Accueil Blog Page 11

Cinéma : un documentaire mahorais en compétition à Toronto

Cinéma : un documentaire mahorais en compétition à Toronto

Le documentaire MANDZARSOA, troisième film mahorais réalisé par Germain Le Carpentier pendant le cyclone Chido et produit par Murielle Thierrin et Orana Larthomas pour ALDABRA FILMS, poursuit sa trajectoire internationale.

Alors que le festival Go Short – International Short Film Festival Nijmegen se tiendra la semaine prochaine à Nimègue (Pays-Bas), le film vient d’être sélectionné au Hot Docs Canadian International Documentary Festival, qui se déroulera du 23 avril au 3 mai 2026 à Toronto.

Présenté en compétition dans le programme « Birds of a Feather », MANDZARSOA bénéficie également du label « Oscar Qualifying », ouvrant la voie à une éventuelle présélection pour l’Oscar du meilleur film documentaire.

Fondé en 1993 à Toronto, Hot Docs est aujourd’hui considéré comme le plus grand festival de documentaire en Amérique du Nord, réunissant chaque année des centaines de milliers de spectateurs et professionnels du secteur.

Cette nouvelle sélection confirme la visibilité croissante du cinéma mahorais sur la scène internationale.

Intercommunalités : levier de développement ou illusion politique ?

Intercommunalités : levier de développement ou illusion politique ?

Elles sont attendues au tournant par les populations mahoraises, au même titre que les conseils municipaux dont elles émanent. Les intercommunalités devraient se mettre en place au plus tard dans le courant de la semaine prochaine. Seront-elles en mesure d’être plus efficientes que les équipes sortantes ? Seront-elles plus réalistes et porteuses de projets réalisables dans des délais acceptables pour les populations, ou vont-elles s’embourber dans des projets pharaoniques sans garantie de voir le jour ?

Le troisième tour des élections municipales est programmé pour le week-end prochain. Les conseillers communautaires éliront les présidents des cinq intercommunalités de l’île, dans des scrutins de pure forme, les dés ayant été jetés bien avant, dans les tractations politiciennes de l’entre-deux-tours durant lesquelles se partagent les postes et les gisements d’emplois, pas toujours nécessaires. Combien parmi nos concitoyens savent à quoi servent ces nouvelles entités imposées à Mayotte par la force de la loi et à coups de traits de crayon sur des plans en papier, à l’image de lord Mountbatten exécutant la partition de l’Inde et des deux Pakistan (occidental et oriental, devenu par la suite le Bangladesh) ?

Très peu, assurément ! Et pourtant, elles sont au centre d’un calcul politique de haute voltige, en particulier dans l’agglomération de Mamoudzou, capitale, s’agissant de la CADEMA. En effet, c’est la seule qui peut se prévaloir de fonctionner à peu près correctement, les quatre restantes étant gérées à l’image des communes locales qui les composent : sans réelles ambitions ni financements adéquats, en dehors de leurs frais de fonctionnement et des salaires à verser à une pléthore d’agents, rarement affectés à des missions correspondant à leurs véritables compétences.

« Au cours de la mandature passée, je n’ai vu aucun élu s’intéresser vraiment à son rôle. Ils arrivaient avec des proches à faire embaucher, sans se soucier de la nécessité pour l’institution de les employer ni de l’exécution des tâches qui leur étaient confiées », raconte un cadre de l’une de ces institutions, lors d’une discussion à bâtons rompus à la table d’un café sur le front de mer de la ville chef-lieu. Il déplore le fait que ces nouvelles collectivités ne soient en réalité que des coquilles vides, comme le sont devenues les communes mahoraises au cours de ces quinze dernières années. Les discours publics et les promesses électorales ne se traduisent jamais en actions sur le terrain, à la fois par manque de vision à long terme, mais également par insuffisance de moyens financiers.

De grandes annonces jamais suivies de faits dans des délais humainement raisonnables

En effet, côté finances, elles sont logées à la même enseigne que les entités dont elles émanent, dépendant presque exclusivement du bon vouloir des préfets en place. Les subventions accordées par les services de l’État sont toutes fléchées sur des opérations spécifiques, souvent en décalage avec les attentes exprimées par la population. Au final, les intercommunalités se retrouvent à faire de grandes annonces de principe sur des projets souvent mirobolants, impossibles à concrétiser avant plusieurs décennies.

En un mot, la démocratie représentative qu’elles sont censées incarner avec les communes n’est qu’un mirage. Elles sont supposées être décentralisées sans l’être réellement, et ne réalisent que des projets a minima au terme d’une mandature, selon le bon vouloir des services de l’État.

Les opérations ANRU, rares projets significatifs qu’on leur connaisse, ne sont malheureusement pas légion à Mayotte. Hormis le quartier de la Vigie, partagé entre Pamandzi et Dzaoudzi-Labattoir, ainsi que Kawéni (commune de Mamoudzou), un tel modèle n’est hélas pas généralisable aux quatre coins du territoire.

Ces intercommunalités à la sauce mahoraise sont censées être un levier de mutualisation des moyens pour les communes qui les composent. Mais quels moyens, au juste, étant donné que les communes locales sont les parents pauvres de la nation et qu’elles sont incapables de tracer un cap réaliste pour les six années à venir ? Les cinq années d’études diverses préalables à la concrétisation d’un projet ne font que consommer inutilement des budgets, sachant que l’équipe municipale suivante les reléguera aux oubliettes pour relancer une démarche similaire, souvent sous l’impulsion de bureaux d’études fournissant un service minimal.

Les intercommunalités rejoignent ainsi le Département-Région de Mayotte dans sa capacité à devenir un consommateur boulimique d’études sans suite. Mais qu’à cela ne tienne, les nouvelles équipes communautaires feront, tant bien que mal, leurs preuves au cours de la prochaine mandature, à condition toutefois de ne pas s’embourber dans des querelles politiciennes inutiles et des luttes d’ego sans intérêt pour les administrés.

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

JE M’ABONNE À FLASH INFOS

Les avocats décrètent une « semaine morte » contre une réforme jugée dangereuse

Les avocats décrètent une « semaine morte » contre une réforme jugée dangereuse

La colère gronde au sein du monde judiciaire. Réunis en assemblée générale extraordinaire ce 6 avril 2026, les avocats du barreau ont adopté une motion sans équivoque : ils dénoncent avec force le projet de réforme de la justice criminelle et annoncent une grève totale jusqu’au 13 avril, date symboliquement décrétée « journée justice morte » à l’échelle nationale.

Au cœur de la contestation, le projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes, issu du dispositif dit « SURE », qui doit être examiné en première lecture le 13 avril. Pour les avocats mahorais, ce texte représente bien plus qu’une simple évolution procédurale : il constitue une remise en cause profonde des principes fondamentaux du procès pénal.

Ils pointent notamment l’introduction d’un mécanisme de « plaider coupable criminel », permettant de juger les crimes les plus graves sur la base du seul aveu de l’accusé. Une procédure qui, selon eux, évacue des piliers essentiels de la justice : absence de jury populaire, suppression des débats publics, disparition de l’audition des témoins et des experts.

« C’est une justice expéditive, négociée en coulisses, qui prive à la fois les accusés et les victimes d’un procès digne de ce nom », dénoncent-ils.

Les victimes, grandes oubliées ?

Autre point de crispation majeur : la place accordée aux victimes. Dans leur motion, les avocats insistent sur le fait que ces dernières, dont la parole a été longue et difficile à libérer, méritent mieux qu’une procédure accélérée où elles seraient reléguées au second plan.

Le procès pénal, rappellent-ils, n’est pas seulement un outil de sanction, mais aussi un espace de reconnaissance, de vérité et de réparation. Autant d’éléments qui risqueraient, selon eux, d’être sacrifiés au nom de la rapidité.

Une justice déjà à bout de souffle

Au-delà des principes, le barreau de Mayotte met en lumière une réalité structurelle préoccupante : le manque criant de moyens humains. Le territoire souffre déjà d’un sous-effectif chronique de magistrats et de greffiers. Dans ce contexte, l’élargissement des compétences des cours criminelles départementales apparaît, aux yeux des professionnels, comme une mesure déconnectée du terrain.

« Cette réforme est inapplicable en l’état et totalement inadaptée à notre territoire », alertent-ils, estimant qu’elle vise avant tout à désengorger les dossiers criminels en attente, sans traiter les causes profondes du problème.

Une mobilisation qui s’intensifie

Le mouvement de grève, entamé le 1er avril, n’ayant pas produit les effets espérés, les avocats ont décidé de durcir le ton. À compter du 7 avril, toutes les activités judiciaires – pénales, civiles, commerciales et sociales – sont suspendues. Les permanences, y compris pour les gardes à vue et les situations d’urgence, sont également interrompues.

Cette mobilisation s’inscrit dans une dynamique plus large, observée à l’échelle nationale et régionale, notamment dans les barreaux de La Réunion.

Un appel solennel aux pouvoirs publics

Malgré les perturbations engendrées, le barreau de Mayotte appelle à la compréhension des justiciables et de ses partenaires institutionnels. Les avocats espèrent que cette mobilisation massive sera entendue par le Gouvernement et le Parlement.

Leur objectif est clair : obtenir le retrait ou la révision en profondeur d’un projet de loi qu’ils jugent contraire aux grands principes du procès pénal.

Dans un contexte où la justice est déjà fragilisée, cette crise révèle une fracture grandissante entre les réformes envisagées au sommet de l’État et les réalités du terrain. Une chose est certaine : la semaine à venir s’annonce décisive pour l’avenir de la justice.

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

JE M’ABONNE À FLASH INFOS

Un feu vert européen pour moderniser la flotte de pêche à Mayotte, en attente de précision

Un feu vert européen pour moderniser la flotte de pêche à Mayotte, en attente de précision

L’annonce était attendue depuis près de dix ans. La Commission européenne a validé la semaine dernière la possibilité d’ouvrir des aides pour renouveler une partie des flottes de pêche ultramarines. Une décision présentée comme un tournant pour un secteur en difficulté, avec des bateaux vieillissants et des professionnels en attente de soutien.

« Cette décision de la Commission européenne va permettre de poursuivre le renouvellement de la flotte de pêche attendu depuis 2022 par les professionnels en outre-mer. La pêche constitue un secteur économique stratégique et un élément-clef de la souveraineté alimentaire de nos territoires ultramarins. Il faut poursuivre la mobilisation pour que ce dispositif soit une réalité concrète pour tous les navires ciblés et tous les territoires », a déclaré Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer.

Dans les faits, la décision européenne autorise la France à mettre en place des aides publiques pour certaines catégories de navires, appelées “segments de flotte”, c’est-à-dire des groupes de bateaux définis selon leurs caractéristiques (taille, type de pêche ou zone d’activité). Seize segments sont concernés dans les Outre-mer. À Mayotte, un seul a été retenu.

Pour autant, à ce stade, difficile d’en savoir plus. Aucune description officielle précise de ce segment n’a été rendue publique. Sur le terrain, les professionnels eux-mêmes attendent des éclaircissements. « Pour l’instant, on sait que c’est validé, mais on doit encore voir avec le département-région et les Affaires maritimes », explique Lahadj Bacoco, président de la coopérative des pêcheurs de Mayotte.

Le communiqué précise en revanche que les aides seront cofinancées par l’État et les collectivités, à parts égales. Mais au-delà de ce principe, les modalités concrètes restent à définir.

Une autre question se pose déjà : qui pourra réellement en bénéficier. Là encore, les critères ne sont pas encore officiellement arrêtés, mais certaines conditions se dessinent. Les pêcheurs devront être en règle administrativement, disposer d’une structure déclarée et répondre à des exigences en matière de qualification. Des diplômes français, comme le certificat de commandement de petite pêche, pourraient être demandés.

À Mayotte, ces conditions pourraient rapidement devenir un frein. Les formations restent encore peu répandues et tous les professionnels ne disposent pas des diplômes requis. « C’est maintenant que les gens commencent à se former », souligne Lahadj Bacoco. À cela s’ajoute la question de la nationalité. Une partie importante de la main-d’œuvre est étrangère, notamment comorienne, et ne peut pas occuper certaines fonctions réglementées, comme celle de commandant.

Dans ces conditions, le nombre de bénéficiaires potentiels pourrait rester limité, au moins dans un premier temps. « Ça ne fait pas beaucoup de monde », reconnaît le président de la coopérative, qui pointe aussi des difficultés d’accès aux démarches administratives.

Le calendrier reste également flou. Aucune date d’ouverture des aides n’a été annoncée. Des réunions sont prévues dans les prochains jours avec les services de l’État pour préciser les règles du dispositif. D’ici là, les pêcheurs restent dans l’attente. Car entre l’annonce européenne et sa mise en œuvre concrète, l’écart est encore important.

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

JE M’ABONNE À FLASH INFOS

Ambdilwahedou Soumaila, nouveau président de la CADEMA

Ambdilwahedou Soumaila, nouveau président de la CADEMA
En ce dimanche de Pâques, la CADEMA a tourné une nouvelle page avec l’élection de son président, seul candidat en lice.

Le nouveau président de la Communauté d’agglomération Dembéni-Mamoudzou (CADEMA) se nomme Ambdilwahedou Soumaila. Seul candidat en lice, il succède à Moudjibou Saidi apportant lui-même son soutien. Cette mandature s’établit de 2026 à 2032. 

C’est en ce dimanche de Pâques qu’une nouvelle délibération a été adoptée. Ce 5 avril, la communauté d’agglomération de Dembéni-Mamoudzou s’est dotée d’un nouveau président. Le maire nouvellement réélu de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaila a été élu à la tête de la CADEMA pour six ans. Les 42 élus municipaux l’ont élu, étant le seul candidat en lice.

Trois axes prioritaires pour la CADEMA

Saluant la présence de plusieurs personnalités importantes de l’île qui ont fait le déplacement, dont le président de l’Assemblée de Mayotte Ben Issa Ousseni, ou encore le président de la Chambre de commerce et d’industrie, le maire de Mamoudzou a souhaité rappeler ses trois priorités pour son agglomération. « L’engorgement de la ville de Mamoudzou qui constitue un frein au développement économique et à la qualité de vie quotidienne. Le projet Caribus représente une réponse structurelle », a-t-il annoncé. Sa deuxième priorité, est le développement du tourisme, via son office qui, selon lui, «représente un levier économique».

Enfin, et non des moindres, il s’est arrêté sur la question de l’assainissement : «Face aux attentes en matière d’assainissement, nous devrons améliorer les performances des services et réduire les dépôts sauvages, avec des indicateurs structurés». Une situation naturellement aggravée par le cyclone, mais aussi par les fortes pluies que connaît l’île.

Une nouvelle gouvernance

Lors de son discours le nouveau président a tenu à rappeler le cadre de travail de sa nouvelle mandature : «J’appelle l’ensemble des conseillers communautaires à s’engager avec sérieux et détermination pour faire fonctionner cette institution, avec un objectif de consolidation et de résultats, en mieux coordonnant, planifiant et organisant nos actions. »

Ainsi une délibération sera déposée dès le prochain conseil communautaire afin de mettre en place une gouvernance tournante entre les deux communes. Une annonce encouragée par de vifs applaudissements. Celle-ci reviendra à la ville de Dembeni à la prochaine mandature. Au bout d’un interminable scrutin les vice-présidents ont été élu comme suit :  ​​1er vice-président : Soihibou Hamada ; 2e vice-présidente : Zoulfatie Madi ; 3e vice-président : Abdouramane Batrolo ; 4e vice-présidente : Abdallah Raya Samyra Issiaka ; 5e vice-président : Assani Rahim ; 6e vice-présidente : Afifa Mohamed ; 7e vice-président : Moirabou Issoufi Attoumani ; 8e vice-président : Ali Abdou Willa ; 9e vice-président : Hamidou Soibahadine ; 10e vice-président : Ahamadi Mahamoudou ; 11e vice-président : Darmi Moussa Abil Yassri ; 12e vice-président : Magoma Hamidani

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

JE M’ABONNE À FLASH INFOS

Education nationale : un haut cadre du vice-rectorat entre les mains de la justice

Education nationale : un haut cadre du vice-rectorat entre les mains de la justice

Un haut cadre de l’Education nationale se retrouve aujourd’hui au cœur d’une affaire judiciaire sensible, révélatrice de dysfonctionnements au sein du rectorat et des mécanismes de protection des personnels. Mis en examen pour « agressions sexuelles, harcèlement moral et sexuel » visant ses collaborateurs, il est désormais placé sous contrôle judiciaire.

L’affaire remonte au jeudi 2 avril, date à laquelle une enquête de flagrance a été ouverte, confirmant la gravité des soupçons portés contre cet homme, jusque-là responsable de plusieurs équipes au sein du rectorat. Rapidement interpellé, il a été placé en garde à vue, permettant aux enquêteurs de recueillir les premiers témoignages et indices.

Deux jours plus tard, le samedi 4 avril, le cadre a été présenté devant un juge d’instruction. Ce dernier a ordonné sa mise en examen pour l’ensemble des faits signalés. La décision de le placer sous contrôle judiciaire, selon les réquisitions du procureur de la République, marque une étape cruciale dans ce dossier délicat.

Au-delà de l’affaire individuelle, cet épisode interroge sur la prévention des abus de pouvoir dans l’administration publique. Les personnels placés sous l’autorité de ce cadre dénoncent depuis longtemps un climat de travail toxique, fait de pressions, de harcèlement et d’intimidations. Les procédures judiciaires en cours illustrent la difficulté, pour les victimes, de rompre le silence dans un environnement hiérarchique rigide.

Le rectorat de Mayotte, confronté à ce scandale, devra désormais répondre à une question cruciale : comment garantir la sécurité psychologique et physique de ses agents, tout en rétablissant la confiance au sein de ses équipes ? Les syndicats locaux appellent déjà à des mesures concrètes pour protéger les personnels et renforcer les dispositifs internes de signalement.

Cette affaire souligne également l’importance du rôle du procureur et du juge d’instruction dans la lutte contre les abus institutionnels. Le suivi judiciaire rigoureux et la transparence des procédures sont essentiels pour que la justice protège non seulement les victimes, mais aussi l’intégrité des institutions publiques.

À Mayotte, comme ailleurs, cette affaire pourrait devenir un symbole : celui de la fin de l’impunité pour les cadres abusifs, et d’un système qui commence à écouter et protéger ceux qui osent dénoncer les comportements inacceptables au travail.

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

JE M’ABONNE À FLASH INFOS

Raïssa Antoy revient à Mayotte pour lutter contre le désert médical

Raïssa Antoy revient à Mayotte pour lutter contre le désert médical

Mayotte compte un médecin généraliste de plus parmi ses enfants. Jeune Pamandzienne, Raïssa Antoy a terminé ses études de médecine l’année dernière et a décidé de revenir fêter son doctorat – obtenu avec une mention très bien – auprès de sa famille et de ses amis. Un honneur que les siens ont su lui rendre à sa juste mesure.

Le docteur Raïssa Antoy a été fêtée par les siens à Pamandzi, vendredi après-midi. Cette jeune médecin généraliste mahoraise vient de décrocher son doctorat de médecine avec une mention très bien, faisant la fierté de ses parents, de sa famille proche, de ses amis et de toute sa ville natale. Une ville qui l’a vue grandir jusqu’à l’obtention de son baccalauréat au lycée Younoussa Bamana, à Mamoudzou, avant qu’elle ne rejoigne la ville de Lyon, en métropole, où elle a entamé son cursus universitaire.  » Après ma 6e année, je suis partie aux Antilles-Guyane pour y effectuer mon internat de médecine générale. Depuis fin 2025, je suis docteure.  » Jeune mariée et maman d’un bébé, elle a choisi de revenir auprès de sa famille pour célébrer sa réussite. Une fête grandiose lui a été réservée par ses proches, ses amis et la notabilité de Pamandzi.

Si elle n’ignorait pas la tenue de cet événement, elle était loin d’imaginer l’ampleur que ses parents avaient décidé de lui donner. Un cortège de femmes aux tenues bigarrées, au son d’un  » Débah  » exécuté dans la pure tradition mahoraise, est venu l’accueillir à sa descente de voiture aux abords du stade municipal, non loin du lieu festif choisi par ses parents pour manifester leur joie et leur fierté de compter parmi eux un médecin généraliste.

Raïssa Antoy revient à Mayotte pour lutter contre le désert médical

Cette dernière ambitionne de s’installer prochainement sur l’île afin de contribuer, à sa manière, à la réduction du désert médical qui caractérise Mayotte. Le docteur Raïssa Antoy prévoit en effet de quitter la Martinique, où elle réside actuellement, pour venir ouvrir son cabinet à Pamandzi, au sein d’une population qu’elle connaît bien.

 » J’ai choisi de devenir médecin généraliste pour faire partie de ces professionnels de santé qui souhaitent s’inscrire durablement sur le territoire et répondre aux besoins des Mahorais.  »

Abdallah Antoy, son oncle paternel, a retracé devant les convives le parcours exemplaire de la jeune médecin et l’immense fierté qu’elle apporte à sa famille en choisissant de revenir exercer dans le département de Mayotte.

La course aux aides européennes devient un défi humain et numérique

La course aux aides européennes devient un défi humain et numérique

Alors que la campagne 2026 de la Politique agricole commune (PAC) vient d’être officiellement lancée, un autre visage de cette échéance annuelle se dessine à Mayotte : celui d’un parcours parfois semé d’obstacles pour des agriculteurs confrontés à la dématérialisation croissante des démarches.

Depuis le 1er avril, et jusqu’au 18 mai 2026, les exploitants mahorais doivent impérativement déclarer leurs surfaces et leurs activités agricoles pour espérer bénéficier des aides européennes. Une étape administrative incontournable, mais qui, sur le terrain, révèle des réalités bien plus complexes qu’un simple formulaire à remplir.

La télédéclaration, désormais obligatoire, marque une évolution majeure dans la gestion des dossiers PAC. Si elle vise à simplifier et accélérer les procédures, elle constitue aussi un frein pour une partie des agriculteurs, notamment ceux les moins familiarisés avec les outils numériques.

Dans un département où les disparités d’accès au numérique persistent, cette transition impose une adaptation rapide. Entre connexions instables, manque d’équipement ou difficulté à maîtriser les plateformes en ligne, certains exploitants se retrouvent en difficulté face à cette modernisation administrative.

Une mobilisation locale pour éviter le décrochage

Consciente de ces enjeux, la CAPAM (Chambre d’agriculture, de la pêche et de l’aquaculture de Mayotte) a décidé de renforcer son accompagnement sur le terrain. À partir du mardi 7 avril 2026, trois points d’accueil sont déployés à travers le territoire pour venir en aide aux agriculteurs.

Les sites de Mamoudzou, Hamjago et Combani (bâtiment FESTIM) accueilleront les exploitants selon des horaires définis : du lundi au jeudi de 8h à 12h, et le vendredi jusqu’à 11h.

Des agents spécialisés y seront présents pour guider pas à pas les agriculteurs dans leur déclaration. Cette assistance humaine apparaît aujourd’hui comme un maillon essentiel pour éviter que certains ne passent à côté de ces aides vitales.

Une organisation pensée pour limiter les tensions

Afin de fluidifier l’affluence et garantir un accompagnement de qualité, un planning par secteur a été instauré. Les agriculteurs sont invités à respecter les jours de réception correspondant à leur commune, une mesure qui vise à éviter les files d’attente et les situations de saturation.

Cette organisation témoigne d’une volonté claire : rendre accessible à tous un dispositif souvent perçu comme technique et complexe.

Derrière la déclaration, un enjeu économique crucial

Au-delà de l’aspect administratif, la campagne PAC représente un levier économique majeur pour l’agriculture mahoraise. Ces aides européennes constituent souvent une ressource déterminante pour maintenir les exploitations à flot, investir dans du matériel ou encore développer de nouvelles activités.

Dans un territoire où l’agriculture reste fragile et exposée à de nombreux défis – climatiques, économiques et structurels -, chaque déclaration validée peut faire la différence.

Une campagne révélatrice des fractures

Finalement, cette campagne 2026 met en lumière une réalité plus large : celle d’une agriculture en mutation, tiraillée entre modernisation administrative et réalités locales. Si les outils évoluent, l’accompagnement humain demeure indispensable pour garantir que personne ne soit laissé de côté.

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

JE M’ABONNE À FLASH INFOS

Estelle a préféré claquer la porte

Estelle a préféré claquer la porte
© radiofrance.fr

C’est directement sur les réseaux sociaux que la députée de la première circonscription de Mayotte (nord), Estelle Youssouffa a informé ses partisans de sa démission de la Commission d’enquête sur l’audiovisuelle public dont les travaux se poursuivent actuellement. Une décision qu’elle justifie par « la tonalité, l’orientation et la tension » prises par les travaux de cette commission présidée par Jérémie Patrier-Leitus. Elle qualifie les auditions de « spectacles qui déshonorent l’Assemblée nationale ». Cet avis exprimé par la députée de Mayotte est très largement partagé par la sphère médiatique française qui n’a de cesse de se gausser des conditions dans lesquelles se déroulent ces auditions qui mettent en scène de vedettes du petit écran parmi lesquels les célèbres animateurs Nagui et Patrick Bertrand, pour ne citer qu’eux. Une partie des journalistes français se félicitent en revanche des détails croustillants qui émergent de ces auditions et dont ils n’auraient jamais eu vent dans d’autres circonstances.

Démolition de points de collecte à partir du 6 avril

Démolition de points de collecte à partir du 6 avril
* image d'illustration générée par ia

La CADEMA lance, lundi 6 avril 2026 à 8h00, la démolition de deux points de collecte enterrés situés rue Océane, dans le quartier des Hauts-Vallons. Devenus vétustes et à l’origine de nombreux dysfonctionnements, ces équipements contribuaient à des dépôts sauvages et à des nuisances pour les riverains.

Cette opération s’inscrit dans une réorganisation plus large du dispositif de collecte des déchets. Une concertation est en cours avec les habitants afin de mettre en place des solutions mieux adaptées, comme de nouveaux points de collecte ou des bacs individuels.

Les riverains ont été informés des travaux et des éventuelles perturbations. La CADEMA appelle à la compréhension de tous durant cette intervention.

Le Gouvernement lance l’appel à projets pour la Journée nationale de la résilience 2026

Le Gouvernement lance l’appel à projets pour la Journée nationale de la résilience 2026

Le Gouvernement lance un appel à projets pour la Journée nationale de la résilience 2026. Cette journée se déroulera le mardi 13 octobre 2026 et marquera sa cinquième édition. Des actions pourront être organisées tout au long de l’année afin de mieux préparer la population face aux risques et aux catastrophes.

Les collectivités, les associations, les écoles et les entreprises sont invitées à participer en proposant des projets. Ces projets doivent porter sur la connaissance des risques naturels et technologiques, la préparation à une catastrophe et le renforcement de la résilience collective.

Plusieurs dates sont à retenir. Le 10 septembre 2026 correspond à la date limite pour déposer les projets souhaitant participer aux trophées de la résilience. Le 1er octobre 2026 est la date limite pour les demandes de soutien financier. Enfin, le 10 décembre 2026 marque la date limite pour obtenir la labellisation « JNR 2026 ».

Cet appel à projets permet de valoriser les initiatives et de sensibiliser la population aux enjeux liés aux risques.

Transports aériens : le député Jiovanny William chargé d’enquêter sur la flambée des tarifs en outre-mer

Transports aériens : le député Jiovanny William chargé d’enquêter sur la flambée des tarifs en outre-mer

Le gouvernement lance une mission sur le coût des billets d’avion entre l’Hexagone et les territoires ultramarins. Le député Jiovanny William a été chargé par le Premier ministre, à la demande de la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou, d’analyser la formation des prix et d’identifier d’éventuelles pratiques abusives ou discriminatoires.

« Le prix des billets d’avion constitue l’un des exemples les plus révélateurs de la vie chère en outre-mer », a souligné la ministre, appelant à « mieux comprendre les mécanismes de prix » pour « apporter des réponses concrètes à nos compatriotes ultramarins. »

Selon les données de l’aviation civile, les tarifs ont fortement augmenté ces dernières années, avec une hausse de 19 % en 2023 et de plus de 30 % entre 2019 et 2023 dans les Antilles. La mission devra formuler des recommandations pour améliorer l’accès au transport aérien et garantir l’égalité entre les citoyens.

Un premier point d’étape est attendu fin avril 2026, avant la remise du rapport final prévue fin juin.

Carte de barge : les trajets non utilisés expirent fin avril

Carte de barge : les trajets non utilisés expirent fin avril

Le Département-Région de Mayotte, via la Direction des transports maritimes (DTM), appelle les usagers à effectuer le transfert de leurs crédits de passage avant le 27 avril 2026.
Les voyageurs disposant encore de crédits sur leurs anciennes cartes de transport doivent se rendre à la régie située à la gare maritime de Mamoudzou afin de basculer leur solde vers leur nouvelle carte.
Au-delà de cette échéance, la DTM prévient qu’aucun transfert ne pourra être garanti, et que les crédits seront définitivement perdus.
Les autorités invitent donc les personnes concernées à entreprendre cette démarche rapidement et à se rapprocher des services compétents pour toute information complémentaire.

Vie chère : Paris ouvre enfin le dossier explosif des billets d’avion

Vie chère : Paris ouvre enfin le dossier explosif des billets d’avion
Le gouvernement de Sébastien Lecornu s’intéresse de près aux mécanismes de formation des prix des billets d’avion entre les Outre-mer et la métropole.

Sans équivalent dans le monde pour des distances comparables, le coût des billets d’avion entre les Outre-mer français et l’Hexagone a retenu l’attention du gouvernement de Sébastien Lecornu. Celui-ci s’intéresse aux mécanismes de formation des prix et a mandaté, à cet effet, un député martiniquais, qui aura la délicate mission de mener une étude approfondie sur le sujet. Ses conclusions sont attendues pour le 30 juin 2026.

Les mécanismes de formation des prix des billets d’avion entre la métropole et les Outre-mer ne tarderont pas à passer sous la loupe d’un parlementaire antillais. Le député martiniquais Jiovanny William s’est vu confier cette mission cette semaine par le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, sur recommandation de la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou.

Cette annonce a, pour l’instant, reçu un accueil mitigé chez les populations ultramarines, habituées aux effets d’annonce venus de Paris, souvent sans lendemain lorsqu’il s’agit de lutter contre les causes profondes de la vie chère dans les territoires français répartis à travers les océans.

Quoi qu’il en soit, cette décision gouvernementale apparaît comme le signe d’une entrée précoce dans la campagne des élections présidentielles de l’année prochaine, tant ce sujet cristallise les tensions liées aux différences de traitement entre les citoyens de l’Hexagone et ceux des territoires ultramarins. Il s’agit d’un thème récurrent, mais surtout d’une question sensible, qui mobilise les ressortissants des départements et régions d’outre-mer (DROM) à l’approche de ce scrutin national majeur. D’ailleurs, l’échéance de 2027 s’annonce particulièrement incertaine et animée.

Le gouvernement Lecornu constate (enfin) que les tarifs aériens sur les liaisons entre la métropole et les Outre-mer connaissent une hausse constante, voire vertigineuse entre 2019 et 2023 : près de 19 % en 2019 et 30 % en 2023 pour le seul segment métropole–Antilles. « Un coup de massue pour les familles ultramarines », admet le gouvernement. Des familles qui n’ont souvent d’autre choix que de se rendre dans l’Hexagone pour des raisons familiales, médicales ou professionnelles.

Comme l’a formulé Naïma Moutchou, ce qui intéresse particulièrement les autorités dans cette affaire — et justifie la feuille de route confiée au député martiniquais — est de comprendre « les mécanismes de formation des prix ». Le parlementaire devra analyser en profondeur plusieurs éléments, notamment le yield management, les ventes additionnelles et la transparence des grilles tarifaires, afin de déterminer l’existence éventuelle de pratiques abusives ou discriminatoires.

Reconnaissant le rôle prépondérant du coût des billets d’avion entre les Outre-mer et l’Hexagone, la ministre attend des réponses précises de cette mission. L’enjeu principal réside dans les propositions qui seront formulées pour « garantir un accès équitable au transport aérien et prévenir toute atteinte à l’égalité entre les citoyens ».

Ce rapport, commandé par le gouvernement Lecornu, est attendu pour le 30 juin 2026. Il sera précédé d’un point d’étape fixé au 30 avril. Ses conclusions seront particulièrement scrutées par les usagers mahorais, qui paient parmi les billets les plus chers de l’Union européenne au regard des distances parcourues entre les territoires ultramarins et la métropole.

En toile de fond, cette étude laisse entrevoir une volonté des autorités de mieux réguler le secteur du transport aérien, afin de répondre aux attentes des populations ultramarines par un encadrement plus strict des pratiques tarifaires.

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

JE M’ABONNE À FLASH INFOS

Une joie de très courte durée chez les chauffeurs de taxi en Petite-terre

Une joie de très courte durée chez les chauffeurs de taxi en Petite-terre

Des lendemains déchantants pour les 150 conducteurs de taxi de Petite-Terre : l’enveloppe d’aide de 800 000 euros, votée mercredi dernier par le Département-Région, s’avérerait être un traquenard politique. Pour en bénéficier, la profession devra remplir des conditions qui, aujourd’hui, lui semblent impossibles à satisfaire. Elle est par ailleurs convaincue qu’il s’agit d’une mesure d’apaisement destinée à faire accepter la mise en place d’un service de transport en commun taillé sur mesure pour deux sociétés locales de bus, qui pourrait à terme signer sa disparition.

Les chauffeurs de taxi de Petite-Terre crient à l’arnaque contre le Département-Région de Mayotte. Ils s’estiment trompés par l’exécutif territorial après l’annonce, jeudi dernier, de l’octroi d’une enveloppe de 800 000 euros censée compenser les pertes subies l’année dernière lors des travaux d’aménagement des quais Issoufali et Ballou.

S’ils savent gré au conseiller départemental de Dzaoudzi-Labattoir, Ali Omar, d’avoir tenté de les soutenir dans ce dossier, ils n’hésitent pas pour autant à accuser la collectivité d’avoir voulu se jouer d’eux. Les intéressés estiment en effet que cette aide constitue, à leurs yeux, la compensation d’une disparition annoncée.

Après une euphorie de courte durée, les conducteurs de taxi de Dzaoudzi-Labattoir et de Pamandzi dénoncent les conditions d’attribution de cette aide. Premier grief : l’obligation d’être à jour de ses cotisations sociales et fiscales.

« Combien d’entre nous peuvent remplir ces conditions alors que nous avons tous été mis à genoux par le cyclone Chido ? Quel acteur économique du territoire n’a pas été touché par cet événement climatique ? Ils font semblant de ne pas le savoir », s’emporte Ali, hier jeudi en fin de journée, devant ses clients descendus de la barge.

« Les citoyens ont parfaitement raison de s’interroger sur la rationalité de ces élus qui nous gouvernent », ajoute-t-il, évoquant également des termes juridiques qu’il juge illégaux dans la délibération, notamment l’obligation d’adhérer à un syndicat spécifique.

Aux yeux des chauffeurs de taxi de Petite-Terre, le Département a déjà failli à ses engagements en 2023, lors de l’attribution d’une aide de 1,5 million d’euros dont ils disent n’avoir que très peu bénéficié.

Des lignes identiques à celles des taxis

« Ils ont utilisé le même stratagème : seuls 500 000 euros ont finalement bénéficié à une poignée de collègues. La pilule a été difficile à avaler, et les voilà qui recommencent. Qu’ils sachent que nous ne sommes pas dupes : ils ont programmé la mort pure et simple de notre activité. Nous sommes 150 licenciés sur Petite-Terre. Qui va subvenir aux besoins de nos familles ? », s’interroge-t-il.

Après une trentaine de minutes, notre interlocuteur retrouve son calme. Entouré de plusieurs collègues acquiesçant à ses propos, il affirme que cette enveloppe de 800 000 euros vise en réalité à faire accepter un marché de 400 000 euros attribué à deux transporteurs de bus : Carla Baltius et Abdallah Djaha Salim.

Il s’interroge notamment sur la présence de la société Carla Transports en Petite-Terre, alors qu’elle opérait jusqu’ici en Grande-Terre, principalement dans le nord et dans le transport scolaire. « Encore une magouille de plus de la part de nos élus », lance un autre chauffeur présent sur les lieux.

Selon eux, les lignes prévues pour ces deux sociétés de bus sont identiques à celles actuellement exploitées par les taxis, avec les mêmes trajets et les mêmes arrêts. Ils dénoncent également un protocole d’expérimentation signé entre le Département-Région et ces sociétés pour une durée de quatre mois, pour un montant de 40 000 euros.

« Là où nos élus nous prennent pour des naïfs, c’est que cette expérimentation semble destinée à être pérennisée. Il est question de sous-traitance, mais avec des véhicules de moins de cinq ans, ce qui nous paraît irréaliste. Sinon, pourquoi ne pas avoir directement lancé un appel à l’ensemble des 150 taxis, comme cela a été fait en Grande-Terre avec une trentaine de collègues regroupés en coopérative ? », questionne-t-il.

Sa colère se cristallise également autour de l’appel d’offres attribué aux sociétés « Carla Baltius Transports » et « Salim Transports », qu’il affirme être en préparation depuis plusieurs années. De quoi nourrir, selon lui, de sérieux doutes quant à la sincérité des élus départementaux dans ce dossier.

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

JE M’ABONNE À FLASH INFOS

École primaire de M’roalé : une matinée bleue pour sensibiliser à l’autisme

École primaire de M’roalé : une matinée bleue pour sensibiliser à l’autisme

À l’occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, l’école primaire de M’roale s’est mobilisée autour d’une action collective mêlant solidarité et inclusion. Dès 8 heures, les élèves, vêtus de bleu – couleur associée à l’autisme – ont parcouru le village munis d’une banderole sur laquelle on pouvait lire « tous ensemble ». Tous portaient également des masques réalisés en début de semaine. Sur leur passage, de nombreux parents étaient présents dans la rue pour les regarder défiler avec fierté.

De retour dans la cour de récréation, la mobilisation s’est poursuivie avec un lâché de ballons et un chant repris en chœur par les enfants : « T’en fais pas, tu es comme tout le monde. Près de toi jamais j’aurai honte. Tu es toi et c’est ce qui compte. Regarde toi comme tu es beau. » Un message fort sur le regard à porter sur la différence.

Pour le directeur de l’établissement, Hafidhou Insa, cette initiative prend tout son sens dans la mission de l’école : « On se doit de pouvoir accompagner nos élèves et d’être solidaires par rapport à leur handicap. » L’école accueille en effet une unité d’enseignement en élémentaire autisme (UEEA), mise en place en octobre 2021, qui compte aujourd’hui sept élèves. Encadrés par une équipe composée notamment d’éducateurs spécialisés, d’enseignants, de psychomotriciens et d’AESH, ces enfants bénéficient d’un accompagnement adapté tout en participant pleinement à la vie de l’établissement.

L’inclusion se vit au quotidien à M’roale. Des temps de cours sont partagés entre les élèves de l’UEEA et les autres classes, notamment en arts visuels, en sport ou encore en danse. Alayna, élève de CP, résume avec spontanéité l’esprit de cette journée : « On fait ça pour encourager les enfants autistes. C’est trop bien ! » Au fil de l’année, ces moments communs donnent lieu à des projets collectifs, comme une danse présentée lors de la fête de fin d’année, où tous les élèves montent sur scène ensemble.

Avec quatre dispositifs UEEA sur l’ensemble de Mayotte, ces initiatives témoignent d’une volonté de faire évoluer le regard sur le handicap dès le plus jeune âge. À M’roale, cette matinée bleue aura surtout rappelé que l’école est un lieu où l’on apprend autant à lire et à écrire… qu’à vivre ensemble.

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

JE M’ABONNE À FLASH INFOS

Pamandzi rappelée à l’ordre par la chambre des comptes

Pamandzi rappelée à l’ordre par la chambre des comptes

La chambre régionale des comptes de Mayotte dresse un constat critique de la gestion de la commune de Pamandzi dans un audit flash rendu public le 2 avril 2026. Saisie en l’absence de bilan présenté par la collectivité, elle souligne que « cette obligation n’ayant pas été respectée, la chambre a décidé de procéder à un audit ciblé afin d’évaluer directement les mesures effectivement mises en œuvre ».

Le résultat est sans appel : « sur les dix formulées en 2023, seules deux ont été pleinement appliquées, tandis que six ne l’ont été que partiellement et deux n’ont fait l’objet d’aucun début d’exécution ».

Au-delà de ce bilan global, le rapport met en évidence des dysfonctionnements persistants, notamment dans le champ scolaire. La commune ne tient toujours pas à jour la liste des enfants soumis à l’obligation scolaire, ce qui empêche d’évaluer précisément les besoins éducatifs. Elle peine également à structurer certains services essentiels : la restauration scolaire reste incomplète et les équipements existants ne sont pas pleinement exploités.

Dans le même temps, la fréquentation du périscolaire progresse fortement, sans que l’organisation suive pleinement. Les effectifs augmentent, mais la collectivité rencontre des difficultés à professionnaliser ses agents et à optimiser son fonctionnement.

Sur le plan financier, la situation s’est améliorée après plusieurs années de déséquilibre. La commune est parvenue à retrouver l’équilibre budgétaire, mais celui-ci demeure fragile. La chambre souligne que les progrès réalisés doivent être consolidés, notamment en matière de fiabilité de l’information financière et de pilotage budgétaire.

L’audit met ainsi en lumière des avancées, « notamment en matière budgétaire, mais aussi des fragilités persistantes dans la gestion de la compétence scolaire et dans le pilotage financier ».

Face à ces constats, la juridiction formule plusieurs recommandations visant à renforcer l’organisation des services et la gestion financière. Elle demande à la commune de dresser chaque année la liste des enfants soumis à l’obligation scolaire, de mieux encadrer les inscriptions en mentionnant la possibilité d’attestations sur l’honneur, mais aussi de professionnaliser les agents affectés au scolaire et de formaliser le temps de travail des animateurs. Elle insiste également sur la nécessité d’améliorer la sincérité des prévisions budgétaires, de fiabiliser les comptes en procédant correctement aux rattachements de charges et de produits, et de fournir une information financière plus complète aux élus. Le maire s’est engagé à les mettre en œuvre d’ici fin 2026, avec l’obligation cette fois d’en rendre compte.

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

JE M’ABONNE À FLASH INFOS

Carburants à Mayotte : flambée des prix mais des assurances sur l’approvisionnement

Carburants à Mayotte : flambée des prix mais des assurances sur l’approvisionnement

À Mayotte, ce 1er avril marque une hausse significative des prix des carburants, conséquence directe des tensions persistantes au Moyen-Orient. Une situation qui pèse sur le portefeuille des automobilistes, mais que le directeur de TotalEnergies à Mayotte tente de relativiser en appelant au calme, notamment sur les risques de pénurie.

Dans le détail, les tarifs à la pompe connaissent une augmentation notable : le gazole grimpe de 46 centimes par litre, le super sans plomb de 29 centimes, tandis que le gazole marin enregistre une hausse de 35 centimes. Une évolution attendue depuis plusieurs jours, et qui s’inscrit dans une dynamique internationale. Damien Roques, directeur général de TotalEnergies Mayotte, souligne l’ampleur du phénomène : les prix des essences ont bondi de 40 % en un mois, tandis que le coût du diesel a tout simplement doublé sur la même période.

Ces hausses, répercutées à l’échelle nationale, touchent également l’île, fortement dépendante des importations. Pourtant, au-delà de la flambée des prix, la question de l’approvisionnement reste au cœur des préoccupations locales. Sur ce point, le dirigeant se veut rassurant.

Selon lui, un ravitaillement effectué le 28 février a permis de couvrir les besoins du début du mois de mars.

Ils bravent l’interdiction de vendre du poisson

Ils bravent l’interdiction de vendre du poisson

Frappés d’une interdiction de l’Union Européenne de pêcher et de vendre le produit de cette pêche aux consommateurs mahorais, les pêcheurs comoriens de Four-à-chaux à Labattoir, ont repris timidement leur commerce depuis quelques jours. Si leur dispositif demeure allégé, ils ne proposent pas un poisson de qualité, avec des espèces recherchées provenant de la haute mer (et non du lagon), sans doute du banc de la Zélée. Une situation qui déplait hautement aux responsables de la corporation qui dénoncent une attitude irresponsable qui pourrait davantage compliquer un relationnel difficile et fragiles avec les services de l’Etat à Mayotte. Au centre de cette colère, la reprise illégale de la pêche aux espèces protégées en cette période de l’année comme les poulpes. Des responsables corporatistes qui n’exclut de demander le concours de la police municipale de Dzaoudzi-Labattoir pour faire respecter l’interdiction de pêcher et de vendre le produit pêché dan l’attente d’un arrangement à trouver avec les différentes autorités compétentes.

Bandrélé : une marche nocturne ouverte à tous vendredi 10 avril

Bandrélé : une marche nocturne ouverte à tous vendredi 10 avril

La commune de Bandrélé organise, ce vendredi 10 avril à 19h, une marche nocturne baptisée « Bandrélé by Night ». Le départ est prévu depuis le parking du collège de Bandrélé pour un parcours de 6 kilomètres.

Accessible à tous, l’événement se veut convivial et entièrement gratuit. Les participants sont invités à venir nombreux pour partager ce moment sportif dans une ambiance nocturne. Cette marche entend promouvoir l’activité physique et renforcer le lien social au sein de la commune.

Le flash infos du jour

Flash infos Mayotte du Mardi 12 mai 2026
Mardi 12 mai 2026

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes