Du 1er avril au 28 mai 2026, l’État déploie à Mayotte une nouvelle opération de sécurisation baptisée “Kingia”. Dans la continuité des opérations “Wuambushu” menées en 2023 et 2024, cette initiative vise à lutter contre la délinquance, l’immigration clandestine, l’habitat informel et l’économie illégale.
Portée par le ministère de l’Intérieur et la préfecture, “Kingia” entend marquer un renforcement de l’autorité de l’État face aux facteurs d’insécurité. Le dispositif prévoit une intensification des actions de sécurité publique, notamment en zone prioritaire, avec l’appui de partenaires locaux.
Pour soutenir les opérations sur le terrain, les effectifs seront renforcés par 49 policiers supplémentaires venus de métropole ainsi que 12 de la Réunion.
La Communauté d’agglomération Dembéni-Mamoudzou (CADEMA) tiendra, le dimanche 5 avril 2026 à 9h30, l’élection de son nouveau bureau exécutif pour la mandature 2026-2032. La séance se déroulera à l’hôtel de ville de Mamoudzou.
Ce rendez-vous institutionnel permettra aux élus communautaires de désigner le président, de fixer le nombre de vice-présidents puis de procéder à leur élection. La séance se conclura par la lecture de la charte de gouvernance et l’allocution du président élu.
Cette échéance marque une étape clé pour la gouvernance intercommunale, dans un contexte où les enjeux liés aux transports, à l’aménagement du territoire et à l’environnement sont particulièrement attendus par la population.
Les enseignants de Mayotte se sont mobilisés ce mardi 31 mars pour dénoncer la précarité, réclamer de meilleures conditions de travail et demander une revalorisation salariale face aux fermetures de classes et à la vie chère.
Ce mardi 31 mars, l’intersyndicale des enseignants de Mayotte a répondu à l’appel national à la grève. Dès 9 heures, près d’une centaine de personnes se sont rassemblées devant le rectorat à Mamoudzou pour faire entendre leurs revendications.
« On ne peut pas maintenir un système éducatif avec des précaires », déclare Rivo Rakotondravelo, secrétaire départemental de la FSU Mayotte. Au niveau national, la mobilisation vise à contester les fermetures de classes et à demander une revalorisation salariale. Localement, les revendications portent sur les congés pour grave maladie et de longue durée, la vie chère ainsi que la sécurité dans les 33 établissements scolaires du secondaire.
Une délégation composée de plusieurs organisations syndicales, dont l’UNSA, le SNES, la CGT, la CFDT et FO, a été reçue pendant plus d’une heure. Si les échanges ont permis de rappeler les attentes du personnel, aucune réponse favorable n’a été apportée.
Du côté des syndicats, le sentiment d’enlisement domine. « On a l’impression de tourner en rond. Ce sont les mêmes revendications depuis des années. Mais aujourd’hui, il n’y a plus de dialogue social avec la rectrice. Rien n’avance, ni sur le fond ni sur la méthode », déplore Rivo Rakotondravelo.
Les organisations syndicales affirment pourtant avoir privilégié le dialogue avant toute mobilisation. Elles estiment qu’un mouvement de grève aurait pu être évité.
Reçus par le rectorat, les syndicats n’ont obtenu aucune réponse concrète, mais des groupes de travail sur l’attractivité, la laïcité et les conditions de travail ont été proposés, accueillis avec prudence.
Les syndicats dénoncent une succession de normes juridiques sans effet
Plusieurs mesures restent en attente de textes d’application, notamment concernant certaines indemnités ou dispositifs liés aux situations individuelles. Les syndicats dénoncent une succession de lois non suivies d’effets concrets.
La question de la titularisation au sein du premier degré est également soulevée : 50 titularisations seraient en cours sur les 1 000 contractuels du premier degré selon les chiffres du syndicat. Une situation jugée insuffisante par les représentants, qui dénoncent le recours massif à la précarité.
À l’issue de la rencontre, la perspective avancée concerne la mise en place de groupes de travail sur des thématiques comme l’attractivité, la laïcité ou encore les conditions de travail. La même méthode est utilisée. Des annonces accueillies avec prudence par les syndicats, qui attendent désormais des avancées concrètes.
Une délégation composée de plusieurs organisations syndicales, dont l’UNSA, le SNES, la CGT, la CFDT et FO, a été reçue pendant plus d’une heure. Si les échanges ont permis de rappeler les attentes du personnel, aucune réponse favorable n’a été apportée.
Du côté des syndicats, le sentiment d’enlisement domine. « On a l’impression de tourner en rond. Ce sont les mêmes revendications depuis des années. Mais aujourd’hui, il n’y a plus de dialogue social avec la rectrice. Rien n’avance, ni sur le fond ni sur la méthode », déplore Rivo Rakotondravelo.
Les organisations syndicales affirment pourtant avoir privilégié le dialogue avant toute mobilisation. Elles estiment qu’un mouvement de grève aurait pu être évité.
Reçus par le rectorat, les syndicats n’ont obtenu aucune réponse concrète, mais des groupes de travail sur l’attractivité, la laïcité et les conditions de travail ont été proposés, accueillis avec prudence.
Les syndicats dénoncent une succession de normes juridiques sans effet
Plusieurs mesures restent en attente de textes d’application, notamment concernant certaines indemnités ou dispositifs liés aux situations individuelles. Les syndicats dénoncent une succession de lois non suivies d’effets concrets.
La question de la titularisation au sein du premier degré est également soulevée : 50 titularisations seraient en cours sur les 1 000 contractuels du premier degré selon les chiffres du syndicat. Une situation jugée insuffisante par les représentants, qui dénoncent le recours massif à la précarité.
À l’issue de la rencontre, la perspective avancée concerne la mise en place de groupes de travail sur des thématiques comme l’attractivité, la laïcité ou encore les conditions de travail. La même méthode est utilisée. Des annonces accueillies avec prudence par les syndicats, qui attendent désormais des avancées concrètes.
Mieux vaut tard que jamais ! La CADEMA vient de relancer le très convoité marché des navettes de bus (après une rupture avec le transporteur Optimum), cette fois en trois lots, incluant le Caribus. Filiale de la société Matis, le précédent transporteur aurait passé la main à un Groupement momentané d’entreprises solidaires (GME) issu du GIE Ouvoimoja.
Il est à nouveau question du transport en commun sur l’île ces jours-ci. Si le sujet est devenu « le joujou à la mode » des collectivités locales pour s’attirer les bonnes grâces de leurs administrés, il constitue aussi une véritable arène dans laquelle s’affrontent différents opérateurs économiques, en raison des marchés lucratifs qu’il génère. CADEMA, 3CO, bientôt le Département-Région, la communauté de communes du Grand Nord, et sans doute l’intercommunalité du Sud : la bataille fait rage en coulisses pour l’attribution des marchés de transport public.
Filiale du groupe Matis (qui domine le marché du transport scolaire à Mayotte), la société Optimum a récemment remporté le marché de transport en commun de la 3CO. Contrairement aux autres projets en cours, celui-ci présente la particularité d’être gratuit pour ses usagers depuis son lancement, même si cette gratuité pourrait évoluer à court terme. À la CADEMA, en revanche, une tout autre configuration prévaut désormais : le marché des navettes de bus a basculé au profit d’un GME.
Objet de nombreuses tensions entre le GIE Ouvoimoja — soutenu par le cabinet de conseil de Mahamoud Azihar — et ses concurrents, ainsi que de contentieux devant le tribunal administratif de Mamoudzou, ce marché avait initialement été attribué à la société Optimum, sous l’ère de Rachadi Saindou, au grand dam des opérateurs locaux. Pour une raison officiellement inconnue, une brouille persistante semble s’être installée entre son successeur, Moudjibou (maire sortant de Dembéni), et la société Optimum. Une rupture suffisamment sérieuse pour mettre fin à leur partenariat. Les causes exactes restent toutefois floues.
La transition entre les deux présidences de la CADEMA n’a cependant pas été défavorable au titulaire du marché. Entre la notification de l’annulation du marché contesté en justice et son arrêt effectif, plus d’une année s’est écoulée, ponctuée de prolongations successives. Selon des sources bien informées, le montant total aurait dépassé 1 million d’euros, des coûts jugés supérieurs à ceux pratiqués par d’autres opérateurs.
« Lorsque nous avons produit nos offres, la Commission d’appel d’offres de la CADEMA a fait durer le processus jusqu’à la limite des six mois légalement prévus. Elle ne s’est réellement mobilisée que dix jours avant l’échéance pour relancer le marché », confie l’une de ces sources.
Notifié le 23 février 2026, puis transmis au contrôle de légalité le 6 mars, le marché a finalement été scindé en trois lots : les navettes actuelles, une ligne Ongojou–Mamoudzou et le Caribus. Fait notable, aucun lot n’a été attribué aux entités du groupe Matis. Le GME Ouvoimoja aurait remporté l’ensemble.
Ce groupement devra toutefois se structurer rapidement en une entité juridiquement consolidée, à l’image du GIE Ouvoimoja. Un délai d’environ six mois sera nécessaire pour atteindre un fonctionnement optimal, notamment en raison d’exigences spécifiques imposées par la CADEMA concernant certains véhicules. Ces derniers devront permettre aux passagers de voyager debout, en s’appuyant sur des supports, à l’instar de certains transports urbains en métropole, ce qui implique l’acquisition de matériel adapté.
