tipiér qui retrouve, à travers la culture mahoraise, une culture africaine « ancestrale », présente également sur l’île de La Réunion et dans tout l’océan Indien. Loran Trémoulu et lui accompagneront le conte de chants et de rythmes d’inspiration mahoraise.

Des contes pour « petits et grands« 

"Les merveilleux de l'océan Indien" : un festival de contes tout public ce week-end à Bandrélé !Contrairement à la croyance populaire, les spectacles de contes ne sont pas uniquement réservés aux enfants et les adultes y sont également les bienvenus. En effet, au-delà du merveilleux propre à ce genre (que tous les spectacles de ce week-end ne contiendront d’ailleurs pas forcément), les conteurs s’efforcent toujours de soigner leur narration et de distiller dans leurs récits une critique de la société d’aujourd’hui même si leurs histoires sont généralement situées dans « un passé indéterminé ». « Le coq du roi » par exemple, conte mahorais raconté par les conteurs Bacar N’tro et Papa Fardi, est en réalité une critique féroce du pouvoir qui finit par aveugler les dirigeants et par se retourner contre eux-même et leur population, interrogeant ainsi également la notion de responsabilité collective.

Zinzin de la compagnie « Les contes du calumet » nous contera quant à lui des histoire espiègles et malicieuses qu’il rendra vivantes grâce à sa capacité d’incarner tour à tour les personnages de ses histoires tout en l’agrémentant de « respirations musicales » puisque ce conteur est également percussionniste. Quant à la compagnie Kér Bèton, elle emmènera le public sur les rives du Mississipi avec le conte « Romance pour crocodile », une histoire fantastique évoquant la naissance du blues et créant ainsi un pont entre les histoires noires des Etats-unis et celle de La Réunion. Le maloya partage en effet avec le blues le fait d’être « des musiques de survie », nées de la souffrance de l’esclavage.

Le festival prévoit 2 spectacles de conte par jour, l’un à 16h et l’autre à 18h après une petite entracte.

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Une enveloppe de 800 000 euros pour les dédommager les conducteurs de taxi

Une enveloppe de 800 000 euros pour les dédommager les conducteurs de taxi

Plusieurs facteurs combinés ont désorganisé l’activité des chauffeurs de taxi de Petite-Terre et entraîné une baisse conséquente de leur chiffre d’affaires. L’Assemblée de Mayotte reconnaît le préjudice subi par ces derniers du fait des travaux d’aménagement réalisés pendant un an sur les quais Issoufali et Ballou à Dzaoudzi. Une enveloppe compensatoire leur sera versée, sous réserve de certaines formalités. Par ailleurs, un projet de nouvelles gares maritimes est engagé sur ces deux sites.

Une enveloppe financière est ainsi destinée aux conducteurs de taxi de Petite-Terre afin de compenser le manque à gagner subi durant les douze mois (6 x 2) de travaux de remise en état des infrastructures des quais Ballou et Issoufali, sur le rocher de Dzaoudzi. Une délibération a été adoptée en ce sens en Commission permanente mercredi. Les élus de l’Assemblée de Mayotte reconnaissent que la mise en place de navettes de bus pour transporter les travailleurs de Labattoir et Pamandzi, pendant la durée des travaux, a entraîné une baisse significative du chiffre d’affaires des taxis.

Ces derniers ont également été contraints de changer de lieu de stationnement, en s’installant sur un parking aménagé à proximité de la place de France, un emplacement inhabituel pour leur clientèle, laquelle a dû se débrouiller pour se rendre à l’aéroport, et inversement.

Face à ces pertes financières, les chauffeurs de taxi s’étaient mis en grève en 2023 et avaient contraint le Département-Région à signer un protocole d’accord prévoyant une compensation financière. « C’est une injustice que nous avons en quelque sorte réparée, dans l’objectif de les accompagner face aux changements occasionnés par la mise en place du réseau de transport interurbain en Petite-Terre », a expliqué le vice-président Ali Omar, porteur de ce projet.

Le principe de cette baisse du chiffre d’affaires n’est nullement contesté par les élus régionaux, qui s’appuient sur le chiffre de 400 passagers transportés chaque jour par les bus affrétés par la collectivité. « Initialement, ces personnes prenaient quotidiennement le taxi. Elles ont cessé de le faire en empruntant les bus pour se rendre au travail et rentrer chez elles. Nous disposons de données évidentes qui démontrent la baisse d’activité résultant des travaux et de la mise en place de ces navettes », a-t-il précisé.

Une enveloppe de 800 000 euros pour les dédommager les conducteurs de taxi
D’après le vice-président Ali Omar, l’Assemblée départementale a voté une enveloppe de 800 000 euros pour dédommager les conducteurs de taxi de Petite-Terre du préjudice subi pendant un an.

Une enveloppe financière de 800 000 euros a été dégagée dans le budget 2026 du Département-Région à cette fin. Les montants versés individuellement seront déterminés au cas par cas, en fonction des dossiers et de l’évaluation du chiffre d’affaires.

Concernant les quais de Dzaoudzi, un projet de construction de nouvelles gares maritimes est en cours, afin d’améliorer les conditions d’accueil des passagers. Les anciennes infrastructures, vétustes et inadaptées à des flux d’usagers en constante augmentation, ont été entièrement ravagées par le cyclone Chido. En attendant la concrétisation de ce projet, imaginé depuis deux ans par les services départementaux, des structures modulaires ont été installées sur les quais Ballou et Issoufali pour permettre aux usagers de s’abriter des intempéries en cette saison de fortes pluies.

Ce projet, déjà engagé, prévoit également la construction d’une autre gare maritime à Mamoudzou.

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Beach-Foot : le rendez-vous sportif des entreprises de Mayotte de retour

Beach-Foot : le rendez-vous sportif des entreprises de Mayotte de retour
Le Beach-Foot Entreprises est organisé par l’agence Angalia. © Angalia

Le Beach-Foot Entreprises revient pour sa 21ème édition dimanche 20 avril sur la plage de Sakouli. Le tirage au sort des poules a eu lieu le 10 avril au restaurant O’Chill Grill. Quarante équipes, dont huit nouvelles, s’affronteront sur huit terrains, dans un esprit de cohésion.

Le coup d’envoi de la 21ème édition du Beach-Foot Entreprises a été lancé ce 26 mars, dans la cour du restaurant O’Chill Grill, à Mamoudzou, à l’occasion du traditionnel tirage au sort des poules. « Cette année, on a conservé la motivation, l’état d’esprit et la joie de vivre. », se réjouit Laurent Mounier, directeur général d’Angalia, agence de communication organisatrice de l’événement.

Beach-Foot : le rendez-vous sportif des entreprises de Mayotte de retour
© Angalia

Quarante équipes, réparties en huit poules, s’affronteront sur huit terrains, avec deux arbitres par match et des rencontres en deux mi-temps de six minutes. “On a rythmé au niveau de la finale, il y aura but en or sur la finale.” explique le directeur général d’Angalia.

Qui succédera donc aux deux titres consécutifs d’Electricité de Mayotte ? “On est une équipe de champions.” nous raconte l’un des représentants de l’équipe comme pour lancer les hostilités. Les entreprises habituées de la compétition seront de la partie, comme Bureau Vallée ou encore la SIM (Société immobilière de Mayotte). Cette année, de nouvelles formations rejoignent la compétition, dont le Centre Hospitalier de Mayotte, l’Agence Régionale de Santé, Les Eaux de Mayotte, EPRDM, la Police nationale, le Rectorat de Mayotte, Sifa, Map.

Beach-Foot : le rendez-vous sportif des entreprises de Mayotte de retour
© Angalia

Comores : l’école française divisée après l’annonce d’une hausse des frais de scolarité

Comores : l’école française divisée après l’annonce d’une hausse des frais de scolarité

Les parents d’élèves non boursiers, qui contribuent à hauteur de 84% dans les recettes d’écolage de l’établissement rejettent les hausses tarifaires que le lycée français international Henri-matisse prévoit d’appliquer durant les deux prochaines années.

Depuis fin janvier, les parents d’élèves non boursiers dénoncent la hausse des frais de scolarité que le lycée français international henri-matisse de Moroni entend appliquer dès l’an prochain. L’écolage procèdera à une augmentation de 155 euros pour l’année scolaire 2026_2027 et 444 euros, pour 2027_2028. Cet argent devrait permettre à l’école de contribuer au paiement des cotisations sociales et patronales du personnel détaché par l’agence pour l’enseignement français à l’étranger (Aefe), qui a subi des coupes budgétaires de la part de l’Etat français.  Mais déjà, cette hausse annoncée est contestée par les parents d’élèves non boursiers, qui se sont constitués en commission ad-hoc, pour faire entendre leurs voix.

« Nous vous adressons ce courrier en notre nom et au nom de plusieurs parents d’élèves non boursiers du Lycée Français International Henri-Matisse de Moroni afin d’exprimer clairement notre désaccord concernant l’augmentation annoncée des frais de scolarité.  Cette décision intervient alors que les frais ont déjà connu une hausse de 5% pour l’année 2024/2025, augmentation que les familles ont acceptée sans contestation malgré son impact financier« , soulignent les membres de la commission parents, dans un courrier datant du 30 janvier, adressé à plusieurs responsables, dont le proviseur du lycée français.

595 euros sur deux ans

Selon le collectif des parents, les nouveaux tarifs pour les deux prochaines années, s’élèveront à 595 euros par élève, ce qui devient excessivement lourd à supporter pour de nombreuses familles, disent-ils.  » Certes, nous comprenons l’importance d’assurer des conditions de travail dignes aux enseignants, mais nous estimons que faire peser une nouvelle fois cette charge sociale et patronale sur les familles n’est ni équitable ni durable. Faire pression financièrement sur les parents d’élèves ne nous semble pas être la meilleure solution pour résoudre des questions qui relèvent de choix structurels et institutionnels. Ainsi, nous sommes convaincus que d’autres solutions peuvent être envisagées par l’établissement et les instances concernées, sans que cela ne repose systématiquement sur les poches des familles« , poursuit la lettre consultée par Flash Infos, et dont une copie a été transmise à l’ambassade de France aux Comores. Contactée, la chancellerie, dit comprendre les préoccupations exprimées par certains parents ainsi que le dialogue est engagé avec eux afin d’expliquer le contexte et d’écouter leurs attentes. « Comme l’ensemble des établissements du réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, le lycée de Moroni s’inscrit dans l’évolution du modèle de financement destinée à garantir la qualité et la pérennité de l’enseignement français à l’étranger. Le Lycée français international Henri-Matisse est un établissement important pour le paysage éducatif comorien et la priorité reste de préserver un enseignement d’excellence ouvert aux élèves comoriens et internationaux« , a rappelé l’ambassade de France aux Comores. Le lycée international français Henri-matisse fait partie des centaines d’établissements ayant signé une convention avec l’agence pour l’enseignement français à l’étranger (Aefe). Cette homologation actée par le ministère français de l’éducation apporte un lot d’avantages comme l’enseignement du programme français dans les établissements conventionnés à l’instar du lycée français international Henri-matisse de Moroni.

Hausse mondiale

Il faut savoir que dans de nombreux pays du monde, cette hausse des frais de scolarité dans les écoles françaises suscite la controverse.  » Nous devions être informés en amont mais au lieu de ça, l’association des parents nous a mis devant le fait accompli. Ils oublient qu’en six ans, nous avons supporté trois augmentations de 5%, tous les deux ans. Mais là, il est hors de question de payer des charges sociales et patronales des contractuels français détachés aux Comores. Cette charge revient à l’Aefe, leur patron. Ce n’est pas à nous parents de mettre la main dans la poche« , insiste un parent d’élève. La commission ad hoc mandatée par des parents d’élèves non boursiers maintient sa position et menace même de faire changer d’écoles leurs enfants. Une pétition a même été lancée et a recueilli les signatures de plus de 25 familles. Notons que l’école française avait enregistré lors de la rentée de septembre dernier, un effectif de près de 400 élèves. Pointée du doigt, l’association des parents d’élèves (Ape), propriétaire du terrain et locaux de l’établissement et qui assure également la gestion administrative et financière, a apporté des clarifications.  » Il est essentiel de rappeler certains éléments de contexte afin de rétablir les faits et éviter toute confusion. D’abord, le budget de l’établissement est voté chaque année en assemblée générale d’élèves, sur la base des besoins réels de fonctionnement et du projet pédagogique. Le dernier budget a été adopté à une large majorité, à hauteur d’environ 75 % des voix, traduisant une adhésion significative des parents présents ou représentés. Contrairement à certaines affirmations, le bureau élu de l’APE n’a en aucun cas mis les parents devant le fait accompli« , a réagi, le président de l’Ape, le Dr Ahmed Said Abdallah. A l’entendre, la question de la cotisation des pensions civiles des personnels détachés, est une réforme globale décidée par l’Aefe, et qui concerne l’ensemble des établissements conventionnés ou en gestion directe dans le monde, dont le lycée français international Henri Matisse. « Cette mesure, applicable à compter du 1er juillet, s’impose donc à notre établissement comme à tous les autres. Il est important de préciser que l’augmentation envisagée des frais de scolarité ne se limite pas à cette seule mesure. Elle s’inscrit dans un contexte plus large marqué par une inflation significative aux Comores, une augmentation continue des coûts de fonctionnement, et la nécessité de préserver un enseignement de qualité conforme aux standards de l’Aefe« , a fait savoir, le Dr Ahmed Said Abdallah.

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Carburants : l’approvisionnement de Mayotte sécurisé malgré le contexte international

Carburants : l’approvisionnement de Mayotte sécurisé malgré le contexte international

Face aux perturbations liées au conflit au Moyen-Orient, l’État et les acteurs privés se mobilisent pour garantir l’approvisionnement en carburants à Mayotte. Dans un communiqué publié ce 26 mars, la préfecture annonce que des solutions alternatives ont été mises en place afin d’éviter toute rupture.

Deux navires pétroliers doivent ainsi accoster dans les prochains jours pour couvrir les besoins du mois d’avril. Les stocks sont donc assurés pour les semaines à venir, avec de nouveaux approvisionnements déjà programmés en mai.

Aucune pénurie n’est à prévoir, assure la préfecture, qui se veut rassurante pour les particuliers comme pour les entreprises.

En revanche, les prix à la pompe devraient évoluer. Comme chaque mois, les tarifs plafonds seront révisés au 1er avril, en tenant compte notamment de la hausse du prix du baril au niveau international et des coûts d’acheminement. Les nouveaux prix seront communiqués en début de semaine prochaine.

La CSSM lance un appel à projets pour soutenir la parentalité

La CSSM lance un appel à projets pour soutenir la parentalité

Dans le cadre de sa politique d’action sociale, la Caisse de Sécurité Sociale de Mayotte annonce l’ouverture d’un appel à projets au titre du Fonds national parentalité (FNP). Cette initiative vise à renforcer l’implication et la participation des familles à travers la mise en place d’actions collectives. L’objectif est d’accompagner les parents dans leur rôle éducatif, de consolider leurs compétences parentales et de favoriser la création d’espaces d’échange, de soutien et de partage. Le dispositif entend notamment soutenir les parents dès l’arrivée de l’enfant, faciliter l’accès aux actions de parentalité et lutter contre l’isolement en renforçant les solidarités entre familles. Les associations, collectivités, structures sociales et l’ensemble des acteurs engagés sont invités à soumettre des projets en lien avec ces orientations. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 17 avril 2026. Plus d’informations sont disponibles sur le site de la CSSM : https://www.cssm.fr/page/demande-de-subventions.

Bandraboua lance un appel à projets pour soutenir les initiatives locales

Bandraboua lance un appel à projets pour soutenir les initiatives locales

La commune de Bandraboua lance un appel à projets à destination des associations, établissements publics et collectifs d’habitants souhaitant améliorer le quotidien des résidents. Cette initiative intervient dans le cadre de la loi du 11 août 2025, qui classe désormais l’ensemble du territoire communal en Quartier Prioritaire de la Politique de la Ville (QPV), ouvrant ainsi l’accès à de nouveaux financements. Les projets attendus devront répondre à plusieurs enjeux majeurs, parmi lesquels la lutte contre la délinquance, l’accès à l’emploi et à la formation, la promotion du vivre-ensemble, le développement économique local ou encore le soutien aux personnes en situation de handicap. Les subventions accordées s’élèveront à un minimum de 2 000 euros et pourront couvrir jusqu’à 80 % du coût total des projets. Les actions devront bénéficier aux habitants de Bandraboua, Dzoumogné, Bouyouni, Handréma et Mtsangamboua. Les dossiers de candidature sont à déposer avant le vendredi 10 avril 2026 à midi (heure de Mayotte). Les porteurs de projets peuvent obtenir plus d’informations ou transmettre leur candidature par courriel à l’adresse suivante : politiquedelaville@mairie-bandraboua.fr.

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Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes