Selon l’ARS, 1 284 cas de chikungunya ont été recensés depuis 2025 à Mayotte, avec 41 hospitalisations et aucun décès. Du 16 au 22 janvier, 952 domiciles ont été traités et 1 083 gîtes larvaires recensés, dont 272 positifs. Cette semaine, les équipes interviennent à Bandraboua, Bandrélé, Dembéni, Hagnoundrou, Kahani, Mtsahara, M’tsangamouji et Tsimkoura. Les autorités recommandent d’utiliser répulsifs et moustiquaires et de consulter un médecin dès l’apparition de fièvre ou de douleurs articulaires.
Promotion controversée d’un agent de police à Mayotte
Selon le media en ligne StreetPress, l’agent Yves Milla a été nommé le 1er janvier 2026 « chef de bureau de la sécurité du quotidien » au commissariat de Mamoudzou, alors qu’il est impliqué dans une affaire judiciaire pour violences éducatives sur ses enfants. Sa promotion, intervenue deux semaines avant l’annulation de sa relaxe par la Cour de cassation, suscite l’incompréhension de policiers locaux. Des agents dénoncent une discrimination envers les fonctionnaires mahorais et s’interrogent sur le rôle du major en milieu scolaire. La DGPN n’a pas justifié cette décision, qui survient alors que d’autres procédures restent en cours et que Milla bénéficie du soutien d’un responsable syndical.
À Chirongui, le lycée bioclimatique de Tani Malandi à 100 millions d’euros
Bambou, briques de terre crue et ventilation naturelle : le futur lycée Tani Malandi, en construction à Chirongui, affiche de fortes ambitions écologiques. Mais ces choix, présentés samedi 24 janvier par les porteurs de projets, suscitent aussi des doutes chez certains parents d’élèves, encore échaudés par le collège de Bouéni, souvent cité pour ses limites en matière de confort thermique.
Autour de M. Mastouri Belhessen, proviseur du LPO Tani Malandi, M. Christophe Protais, du pôle immobilier et logistique du rectorat et M. Clavieras, architecte du projet. L’objectif affiché : faire le point sur l’avancement du chantier et expliquer les choix architecturaux et environnementaux retenus. « Il y avait beaucoup de questions de la part des parents d’élèves et du conseil d’administration. L’idée, c’était la transparence », a expliqué le proviseur.
Construit sur un site exposé aux fortes pluies, aux ravinements et aux risques de submersion marine, le futur lycée repose sur des choix techniques contraignants. Ainsi, tous les bâtiments sont érigés sur …
Estelle Youssouffa fait volte-face et votera la motion de censure contre le gouvernement
Encore une promesse politique qui s’envole, et une députée mahoraise qui s’embrase à l’Assemblée nationale, furieuse de s’être sentie flouée par le gouvernement Lecornu. Faute d’avoir obtenu le milliard d’euros qu’elle réclamait pour 2026, Estelle Youssouffa se rebiffe et annonce qu’elle votera la motion de censure visant à renverser le gouvernement. Elle a fini par admettre que Mayotte n’est pas la priorité du chef de l’État.
Pour n’avoir pas mentionné le montant des crédits de paiement destinés à Mayotte en 2026, le gouvernement aurait, à ses yeux, franchi une ligne rouge.
Une « refondation » qui bat de l’aile
La « Refondation » de Mayotte post-Chido se transforme en douche froide pour la députée de la 1ʳᵉ circonscription, qui commence à comprendre que cette perspective n’est peut-être qu’un vœu pieux, répété par des ministres en déplacement régulier dans l’archipel. Comme le disait feu Jacques Chirac, « les promesses politiques n’engagent que ceux qui y croient »…
Reconduites de migrants illégaux aux frontières : regard d’outre-Manche sur le cas de Mayotte

Un article consacré à l’immigration clandestine à Mayotte devait paraître dans l’édition d’hier, dimanche 26 janvier 2026, du Daily Mail, l’un des trois quotidiens britanniques au plus fort tirage. La méthode française en matière de reconduite aux frontières et de gestion des flux migratoires sur le sol mahorais suscite un vif intérêt auprès des citoyens du roi Charles III, outre-Manche.
L’inaccessibilité des autorités locales, retranchées dans un silence jugé assourdissant sur cette question, les a particulièrement surpris. Le campement de Tsoundzou leur est apparu bien moins organisé que l’ancienne « jungle » de Calais, et nettement plus sordide sur le plan de l’hygiène.
Confronté à une immigration illégale de haute intensité, le paysage politique britannique est aujourd’hui divisé en deux camps distincts : partisans et adversaires d’une ligne dure dans la gestion de ce phénomène. Que se rassurent toutefois celles et ceux qui estiment que le traitement réservé aux candidats à l’entrée illégale à Mayotte est sévère : au Royaume-Uni, les migrants clandestins ont bien davantage de raisons de s’inquiéter, leur sécurité physique n’y étant pas garantie comme elle l’est dans le 101ᵉ département français…
« À Mayotte comme en Angleterre, des gens arrivent sans cesse »

Entre le mardi 20 et le vendredi 23 janvier, deux journalistes du Daily Mail Ian Gallagher et Rory Mulholland ont enquêté sur le territoire de Mayotte. Leur reportage dresse un portrait de l’immigration, un sujet très présent sur l’île comme outre-Manche. La rédaction les a rencontrés afin d’échanger avec eux. Interview.
Flash Info : Pourquoi le cas de Mayotte a retenu votre attention nous connaissons le cas de la ceuta de Mellila ?
Rory Mulholland : J’ai exercé pendant quinze ans en France, notamment à l’Agence France-Presse, en couvrant l’actualité anglophone. Je me souviens du référendum de 2009 : j’avais écrit un article depuis Paris à ce sujet et ce moment m’avait beaucoup intrigué. J’ai ensuite lu sur Mayotte et appris que Mayotte est la France, tout en étant très différente d’elle. J’ai continué à suivre son actualité. J’ai toujours voulu venir ici pour écrire des reportages, mais cela coûte assez cher…
IEDOM : quelle est la situation financière des ménages mahorais ?
Banque & finances. L’IEDOM vient de publier le baromètre mensuel de l’inclusion financière. Surendettement, fichier central des chèques, désignation de droit au compte bancaire : autant d’éléments étudiés et calculés par les économistes de l’IEDOM Mayotte afin de mieux comprendre les enjeux du système bancaire et ses limites.
Surendettement
A partir des chiffres arrêtés à fin décembre 2025, l’IEDOM publie son nouveau baromètre de l’inclusion financière. 8 nouveaux dossiers de surendettement ont été déposés au mois de décembre à Mayotte, ce qui amène le nombre total à 56 dossiers pour la période janvier-décembre 2025. L’évolution annuelle est de 166,7% par rapport à décembre 2024, et de -8,2% par rapport à la période janvier-décembre 2024. La tendance à Mayotte est plutôt…
Talents de l’Outre-mer 2025 : six parcours d’excellence mahorais mis à l’honneur à Paris
Six parcours, six trajectoires d’excellence, un même attachement à Mayotte.
Lors de la cérémonie de remise des prix des Talents de l’Outre-mer 2025, organisée par le CASODOM le 23 janvier à l’Université Paris Cité, 52 Ultramarins ont été distingués pour la qualité remarquable de leurs parcours académiques et professionnels.
Parmi eux, six lauréats sont originaires de Mayotte, illustrant la richesse et la diversité des talents mahorais en Hexagone, dans des secteurs stratégiques pour le développement du territoire et les grands enjeux nationaux.
Organisé tous les deux ans, ce concours connaît cette année une hausse significative du nombre de lauréats mahorais, traduisant une dynamique nouvelle et structurée en faveur de la reconnaissance des compétences issues de Mayotte…
Comores : une plateforme d’échanges russe ouverte en attendant l’ambassade
Le centre Comruss a pour mission de favoriser la coopération et les échanges concrets entre institutions, acteurs économiques, entrepreneurs et universités des deux pays, qui ont célébré début janvier le cinquantenaire de leurs relations diplomatiques.
Le 6 janvier marquait le cinquantième anniversaire des relations diplomatiques entre la Fédération de Russie et l’Union des Comores. À cette occasion, à Moscou, les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont exprimé leur volonté de renforcer davantage les liens bilatéraux. Des relations appelées à se consolider avec, en ligne de mire, l’ouverture prochaine d’une ambassade russe sur le sol comorien, prévue avant la fin de l’année 2026.
En attendant le franchissement de cette étape, Moscou multiplie les initiatives afin d’accroître sa présence dans l’archipel. Samedi, en présence du chargé d’affaires de l’ambassade de Russie basée à Antananarivo, a eu lieu l’inauguration de Comruss, une première plateforme destinée à dynamiser les…
La technopole de Mayotte au service des porteurs de projets
A titre gratuit la technopole de Mayotte propose un atelier afin d’aider les porteurs de projets à monter leur dossier de financement et espérer obtenir des fonds européens. Comprendre les attendus, étayer le dossier, proposer des éléments solides sont autant de critères qui ont été abordés lors de la formation, organisée ce jeudi 22 janvier, à la Technopole, à Dembéni.
Quai Issoufali : le régime de circulation prolongé jusqu’au 31 janvier 2026
Les travaux d’aménagement du quai Issoufali entrent dans leur phase finale. Pour garantir la sécurité et le confort des passagers, le régime de circulation temporaire sur le Rocher de Dzaoudzi est maintenu jusqu’au 31 janvier 2026. L’ensemble des partenaires remercie la population pour sa patience. Le quai sera à nouveau pleinement accessible à partir du 1er février 2026, avec reprise des barges et retour aux règles habituelles de circulation.
Pessac : Hatyce Halidi Selemani, 16 ans, portée disparue depuis le 12 janvier
La police nationale a lancé une alerte pour disparition inquiétante après la disparition d’Hatyce Halidi Selemani, 16 ans, originaire de Mayotte, portée disparue depuis le lundi 12 janvier à Pessac, en banlieue de Bordeaux. La lycéenne a quitté le domicile familial en début d’après-midi pour se rendre en cours, mais n’est jamais arrivée à son établissement et a laissé son sac chez elle. Son téléphone a borné à deux reprises dans le quartier Bacalan, avant d’être éteint. Le jour de sa disparition, elle portait un sweat à capuche rose, un jogging noir et des baskets noires et blanches. Toute information est à transmettre à la police aux 05 57 85 72 52 ou 0800 00 3845.
Grève chez Matis : le bras de fer se prolonge poursuit
La grève des chauffeurs de la société Matis se poursuit après l’échec d’une nouvelle réunion de négociations tenue ce jeudi 22 janvier au dépôt de Longoni. Direction et représentants des salariés se sont séparés sans parvenir à un accord, prolongeant un mouvement social entamé depuis le mercredi 14 janvier.
Les chauffeurs maintiennent leurs revendications, réclamant une revalorisation salariale pour faire face à la hausse du coût de la vie et aux conditions de travail dégradées par l’insécurité sur les routes. Malgré la reprise du dialogue ces derniers jours, les discussions n’ont pas permis de rapprocher les positions. La direction propose une augmentation de 2,75 %, une offre jugée insuffisante face aux 20 % demandés par les grévistes depuis le début du conflit.
Les salariés estiment par ailleurs que la situation financière de l’entreprise permettrait un effort plus important, s’appuyant sur les conclusions d’un audit récent. De son côté, la direction n’a pas souhaité s’exprimer à l’issue de la réunion et rappelle que les conducteurs de Matis figurent déjà parmi les mieux rémunérés du secteur des transports à Mayotte.
Les Comores touchées par l’épidémie de Mpox
Le virus Mpox (ou variole du singe) a atteint les Comores malgré les mesures draconiennes prises par les autorités sanitaires de l’archipel, en particulier au départ de Mayotte. Des journalistes comoriens font état de 3 cas pris en charge par le système hospitalier local. Les 3 malades présenteraient des éruptions cutanées et seraient sujets à de fortes fièvres. Il s’agirait de personnes revenant de Madagascar d’où ils sont supposés avoir contracté ce virus dans la ville portuaire de Majunga. Cette ville est la principale porte d’entrée des migrants et étudiants comoriens dans la « Grande Ile » mais aussi le point de départ personnes et des biens en direction de l’Union des Comores.
Conseil départemental : le président présentera ses vœux à la population le mardi 27 janvier
Le président de l’Assemblée départementale de Mayotte, Ben Issa Ousséni, donne rendez-vous à la population mahoraise ce mardi 27 janvier 2026 à 9 heures, à l’Hémicycle Bamana à Mamoudzou, à l’occasion de la traditionnelle présentation de ses vœux. Un moment institutionnel fort qui se veut avant tout un temps d’échange et de dialogue avec les habitants du territoire.
Au-delà des vœux pour la nouvelle année, cette rencontre revêt une importance particulière. Le président de l’Assemblée, accompagné des membres de l’Exécutif, y présentera la feuille de route dédiée à la reconstruction de Mayotte. L’occasion d’exposer les grandes orientations et les priorités stratégiques du Département-Région, dans un contexte marqué par de nombreux défis économiques, sociaux et structurels.
Des annonces sont attendues concernant les axes majeurs de l’action publique pour les mois à venir, avec pour objectif de répondre aux attentes de la population et de renforcer le développement du territoire. Le Département de Mayotte invite ainsi les acteurs institutionnels, les partenaires et les médias à être présents afin d’assurer une large diffusion de ces informations essentielles auprès des Mahoraises et des Mahorais.
L’eau à prix cassé, la dignité en option à Mayotte
À Mayotte, une promotion chez Carrefour a suffi à déclencher une scène devenue tristement banale. Des packs d’eau Cristaline vendus 1,49 € au lieu de 4,14 € et, aussitôt, la ruée.
Camions, allers-retours incessants, palettes entières chargées sans complexe : certains ne viennent plus faire des courses, ils viennent faire des stocks. Pendant ce temps, d’autres regardent les rayons se vider, une fois de plus, avec le sentiment amer d’arriver trop tard… ou de ne pas avoir les moyens logistiques de se battre pour un bien vital.
Car c’est bien là le cœur du problème : l’eau n’est pas un produit comme les autres.
Si Carrefour est capable, le temps d’une opération commerciale, de vendre ces packs à 1,49 €, alors pourquoi ce prix n’est-il pas la norme ? Pourquoi faut-il une “promo” pour que l’eau redevienne accessible ?
Cette politique du coup de projecteur, loin d’aider la population, accentue les inégalités, encourage la spéculation et plonge les familles modestes dans l’embarras. À Mayotte, l’accès à l’eau est déjà un combat quotidien ; ces promotions éclair ne font que transformer ce combat en foire d’empoigne.
Vendre l’eau à un prix juste, durablement, ce ne serait pas un geste commercial.
Ce serait un acte de responsabilité.
« Je faisais confiance » : au procès du SIEAM, chacun se défausse
Le procès du Syndicat intercommunal des eaux et de l’assainissement de Mayotte (SIEAM) s’est ouvert lundi 19 janvier devant le tribunal correctionnel. Prévu pour durer jusqu’au mardi 27 janvier, il pourrait se prolonger au regard de la densité du dossier et du nombre de prévenus appelés à la barre. En toile de fond : des soupçons massifs de favoritisme, de fractionnement illégal de marchés publics et de gestion défaillante, dans un territoire déjà durablement frappé par la pénurie d’eau.
Un signalement de la Chambre régionale des comptes à l’origine des poursuites
Dès la première journée d’audience, la cour est revenue sur l’origine de l’affaire : un signalement de la Chambre régionale des comptes (CRC) de Mayotte, daté du 4 juillet 2018. Le rapport décrit un « système frauduleux » reposant notamment sur le fractionnement artificiel des commandes publiques, permettant d’éviter les procédures de mise en concurrence prévues par le code des marchés publics.
La CRC pointe également une gouvernance jugée défaillante, marquée par une concentration des décisions, une politique salariale qualifiée de « très généreuse », et des investissements inefficaces, à l’image du site de Dembéni, qui ne fonctionnait qu’à 20 % de sa capacité plusieurs années après sa mise en service. En 2015, le syndicat affichait par ailleurs 11 millions d’euros d’arriérés de paiement…
“Les Outre-mer ne sont pas un ministère social” affirme la ministre au Sénat
Trois mois après sa prise de fonction, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, était auditionnée par la délégation sénatoriale aux Outre-mer ce jeudi matin. Une audition de deux heures, au cours de laquelle Mayotte a occupé une place importante, tant les difficultés du territoire restent emblématiques des fractures ultramarines.
Dès l’ouverture, la ministre a donné le ton. Pas de grandes annonces spectaculaires, mais une ligne revendiquée de prudence : « Je ne suis pas là pour promettre ce que nous pourrions ne pas tenir ensuite. »
Revenant sur son déplacement sur l’île mi-décembre, Naïma Moutchou a voulu nuancer l’idée d’un territoire totalement paralysé : « J’ai vu à Mayotte d’abord que le territoire n’était pas à l’arrêt. » Elle a cité la poursuite des travaux de l’usine de dessalement, l’amélioration des effectifs aux urgences et l’engagement de certaines communes dans la construction d’écoles. Des avancées réelles, mais encore fragiles…
Fonds européens : deux jours d’échanges stratégiques pour Piloter l’Europe à Mayotte
Deux jours de dialogue approfondi ont été consacrés à la mise en œuvre des fonds européens à Mayotte. Les différents partenaires se sont accordés sur la nécessité d’une coordination étroite de leurs actions afin de relever des défis communs. Ils ont souhaité anticiper les prochaines étapes européennes à travers l’établissement d’un calendrier d’évaluation, une stratégie de communication autour des projets majeurs, ainsi qu’un processus de clôture de la programmation 2014-2020.
Le Département-Région de Mayotte a pris la curieuse habitude de tenir la presse locale à l’écart des forums de discussion pourtant d’intérêt majeur pour la population, laissant à se demander ce qu’il y aurait à cacher. C’est le cas des fonds européens mobilisés sur le territoire entre 2024 et 2025, qui ont été au cœur d’une rencontre de deux jours au CESEM, lundi 20 et mardi 21 janvier 2026, du Comité Régional Unique de Suivi (CRUS). Cette rencontre a réuni l’ensemble des acteurs institutionnels de Mayotte — État, collectivités, opérateurs et Commission européenne — pour des échanges fructueux et constructifs.
Un communiqué de l’Hôtel de Région précise que cette réunion a été organisée conjointement par le SGAR (autorité de gestion FEDER/FSE+), le GIP Europe, la DAAF (gestion FEADER) et l’Assemblée de Mayotte. « Cette réunion plénière a permis un dialogue approfondi sur la…
Recours au 49.3 par le gouvernement : quand les divisions parlementaires fragilisent Mayotte
Le recours au 49.3 par le gouvernement et les motions de censure qui en découlent mettent en lumière une dichotomie nette entre les deux députées mahoraises, révélatrice d’une fracture politique dont le département pourrait faire les frais.
Après l’échec des discussions parlementaires autour du budget, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé, non sans réticence, l’activation de l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter la partie « recettes » du projet de loi de finances. Cet outil institutionnel, souvent critiqué, permet au gouvernement de faire passer un texte sans vote, en engageant sa responsabilité devant l’Assemblée nationale. Une décision qui a immédiatement provoqué une riposte politique : deux motions de censure seront examinées ce vendredi, l’une déposée par le Rassemblement national, l’autre par une partie de la gauche – les Insoumis, les Écologistes et les Communistes…























