Filiale du groupe Matis (qui domine le marché du transport scolaire à Mayotte), la société Optimum a récemment remporté le marché de transport en commun de la 3CO. Contrairement aux autres projets en cours, celui-ci présente la particularité d’être gratuit pour ses usagers depuis son lancement, même si cette gratuité pourrait évoluer à court terme. À la CADEMA, en revanche, une tout autre configuration prévaut désormais : le marché des navettes de bus a basculé au profit d’un GME.
Objet de nombreuses tensions entre le GIE Ouvoimoja — soutenu par le cabinet de conseil de Mahamoud Azihar — et ses concurrents, ainsi que de contentieux devant le tribunal administratif de Mamoudzou, ce marché avait initialement été attribué à la société Optimum, sous l’ère de Rachadi Saindou, au grand dam des opérateurs locaux. Pour une raison officiellement inconnue, une brouille persistante semble s’être installée entre son successeur, Moudjibou (maire sortant de Dembéni), et la société Optimum. Une rupture suffisamment sérieuse pour mettre fin à leur partenariat. Les causes exactes restent toutefois floues.
La transition entre les deux présidences de la CADEMA n’a cependant pas été défavorable au titulaire du marché. Entre la notification de l’annulation du marché contesté en justice et son arrêt effectif, plus d’une année s’est écoulée, ponctuée de prolongations successives. Selon des sources bien informées, le montant total aurait dépassé 1 million d’euros, des coûts jugés supérieurs à ceux pratiqués par d’autres opérateurs.
« Lorsque nous avons produit nos offres, la Commission d’appel d’offres de la CADEMA a fait durer le processus jusqu’à la limite des six mois légalement prévus. Elle ne s’est réellement mobilisée que dix jours avant l’échéance pour relancer le marché », confie l’une de ces sources.
Notifié le 23 février 2026, puis transmis au contrôle de légalité le 6 mars, le marché a finalement été scindé en trois lots : les navettes actuelles, une ligne Ongojou–Mamoudzou et le Caribus. Fait notable, aucun lot n’a été attribué aux entités du groupe Matis. Le GME Ouvoimoja aurait remporté l’ensemble.
Ce groupement devra toutefois se structurer rapidement en une entité juridiquement consolidée, à l’image du GIE Ouvoimoja. Un délai d’environ six mois sera nécessaire pour atteindre un fonctionnement optimal, notamment en raison d’exigences spécifiques imposées par la CADEMA concernant certains véhicules. Ces derniers devront permettre aux passagers de voyager debout, en s’appuyant sur des supports, à l’instar de certains transports urbains en métropole, ce qui implique l’acquisition de matériel adapté.
Moins d’une semaine après le second tour des municipales du 22 mars, un électeur de la commune de Sada a saisi le tribunal administratif de Mayotte pour demander l’annulation du scrutin. Déposé le 27 mars, dans le délai légal de cinq jours, ce recours conteste les conditions dans lesquelles s’est déroulée l’élection remportée de justesse par le maire sortant, Houssamoudine Abdallah.
Avec 51,91 % des suffrages pour le maire sortant contre 48,09 % pour la liste conduite par Abdel-Lattuf Ibrahim, l’écart n’était que de quelques centaines de voix. Une victoire serrée, altérée selon le requérant par des « manœuvres » et des « irrégularités graves ».
Le document que nous avons pu consulter met en cause la communication du maire sortant en période préélectorale, notamment l’inauguration en présence de Manuel Valls de la Maison France Services en septembre 2025, alors même que le bâtiment n’était pas achevé. Des publications sur la page officielle de la commune, valorisant l’action municipale ou diffusant les vœux du maire, sont également pointées du doigt comme des opérations de promotion déguisée.
Mais c’est surtout le déroulement du scrutin qui cristallise les critiques. Le recours évoque une « organisation structurée et méthodique » aux abords des bureaux de vote, avec des partisans distribuant des enveloppes contenant déjà des bulletins, et une forme de pression sur des électeurs. Plusieurs procès-verbaux annexés font état de pénuries d’enveloppes ayant entraîné des interruptions de vote, ou encore d’urnes arrivées sans scellés. Autant d’éléments qui, selon le requérant, portent atteinte au secret du vote et à la régularité des opérations électorales.
Sur le terrain, ces dysfonctionnements n’ont pas échappé aux candidats. Abdel Lattuf Ibrahim, arrivé second, affirme ne pas être lié de prêt ou de loin à ce recours, mais reconnaît des « irrégularités évidentes ». « On avait l’impression d’être dans une élection africaine », lâche-t-il, évoquant notamment l’absence d’enveloppes en pleine matinée dans certains bureaux. « La préfecture en fournit autant que d’électeurs. Alors où sont-elles passées ? Et comment certaines personnes ont pu continuer à voter sans enveloppe ? »
« Il fallait s’y attendre », glisse l’ancien candidat en évoquant la composition des bureaux de vote, largement constitués selon lui de colistiers du maire sortant. Malgré ces constats, il explique ne pas avoir engagé de recours par manque d’énergie politique, préférant « s’en tenir aux résultats ».
Autre point sensible soulevé par le recours : l’évolution du corps électoral. En quelques mois, plusieurs bureaux de vote ont enregistré une hausse importante du nombre d’inscrits, parfois de plusieurs dizaines de personnes. Le document évoque des inscriptions réalisées dans des conditions opaques, avec des adresses imprécises, voire des dizaines d’électeurs domiciliés au même endroit. Des validations auraient été accordées sur la base de simples attestations d’hébergement, sans vérification approfondie.
« C’est une élection qui a été biaisée dès le début. […] Rien qu’au regard des innombrables inscriptions, on peut s’interroger. » pointe Abdel Lattuf Ibrahim.
Une habitante aurait déposé plainte au pénal après avoir découvert que son adresse avait été utilisée à son insu pour inscrire d’autres électeurs. Une information qui, si elle était confirmée, viendrait encore alourdir le dossier.
Le recours s’attaque aussi au financement de la campagne du maire sortant. Entre la cérémonie d’investiture, les meetings et les prestations audiovisuelles, les dépenses engagées dépasseraient le plafond autorisé pour une commune de la taille de Sada. Là encore, le requérant estime que ces pratiques ont pu influencer l’issue du scrutin.
Malgré la gravité des accusations, le maire élu ainsi que les autres candidats n’ont pas souhaité répondre à nos sollicitations.
Reste désormais la décision du tribunal administratif. Les juges disposent de trois mois pour examiner le recours et trancher. Dans une commune où l’écart de voix est resté très serré, l’issue de ce recours pourrait être déterminante pour l’avenir politique de Sada.
Mais c’est surtout le déroulement du scrutin qui cristallise les critiques. Le recours évoque une « organisation structurée et méthodique » aux abords des bureaux de vote, avec des partisans distribuant des enveloppes contenant déjà des bulletins, et une forme de pression sur des électeurs. Plusieurs procès-verbaux annexés font état de pénuries d’enveloppes ayant entraîné des interruptions de vote, ou encore d’urnes arrivées sans scellés. Autant d’éléments qui, selon le requérant, portent atteinte au secret du vote et à la régularité des opérations électorales.
Sur le terrain, ces dysfonctionnements n’ont pas échappé aux candidats. Abdel Lattuf Ibrahim, arrivé second, affirme ne pas être lié de prêt ou de loin à ce recours, mais reconnaît des « irrégularités évidentes ». « On avait l’impression d’être dans une élection africaine », lâche-t-il, évoquant notamment l’absence d’enveloppes en pleine matinée dans certains bureaux. « La préfecture en fournit autant que d’électeurs. Alors où sont-elles passées ? Et comment certaines personnes ont pu continuer à voter sans enveloppe ? »
« Il fallait s’y attendre », glisse l’ancien candidat en évoquant la composition des bureaux de vote, largement constitués selon lui de colistiers du maire sortant. Malgré ces constats, il explique ne pas avoir engagé de recours par manque d’énergie politique, préférant « s’en tenir aux résultats ».
Autre point sensible soulevé par le recours : l’évolution du corps électoral. En quelques mois, plusieurs bureaux de vote ont enregistré une hausse importante du nombre d’inscrits, parfois de plusieurs dizaines de personnes. Le document évoque des inscriptions réalisées dans des conditions opaques, avec des adresses imprécises, voire des dizaines d’électeurs domiciliés au même endroit. Des validations auraient été accordées sur la base de simples attestations d’hébergement, sans vérification approfondie.
« C’est une élection qui a été biaisée dès le début. […] Rien qu’au regard des innombrables inscriptions, on peut s’interroger. » pointe Abdel Lattuf Ibrahim.
Une habitante aurait déposé plainte au pénal après avoir découvert que son adresse avait été utilisée à son insu pour inscrire d’autres électeurs. Une information qui, si elle était confirmée, viendrait encore alourdir le dossier.
Le recours s’attaque aussi au financement de la campagne du maire sortant. Entre la cérémonie d’investiture, les meetings et les prestations audiovisuelles, les dépenses engagées dépasseraient le plafond autorisé pour une commune de la taille de Sada. Là encore, le requérant estime que ces pratiques ont pu influencer l’issue du scrutin.
Malgré la gravité des accusations, le maire élu ainsi que les autres candidats n’ont pas souhaité répondre à nos sollicitations.
Reste désormais la décision du tribunal administratif. Les juges disposent de trois mois pour examiner le recours et trancher. Dans une commune où l’écart de voix est resté très serré, l’issue de ce recours pourrait être déterminante pour l’avenir politique de Sada.
L’Assemblée générale du barreau de Mayotte a adopté ce mardi 31 mars 2026 une motion exceptionnelle, annonçant une grève totale des activités pénales du 1er au 8 avril inclus. Cette décision fait suite à l’examen imminent, prévu le 13 avril, de la première partie du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes, issu du projet dit « SURE ».
Dans sa motion, le barreau dénonce un texte qui, selon lui, sape les fondements mêmes du procès pénal criminel. En particulier, le mécanisme de plaider coupable criminel inquiète : il permettrait de juger les crimes les plus graves uniquement sur l’aveu de l’accusé, sans audition de témoins ni d’experts, et sans jury populaire, dans le cadre d’une simple audience d’homologation.
Pour les avocats mahorais, cette réforme priverait accusés et victimes d’un procès public, contradictoire et légitime, et conduirait à une justice expéditive au détriment des victimes, dont la parole s’est si difficilement libérée.
Le barreau souligne également que le texte élargit les compétences des cours criminelles départementales sans créer de postes supplémentaires de magistrats ou de greffiers. Dans un département déjà sous-doté en moyens humains, une telle réforme serait inapplicable et inadaptée, et risquerait de transformer la loi en simple outil de gestion des dossiers criminels en attente.
Face à ces constats, les avocats de Mayotte ont décidé de suspendre toutes les activités pénales, incluant le juge des enfants, les tribunaux correctionnels, les CRPC, l’instruction et les JLD, ainsi que la permanence des gardes à vue et des rétentions administratives. Les activités civiles et administratives restent pour l’instant épargnées, mais l’Assemblée générale se réserve le droit d’élargir le mouvement lors de sa prochaine réunion, prévue le 8 avril.
Cette grève marque une mobilisation sans précédent du barreau de Mayotte, qui affirme ne pas vouloir être complice d’une dégradation organisée du service public de la justice. Les audiences prévues au cours de cette semaine seront donc fortement perturbées, laissant la justice pénale du département en suspens.
Pour les avocats mahorais, cette réforme priverait accusés et victimes d’un procès public, contradictoire et légitime, et conduirait à une justice expéditive au détriment des victimes, dont la parole s’est si difficilement libérée.
Le barreau souligne également que le texte élargit les compétences des cours criminelles départementales sans créer de postes supplémentaires de magistrats ou de greffiers. Dans un département déjà sous-doté en moyens humains, une telle réforme serait inapplicable et inadaptée, et risquerait de transformer la loi en simple outil de gestion des dossiers criminels en attente.
Face à ces constats, les avocats de Mayotte ont décidé de suspendre toutes les activités pénales, incluant le juge des enfants, les tribunaux correctionnels, les CRPC, l’instruction et les JLD, ainsi que la permanence des gardes à vue et des rétentions administratives. Les activités civiles et administratives restent pour l’instant épargnées, mais l’Assemblée générale se réserve le droit d’élargir le mouvement lors de sa prochaine réunion, prévue le 8 avril.
Cette grève marque une mobilisation sans précédent du barreau de Mayotte, qui affirme ne pas vouloir être complice d’une dégradation organisée du service public de la justice. Les audiences prévues au cours de cette semaine seront donc fortement perturbées, laissant la justice pénale du département en suspens.
Les équipes mobiles de sécurité de Mayotte réclament une prime de risque face aux violences, mais le rectorat explique qu’aucun dispositif n’existe et travaille plutôt sur des mesures de formation pour renforcer la sécurité.
Ce mardi 31 mars, près d’une centaine de membres du personnel du rectorat se sont réunis afin de manifester pour de meilleures conditions de travail. Parmi eux, les équipes mobiles de sécurité (EMS) demandent l’attribution d’une prime de risque, en raison des situations de violence auxquelles elles sont confrontées au sein des établissements.
Aux abords des établissements, elles se disent en première ligne face aux faits de violence dans les 33 établissements que compte Mayotte. Venues devant le rectorat, elles réclamaient une prime de risque. « Lors des événements de Kahani, c’est nous qui sommes en première ligne », évoquent deux agents. « Les parents d’élèves sont d’ailleurs plus rassurés de nous avoir devant les établissements. » poursuivent-ils. Vêtus de tee-shirts rouges, ils dénoncent un manque de reconnaissance de leur statut. « Les enseignants ont une prime de risque, les AED en ont une aussi, pourquoi pas nous ? On ne comprend pas », explique l’un d’eux.
Créées en 2012, les EMS ont pour rôle de « participer au maintien d’un climat scolaire serein », selon l’organigramme du rectorat. Elles sont rattachées à un directeur, lui-même directement relié au cabinet de la rectrice, Bérénice Hartmann, directrice de cabinet auprès de la rectrice Valérie Debuchy, qui a souhaité répondre à nos questions : « Ces équipes sont mobiles et déployées dans les établissements lorsqu’un incident survient. À Mayotte, le choix a été fait de les positionner de manière quasi permanente directement dans les établissements, plutôt qu’au rectorat. Elles peuvent ainsi être redéployées en fonction des tensions constatées. »
Des équipes mobilisées face à l’insécurité
Depuis septembre 2025, plusieurs opérations visant à renforcer la sécurité ont été mises en place par le rectorat. Des opérations de fouille sont menées afin de prévenir les incidents. Des sanctions collectives sont également établies en concertation avec les chefs d’établissement, les compagnies de transport scolaire et le procureur de la République. Plus récemment, des formations à la gestion des situations de crise ont été organisées, afin de tenter de réduire les faits de violence.
Face à la demande d’une prime de risque, la directrice de cabinet avance deux raisons qui ne permettent pas sa mise en place. La première est financière : « Il n’existe pas à ce jour de dispositif permettant l’attribution d’une prime de risque. » Aucune ligne budgétaire n’est donc prévue. La seconde tient à la nature de cette prime, liée aux situations de violence, qui pourrait être variable. « Une indemnité pourrait reconnaître un certain niveau d’exposition, mais une éventuelle revalorisation de la rémunération pourrait entraîner une diminution de ces indemnités lors d’un amenuisement des violences, ce qui poserait question », énonce-t-elle.
La directrice de cabinet auprès de la rectrice de Mayotte reconnaît néanmoins qu’une vigilance reste nécessaire et que les faits de violence aux abords des établissements ne doivent pas être banalisés.
Créées en 2012, les EMS ont pour rôle de « participer au maintien d’un climat scolaire serein », selon l’organigramme du rectorat. Elles sont rattachées à un directeur, lui-même directement relié au cabinet de la rectrice, Bérénice Hartmann, directrice de cabinet auprès de la rectrice Valérie Debuchy, qui a souhaité répondre à nos questions : « Ces équipes sont mobiles et déployées dans les établissements lorsqu’un incident survient. À Mayotte, le choix a été fait de les positionner de manière quasi permanente directement dans les établissements, plutôt qu’au rectorat. Elles peuvent ainsi être redéployées en fonction des tensions constatées. »
Des équipes mobilisées face à l’insécurité
Depuis septembre 2025, plusieurs opérations visant à renforcer la sécurité ont été mises en place par le rectorat. Des opérations de fouille sont menées afin de prévenir les incidents. Des sanctions collectives sont également établies en concertation avec les chefs d’établissement, les compagnies de transport scolaire et le procureur de la République. Plus récemment, des formations à la gestion des situations de crise ont été organisées, afin de tenter de réduire les faits de violence.
Face à la demande d’une prime de risque, la directrice de cabinet avance deux raisons qui ne permettent pas sa mise en place. La première est financière : « Il n’existe pas à ce jour de dispositif permettant l’attribution d’une prime de risque. » Aucune ligne budgétaire n’est donc prévue. La seconde tient à la nature de cette prime, liée aux situations de violence, qui pourrait être variable. « Une indemnité pourrait reconnaître un certain niveau d’exposition, mais une éventuelle revalorisation de la rémunération pourrait entraîner une diminution de ces indemnités lors d’un amenuisement des violences, ce qui poserait question », énonce-t-elle.
La directrice de cabinet auprès de la rectrice de Mayotte reconnaît néanmoins qu’une vigilance reste nécessaire et que les faits de violence aux abords des établissements ne doivent pas être banalisés.
Le Directeur de cabinet chargé de la défense du gouvernement de l’Union des Comore n’a pas fait de commentaires sur cette désertion qui n’est pas une première pour des militaires de nationalité comorienne.
Du 20 au 30 mars, l’île de la Réunion accueillait les pays de la commission de l’océan Indien dans le cadre de l’exercice militaire Papangue 26. Cette rencontre réunit les militaires de la région, mais également ceux des États d’Afrique de l’Est, invités en tant qu’observateurs. Les Comores avaient envoyé son contingent composé d’une vingtaine d’éléments de l’armée. Malheureusement, au moins 6 ne sont pas rentrés ce week-end. Selon de nombreux titres de la Réunion, les militaires comoriens auraient pris la poudre d’escampette avant même la fin de l’exercice. On a appris que certains auraient déjà engagé un avocat pour les défendre. Nous avons tenté d’avoir une confirmation auprès de l’avocat en question, mais il n’a pas donné suite à nos sollicitations. Ce qui est certain, il ne fait aucun doute que la situation politique des Comores sera mise en avant pour essayer de faire capoter tout projet d’expulsion visant ces militaires. Des comoriens se déclarant membres « d’un gouvernement d’exil » auraient eux aussi contacté la préfecture de l’île de la Réunion afin d’obtenir une demande d’asile pour les déserteurs.
D’après nos confrères de Zinfos 974, il y a eu d’abord la fuite d’un groupe de cinq militaires, qui auraient bénéficié de l’aide présumée de la communauté comorienne. Puis deux autres, ont quitté leurs frères d’arme en catimini. Au total, près de 1200 hommes prenaient part à cette manœuvre coorganisée par Madagascar et la France. A Moroni, les autorités n’avaient pas commenté cette information qui fait le tour des réseaux depuis jeudi soir. Nous avons adressé depuis lundi à des proches du Directeur de cabinet en charge de la défense, Youssoufa Mohamed Ali, fidèle d’Azali Assoumani, mais on ne nous a jamais répondu, malgré l’accord de principe obtenu.
Visas annulés, enquête ouverte
Seulement dans un communiqué publié ce mardi matin, l’ambassade de France aux Comores a réagi pour la première fois depuis la révélation de cette affaire. La chancellerie qui a utilisé un ton amical, sans condamnation de l’acte, a donné plus de détails sur le chiffre exact, qui jusqu’ici variait d’un média à un autre. « À l’occasion de l’exercice Papangue 26, dix-neuf militaires comoriens, sélectionnés par les autorités nationales sur la base de leurs compétences, de leur expérience et de leur grade, ont pris part à cet entraînement. Des visas de courtoisie leur ont été délivrés par les autorités françaises. Sept de ces militaires ont quitté le cadre de l’exercice sans autorisation« , a indiqué, l’ambassade de France ajoutant que leurs visas ont, en conséquence, été annulés et ils se trouvent désormais en situation irrégulière sur le territoire français. Selon des sources de la Réunion, sur les sept militaires, deux d’entre eux auraient été interpellés par la police aux frontières et la gendarmerie réunionnaise. Un des militaires aurait été expulsé. Une enquête serait en cours pour « aide au séjour irrégulier« . Ce délit est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. Cette sanction s’applique à toute personne qui a facilité ou tenté de faciliter, par aide directe ou indirecte, l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un étranger en France.
Une fuite en 2018
Dans son communiqué, l’ambassade de France auprès de l’Union des Comores, assure que les autorités comoriennes « sont régulièrement informées de l’évolution de la situation« . Papangue 26, est un exercice militaire réunissant les États membres de la Commission de l’océan indien à savoir Madagascar, les Comores, les Seychelles, l’île Maurice et la France. L’Afrique du Sud, l’Eswatini, le Malawi et la Tanzanie, ont aussi participé en qualité d’observateurs. » L’édition 2026 de cet exercice s’est déroulée à La Réunion, sous l’organisation de la France, et a permis de rassembler des délégations militaires des pays partenaires afin de renforcer la coopération, l’interopérabilité et le partage d’expériences« , s’est félicitée l’ambassade de France à Moroni. Pendant ces manœuvres, les forces armées dans la zone sud de l’océan indien (Fazoi) ont essayé de renforcer leur cadre de coopération en guise de prévention au cas où une crise majeure frapperait la zone, telles les catastrophes naturelles, ou d’autres formes de troubles sécuritaires. Au total, 7 bateaux, 9 aéronefs, un porte-hélicoptère amphibie étaient mobilisés. Pour rappel ce n’est pas la première fois que des militaires profitent d’une opération similaire pour rester clandestinement sur l’île de la Réunion. En 2018, quatre militaires comoriens avaient pris la fuite, profitant d’une soirée qui leur avait été accordée la nuit du dernier jour de l’exercice. Des actes qui sont souvent salués par les frères d’armes restés au pays. D’ailleurs la désertion des 7 militaires comoriens la semaine dernière est vivement commentée dans les casernes. » On soutient les déserteurs. Moi je ne serai pas revenu pour travailler dans ces conditions. Ceux qui ont retourné ne sont pas vus d’un bon œil« , a confié un jeune militaire, lundi à Flash Infos. Ce dernier a précisé que dans le contingent envoyé représenter les Comores à l’exercice Papangue 26, toutes les catégories étaient présentes, notamment deuxième classe ou encore des caporaux. La fuite des militaires comoriens intervient quatre ans presque après la rocambolesque désertion de 54 athlètes qui prenaient part à la ligue des champions de handball de l’océan indien, sur l’île de la Réunion. Seuls un coach et deux handballeurs sont rentrés à Moroni. Le ministre des sports de l’époque a dû présenter des excuses à l’ambassade de France.
D’après nos confrères de Zinfos 974, il y a eu d’abord la fuite d’un groupe de cinq militaires, qui auraient bénéficié de l’aide présumée de la communauté comorienne. Puis deux autres, ont quitté leurs frères d’arme en catimini. Au total, près de 1200 hommes prenaient part à cette manœuvre coorganisée par Madagascar et la France. A Moroni, les autorités n’avaient pas commenté cette information qui fait le tour des réseaux depuis jeudi soir. Nous avons adressé depuis lundi à des proches du Directeur de cabinet en charge de la défense, Youssoufa Mohamed Ali, fidèle d’Azali Assoumani, mais on ne nous a jamais répondu, malgré l’accord de principe obtenu.
Visas annulés, enquête ouverte
Seulement dans un communiqué publié ce mardi matin, l’ambassade de France aux Comores a réagi pour la première fois depuis la révélation de cette affaire. La chancellerie qui a utilisé un ton amical, sans condamnation de l’acte, a donné plus de détails sur le chiffre exact, qui jusqu’ici variait d’un média à un autre. « À l’occasion de l’exercice Papangue 26, dix-neuf militaires comoriens, sélectionnés par les autorités nationales sur la base de leurs compétences, de leur expérience et de leur grade, ont pris part à cet entraînement. Des visas de courtoisie leur ont été délivrés par les autorités françaises. Sept de ces militaires ont quitté le cadre de l’exercice sans autorisation« , a indiqué, l’ambassade de France ajoutant que leurs visas ont, en conséquence, été annulés et ils se trouvent désormais en situation irrégulière sur le territoire français. Selon des sources de la Réunion, sur les sept militaires, deux d’entre eux auraient été interpellés par la police aux frontières et la gendarmerie réunionnaise. Un des militaires aurait été expulsé. Une enquête serait en cours pour « aide au séjour irrégulier« . Ce délit est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. Cette sanction s’applique à toute personne qui a facilité ou tenté de faciliter, par aide directe ou indirecte, l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un étranger en France.
Une fuite en 2018
Dans son communiqué, l’ambassade de France auprès de l’Union des Comores, assure que les autorités comoriennes « sont régulièrement informées de l’évolution de la situation« . Papangue 26, est un exercice militaire réunissant les États membres de la Commission de l’océan indien à savoir Madagascar, les Comores, les Seychelles, l’île Maurice et la France. L’Afrique du Sud, l’Eswatini, le Malawi et la Tanzanie, ont aussi participé en qualité d’observateurs. » L’édition 2026 de cet exercice s’est déroulée à La Réunion, sous l’organisation de la France, et a permis de rassembler des délégations militaires des pays partenaires afin de renforcer la coopération, l’interopérabilité et le partage d’expériences« , s’est félicitée l’ambassade de France à Moroni. Pendant ces manœuvres, les forces armées dans la zone sud de l’océan indien (Fazoi) ont essayé de renforcer leur cadre de coopération en guise de prévention au cas où une crise majeure frapperait la zone, telles les catastrophes naturelles, ou d’autres formes de troubles sécuritaires. Au total, 7 bateaux, 9 aéronefs, un porte-hélicoptère amphibie étaient mobilisés. Pour rappel ce n’est pas la première fois que des militaires profitent d’une opération similaire pour rester clandestinement sur l’île de la Réunion. En 2018, quatre militaires comoriens avaient pris la fuite, profitant d’une soirée qui leur avait été accordée la nuit du dernier jour de l’exercice. Des actes qui sont souvent salués par les frères d’armes restés au pays. D’ailleurs la désertion des 7 militaires comoriens la semaine dernière est vivement commentée dans les casernes. » On soutient les déserteurs. Moi je ne serai pas revenu pour travailler dans ces conditions. Ceux qui ont retourné ne sont pas vus d’un bon œil« , a confié un jeune militaire, lundi à Flash Infos. Ce dernier a précisé que dans le contingent envoyé représenter les Comores à l’exercice Papangue 26, toutes les catégories étaient présentes, notamment deuxième classe ou encore des caporaux. La fuite des militaires comoriens intervient quatre ans presque après la rocambolesque désertion de 54 athlètes qui prenaient part à la ligue des champions de handball de l’océan indien, sur l’île de la Réunion. Seuls un coach et deux handballeurs sont rentrés à Moroni. Le ministre des sports de l’époque a dû présenter des excuses à l’ambassade de France.
La préfecture de Mayotte annonce l’ouverture de la campagne de télé-déclaration des dossiers PAC 2026 du 1er avril au 18 mai. Les agriculteurs disposant d’un numéro PACAGE sont invités à effectuer leur demande d’aides via la plateforme TELEPAC.
Pour accompagner les exploitants, plusieurs permanences seront assurées sur le territoire, notamment à Coconi, Bandraboua, Combani, Mamoudzou et Mtsamboro. Les agriculteurs peuvent s’appuyer sur les organismes de service pour les aider dans leurs démarches.
À Mamoudzou, l’association Fuz’Ellipse annonce le lancement d’un projet de mobilité européenne destiné aux jeunes de Mayotte. Baptisée « Découvrir l’Europe : Ouvrir les Horizons pour la Jeunesse de Mayotte », cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme Erasmus+ DiscoverEU et débutera le 15 juillet 2026.
Le dispositif permettra à des jeunes âgés de 18 à 21 ans de traverser plusieurs pays européens en train. Au programme : découvertes culturelles, rencontres avec d’autres jeunes et visites d’infrastructures sportives. L’objectif est de renforcer l’autonomie, la confiance en soi et l’ouverture au monde. Fuz’Ellipse entend par ailleurs créer une dynamique locale en incitant les participants à partager leur vécu à leur retour. Les candidatures sont ouvertes.
L’association Ceta’Maore lance sa première session 2026 de formation « Observateur en mer », ouverte à tous les passionnés de l’océan. Celle-ci se tiendra le lundi 13 avril, de 8h à 13h, dans la salle Code de la DEALM à M’tsapéré. Accessible au grand public, cette formation d’une demi-journée constitue un passage obligatoire pour participer aux sorties scientifiques organisées en mer par l’association. Les participants y découvriront les espèces de mammifères marins présentes à Mayotte et dans l’océan Indien, ainsi que les méthodes de collecte de données utilisées dans le cadre du programme WUJUA (« connaître » en shimaoré). Ces sorties, encadrées ou réalisées en autonomie avec des prestataires nautiques, visent à enrichir les connaissances scientifiques grâce à l’observation, l’acoustique et la photo-identification. Depuis 2023, plus de 60 missions ont permis d’observer plus de 200 groupes appartenant à 13 espèces différentes autour de l’île. Avec cette nouvelle session, Ceta’Maore espère former de nouveaux bénévoles afin de poursuivre la collecte de données en 2026. L’inscription est ouverte à tous, sous réserve d’adhésion à l’association.
Les quartiers Hauts Vallons, Kawéni, Cavani, Mtsapéré, Doujani, Passamaïnty et Vahibé vont renouer avec la propreté à partir de ce lundi matin. Les ordures ménagères qui n’étaient plus ramassées par le SIDEVAM depuis plusieurs semaines le seront à nouveau selon un communiqué de la CADEMA (communauté d’agglomération). Dès ce lundi 30 mars 2026, les habitants sont invités à sortir leurs poubelles aux horaires habituelles, la collecte s’opérera à partir de 14 heures. Pour ce qui concerne le reste de les localités sud de la CADEMA (Tsoundzou 1 et 2, Hironi Bé, Tsararano, Ongojou, Illoni et Hajangoua), les habitants sont informés que la collecte sera assurée dans la matinée de 6 heures à 14 heures.
Un fait divers lié directement à l’immigration illégale aux frontières maritimes de Mayotte. Nos confrères de Mayotte La 1 ère ont été les premiers à diffuser cette information sur les réseaux sociaux, une embarcation de type kwassa aurait chaviré au large du village de Mtsamaboro (nord de Mayotte) après qu’elle ait été intercepté par les forces de polices aux frontières. Une maladresse due à une passagère serait à l’origine du chavirage de cette embarcation.
Freddy Novou dans la matinée de samedi à Labattoir, Issouf Maandhui dans la matinée de dimanche (hier) à Pamandzi, les deux nouveaux maires élus de la Petite-Terre ont officiellement pris leur fonctions ce week-end, en présence de leurs partisans euphoriques. Dans la commune de Dzaoudzi-Labattoir, ils se sont même offert un cortège d’automobiles qui a sillonné les artères principales de la ville sous un concert de klaxons. Dans les deux localités, la population attend de voir les deux équipes à l’ouvrage pour relever les nombreux défis qui les attends, notamment en premier lieux, le ramassage des ordures ménagères devenu un fléau à risques multiples, le manque d’eau au robinet fortement ressenti depuis plusieurs jours en raison d’une fuite dans les canalisations sous le trottoir du boulevard des crabes (quartier Foungoujou en direction du Rocher de Dzaoudzi). Le précieux liquide a manqué tout au long de la semaine dernière, y compris samedi, jour de l’Ide El-Fitr, pour ne revenir en un mince filet que dans la nuit de dimanche à lundi. Hier dimanche, l’eau n’a fait qu’une rapide apparition dans le robinet, un mince filet qui a laissé mécontent des milliers d’habitants non avertis, les plus chanceux d’entre eux n’ayant réussi qu’à remplir, de justesse, que quelques ustensiles. Pas de quoi leur permettre de faire la lessive. Le cycle infernal se poursuit sous le mécontentement des usagers qui en appellent aux nouveaux élus municipaux pour qu’ils donnent de la voix dans le syndicat intercommunal « L’Eau de Mayotte » (ex SIEAM). Pas sûr pour autant qu’ils obtiennent gain de cause rapidement.
« Pas une goutte au robinet » : à Pamandzi comme à Dzaoudzi-Labattoir, la pénurie d’eau oblige les habitants à vivre sans accès à ce service essentiel depuis plusieurs jours.
* image d'illustration générée par ia
Déjà plusieurs jours qu’il leur est impossible de prendre une douche, de cuisiner, de faire la lessive et bien d’autres choses. L’eau manque au robinet dans la plupart des quartiers de Dzaoudzi-Labattoir et de Pamandzi, à la suite d’une importante fuite dans le réseau sur le boulevard des Crabes. Des travaux sont en cours et pourraient conduire à un retour à la normale ce mardi. Mais surtout, ne faites aucun commentaire sur ce sujet : des personnes pourraient se courroucer au sein de la direction de la SMAE.
Déjà cinq jours que les habitants de la Petite-Terre sont soumis au régime sec : plus aucune goutte d’eau au robinet, pas même le jour de l’Aïd el-Fitr. À peine installés dans leurs fauteuils de premiers magistrats de Pamandzi et de Dzaoudzi-Labattoir, samedi et dimanche, Freddy Novou et Issouf Maandhui doivent faire leur baptême du feu face au mécontentement populaire et aux réclamations des usagers. Si ces deux-là ne sont pas encore comptables de la situation actuelle, ils portent néanmoins les légitimes attentes de leurs nouveaux administrés, qui considèrent que l’eau est un droit absolu, une ressource vitale au même titre que l’électricité, et qu’elle ne saurait souffrir d’aucun manquement.
« Wagnawéééé, trop c’est trop ! Basi ivo ! » (cela suffit !). Ce cri d’alarme est celui de Hachimiya Al-Hamidi Hamidouni, résidente du quartier Mbouyoujou, dans les hauteurs de Labattoir, non loin du quartier Mangafouté à Pamandzi. Elle explique que la vie est devenue impossible dans son foyer depuis cinq jours : elle ne fait plus la lessive, la vaisselle, et encore moins à manger, en raison d’un manque d’eau persistant.
« Ces personnes qui gèrent le traitement et la distribution de l’eau sur l’île savent faire preuve d’un cynisme incomparable. À croire qu’elles n’attendaient que la fin du Ramadan pour nous infliger un calvaire de plus. Priver la population d’eau durant tout ce temps, en pleine saison des pluies prolongée et sous cette chaleur qui bat des records, il faut le faire ! Il faut être complètement tordu d’esprit pour infliger un pareil traitement à des familles entières, à des écoliers et à des enfants en bas âge ! Et vous verrez, ils ne manqueront pas d’arguments pour justifier cet acte devant les caméras de télévision. »
La dame n’est hélas pas la seule à exprimer son mécontentement : elles sont des milliers, dans les rues et sur les places publiques des deux villes de Petite-Terre, à s’interroger sur ce qui se passe et sur la durée réelle de ce désagrément. En effet, l’origine de cette coupure d’eau n’est pas la première question que se posent les usagers de « La Mahoraise des Eaux », mais plutôt : dans combien de temps auront-ils à nouveau droit à une goutte bienfaisante de cette ressource devenue rarissime sur le territoire, davantage par la faute des hommes que par celle de la nature ?
Pour la cause, les habitants des deux villes croient savoir ce qu’il en est : « une importante fuite d’eau dans la canalisation principale, sous l’un des trottoirs du boulevard des Crabes à Foungoujou, en direction du rocher de Dzaoudzi ».
Quand l’omerta devient la règle pour une question d’une grande banalité
La quantité d’eau qui en jaillit depuis plusieurs jours, pour finir sur le bas-côté de la route dans la mangrove voisine, a été suffisamment conséquente pour être visible de tous les passants, qu’ils circulent à pied ou en voiture. Une tranchée a été creusée depuis trois jours et des agents s’y activent, sans qu’aucune information n’en ressorte : « Nous ne pouvons rien vous dire, il faut vous adresser à notre direction, seule habilitée à vous répondre. »
Sous le ciel de Mayotte, rien de nouveau lorsqu’il s’agit de coupures d’eau : l’omerta prévaut, « allez voir ailleurs si nous y sommes ! ». En effet, d’appel en appel à la SMAE, il nous a été recommandé de nous adresser au directeur d’exploitation, dénommé Nassurdine Abdallah. « Je suis soumis au devoir de réserve. Contentez-vous des communiqués que nous publierons ou écrivez ce que vous voulez ; nous ferons valoir notre droit de réponse si nous le jugeons nécessaire ! »
La messe est dite : circulez, il n’y a rien à voir. Cette façon de répondre en dit long sur l’exaspération des usagers de la SMAE résidant en Petite-Terre, qui s’estiment n’avoir aucun droit face au gestionnaire du réseau d’eau potable à Mayotte. Dès lors, il est compréhensible qu’ils s’adressent à leurs nouveaux élus, à peine installés dans leurs fonctions.
Dans leur ligne de mire : les prochains délégués communaux qui siégeront au conseil du syndicat intercommunal « L’Eau de Mayotte ». C’est en effet à eux qu’il appartiendra d’influer sur la politique officielle de cette institution afin de demander des comptes au détenteur actuel du contrat d’affermage, en particulier sur l’entretien du réseau de conduite et de distribution d’eau potable.
Une défaillance qui n’a que trop duré aux yeux de la population, contrainte de ne pas se doucher, de boire et de cuisiner avec des bouteilles d’eau minérale achetées au double, voire au triple de leur prix en métropole ou dans les autres Outre-mer. Une réalité qui ne serait sans doute pas du goût des dirigeants de la SMAE et qui expliquerait peut-être l’énervement inutile du directeur d’exploitation.
Face à ce manquement évident à l’une des clauses du contrat d’affermage, il va sans dire que le gestionnaire du réseau de distribution d’eau à Mayotte a failli et qu’il ne semble nullement pressé d’assumer le coût de la rénovation des conduites souterraines qui desservent la quasi-totalité du territoire mahorais.
Pour s’en tenir au dernier communiqué rendu public par « La Mahoraise des Eaux » et relayé par certains médias locaux, un retour probable de l’eau aux robinets des habitants de Pamandzi et de Dzaoudzi-Labattoir est évoqué dans le courant de la journée de ce mardi 31 mars 2026. De quoi rassurer les parents d’élèves qui ne peuvent plus envoyer leurs enfants à l’école faute de pouvoir les faire se doucher auparavant ; idem pour les adultes (dont le nombre croît) contraints au télétravail pour la même raison.
« Ces personnes qui gèrent le traitement et la distribution de l’eau sur l’île savent faire preuve d’un cynisme incomparable. À croire qu’elles n’attendaient que la fin du Ramadan pour nous infliger un calvaire de plus. Priver la population d’eau durant tout ce temps, en pleine saison des pluies prolongée et sous cette chaleur qui bat des records, il faut le faire ! Il faut être complètement tordu d’esprit pour infliger un pareil traitement à des familles entières, à des écoliers et à des enfants en bas âge ! Et vous verrez, ils ne manqueront pas d’arguments pour justifier cet acte devant les caméras de télévision. »
La dame n’est hélas pas la seule à exprimer son mécontentement : elles sont des milliers, dans les rues et sur les places publiques des deux villes de Petite-Terre, à s’interroger sur ce qui se passe et sur la durée réelle de ce désagrément. En effet, l’origine de cette coupure d’eau n’est pas la première question que se posent les usagers de « La Mahoraise des Eaux », mais plutôt : dans combien de temps auront-ils à nouveau droit à une goutte bienfaisante de cette ressource devenue rarissime sur le territoire, davantage par la faute des hommes que par celle de la nature ?
Pour la cause, les habitants des deux villes croient savoir ce qu’il en est : « une importante fuite d’eau dans la canalisation principale, sous l’un des trottoirs du boulevard des Crabes à Foungoujou, en direction du rocher de Dzaoudzi ».
Quand l’omerta devient la règle pour une question d’une grande banalité
La quantité d’eau qui en jaillit depuis plusieurs jours, pour finir sur le bas-côté de la route dans la mangrove voisine, a été suffisamment conséquente pour être visible de tous les passants, qu’ils circulent à pied ou en voiture. Une tranchée a été creusée depuis trois jours et des agents s’y activent, sans qu’aucune information n’en ressorte : « Nous ne pouvons rien vous dire, il faut vous adresser à notre direction, seule habilitée à vous répondre. »
Sous le ciel de Mayotte, rien de nouveau lorsqu’il s’agit de coupures d’eau : l’omerta prévaut, « allez voir ailleurs si nous y sommes ! ». En effet, d’appel en appel à la SMAE, il nous a été recommandé de nous adresser au directeur d’exploitation, dénommé Nassurdine Abdallah. « Je suis soumis au devoir de réserve. Contentez-vous des communiqués que nous publierons ou écrivez ce que vous voulez ; nous ferons valoir notre droit de réponse si nous le jugeons nécessaire ! »
La messe est dite : circulez, il n’y a rien à voir. Cette façon de répondre en dit long sur l’exaspération des usagers de la SMAE résidant en Petite-Terre, qui s’estiment n’avoir aucun droit face au gestionnaire du réseau d’eau potable à Mayotte. Dès lors, il est compréhensible qu’ils s’adressent à leurs nouveaux élus, à peine installés dans leurs fonctions.
Dans leur ligne de mire : les prochains délégués communaux qui siégeront au conseil du syndicat intercommunal « L’Eau de Mayotte ». C’est en effet à eux qu’il appartiendra d’influer sur la politique officielle de cette institution afin de demander des comptes au détenteur actuel du contrat d’affermage, en particulier sur l’entretien du réseau de conduite et de distribution d’eau potable.
Une défaillance qui n’a que trop duré aux yeux de la population, contrainte de ne pas se doucher, de boire et de cuisiner avec des bouteilles d’eau minérale achetées au double, voire au triple de leur prix en métropole ou dans les autres Outre-mer. Une réalité qui ne serait sans doute pas du goût des dirigeants de la SMAE et qui expliquerait peut-être l’énervement inutile du directeur d’exploitation.
Face à ce manquement évident à l’une des clauses du contrat d’affermage, il va sans dire que le gestionnaire du réseau de distribution d’eau à Mayotte a failli et qu’il ne semble nullement pressé d’assumer le coût de la rénovation des conduites souterraines qui desservent la quasi-totalité du territoire mahorais.
Pour s’en tenir au dernier communiqué rendu public par « La Mahoraise des Eaux » et relayé par certains médias locaux, un retour probable de l’eau aux robinets des habitants de Pamandzi et de Dzaoudzi-Labattoir est évoqué dans le courant de la journée de ce mardi 31 mars 2026. De quoi rassurer les parents d’élèves qui ne peuvent plus envoyer leurs enfants à l’école faute de pouvoir les faire se doucher auparavant ; idem pour les adultes (dont le nombre croît) contraints au télétravail pour la même raison.
Les salariés de la société Madiana 976 Ambulance sont en grève depuis ce lundi 30 mars à Kani-Kéli, à l’initiative de la CGT Mayotte. Ils dénoncent des retards de salaire, un manque de matériel et une dégradation profonde des conditions de travail.
« Il n’y a pas de blocage. On est dans le local, mais on ne travaille pas. On est cinq et on attend », explique Saïd Isabelle, secrétaire de la société. Les grévistes ont affiché leurs revendications via des banderoles installées à l’entrée de la base : « Stop aux mensonges » et « Salariés Madiana en souffrance », peut-on notamment lire.
Un service minimum est tout de même assuré pour les patients nécessitant des dialyses. En revanche, les autres transports sanitaires ne sont plus pris en charge. Les gardes départementales, habituellement effectuées en lien avec le SAMU et à la demande de l’ARS, pourraient être impactées.
Les employés dénoncent des paiements irréguliers depuis plusieurs mois. « Depuis septembre, on reçoit des acomptes sans être prévenus », précise Saïd Isabelle. La situation semble toutefois se débloquer peu à peu : « On nous a payé notre salaire hier soir et les arriérés ce matin », indique-t-il.
Au-delà de la question salariale, les employés alertent sur leurs conditions de travail, qu’ils jugent « préoccupantes », voire « dangereuses ». L’effectif est réduit : sur cinq ambulanciers, seuls quatre sont actuellement en activité. « On est en sous-effectif et on se retrouve à faire des gardes de 24 heures sans repos, de 20 heures à 20 heures le lendemain », dénoncent-ils.
Les équipements font également défaut. « On a dû utiliser du liquide vaisselle pour nettoyer les ambulances », rapportent-ils.
Plus grave encore, une partie du matériel médical serait périmée depuis plusieurs mois : kits d’accouchement, de réanimation, pansements, masques ou encore dispositifs pour hémorragies. Le montant des équipements inutilisables est estimé, selon Saïd Isabelle, à 2 000.
Les relations entre les salariés et leur direction apparaissent profondément dégradées. « Elle n’a pas confiance en nous et nous n’avons pas confiance en elle », résument les grévistes.
Dans ce climat de défiance, les employés évoquent la présence supposée de caméras cachées dans les locaux et les véhicules, ainsi que l’écoute de leurs conversations. Des pratiques qui, si elles sont avérées, pourraient contrevenir aux règles encadrées par la CNIL, déjà contactée par les salariés.
Face à cette situation, les grévistes demandent des mesures fortes. Parmi elles : des ruptures conventionnelles, un licenciement économique ou encore une reprise de l’entreprise par les employés eux-mêmes.
« En septembre, elle a proposé de vendre sa société. Nous, nous sommes prêts à l’acheter pour la faire avancer sans elle », affirment-ils.
En attendant une issue, les ambulanciers restent mobilisés, déterminés à faire évoluer une situation qu’ils jugent « intenable » pour eux comme pour la qualité des soins apportés aux patients.
Les employés dénoncent des paiements irréguliers depuis plusieurs mois. « Depuis septembre, on reçoit des acomptes sans être prévenus », précise Saïd Isabelle. La situation semble toutefois se débloquer peu à peu : « On nous a payé notre salaire hier soir et les arriérés ce matin », indique-t-il.
Au-delà de la question salariale, les employés alertent sur leurs conditions de travail, qu’ils jugent « préoccupantes », voire « dangereuses ». L’effectif est réduit : sur cinq ambulanciers, seuls quatre sont actuellement en activité. « On est en sous-effectif et on se retrouve à faire des gardes de 24 heures sans repos, de 20 heures à 20 heures le lendemain », dénoncent-ils.
Les équipements font également défaut. « On a dû utiliser du liquide vaisselle pour nettoyer les ambulances », rapportent-ils.
Plus grave encore, une partie du matériel médical serait périmée depuis plusieurs mois : kits d’accouchement, de réanimation, pansements, masques ou encore dispositifs pour hémorragies. Le montant des équipements inutilisables est estimé, selon Saïd Isabelle, à 2 000.
Les relations entre les salariés et leur direction apparaissent profondément dégradées. « Elle n’a pas confiance en nous et nous n’avons pas confiance en elle », résument les grévistes.
Dans ce climat de défiance, les employés évoquent la présence supposée de caméras cachées dans les locaux et les véhicules, ainsi que l’écoute de leurs conversations. Des pratiques qui, si elles sont avérées, pourraient contrevenir aux règles encadrées par la CNIL, déjà contactée par les salariés.
Face à cette situation, les grévistes demandent des mesures fortes. Parmi elles : des ruptures conventionnelles, un licenciement économique ou encore une reprise de l’entreprise par les employés eux-mêmes.
« En septembre, elle a proposé de vendre sa société. Nous, nous sommes prêts à l’acheter pour la faire avancer sans elle », affirment-ils.
En attendant une issue, les ambulanciers restent mobilisés, déterminés à faire évoluer une situation qu’ils jugent « intenable » pour eux comme pour la qualité des soins apportés aux patients.
Virginie Briard, pédopsychiatre et cheffe de service du Centre Médi-co-Psychologique Enfant Adolescent (CMPEA explique que les relations toxiques, d’abord discrètes,
reposent sur un processus de domination pouvant mener à la vio-lence et à la perversion, d’où l’importance de protéger les plus vulnérables et de re-connaître les abus comme
des crimes.
Ce lundi 30 mars, au sein de l’hémicycle Younoussa Bamana, le pôle Santé Mentale et l’unité de pédopsychiatrie du Centre Hospitalier de Mayotte ont tenu un cercle de table ronde « sur la relation à soi et la relation à l’autre ». Une manière d’aborder les questions de santé mentale vers les professionnels et le grand public.
« La relation à soi et la relation à l’autre n’est pas qu’une simple thématique », prévient Virginie Briard, pédopsychiatre et cheffe de service du Centre Médico-Psychologique Enfant Adolescent (CMPEA). Ce lundi 30 mars, au sein de l’hémicycle Younoussa Bamana, les services du Centre hospitalier ont proposé un cycle de tables rondes sur les relations humaines et leur impact sur la santé mentale. Revenant sur le contexte mahorais où les familles élargies et les interactions villageoises ont une forte importance sur l’île.
Construction de soi comme appui
Au sein de la salle, différents membres du personnel sont venus en nombre, faisant salle comble pour écouter le savoir du médecin. Forte de son expérience en Afrique subsaharienne, elle possède une expérience dans le domaine de la psychologie de près de trente ans. Son but : interroger la profession sur ses pratiques et permettre de définir une santé mentale saine.
“La santé mentale ne se résume pas qu’à l’absence de maladie, elle résulte de la capacité à prendre des décisions, nouer des relations et bâtir le monde dans lequel nous vivons.” rappelle t-elle. En clair, tout individu non en mesure d’exploiter ces facultés se voit être fragilisé pour lui-même et envers des interactions sociales biaisées.
Virginie Briard est alors revenue sur la construction psychologique d’un enfant, que nous construisons au travers d’une histoire familiale. “L’enfant n’est pas un adulte à taille réduite mais un petit homme qui passe par plusieurs processus sociaux.” martèle-t-elle. En tant que nourrisson, l’enfant est d’emblée confronté à un manque, comme la faim, que son entourage ou ses parents doivent décrypter au fur et à mesure. L’enfant apprend à contenir ses excitations intérieures et extérieures, et apprend à connaître ses limites. L’enfant n’est pas un adulte à taille réduite mais un petit homme qui passe par plusieurs processus sociaux.
Les professionnels sont venus en nombre pour as-sister à la conférence et écouter les enseignements du docteur.
Limite et interdit fondamentaux pour un meilleur être
Le rôle de l’éducation est donc de parvenir à canaliser l’ego de l’enfant. Ce dernier doit pouvoir se repérer au sein de sa structure familiale, mais surtout dissocier son corps des autres afin d’échapper aux violences familiales et qui restent un tabou au sein de la société française. Pour un enfant, le désir, et même à l’adolescence, il est important de garder les interdits fondamentaux en toute société. Nous pouvons ainsi nommer le viol ou l’inceste dans l’une de ces catégories.
L’enjeu pour un enfant est donc de pouvoir construire une identité propre avec un besoin d’utilité et reconnaissance. Elle fait alors un rappel sur les enfants en confiage, une pratique répandue au sein de l’archipel des Comores, d’autant plus à Mayotte. Cette pratique vise à confier un enfant à un tiers adulte qui devient son référent, éludant alors toutes les questions d’attachement essentielles à la construction de soi et parfois destructives pour des enfants. Nombreux connaissent cette situation lorsque des parents viennent à être expulsés ou quand des parents décèdent, ou des enfants expédiés sur notre île.
Les relations toxiques ne devienne pas violente d’un coup
Le docteur l’affirme : les relations toxiques sont toujours lisses au début. C’est lorsqu’un individu commence à vouloir contrôler, puis, par un processus de domination, prend le pouvoir sur l’autre, jusqu’à atteindre des stades de violence. Des situations qu’en fin de compte tous peuvent connaître, même si les enfants sont plus vulnérables. Le médecin développe alors la notion de perversion : détourner une relation à son profit, avec une incapacité de reconnaître l’individu. Parfois même, certains éprouvent de la satisfaction dans la souffrance d’autrui. (Voir image)
Le docteur revient alors sur l’enjeu de cette conférence : protéger les personnes vulnérables et leur accorder les soins nécessaires pour construire une société plus juste, rappelant que les abus sont des crimes et non des affaires de famille.
La santé mentale se construit dès l’enfance : un enfant apprend à se connaître et à se repérer grâce à des relations claires, sûres et respectueuses au sein de sa famille et de la communauté.
Qu’est-ce qu’une relation saine ?
La pédopsychiatre poursuit : « Une relation saine est déterminée lorsque un enfant a une place claire, où chaque mot qui lui est exprimé se fait sans peur ni menace. » Elle prend alors un exemple bien connu qui peut s’apparenter à une manipulation : “finis ce plat que ton grand-père est allé cueillir”. Le docteur souhaite ici faire comprendre que nous sommes tous sujets à de mauvais traitements, mais la régularité de la compassion, du réconfort. “Le parent parfait n’existe pas”, souligne-t-elle, poursuit-elle. Elle énonce par la suite les piliers d’une relation saine qui sont : conscience de soi, savoir dire non sans culpabiliser, la communauté, la confiance, la confidence, la communication. Chaque adulte peut agir. Au niveau de la communauté, il faut briser le silence, comme le travail de Haki Za Wanatsa, qui sera aussi invitée au cours de cette journée, ainsi que le procureur de justice de Mayotte et le commandant de la maison de protection des familles de Mayotte, Amir-Dine Issoufa.
En outre, restaurer un lien humain reste primordial et dépend de la qualité du tissu relationnel et de nombreux facteurs. « Prendre soin de la santé mentale, c’est une société qui se libère. En parler, c’est voir le phénomène s’amoindrir », conclut la cheffe de service du Centre Médico-Psychologique Enfant Adolescent.
“La santé mentale ne se résume pas qu’à l’absence de maladie, elle résulte de la capacité à prendre des décisions, nouer des relations et bâtir le monde dans lequel nous vivons.” rappelle t-elle. En clair, tout individu non en mesure d’exploiter ces facultés se voit être fragilisé pour lui-même et envers des interactions sociales biaisées.
Virginie Briard est alors revenue sur la construction psychologique d’un enfant, que nous construisons au travers d’une histoire familiale. “L’enfant n’est pas un adulte à taille réduite mais un petit homme qui passe par plusieurs processus sociaux.” martèle-t-elle. En tant que nourrisson, l’enfant est d’emblée confronté à un manque, comme la faim, que son entourage ou ses parents doivent décrypter au fur et à mesure. L’enfant apprend à contenir ses excitations intérieures et extérieures, et apprend à connaître ses limites. L’enfant n’est pas un adulte à taille réduite mais un petit homme qui passe par plusieurs processus sociaux.
Les professionnels sont venus en nombre pour as-sister à la conférence et écouter les enseignements du docteur.
Limite et interdit fondamentaux pour un meilleur être
Le rôle de l’éducation est donc de parvenir à canaliser l’ego de l’enfant. Ce dernier doit pouvoir se repérer au sein de sa structure familiale, mais surtout dissocier son corps des autres afin d’échapper aux violences familiales et qui restent un tabou au sein de la société française. Pour un enfant, le désir, et même à l’adolescence, il est important de garder les interdits fondamentaux en toute société. Nous pouvons ainsi nommer le viol ou l’inceste dans l’une de ces catégories.
L’enjeu pour un enfant est donc de pouvoir construire une identité propre avec un besoin d’utilité et reconnaissance. Elle fait alors un rappel sur les enfants en confiage, une pratique répandue au sein de l’archipel des Comores, d’autant plus à Mayotte. Cette pratique vise à confier un enfant à un tiers adulte qui devient son référent, éludant alors toutes les questions d’attachement essentielles à la construction de soi et parfois destructives pour des enfants. Nombreux connaissent cette situation lorsque des parents viennent à être expulsés ou quand des parents décèdent, ou des enfants expédiés sur notre île.
Les relations toxiques ne devienne pas violente d’un coup
Le docteur l’affirme : les relations toxiques sont toujours lisses au début. C’est lorsqu’un individu commence à vouloir contrôler, puis, par un processus de domination, prend le pouvoir sur l’autre, jusqu’à atteindre des stades de violence. Des situations qu’en fin de compte tous peuvent connaître, même si les enfants sont plus vulnérables. Le médecin développe alors la notion de perversion : détourner une relation à son profit, avec une incapacité de reconnaître l’individu. Parfois même, certains éprouvent de la satisfaction dans la souffrance d’autrui. (Voir image)
Le docteur revient alors sur l’enjeu de cette conférence : protéger les personnes vulnérables et leur accorder les soins nécessaires pour construire une société plus juste, rappelant que les abus sont des crimes et non des affaires de famille.
La santé mentale se construit dès l’enfance : un enfant apprend à se connaître et à se repérer grâce à des relations claires, sûres et respectueuses au sein de sa famille et de la communauté.
Qu’est-ce qu’une relation saine ?
La pédopsychiatre poursuit : « Une relation saine est déterminée lorsque un enfant a une place claire, où chaque mot qui lui est exprimé se fait sans peur ni menace. » Elle prend alors un exemple bien connu qui peut s’apparenter à une manipulation : “finis ce plat que ton grand-père est allé cueillir”. Le docteur souhaite ici faire comprendre que nous sommes tous sujets à de mauvais traitements, mais la régularité de la compassion, du réconfort. “Le parent parfait n’existe pas”, souligne-t-elle, poursuit-elle. Elle énonce par la suite les piliers d’une relation saine qui sont : conscience de soi, savoir dire non sans culpabiliser, la communauté, la confiance, la confidence, la communication. Chaque adulte peut agir. Au niveau de la communauté, il faut briser le silence, comme le travail de Haki Za Wanatsa, qui sera aussi invitée au cours de cette journée, ainsi que le procureur de justice de Mayotte et le commandant de la maison de protection des familles de Mayotte, Amir-Dine Issoufa.
En outre, restaurer un lien humain reste primordial et dépend de la qualité du tissu relationnel et de nombreux facteurs. « Prendre soin de la santé mentale, c’est une société qui se libère. En parler, c’est voir le phénomène s’amoindrir », conclut la cheffe de service du Centre Médico-Psychologique Enfant Adolescent.
C’est devenu une habitude insupportable pour les habitants de Petite-Terre. Les quartiers de Pamandzi la Vigie et Labattoir la Vigie sont privés d’alimentation en eau courante depuis jeudi matin, suite à un incident sur le réseau de distribution. Selon la SMAE (Société Mahoraise des Eaux), la coupure fait suite à deux événements combinés : une coupure électrique sur ses installations et une casse sur le réseau d’adduction reliant la Grande-Terre à la Petite-Terre. Résultat : cinq jours sans eau au robinet pour des centaines de foyers.
La conduite permettant d’acheminer l’eau de Grande-Terre vers Petite-Terre s’est retrouvée hors d’usage dès ce dimanche 29 mars, obligeant la SMAE à adapter en urgence le planning des tours d’eau. Pour les secteurs La Vigie, la situation est particulièrement précaire : aucun horaire précis de remise en eau n’a été communiqué, la distribution devant être effectuée « alternativement » entre Pamandzi-La Vigie et La Vigie-Labattoir, en raison de la capacité insuffisante du réservoir.
Ce qui scandalise, c’est que la situation n’a rien d’exceptionnel à Mayotte, elle est structurelle. Les coupures à répétition sur ces mêmes quartiers rythment la vie des habitants depuis des années. En janvier 2026, en février, en novembre 2025… la SMAE multiplie les avis d’interruption d’eau sur Labattoir Centre, Pamandzi Est et La Vigie-Pamandzi, invoquant tour à tour des casses sur les conduites, des pannes électriques et des réservoirs à niveau insuffisant.
Cinq jours sans eau courante. En France métropolitaine, une telle situation provoquerait une mobilisation nationale, un passage au journal de 20h, une cellule de crise. À Mayotte, département français depuis 2011, c’est une information parmi d’autres, presque banalisée. Les habitants s’organisent comme ils peuvent : jerricanes, citernes, achats de bouteilles. La SMAE promet, dans ses communiqués, de « réaliser les actions nécessaires à la reprise du fonctionnement normal du réseau dans les meilleurs délais« , une formule désormais trop connue des Mahorais pour encore les rassurer.
L’accès à l’eau potable est pourtant un droit fondamental reconnu par l’ONU depuis 2010. À Mayotte, en 2026, il reste, pour beaucoup, un luxe intermittent.
Selon les dernières données de l’Agence régionale de santé Mayotte, la situation sanitaire à Mayotte présente des évolutions contrastées. Concernant le Chikungunya, 70 cas ont été recensés en semaine 12, soit une baisse de 37 % par rapport à la semaine précédente. Malgré ce recul, la circulation du virus reste active sur l’ensemble du territoire, dans un contexte météorologique favorable à la prolifération des moustiques. Du côté du Mpox, trois nouveaux cas ont été confirmés après quatre semaines sans signalement, portant à 13 le total depuis le début de l’année. Ces contaminations, liées à une transmission intrafamiliale, traduisent une circulation limitée mais persistante du virus, principalement concentrée à Bouéni et Mamoudzou. Enfin, l’épidémie de Bronchiolite amorce une décrue après un pic observé début mars. Toutefois, la pression reste élevée sur les services hospitaliers : 24 passages aux urgences pédiatriques ont été enregistrés en semaine 12, dont 11 hospitalisations. La bronchiolite représente encore près d’un tiers de l’activité des urgences pour les nourrissons. Face à ces indicateurs, l’Agence régionale de santé Mayotte appelle à maintenir une vigilance accrue afin de limiter la propagation des maladies infectieuses sur le territoire.
Avis aux opérateurs économiques intéressés, l’Agence de Développement et d’Innovation de Mayotte (ADIM) organise une mission économique au Kenya. Elle se déroulera du 11 au 14 avril 2026 dans le cadre du sommet « Africa Forwards ». Ce déplacement est ouvert à l’ensemble des opérateurs économiques de Mayotte. Les personnes qui prendront part à ce déplacement auront l’opportunité de côtoyer 2000 décideurs et investisseurs, avec la possibilité de rencontres B2B et de développement de partenariats.
L’ADIM a mis en place une plateforme numérique consultable par toute personne désireuse de participer à ce déplacement au Kenya. La date limite des inscriptions est fixée au 8 avril 2026.