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Déchèterie mobile à Pamandzi dernier rendez-vous de janvier

Déchèterie mobile à Pamandzi dernier rendez-vous de janvier

La Communauté de Communes de Petite-Terre annonce la tenue de la seconde et dernière déchèterie mobile du mois de janvier 2026 ce week-end à Pamandzi. L’opération se déroulera le samedi 31 janvier, de 7h à 12h, sur la place de la Grande Mosquée du Vendredi.

Les usagers pourront y déposer des meubles et encombrants, des équipements électroniques et électroménagers, des métaux et ferrailles, des déchets issus de la construction ainsi que des déchets verts. Le verre, les cartons, papiers et emballages recyclables devront être déposés dans les bacs de tri habituels. Les ordures ménagères restent collectées selon le circuit classique.

Les gravats et déchets inertes ne sont pas acceptés sur la déchèterie mobile. Ils doivent être déposés sur le site d’ETPC à Pamandzi, rue Mangafoutet, où seuls les déchets inertes triés sont admis. Le dépôt y est gratuit pour les déchets non ferraillés.

Déchèterie mobile à Pamandzi dernier rendez-vous de janvier

Interruption de la distribution d’eau dans plusieurs secteurs

Interruption de la distribution d’eau dans plusieurs secteurs

La SMAE (Mahoraise des Eaux) annonce une interruption de la distribution d’eau à partir de 6h30 dans les secteurs de Trévani, Hauts Vallons, Majicavo-Lamir, Mamoudzou Centre, Convalescence, Doujani, Mtsapéré Bonovo, Labattoir Centre, Pamandzi Est et La Vigie-Pamandzi. Cette coupure fait suite à une casse survenue dans la nuit sur la conduite d’eau brute alimentant l’usine de production de Mamoudzou, à une panne électrique sur cette même installation, ainsi qu’à un ralentissement de la production à l’usine de Bouyouni depuis le week-end. Les fortes pluies ont en effet entraîné une hausse de la turbidité des eaux brutes. Les niveaux des réservoirs du bassin Koungou–Mamoudzou–Petite Terre étant actuellement très bas, cette mesure vise à garantir l’alimentation des abonnés prioritaires durant les travaux de réparation. La remise en eau du secteur 1 est prévue entre 16h et 18h. Celle du secteur 3 pourrait être reportée jusqu’à 20h en cas de besoin.

Élections à la CAPAM : agriculteurs et pêcheurs appelés aux urnes

Élections à la CAPAM : agriculteurs et pêcheurs appelés aux urnes
La Chambre d’agriculture, de la pêche et de l’aquaculture de Mayotte s’apprête à accueillir un nouveau président. Les acteurs de ces trois professions sont appelés aux urnes ce mercredi pour élire le successeur d’Antoumani Saïd, président sortant de la CAPAM et candidat à sa propre succession.

Réussira-t-il à se maintenir à la tête de la Chambre d’agriculture, de la pêche et de l’aquaculture de Mayotte (CAPAM) ou devra-t-il céder sa place à un autre candidat ? Ce mercredi, 1 378 agriculteurs et 147 pêcheurs sont appelés à se rendre au PER de Coconi afin de départager huit candidats en lice pour prendre les commandes de leurs professions respectives. Antoumani Saïd, président sortant de l’organisme consulaire, ne part pas favori pour briguer un second mandat.

En route pour les urnes. Agriculteurs et pêcheurs mahorais sont appelés à renouveler les représentants élus de leurs professions respectives ce mercredi 28 janvier 2026. Le scrutin, qui se déroulera au PER de Coconi, au centre de Mayotte, débute à 8 heures pour s’achever à 16 heures. Le monde agricole sera fixé sur l’identité du futur président de la Chambre d’agriculture, de la pêche et de l’aquaculture de Mayotte (CAPAM) après 18 heures, le dépouillement devant intervenir immédiatement après la…

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Voeux du président Ben Issa Ousseni : l’ambition d’une reconstruction durable et solidaire

Voeux du président Ben Issa Ousseni : l’ambition d’une reconstruction durable et solidaire
Le président Ben Issa Ousseni, entouré des membres de l’exécutif départemental et régional, a présenté ses vœux à la population hier matin.

À l’occasion de la présentation de ses vœux à la population, le président de l’Assemblée de Mayotte, Ben Issa Ousseni, a dévoilé les grandes orientations de l’année 2026. Un cap résolument tourné vers la reconstruction post-cyclone, la modernisation des infrastructures et le renforcement de la cohésion sociale, porté par une trajectoire financière désormais assainie.

Conformément à la tradition républicaine, le président de l’Assemblée de Mayotte, Ben Issa Ousseni, entouré des membres de l’exécutif départemental et régional, a présenté ses vœux à la population hier matin. Un rendez-vous solennel qui a permis de dresser le bilan de l’année écoulée, mais surtout de tracer les perspectives pour 2026, une année qui s’annonce décisive pour l’avenir du territoire.

Un an après le passage dévastateur du cyclone Chido, Mayotte entend tourner une page et engager une nouvelle étape de son développement. Le message du président est clair : la reconstruction ne sera ni partielle ni conjoncturelle, mais ambitieuse, structurante et durable…

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Jeux des îles 2027 : la concertation vire au procès d’intention, Madi Vita contre-attaque

Jeux des îles 2027 : la concertation vire au procès d’intention, Madi Vita contre-attaque

La question de la participation de Mayotte aux Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI) prévus aux Comores en 2027 livre une séquence politique et citoyenne tendue. Avec une première consultation jeudi 15 janvier avec les grands élus, puis une seconde samedi 17 janvier avec les représentants du mouvement sportif et les forces vives du territoire, le débat s’est durci, jusqu’à se personnaliser. Dans une interview accordée à Flash info le 15 janvier, Madi Vita, ancien président du Comité régional olympique et sportif (CROS) de Mayotte et membre du Conseil international des Jeux des îles de 2006 à 2025, avait exposé les principaux enjeux et points de vigilance autour de cette participation. Il répond aujourd’hui à ce qu’il considère comme des « raccourcis » et des accusations directes visant sa personne.

En toile de fond : une polémique identitaire, hautement inflammable, relancée aussi par une émission récente, “Kalaoidala : Jeux des îles 2027, participer, mais à quel prix ?” du 14 janvier 2026, qui a fait réagir bien au-delà du cercle sportif.

“Ce n’est plus un débat d’idées, c’est devenu ciblé”

« Comme je m’y attendais, c’est un sujet identitaire donc très très sensible », pose d’emblée Madi Vita. L’ancien dirigeant du mouvement sportif dit n’avoir jamais répondu aux réseaux sociaux, mais estime devoir le faire dès lors que les accusations sont reprises « par des personnalités »…

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Le terrain de Hamaha aurait échappé à la commune de Mamoudzou

Le terrain de Hamaha aurait échappé à la commune de Mamoudzou

C’est la désolation pour les responsables de certaines entreprises de Kawéni contraintes à la délocalisation pour avoir fait l’objet d’une expropriation à travers le projet de l’ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine). La commune de Mamoudzou qui envisageait de les réinstaller sur un foncier appartenant autrefois à l’ancienne Caisse de Retraite de Mayotte a essuyé un refus d’acquisition de la part du préfet. Ce dernier aurait décidé de le vendre à l’entreprise « Enzo Recylage » qui n’aurait pourtant pas besoin de toute l’emprise.  

Curieuse affaire que celle d’une délibération prise par la municipalité de Mamoudzou en date du 03 octobre 2025, en vue d’acquérir un grand foncier situé sur la ZAE de Hamaha (initialement convoité par le Conseil Départemental de Mayotte), pressentie depuis les années 90 pour accueillir une extension de la ville chef-lieu de Mayotte, côté nord.  Différents scénarii avaient émergé du temps où le très compétent Chihaboudine Ben Youssouf dirigeait avec brio les services communaux.  Cette projection étant depuis reléguée aux « calendes grecques », Mamoudzou a été contrainte de revoir ses ambitions à la baisse, de même que sa volonté à se projeter dans un avenir futuriste. « Mayotte s’est trouvée obligée de passer à la vitesse inférieure s’agissant de ses ambitions de développement et de modernisation, pendant que sa population a été multiplié par 15 en une vingtaine d’années. Les choix stratégiques arrêtées par la puissance publique n’ont presque jamais pris en compte les conséquences et réalités essentielles de cette démographie sans cesse galopante…

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Afghan Descartes, un magicien formé par la curiosité

Afghan Descartes, un magicien formé par la curiosité
Afghan Descartes, magicien originaire de Mayotte, explore et perfectionne la magie rapprochée pour se produire sur scène et partager sa passion.

Magicien, Afghan Descartes, originaire de Barakani, est de retour sur son île natale. Il partage sa passion pour la magie, son parcours et ses conseils aux plus jeunes, montrant que patience et curiosité sont les clés pour réaliser ses rêves.

Costume noir et rose rouge sur la veste de la poche de son costume, Afghan Descartes est magicien. Démarche enjouée et regard profond, l’homme originaire de Barakani dans la commune de Ouangani est de passage sur son île qu’il a vue grandir.

Le temps de revoir sa famille et peut-être de réaliser le chemin parcouru durant trois ans. Il est parvenu à se produire sur scène afin de partager sa passion : la magie. «Tout le monde peut être magicien », assure-t-il…

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Le bureau de la honte : quand le mépris s’installe sous couvert de monopole

Le bureau de la honte : quand le mépris s’installe sous couvert de monopole

Il n’y a qu’à Mayotte que de telles scènes semblent devenues banales. Dans un territoire déjà éprouvé par des crises sociales, économiques et environnementales à répétition, une société – filiale d’une multinationale et détentrice du monopole de la gestion de l’eau – se permet d’accueillir ses clients dans des conditions qui relèvent de l’indignité la plus totale.

Le décor est affligeant. Dès les premières gouttes de pluie, le sol des locaux se transforme en un parcours semé de flaques d’eau. Les usagers, venus régler leurs factures après de longues minutes d’attente, sont contraints de marcher sur la pointe des pieds, évitant tant bien que mal d’avoir leurs chaussures trempées. Tout cela pour aller s’acquitter d’une facture atrocement salée.

Comment une entreprise qui gère un service aussi vital que l’eau peut-elle se permettre d’accueillir ses clients dans de telles conditions ? Comment une filiale d’une multinationale française, supposément dotée de moyens considérables, peut-elle faire preuve d’un tel laisser-aller ? La réponse est malheureusement limpide : parce qu’elle le peut. Parce qu’à Mayotte, l’absence de concurrence et le manque de considération institutionnelle ont installé une culture de l’impunité.

Ce bureau n’est pas seulement un bâtiment mal entretenu. Il est le symbole d’un mépris profond envers la population mahoraise. Il traduit une logique cynique : celle qui consiste à tirer profit de la résilience, de la patience et du sens du devoir des habitants, tout en leur refusant le minimum de respect. Ailleurs, une telle situation provoquerait un tollé immédiat. Ici, elle semble presque normalisée.

Ce scandale n’est pas anecdotique. Il pose une question fondamentale : jusqu’à quand les Mahorais devront-ils accepter l’inacceptable ? Jusqu’à quand des entreprises en situation de monopole continueront-elles à offrir des services dégradés, sans rendre de comptes, sous prétexte que la population n’a pas d’alternative ?

La dignité ne devrait jamais être optionnelle. Encore moins lorsqu’il s’agit d’un service public essentiel. Ce « bureau de la honte » doit être dénoncé pour ce qu’il est : la preuve tangible d’un système qui prospère sur l’endurance d’un peuple, sans jamais la respecter.

Des individus armés sèment la peur au lycée de Kahani

Des individus armés sèment la peur au lycée de Kahani
* photo améliorée par ia

Une scène de violence a provoqué l’inquiétude ce lundi 26 janvier aux abords du lycée polyvalent de Kahani. Aux alentours de 13 heures, l’établissement a dû être brièvement confiné après l’irruption d’un groupe d’individus armés, semant la panique parmi les élèves et les riverains.

Huit personnes, entièrement vêtues de jaune et munies de machettes ainsi que de pierres, se sont présentées devant le lycée et ont proféré des menaces pendant plusieurs minutes. Face à la situation, les élèves ont été immédiatement mis à l’abri à l’intérieur de l’établissement afin de garantir leur sécurité. Aucun blessé n’est à déplorer parmi les lycéens ni au sein du personnel éducatif.

Avant de quitter les lieux, les agresseurs ont toutefois fait deux victimes adultes à proximité de l’établissement. L’une a été touchée par un projectile, tandis que l’autre a été blessée lors du vol de son scooter. Cette dernière a pu se réfugier à l’intérieur du lycée, où elle a été prise en charge par l’infirmière scolaire. Les autorités académiques et les forces de l’ordre ont exprimé leur soutien à la communauté éducative et aux familles concernées par cet événement.

Une enquête est en cours et la gendarmerie a été mobilisée afin d’identifier et d’interpeller les auteurs de ces faits, dans un contexte de vigilance renforcée autour des établissements scolaires.

Le département de Mayotte tient son assemblée plénière le 29 janvier

Le département de Mayotte tient son assemblée plénière le 29 janvier

Le Président Ben Issa Ousséni, réunira les élus en assemblée plénière le jeudi 29 janvier 2026 à partir de 9h00, au sein de l’Hémicycle Bamana à Mamoudzou. Cette séance s’annonce particulièrement stratégique, avec un ordre du jour centré sur des enjeux majeurs pour le développement et l’évolution institutionnelle du territoire.

Au cœur des débats figurera notamment un rapport déterminant sur le changement de nom de la collectivité de Mayotte, qui deviendrait Département-Région de Mayotte. Cette évolution symbolique et politique marquerait une nouvelle étape dans l’affirmation institutionnelle du territoire, avec pour ambition de renforcer la lisibilité de son statut et son positionnement au sein de la République.

Les élus seront également appelés à se prononcer sur le principe de délivrance et de tarification des Autorisations d’Occupation Temporaire (AOT) sur le domaine départemental en zone agricole. Ce dispositif structurant vise à encadrer l’occupation du foncier public, à organiser les activités agricoles et à favoriser un aménagement plus cohérent et durable des terres.

Matis dénonce un vandalisme contre les bus scolaires à Mayotte

Matis dénonce un vandalisme contre les bus scolaires à Mayotte

Dans le contexte du mouvement social en cours, la Direction condamne avec la plus grande fermeté les actes de vandalisme commis ces derniers jours à l’encontre de plusieurs véhicules de la société MATIS, en charge du transport scolaire. Ces agissements irresponsables compromettent directement la mise en œuvre du Plan de Transport Adapté, déployé afin de limiter les perturbations pour les collégiens, lycéens, étudiants et leurs familles.

Malgré ces entraves, les équipes demeurent pleinement mobilisées et réaffirment leur engagement à assurer, autant que possible, la continuité du transport scolaire dans des conditions de sécurité et de sérénité. La Direction appelle au respect des biens et des personnes et rappelle que l’intérêt des élèves et la continuité du service public doivent rester la priorité absolue.

Un bulletin d’information pour connaître l’actualité agricole à Mayotte

Un bulletin d’information pour connaître l’actualité agricole à Mayotte

Porté par l’animatrice du Réseau d’Innovation et de Transfert Agricole (RITA Mayotte) et l’animateur de la stratégie Ecophyto Mayotte, le Bulletin d’Information Rural Mahorais (BIRM) propose un condensé des actions passées, présentes et futures des réseaux agricoles et de coopération de Mayotte. Évènements, petites annonces, formations et enseignements agricoles sont également mis en avant dans ce bulletin. En bref, le BIRM est un outil simple pour connaître les actualités et les initiatives agricoles à l’échelle du territoire.

Depuis peu, l’animatrice du RITA et l’animateur Ecophyto ont décidé d’ouvrir la participation écrite du BIRM à davantage d’acteurs du secteur agricole afin d’améliorer la couverture des actualités. Pour ce faire, un appel à contribution est envoyé quelques semaines avant chaque nouvelle publication du bulletin.

Où retrouver le BIRM ?  Le bulletin d’information est récupérable en version numérique sur les réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn) Ecophyto Mayotte et RITA Mayotte, ainsi que sur les sites EcophytoPIC, Coatis et OPAM. Une inscription à la Newsletter permet de recevoir par mail chaque nouveau numéro du BIRM de manière automatique (https://survey123.arcgis.com/share/4c387796e3964a0781eaac4d2f62f5db?portalUrl=https://sig.opam.yt/portal).

Si vous souhaitez participer à la rédaction d’article en tant qu’acteur agricole ou simplement obtenir plus de renseignements, contactez l’animatrice RITA Mayotte ou l’animateur Ecophyto Mayotte (06 39 68 17 01 ou 06 39 24 03 84).

L’îlot de Mtsamboro, entre migrants illégaux, kwassas et emplois au noir

L’îlot de Mtsamboro, entre migrants illégaux, kwassas et emplois au noir
Âgés de 13 à 20 ans et sans papiers, quatre jeunes anjouanais ont capturé un tangue, sorte de hérisson, pour le manger.

Une journée sur l’îlot de toutes les spéculations, une part de réalité sur les haltes de migrants africains et comoriens et une forte dose d’idées reçues. Ce bout de terre perdu au milieu de la mer, avant-poste naturel sur la principale passe conduisant au lagon, n’est pas l’espace militarisé que laissent croire les autorités comoriennes. Malgré son apparence aride, un semblant de vie y est présent : des migrants africains en attente d’un rapatriement vers Dzaoudzi par la police aux frontières, mais aussi des travailleurs agricoles clandestins vivant sur place dans le plus grand dénuement, temporairement ou tout au long de l’année.

Sujet de cristallisation entre une majorité de la population (très hostile), qui agite la crainte d’une perte à court terme de son âme identitaire, et une minorité qui défend un melting-pot en s’appuyant sur les valeurs universelles d’une République française accueillante et absorbant « toute la misère du monde », l’immigration illégale à Mayotte n’a pas fini d’engendrer la controverse. Au fil du temps, chaque camp renforce son retranchement, telle une garnison de l’armée romaine dans un péplum.

Le paradoxe est qu’il n’est toujours pas question de tirer les véritables enseignements du vécu de ces vingt dernières années, positifs comme négatifs. Le politique pousse le cynisme jusqu’à faire de Mayotte un territoire de…

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Immigration clandestine : applaudir la fermeté, exploiter la précarité

Immigration clandestine : applaudir la fermeté, exploiter la précarité
Des personnes exilées cuisinent des vermicelles apportés de grande terre par les habitants.

Au nord de Mayotte, sur l’îlot de M’tsamboro, des migrants vivent cachés depuis des années dans la précarité. Invisibles depuis la terre, ils survivent grâce à des petits travaux et à l’aide d’habitants voisins. Une réalité en décalage avec les discours officiels de fermeté contre l’immigration clandestine.

Ils ont entre 13 et 20 ans. Originaires d’Anjouan, aux Comores, ils vivent depuis près de deux ans reclus sur l’îlot de M’tsamboro, au nord de Mayotte. Invisibles depuis la terre, leur présence raconte pourtant une autre réalité de la lutte contre l’immigration clandestine.

Sous une bâche tendue entre quelques arbres, une dizaine de jeunes Anjouanais s’abritent tant bien que mal. Leur quotidien est rythmé par la quête de nourriture. Banane en régime sur l’épaule, chambo en main, ils parcourent les 16 km² de plages et de forêts de l’îlot pour glaner de quoi manger. La pêche complète ce régime de survie, rendue possible grâce à un canoë fourni par l’un des habitants de la commune voisine.

Leur principal moyen de subsistance repose sur de petites tâches effectuées pour le compte des habitants du village de Mtsamboro…

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De lourdes peines requises contre l’ancienne direction du Sieam

De lourdes peines requises contre l’ancienne direction du Sieam
Le parquet national financier a requis quatre années de prison dont deux avec sursis et 60 000 euros d’amendes à l’encontre de l’ancien président du SIEAM Moussa Mouhamadi Bavi.

À la veille du verdict attendu ce mardi 27 janvier, l’affaire du syndicat intercommunal des eaux et de l’assainissement marque un tournant judiciaire majeur. Après plusieurs années d’enquête et des heures de débats au tribunal de Paris, le ministère public a requis des peines sévères contre les anciens dirigeants du Sieam, devenu depuis Les Eaux de Mayotte. En ligne de mire : des dérives de gestion graves et répétées entre 2014 et 2019, pointées par la Chambre régionale des comptes et le Parquet national financier.

Au cœur du dossier, le dénommé « Bavi », ex-président du syndicat, est présenté comme le principal responsable des dysfonctionnements. En raison des pouvoirs étendus qu’il concentrait et de son rôle central dans la gouvernance de la structure, les procureurs ont requis à son encontre la peine la plus lourde. Quatre années de prison ont été demandées, dont deux avec sursis et 60 000 euros d’amendes. L’ancien président écope également de cinq ans d’inéligibilité et l’obligation d’indemniser les parties civiles, ainsi qu’une interdiction…

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Sous-effectif, droit et humanité : les défis éthiques du CHM à Mayotte

Sous-effectif, droit et humanité : les défis éthiques du CHM à Mayotte
A l’occasion de la journée de l’éthique au CHM, les soignants et le parquet ont pu échanger sur la question de l’éthique médicale à Mayotte

« L’accès aux soins à Mayotte reste un paradoxe : la population augmente, mais les moyens restent insuffisants. » La journée de l’éthique au Centre hospitalier de Mayotte (CHM) s’est déroulée le 26 janvier en présence de la direction, de soignants et du parquet. Trois mots d’ordre pour cette journée : comprendre, analyser et construire. Les échanges ont permis d’évoquer le contexte social très particulier de Mayotte qui complique l’accès aux soins.

Le séminaire s’est ouvert sur le témoignage de la cheffe du service de médecine. Tiraillés entre bonne volonté et épuisement professionnel, les soignants s’efforcent de soigner les patients du mieux qu’ils peuvent au vu des conditions de travail. La cheffe de service évoque un « sous-effectif inadmissible » pour les médecins mais aussi pour le personnel paramédical. L’objectif commun du personnel du CHM ? Que le renoncement aux soins ne soit plus d’actualité sur cette île.

Le directeur des soins, Aynoudine Salime, a mis l’accent sur deux paradoxes mahorais dans le secteur médical. « Le premier, c’est que la population n’arrête pas d’augmenter alors que le nombre de soignants ne suit pas. » Un décalage qui rend l’accès aux soins déjà difficile. Second paradoxe : la méconnaissance du système de santé français par les étrangers. « Sur cette île, certaines personnes rencontrent des difficultés pour se faire soigner, car les soins sont coûteux, alors que, dans leur représentation sociale, les soins sont censés être gratuits. »…

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ONF à Mayotte : reprendre racine après Chido

ONF à Mayotte : reprendre racine après Chido

Tout recommence par reprendre racine. Face au changement climatique, au cyclone Chido, puis Dikeledi, aux plantations illégales et à l’agriculture informelle, une campagne de nouvelles plantations a été initiée par une action conjointe de trois acteurs du territoire. Les dégâts sont importants et le temps presse mais la nature finit toujours par reprendre ses droits.

Risque sur la ressource en eau

Depuis 2024, est mené un projet de reconstitution végétale, sur le territoire de la forêt domaniale du…

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Comores : deux nouveaux cas suspects de Mpox identifiés à Anjouan

Comores : deux nouveaux cas suspects de Mpox identifiés à Anjouan

Selon les responsables de la Direction régionale de la santé, ces deux voyageurs sont arrivés samedi à bord d’un bateau en provenance de Madagascar, transportant 247 passagers et 16 membres d’équipage.

Ce sont les premiers cas suspects déclarés après l’annonce officielle par les autorités de l’Union de la présence sur le territoire national de la variole du singe. Depuis vendredi, le ministre de la Santé, Ahamadi Sidi Nahouda, a informé la population et la communauté internationale que le pays a intégré la liste des îles de la région de l’océan Indien touchées par le Mpox.

Moins de trois jours après cette déclaration, l’on apprend, via la Direction régionale de la santé d’Anjouan, que deux…

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Cristaline à prix cassé

Cristaline à prix cassé

Une offre aussi rare qu’attendue fait actuellement vibrer les foyers mahorais. Depuis plusieurs jours, le pack d’eau Cristaline s’affiche à 1,49 €, soit près de la moitié de son prix habituel. Une baisse spectaculaire qui ne passe pas inaperçue sur un territoire où l’eau potable reste un bien précieux, scruté avec attention par les consommateurs.

Très vite, l’information s’est propagée de bouche à oreille et sur les réseaux sociaux. Résultat : les rayons des enseignes concernées sont pris d’assaut. Pour de nombreuses familles, cette promotion représente une véritable bouffée d’oxygène dans un contexte où chaque dépense liée aux produits de première nécessité pèse lourd sur le budget.

Derrière cette réduction exceptionnelle se cache toutefois une réalité bien plus technique. Ce stock important d’eau minérale est le fruit d’une anticipation liée aux récents travaux de l’usine de potabilisation d’Ourouvéni. Redoutant une crise majeure, les distributeurs avaient importé des volumes conséquents afin de prévenir toute pénurie lors des coupures d’eau annoncées.

Pour rappel, ces travaux avaient entraîné des interruptions sévères de l’alimentation en eau, atteignant jusqu’à quatre jours consécutifs dans certaines communes du sud de Mayotte. Initialement programmés pour durer près de trois semaines, ils se sont finalement achevés en une dizaine de jours, laissant derrière eux un surplus important de bouteilles invendues.

Aujourd’hui, les enseignes cherchent donc à écouler rapidement ces stocks afin d’éviter des coûts de stockage supplémentaires, notamment liés à la location des conteneurs. Cette opération de déstockage ciblée concerne exclusivement cette marque, pour laquelle les volumes disponibles sont les plus importants.

Si l’afflux massif de clients provoque ponctuellement des rayons vides, l’approvisionnement reste assuré de manière régulière. L’offre devrait se maintenir jusqu’à jeudi prochain, les stocks étant jugés suffisants pour répondre à la demande malgré l’engouement. Une fenêtre limitée, donc, pour profiter de cette aubaine inattendue autour de l’or bleu.

Mamoudzou a couru pour se relever : la résilience en mouvement

Mamoudzou a couru pour se relever : la résilience en mouvement

Ce dimanche matin, les rues de Mamoudzou ont pris des allures de piste d’athlétisme à l’occasion de la Course de la résilience, organisée par le club d’athlétisme de Mamoudzou. Malgré un ciel gris, l’événement a rassemblé une forte participation et une ambiance dynamique, un an après le passage du cyclone Chido. Au total, 225 coureurs ont pris part à l’épreuve phare de 10 kilomètres, symbole d’un territoire qui avance et se reconstruit.

Deux parcours étaient proposés aux participants. Le premier, long de 10 kilomètres, traversait notamment les quartiers de Cavani et Doujani, offrant un tracé exigeant et varié. Le second, une course de 5 kilomètres, se déroulait intégralement dans le parc Mahabou avec trois tours au programme, permettant à un public plus large de s’engager dans l’événement. Tout au long de la matinée, sportifs confirmés, amateurs et passionnés ont partagé un même objectif : courir ensemble dans un esprit de dépassement et de solidarité.

Sur le 10 kilomètres, la victoire est revenue à Ibrahim Houmadi, surnommé Kele, qui a franchi la ligne d’arrivée en 47 minutes. Sa gestion de course, marquée par une montée en intensité progressive, lui a permis de s’imposer face à une concurrence relevée, malgré une préparation limitée. Une performance qui illustre à la fois le talent et la détermination du jeune coureur.

La course a également été l’occasion de mettre en lumière de belles histoires humaines. Parmi les participants, un professeur du lycée agricole de Coconi a couru aux côtés de deux élèves, l’un ancien et l’autre actuellement en classe de seconde professionnelle. Préparée sur plusieurs semaines, cette aventure sportive s’inscrivait dans un projet personnel et éducatif, visant autant la performance que l’intégration et l’épanouissement scolaire. L’un des jeunes coureurs s’est d’ailleurs hissé parmi les dix premiers, révélant un potentiel prometteur.

Au-delà des classements et des chronos, la Course de la résilience a porté un message fort. Elle a rappelé l’importance des valeurs de travail, d’humilité et de persévérance, chères au monde de la course à pied, tout en célébrant l’élan collectif d’un territoire debout, tourné vers l’avenir.

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes