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“On voit nos rêves s’envoler” : six apprentis pilotes mahorais victimes de la liquidation de l’ex-ESMA

“On voit nos rêves s’envoler” : six apprentis pilotes mahorais victimes de la liquidation de l’ex-ESMA

Six jeunes Mahorais, engagés dans une formation de pilote de ligne à l’Airways Aviation Academy, anciennement ESMA, voient leur parcours de formation interrompu après la liquidation judiciaire de l’école prononcée vendredi 16 janvier par le tribunal de commerce de Montpellier. Une décision qui impacte plusieurs centaines d’élèves et 25 salariés, aujourd’hui plongés dans l’incertitude.

Pour ces étudiants, dont six ont grandi et effectué leur scolarité à Mayotte, intégrer cette école était l’aboutissement d’années de sacrifices. « Nous avons investi énormément de temps et d’argent dans cette formation, et aujourd’hui nous sommes dans le flou total » confie l’une d’eux.

Elle raconte un chemin long et exigeant. Lycée à Sada, études universitaires en métropole, Erasmus pour perfectionner son anglais, examens de mathématiques, de physique, d’anglais, tests médicaux… avant d’accéder enfin à cette formation réputée, mais extrêmement coûteuse. Pour certains, le département de Mayotte avait…

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Quand les grottes de Mayotte racontent le climat d’il y a 25 000 ans

Quand les grottes de Mayotte racontent le climat d’il y a 25 000 ans
Gaby Barathieu, Camille Loisil, Patrick Plantard (plongeurs de l’association) et Bernard Thomassin autour de la stalagmite extraite en 2023.

Sous le lagon aux eaux turquoises de Mayotte, une grotte aujourd’hui noyée conserve la mémoire d’un temps où l’île vivait un tout autre climat. Grâce au mémoire de master de la géoscientifique allemande Caren Himpel, soutenu à l’université de Mayence, et aux travaux de longue haleine de chercheurs engagés sur le territoire, un pan inédit de l’histoire climatique mahoraise se dévoile peu à peu.

Le travail porte sur une stalagmite prélevée dans une grotte sous-marine située à proximité de la passe Bateau, découverte lors d’une plongée scientifique en 2016, puis explorée l’année suivante. La cavité, aujourd’hui entièrement immergée, s’ouvre à environ 50 mètres de profondeur et plonge jusqu’à près de 80 mètres sous le niveau actuel de la mer. Datée par la méthode uranium-thorium (230Th/U), cette concrétion calcaire a grandi entre 25 000 et 16 000 ans avant le…

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Les subventions de l’Union européenne seront-elles versées ?

Les subventions de l’Union européenne seront-elles versées ?

Les coupes budgétaires et les difficultés économiques pourraient avoir des conséquences directes sur les territoires et départements d’outre-mer. Une sénatrice de La Réunion et une eurodéputée ont officiellement interrogé Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, sur l’avenir de ces financements mais la réponse ne semble pas les rassurer.

Inquiétude des élues

La sénatrice Audrey Bélim – et une eurodéputée – avaient interpellé la présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen dans un courrier mais la réponse ne semble pas rassurer l’élue concernant la situation des départements et territoires d’outre-mer. « La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a répondu à notre courrier commun, avec…

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Collecte au Lot-et-Garonne : 70 m³ de solidarité pour les enfants de Mayotte

Collecte au Lot-et-Garonne : 70 m³ de solidarité pour les enfants de Mayotte
70 m³ de vêtements, de produits d’hygiène et de matériel scolaire pour les écoliers mahorais

Depuis janvier 2025, le Lot-et-Garonne se mobilise pour les enfants mahorais. Grâce au collectif Urgence Mayotte 47, un conteneur de 70 m³ de vêtements, d’hygiène et de matériels scolaires, sera réceptionné à Mayotte dans les prochains jours. Des produits de première nécessité qui seront redistribués aux écoliers et aux familles.

Face à la précarité des écoliers post Chido, certains n’ayant pas de repas quotidien ou allant à l’école pieds nus, élus locaux, enseignants et bénévoles ont créé le collectif Urgence Mayotte 47. L’objectif ? Rassembler des produits de première nécessité pour soulager les familles sinistrées.
François Gilbert, CPE du collège Kwalé et créateur de l’association, revient sur la genèse du projet : « Les aides ne vont pas à ceux qui en ont besoin. C’est ça qui a convaincu la…

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La FEDOM trace les enjeux économiques de l’Outre-Mer lors de sa cérémonie des vœux

La FEDOM trace les enjeux économiques de l’Outre-Mer lors de sa cérémonie des vœux

La cérémonie des vœux de la FEDOM (Fédération des entreprises des outre-mer) s’est tenue ce mardi 20 janvier au Salon des Arts et Métiers – 9 bis avenue d’Iéna, 75016 Paris. Organisme engagé pour les entreprises des départements et territoires d’outre-mer, la FEDOM publie chaque semaine une lettre d’information à retrouver le lundi sur son site internet. Dans un contexte budgétaire tendu et face aux risques d’augmentation de la fiscalité sur les entreprises, Hervé Mariton, président de la FEDOM rappelle : « Il y a du travail pour préparer le cadre de notre avenir économique en Outre-Mer. Haut les cœurs ! ».

Gérald Darmanin attendu à Mayotte le 5 février

Gérald Darmanin attendu à Mayotte le 5 février

Gérald Darmanin, ministre de la Justice et ancien ministre de l’Intérieur, se rendra à Mayotte le jeudi 5 février 2026, selon plusieurs sources locales. Le Garde des Sceaux avait évoqué ce déplacement mardi à l’Assemblée nationale, en réponse à une question de la députée réunionnaise Emeline K/Bidi sur la lutte contre le narcotrafic à La Réunion. Il avait alors indiqué qu’il viendrait dans l’océan Indien avec des annonces, notamment en matière d’immobilier judiciaire, de renforts de magistrats, et de changement pour lutter contre la population carcérale.

Gérald Darmanin devrait se rendre à la prison de Majicavo et au tribunal judiciaire de Mamoudzou. Il est attendu sur la question sensible de la surdensité carcérale, alors que la seule prison du territoire affiche une densité supérieure à 220 % en 2025, soit plus du double de la moyenne nationale.

Recensement à Mamoudzou : dernière ligne droite avant la clôture

Recensement à Mamoudzou : dernière ligne droite avant la clôture

La Ville de Mamoudzou accorde un ultime délai aux habitants qui ne se sont pas encore fait recenser. Initialement prévu sur une période plus courte, le recensement de la population est prolongé jusqu’au samedi 24 janvier 2025. Il ne reste désormais que quelques jours pour accomplir cette démarche essentielle.

La municipalité rappelle que le recensement concerne l’ensemble des habitants, sans exception. L’objectif est d’obtenir des données aussi précises et complètes que possible sur la population communale. Un enjeu loin d’être symbolique, puisque les résultats du recensement conditionnent directement les dotations financières attribuées à la Ville, mais aussi sa capacité à mettre en œuvre des politiques publiques adaptées aux besoins réels du territoire.

En effet, les chiffres issus du recensement servent de base à la planification et au financement de nombreux équipements et services de proximité : construction et rénovation d’écoles, développement d’infrastructures sportives et culturelles, aménagement des voiries ou encore amélioration des services municipaux. Se faire recenser, c’est donc participer concrètement au développement de Mamoudzou et à l’amélioration du cadre de vie de ses habitants.

Plusieurs modalités sont mises à disposition pour faciliter la démarche. Les habitants peuvent se faire recenser lors de la visite d’un agent recenseur à leur domicile. Il est également possible d’effectuer la procédure en ligne, grâce au code d’accès et au mot de passe figurant sur la notice internet reçue par courrier ou remise par un agent recenseur. Enfin, une cellule de recensement dédiée est ouverte à l’Hôtel de Ville, de 8h à 17h, jusqu’au 24 janvier inclus, pour accueillir les personnes souhaitant accomplir la démarche sur place.

Pour toute information complémentaire ou en cas de difficulté, les administrés peuvent contacter le numéro dédié au 06 39 99 45 12. La Ville appelle chacun à se mobiliser avant la date limite afin que Mamoudzou bénéficie d’un recensement fidèle à sa réalité démographique.

Fani Maore : Mayotte toujours à l’écart des moyens de surveillance volcanique

Fani Maore : Mayotte toujours à l’écart des moyens de surveillance volcanique

Dans le cadre des questions orales au Gouvernement, le sénateur Saïd Omar Oili a demandé au ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace le nombre et la localisation des postes créés pour assurer la surveillance du volcan sous-marin Fani Maore, dont l’activité a profondément modifié le paysage sismique et volcanique de Mayotte depuis 2018. En réponse, le ministre a indiqué que 12 postes avaient bien été créés dans ce cadre.

Une réponse jugée partielle par le sénateur, qui souligne l’absence totale de précisions sur la localisation géographique de ces emplois. En l’état, aucun élément ne permet d’affirmer que Mayotte bénéficie directement de ces moyens humains. Faute de confirmation d’une présence locale, il faut donc en conclure que ces agents exercent leurs missions soit à La Réunion, soit dans l’Hexagone.

Cette situation apparaît d’autant plus préoccupante que la protection de la population mahoraise face aux risques volcaniques et sismiques est inscrite dans la loi du 11 août 2025. Pour le sénateur, cette disposition législative implique des moyens concrets et adaptés aux réalités du territoire.

Face à ce constat, Saïd Omar Oili annonce son intention de demander la création d’un observatoire sismo-volcanique à Mayotte. Un tel équipement existe déjà dans d’autres territoires ultramarins exposés à une activité volcanique, notamment à La Réunion, en Martinique et en Guadeloupe. Sa mise en place à Mayotte permettrait un suivi scientifique de proximité et renforcerait la prévention des risques pour les habitants.

Pour le sénateur de Mayotte, il s’agit d’une question de sécurité publique mais aussi d’égalité entre les territoires ultramarins confrontés aux mêmes menaces naturelles.

Dix ans après l’agression d’une avocate à Mayotte, “Guito” écope de cinq ans de prison

Dix ans après l’agression d’une avocate à Mayotte, “Guito” écope de cinq ans de prison

Ce mardi 20 janvier, le Tribunal judiciaire de Mamoudzou a rendu son délibéré dans l’affaire de l’agression de l’avocate Emma Buttet, frappée le 2 septembre 2015 dans la cage d’escalier de son cabinet aux Hauts-Vallons. Dix ans après les faits, Théophane Narayanin, dit « Guito », absent à l’audience a été condamné pour avoir commandité cette expédition.

Pour rappel, l’agression s’inscrit dans un conflit foncier opposant la société IBS, dirigée par Théophane Narayanin, au propriétaire Frédéric d’Achery, représenté par Me Sylvie Sevin. L’objectif de l’attaque était de faire pression sur le cabinet engagé dans ce contentieux sensible lié à la carrière de Kangani. Emma Buttet, alors collaboratrice, avait été frappée par erreur alors que la cible était son associée.

Avant d’aborder le fond, le tribunal a rejeté l’ensemble des nullités soulevées par la défense, notamment celles visant le dépaysement du dossier. Une question longuement débattue lors de l’audience de décembre, dans un contexte où les victimes étaient elles-mêmes avocates du barreau de Mayotte. La défense avait tenté de démontrer que l’émoi avait été tel qu’aucun avocat mahorais n’avait, à l’époque, accepté de défendre les mis en cause. La justice à tranché ce mardi : aucune atteinte à l’équité du procès n’a été retenue. Dès lors, la juge a pu prononcer les condamnations…

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Grève chez MATIS : la Direction sort du silence et défend sa version des faits

Grève chez MATIS : la Direction sort du silence et défend sa version des faits

Alors que le mouvement social engagé depuis la mi-janvier perturbe le transport scolaire, la Direction de la société MATIS a décidé de prendre la parole. Face à ce qu’elle considère comme des informations « inexactes ou partiales », elle livre sa lecture du conflit, détaille le déroulement des négociations et réaffirme sa volonté de dialogue tout en assurant la continuité du service public.

Depuis plusieurs jours, la grève qui touche la société MATIS alimente débats et inquiétudes, notamment chez les familles dépendantes du transport scolaire. Dans ce contexte tendu, la Direction de l’entreprise a souhaité apporter une mise au point officielle afin, selon ses termes, de « rétablir des éléments factuels » et garantir une information « claire et transparente ».

Au cœur du désaccord : les négociations annuelles obligatoires (NAO). Contrairement à ce que certaines prises de parole laissent entendre, la Direction affirme que le dialogue social a été engagé de longue date. Les discussions ont en effet débuté le 24 novembre 2025, soit près de deux mois avant le déclenchement du mouvement de grève. Pas moins de sept réunions se sont tenues avec les représentants du personnel, à l’issue desquelles un…

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Droit de l’enfant : une exposition à Paris pour ne pas oublier les enfants de Mayotte

Droit de l’enfant : une exposition à Paris pour ne pas oublier les enfants de Mayotte

Durant un mois, une exposition est organisée au CNAM à Paris pour sensibiliser aux problématiques liées à l’enfance à Mayotte, en partenariat avec UNICEF France et l’AFP. Intitulée Grandir à Mayotte après Chido, l’exposition photographique vise à rendre hommage aux enfants de Mayotte. En place depuis le mois de décembre, l’exposition se tiendra encore jusqu’au 30 janvier. Il reste encore quelques jours pour en profiter.

L’UNICEF a publié un rapport le 10 décembre 2025 alertant sur les droits de l’enfant et leur respect à Mayotte, rapport qui avait donné lieu à un article publié dans nos colonnes (https://www.mayottehebdo.com/actualite/societe/grandir-a-mayotte-les-droits-fondamentaux-de-lenfant-en-danger/). « Cette exposition célèbre et met en lumière les enfants de Mayotte et tous ceux qui les entourent : dans un territoire où un habitant sur deux à moins de 18 ans, la reconstruction ne pourra se faire qu’en plaçant les…

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Violences juvéniles et immigration illégale à Mayotte : deux fléaux en forte hausse

Violences juvéniles et immigration illégale à Mayotte : deux fléaux en forte hausse

La grève des agents de MATIS, régulièrement caillassés par des délinquants hors de contrôle, ravive les inquiétudes des citoyens face à la recrudescence de la violence gratuite sur les routes de Mayotte. Ils déplorent que les renforts importants de forces de l’ordre dépêchés sur l’île soient davantage affectés à des contrôles de véhicules et de passagers en zone urbaine qu’à l’interception des kwassa hors du lagon avant qu’ils n’atteignent le rivage.

L’accalmie n’aura finalement duré qu’un temps très court — à peine un an — le temps pour la vie de reprendre ses droits dans les chaumières mahoraises, une année après le passage du cyclone Chido, désormais référence sur tout l’archipel. Les conséquences désastreuses de cet aléa climatique, sans précédent dans les annales françaises, avaient quelque peu brouillé les cartes chez les semeurs de troubles des banlieues de Mamoudzou, Koungou et Petite-Terre. Sans doute attendaient-ils que les assurances indemnisent les nantis ayant pris soin d’assurer leurs biens, notamment les véhicules, pour pouvoir recommencer à les vandaliser.

« Ce qui est déplorable, c’est que non seulement les violences reprennent de plus belle, mais elles sont intenses et gratuites : les petits voyous n’ont plus besoin de justifier leurs exactions », constate Abdallah H., un habitant de Mangajou (commune de Sada), théâtre récent d’un déchaînement de violence inouïe et inattendu, œuvre de gamins venus de la commune voisine de Chiconi. Telle une gangrène, la violence, aujourd’hui en cours de banalisation sur l’île, se répand comme un mal chronique, passant progressivement d’un stade bénin à…

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Violente collision près de Tsingoni : trois blessés, deux en urgence absolue

Violente collision près de Tsingoni : trois blessés, deux en urgence absolue

Un dramatique accident s’est produit ce mardi 20 janvier sur la route menant à Soulou, près du rond-point de Tsingoni. Vers le milieu de l’après-midi, un poids-lourd et une camionnette de chantier sont entrés en collision frontale, provoquant d’importants dégâts matériels et trois blessés, dont deux dans un état critique.

Selon les pompiers dépêchés sur place, le choc a été d’une violence exceptionnelle. Deux des victimes ont été classées en urgence absolue. L’une d’elles a dû être héliportée vers l’hôpital de Mamoudzou pour des soins d’urgence, tandis que le troisième blessé a également été transféré vers le même établissement de santé. Les circonstances exactes de l’accident restent encore à déterminer.

La collision a eu lieu en face de l’agence Bred, à proximité immédiate du rond-point de Tsingoni, sur la route reliant Soulou à la ville. En raison de la gravité de l’accident et de l’intervention des secours, les forces de l’ordre ont dû procéder à la fermeture temporaire de la route dans le sens Soulou-Tsingoni, entraînant d’importants ralentissements et perturbations de la circulation dans la zone.

Les autorités locales ont rappelé la nécessité de redoubler de prudence sur cette portion de route, particulièrement fréquentée par les véhicules lourds et les engins de chantier. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes précises de ce drame et d’évaluer d’éventuelles responsabilités.

Harcèlement, consentement, respect : l’EVARS expérimentée dans les collèges mahorais

Harcèlement, consentement, respect : l’EVARS expérimentée dans les collèges mahorais
175 élèves ont répondu à un sondage après un atelier organisé dans les classes de sixième et cinquième du collège de l’Île aux Parfums

Sanctionné en décembre 2025 pour son retard sur la mise en place de l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) des élèves, l’État peine encore à sensibiliser les élèves. À Mayotte, où la question des violences scolaires et sexuelles s’invite régulièrement dans les établissements, des acteurs éducatifs interviennent pour accompagner au mieux élèves et enseignants.

La délégation des jeunes de Mayotte, portée par l’association Hazi Za Wanatsa, a été reçue au Ministère de l’Éducation nationale. L’objectif ? Échange sur les politiques publiques, les enjeux de prévention et la réalité des jeunes dans les territoires ultramarins. Une rencontre qui s’inscrivait dans la campagne EVARS, menée à Mayotte par le Collectif Cide, le conseil des associations pour les droits de l’enfant (COFRADE), et la direction régionale des droits des femmes (DRDFE).

Suite à ces échanges, l’association Hazi Za Wanatsa est repassée sur le terrain. Sur la demande d’Anifa, enseignante au collège M’Tsangamouji, le collectif a organisé des ateliers de sensibilisation de 30 minutes. À la fin de chaque atelier, un questionnaire était remis aux élèves. 87 filles et 81 garçons de classes de 6ème et 5ème ont répondu, dévoilant ainsi une réalité préoccupante : 55% des élèves ont déclaré être…

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A propos de pétrole et gaz dans les eaux mahoraises

A propos de pétrole et gaz dans les eaux mahoraises

Invité de l’émission « Zakwéli » sur Mayotte La 1 ère vendredi 16 janvier 2026, le jeune géographe mahorais Saïd Saïd Hachim a longuement évoqué le sujet de l’exploration d’hydrocarbures dans les Outre-mer français, et dans le lagon de Mayotte et alentours en particulier. Il a déclaré qu’il y a des blocs comme des parcelles, qui ont été délimités dans la zone exclusive de Mayotte. Il affirme même en avoir connaissance.

Fani Maoré : quels moyens humains mobilisés pour la surveillance du volcan sous-marin à Mayotte ?

Fani Maoré : quels moyens humains mobilisés pour la surveillance du volcan sous-marin à Mayotte ?

Dans le cadre des questions aux gouvernement, le sénateur Saïd Omar Oili, prévoit d’interroger le ministre d’Etat, ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le bilan des moyens humains mobilisés pour surveiller et effectuer des recherches sur l’activité du volcan sous-marin Fani Maoré dans les eaux mahoraises. Le parlementaire souhaite connaître le nombre de postes, leurs missions et leurs lieux d’affectation de 2019 à 2025. Il désire également savoir si ces postes sont pourvus à la date du 1 er septembre 2025.

Petite-Terre : la CCPT mobilise les associations pour des actions environnementales concrètes

Petite-Terre : la CCPT mobilise les associations pour des actions environnementales concrètes

La Communauté de Communes de Petite-Terre (CCPT) lance un appel à initiatives à destination des associations du territoire afin de soutenir des actions environnementales concrètes, visibles et rapidement mobilisables. Cette démarche s’inscrit dans un contexte particulier, marqué à la fois par les conséquences du cyclone de décembre 2024 et par les enjeux persistants d’amélioration du cadre de vie en Petite-Terre.

Petite-Terre : la CCPT mobilise les associations pour des actions environnementales concrètes

À travers ce dispositif, la CCPT souhaite accompagner des projets de terrain portés par le tissu associatif local, en complément des dispositifs de financement existants. L’objectif est clair : encourager des actions utiles à la population, ayant un impact local direct et contribuant à la protection de l’environnement.

L’appel à initiatives est ouvert aux associations loi 1901 intervenant sur le territoire de Petite-Terre. Chaque structure ne peut déposer qu’une seule demande. Les aides accordées peuvent notamment concerner l’achat de petit matériel, la prise en charge de frais logistiques ou encore des dépenses directement liées à l’organisation d’actions collectives. En revanche, les demandes portant uniquement sur le fonctionnement courant des associations ne sont pas éligibles.

Le montant de la subvention est plafonné à 2 500 euros par association. Un co-financement ou un apport propre est toutefois requis, qu’il soit financier ou en nature. Les projets déposés seront évalués selon plusieurs critères : leur cohérence avec les objectifs de l’appel, leur faisabilité, leur impact local ainsi que la clarté et la qualité du dossier présenté.

Les associations intéressées sont invitées à consulter le document complet de présentation de l’appel à initiatives, disponible en ligne, afin de préparer leur candidature dans les meilleures conditions.

Grève chez Matis : un audit explosif met le feu aux bus scolaires

Grève des conducteurs de bus « Halo » : l’audit dont MATIS aurait pu se passer
Slogans déployés aux quatre vents, les grévistes ont arpenté plusieurs rues de Mamoudzou pour faire connaître leurs revendications auprès du public.

Un audit à l’origine d’une discorde majeure entre le personnel et la direction du plus grand transporteur scolaire de l’île. La société MATIS est engagée dans un mouvement de grève à durée illimitée depuis mercredi 14 janvier 2026. À la suite d’un audit interne révélant une excellente santé financière de l’entreprise pour l’exercice 2025, les salariés exigent une revalorisation salariale conséquente et dénoncent certaines pratiques internes. Parmi elles, une prime mensuelle dite de « caillassage » de 200 euros, accordée par le Conseil départemental de Mayotte, n’aurait été versée qu’une seule fois aux conducteurs de bus. Les agents s’interrogent aujourd’hui sur le devenir du reliquat.

Plus de 120 conducteurs de bus scolaires, vêtus de tee-shirts verts estampillés du label Halo et employés par la société MATIS, ont battu le pavé dans les rues de Mamoudzou hier matin, lundi 19 janvier 2026. Ils ont entamé un mouvement de grève illimité depuis le mercredi 14s janvier afin de réclamer une revalorisation salariale et de dénoncer des propos qu’ils jugent injurieux à l’égard des Mahorais. Ces propos sont attribués à l’adjoint à la…

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L’État renonce aux barges de surveillance maritime à Mayotte

L’État renonce aux barges de surveillance maritime à Mayotte

Elles devaient symboliser le renforcement du « rideau de fer » maritime pour lutter contre l’immigration illégale à Mayotte. Elles finiront finalement sur le marché des enchères. Deux anciennes barges du Département, la Saffari Djema et la Maoré Mawa, vont être vendues par la Direction des transports maritimes (DTM), faute d’accord définitif avec l’État.

À l’origine, le projet s’inscrivait dans un partenariat entre le Département et l’État, destiné à soutenir la lutte contre l’immigration clandestine. Le principe : mettre à disposition de la Préfecture de Mayotte deux barges, positionnées au nord et au sud de l’île. Elles devaient accueillir des équipements de surveillance, notamment des radars, afin d’augmenter les capacités de détection et d’interception des forces de l’ordre…

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Décasage annoncé à la rivière Gouloué : « Cet endroit, c’est tout ce qu’on a… »

Décasage annoncé à la rivière Gouloué : « Cet endroit, c’est tout ce qu’on a… »
À Passamainty, aux abords de la rivière Gouloué, une centaine de cases est menacée de destruction dans les prochains jours

Aux abords de la rivière Gouloué, les occupants d’habitats informels sont plongés dans une attente douloureuse. Un arrêté préfectoral datant du 6 janvier 2026 prévoit le décasage imminent des habitants. Si certains, notamment des familles, seront relogés, beaucoup se sentent en sursis. « On n’a déjà pas grand-chose mais si on nous oblige à partir, on n’aura plus rien. Personne ne m’attend à l’extérieur… » témoigne un jeune.

Le 14 septembre 2023, Ambdilwahedou Soumaila, le maire de Mamoudzou, avait fait appel à la loi « Elan » qui permet de libérer du foncier occupé illégalement, pour amorcer le décasage. Entre-temps, une enquête de l’ARS (Agence régionale de Santé), en date du 24 janvier 2024, a révélé des risques sanitaires majeurs associés aux bangas.

Ces mesures préliminaires ont porté leur fruit. Vendredi dernier, les occupants ont appris que le décasage aurait lieu sous peu. Asad, marié et père de famille, se rappelle : « Je n’étais pas à la maison. C’est après que ma femme m’a dit que la mairie avait envoyé une lettre ». L’arrêté préfectoral prévient qu’ils ont 23 jours pour quitter les lieux. « On a peur, on s’attend à les voir débarquer à n’importe quel moment pour tout détruire. »

Une centaine de cases est menacée. Certains des occupants y vivent depuis plus de 20 ans. Des cris d’enfants résonnent de partout. Accroupies au bord de la rivière, des femmes les lavent tandis que d’autres s’occupent de la lessive. Asad, sa femme et ses enfants, y habitent depuis plus de…

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Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes