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À Mayotte, le gouverneur du Rotary vient soutenir l’action des clubs

À Mayotte, le gouverneur du Rotary vient soutenir l’action des clubs
Le Rotary, fondé en 1905, compte aujourd’hui plus d’un million de membres à travers le monde et fonctionne uniquement grâce aux cotisations et aux dons. Bernard Leong Song, en est le gouverneur du district 9220, qui comprend Mayotte.

Le gouverneur du Rotary district 9220, Bernard Leong Song, était en visite à Mayotte pour rencontrer les membres du Rotary Club de Mamoudzou, actif depuis 1987. Rattaché au Rotary International, le club mène des actions solidaires locales et peut bénéficier de financements internationaux. Il promeut aussi la bourse de la paix, ouverte aux jeunes professionnels, sans affiliation politique ni religieuse.

Gouvernail jaune sur fond bleu : le logo du Rotary Club de Mamoudzou est présent sur le pin’s de ses membres à Mayotte depuis 1987. Le gouverneur du district 9220, Bernard Leong Song, est actuellement en déplacement à Mayotte afin de rencontrer les membres et de s’assurer de la bonne tenue des règles internes.

Le Rotary, un réseau international

À Mamoudzou, deux clubs existent, dont celui basé à Kaweni où les membres se réunissent chaque mercredi. L’association fonctionne grâce aux cotisations de ses membres et aux dons. Le club fait partie du Rotary International, organisation fondée en 1905 aux États-Unis par l’avocat américain Paul Harris.

Le Rotary Club de Mamoudzou est rattaché au district 9220, qui regroupe les Comores, Djibouti, Madagascar, Maurice, La Réunion et Mayotte. « Ce qui nous motive, c’est d’aider les gens », affirme le gouverneur. Les actions de levée de fonds menées localement peuvent permettre de récolter entre 4 000 et 14 000 euros selon les projets engagés.

Le Rotary est présent dans plus de 200 pays et régions et compte plus d’un million de membres à travers le monde. Sa devise, « Servir d’abord », guide l’action des clubs. L’organisation intervient dans sept domaines prioritaires que sont la promotion de la paix, la lutte contre les maladies, l’approvisionnement en eau potable, la santé des mères et des enfants, l’éducation, le développement des économies locales et la protection de l’environnement. Au lendemain de Chido, des kits d’assainissement en eau et en hygiène ont été distribués par les membres.

Parmi les dispositifs portés à l’international figure la bourse de la paix. Ce programme s’adresse aux jeunes professionnels souhaitant obtenir un bachelor ou un master dans le domaine de la paix et de la résolution des conflits. À ce jour, aucun candidat mahorais n’a été sélectionné, une situation que les membres du club espèrent voir évoluer.

Une adhésion sur parrainage

L’adhésion au Rotary se fait par parrainage et les candidatures sont examinées par les membres du club. « C’est une manière de nous assurer de la valeur du candidat », expliquent les membres. L’organisation se veut apolitique et non confessionnelle. « C’est ce qui justement nous réunit », explique l’une des membres, soulignant que les adhérents se retrouvent autour des valeurs du Rotary et bénéficient d’un réseau international.

Les clubs peuvent bénéficier du soutien de la Fondation du Rotary, dont le siège est situé à Evanston, près de Chicago. Cette structure centralise les cotisations et les dons afin de financer des programmes humanitaires, éducatifs et sanitaires. Des subventions peuvent être accordées pour soutenir des projets locaux, avec un premier niveau d’aide pouvant atteindre 1 000 dollars et des financements plus importants mobilisables à l’échelle internationale. « Le Rotary est un moyen de donner du sens à nos actions, pour ceux qui en ont les moyens et la disponibilité », résume Lookman, chargé de communication.

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Sada : le quartier Kombini 1 visé par une opération d’évacuation et de démolition

Sada : le quartier Kombini 1 visé par une opération d’évacuation et de démolition

Le préfet de Mayotte a signé, le 2 mars 2026, un arrêté ordonnant l’évacuation et la destruction de constructions édifiées illégalement dans le quartier Kombini 1, à Sada.

Situé en contrebas du stade municipal, entre le collège et le lycée de Sada, le quartier Coumbini s’est densifié ces dernières années avec l’apparition de nombreuses habitations construites sans autorisation. Selon un procès-verbal de gendarmerie annexé à la procédure, le secteur est majoritairement occupé par des personnes en situation irrégulière et comporte à la fois des maisons en dur et quelques cases en tôle.

Les forces de l’ordre décrivent également un quartier traversé par plusieurs sentiers piétons, utilisés par des jeunes délinquants pour rejoindre le lycée ou pour éviter les contrôles lors d’affrontements entre bandes de villages voisins.

Face à cette situation, l’État entend procéder à l’évacuation des occupants et à la démolition des bâtis concernés. Cette opération s’inscrit dans la politique de lutte contre l’habitat illégal.

Pamandzi : le projet d’infrastructures hydrauliques déclaré d’utilité publique

Pamandzi : le projet d’infrastructures hydrauliques déclaré d’utilité publique

Le préfet de Mayotte a signé, le 1er septembre 2025, l’arrêté déclarant d’utilité publique le projet de réalisation d’infrastructures hydrauliques sur la commune de Pamandzi.

Ce projet, porté par la Communauté de communes de Petite-Terre (CCPT), vise à améliorer la gestion des eaux pluviales afin de limiter les inondations et d’adapter les aménagements aux risques naturels. L’arrêté souligne le caractère d’intérêt général de l’opération, au regard notamment des enjeux d’habitat et de prévention des risques.

La déclaration d’utilité publique permet à la collectivité d’engager les procédures nécessaires, notamment en matière d’acquisitions foncières. Les expropriations éventuelles devront intervenir dans un délai de cinq ans.

Le texte prévoit également la mise en compatibilité des documents d’urbanisme de la commune de Pamandzi pour permettre la réalisation du projet. L’arrêté est consultable au recueil des actes administratifs de la préfecture de Mayotte.

Dembéni : la ZAE d’Ironi-Bé déclarée d’utilité publique

Dembéni : la ZAE d’Ironi-Bé déclarée d’utilité publique

Par arrêté du 4 août 2025, le préfet a déclaré d’utilité publique le projet de zone d’activité économique (ZAE) d’Ironi-Bé, sur la commune de Dembéni.

Le projet prévoit l’aménagement d’un espace dédié à l’accueil d’activités de production et de transformation, notamment dans la filière agroalimentaire, mais aussi de stockage, de services tertiaires et d’équipements publics ou inter-entreprises.

Avec cette déclaration d’utilité publique, l’Établissement public foncier et d’aménagement de Mayotte (EPFAM) – pourtant devenu depuis Établissement public de restructuration et de développement de Mayotte (EPRDM) – est désormais autorisé à acquérir les terrains nécessaires, à l’amiable ou, si besoin, par voie d’expropriation. Ces acquisitions devront être réalisées dans un délai de cinq ans.

L’État met en avant plusieurs objectifs : créer des emplois pour les habitants du secteur, désengorger la zone industrielle de Kawéni, proposer du foncier à des prix plus accessibles que dans l’agglomération de Mamoudzou et contribuer au rééquilibrage territorial de l’activité économique.

Le projet a reçu un avis favorable à l’issue de l’enquête publique, dont les conclusions restent consultables pendant un an sur le site de la préfecture et auprès des services concernés.

Le SIDEVAM 976 dénonce un dépôt sauvage sur la RN2

Le SIDEVAM 976 dénonce un dépôt sauvage sur la RN2
* image d'illustration générée par ia

Un dépôt sauvage de déchets mécaniques a été constaté sur la route nationale 2, avant les lacets de Batrini, a indiqué le SIDEVAM 976 dans un message publié sur Facebook. L’organisme déplore un acte « désolant, inadmissible et inacceptable », rappelant que plusieurs dispositifs existent à Mayotte pour la prise en charge de ce type de déchets. Une enquête sera menée en partenariat avec la commune de Ouangani afin d’identifier l’auteur des faits. Une plainte doit également être déposée.

Mayotte au cœur de C pas si loin cette semaine

Mayotte au cœur de C pas si loin cette semaine

Quinze mois après le passage du cyclone Chido, C pas si loin consacre son émission du mercredi 4 mars à Mayotte. Intitulé « Droit de suite à Mayotte », le reportage donne la parole à trois Mahorais (deux agriculteurs et une professeure) frappés de plein fouet par la catastrophe. Ils témoignent du long chemin de reconstruction, entre difficultés persistantes et espoirs retrouvés. Présenté par Karine Baste, le magazine sera diffusé sur France 5 et disponible en replay sur france.tv.

Malamani : deux adolescents tués à vélo, le conducteur impliqué prend la fuite

Malamani : deux adolescents tués à vélo, le conducteur impliqué prend la fuite
* image d'illustration générée par ia

Un dramatique accident de la route a coûté la vie à deux jeunes cyclistes de 17 et 18 ans, lundi 2 mars en soirée, sur la route départementale au nord de Malamani, à hauteur de la déchetterie. Le conducteur du véhicule impliqué a quitté les lieux avant l’arrivée des secours.

L’alerte a été donnée peu avant 20 heures. À leur arrivée, les sapeurs-pompiers découvrent une scène particulièrement grave : les deux adolescents viennent d’être violemment percutés. Le véhicule en cause n’est plus sur place.

Le jeune homme de 18 ans est retrouvé en arrêt cardio-respiratoire. Malgré l’intervention rapide des secours et les tentatives de réanimation pratiquées par le SMUR, son décès est constaté à 20h49.

La seconde victime, âgée de 17 ans, est quant à elle inconsciente mais présente encore un pouls à l’arrivée des équipes de secours. Son état se dégrade rapidement. À 21h39, elle sombre à son tour en arrêt cardio-respiratoire. Les manœuvres de réanimation engagées restent malheureusement sans succès. Son décès est officiellement confirmé à 22h07.

Face à la gravité des faits, le médecin légiste a émis un obstacle médico-légal, empêchant la restitution immédiate des corps aux familles. Cette mesure vise à permettre les examens nécessaires dans le cadre de l’enquête.

Une enquête a été ouverte et confiée à la gendarmerie afin d’identifier et d’interpeller le conducteur en fuite, et de déterminer les circonstances précises de ce drame. Ce nouvel accident mortel soulève une fois encore la question de la sécurité des usagers les plus vulnérables sur les routes du territoire.

Aéroport de Mayotte : le mensonge d’État éclate au grand jour

Aéroport de Mayotte : le mensonge d’État éclate au grand jour

Jusqu’au-boutiste, l’ancien directeur de la DGAC à Mayotte aura persisté dans son mensonge destiné à décrédibiliser le maintien de l’aéroport de Mayotte sur son site actuel de Pamandzi. Que la paix civile soit ébranlée, que le manque de clairvoyance, de sérieux et de courage des élus mahorais (tous niveaux et tendances confondus) soit mis à rude épreuve et décrié par la population, que toute la programmation pluriannuelle du développement du territoire soit à jamais désarçonnée, il n’en a eu que faire, multipliant au passage les mensonges officiels, au risque de jeter le discrédit sur le sérieux de l’ensemble des administrations locales.

Une promesse électoraliste d’un chef d’État en campagne dans l’une de ses provinces éloignées de Paris en 2019 ; une population en liesse (sous très forte incitation d’élus locaux, parlementaires et responsables divers acquis à la cause de ce président) qui oublie que ce type de déclaration n’engage que ceux qui veulent bien y croire ; des responsables locaux inconscients et irresponsables qui participent à cette manipulation des masses ; et un responsable d’un service éminemment important pour le désenclavement quotidien de l’île qui s’emploie, au dernier moment, à rembobiner au maximum ce fil d’Ariane devenu irréalisable parce que les électeurs mahorais avaient opté, en très grande majorité, pour attribuer leur suffrage à Marine Le Pen, bête noire de la classe politique nationale.

Le président prometteur se rebiffe à la date qu’il avait annoncée pour la mise en œuvre de ce projet que les Mahorais appellent de tous leurs vœux depuis un demi-siècle, et c’est toute une machine destinée à infantiliser 500 000 habitants qui se met en branle. Une parlementaire, habile opportuniste, y voit l’occasion de tirer une fois de plus la couverture à elle, entraînant dans le processus un président d’assemblée départementale auquel l’essentiel des enjeux de son territoire échappe.

Des jours, des semaines, des mois durant, le sujet monopolise les discussions du public dans les villes et les villages mahorais. Le débat politique vire à la division entre partisans et adversaires d’une délocalisation de cette infrastructure dans la seule grande forêt de l’île encore en situation de fournir eau et alimentation à une population qui ne cesse d’augmenter à une vitesse effrénée.

Une fois le mensonge apparu au grand jour, c’est une fuite en avant dans un silence absolu que l’on observe, et ce au milieu d’une campagne électorale déterminante pour l’orientation des scrutins à venir.

Une infrastructure majeure pour Mayotte qui ne fait pourtant pas les affaires de tout le monde dans la région

« Tout le monde savait à peu près que c’était un mensonge cousu de fils d’or, mais malheureusement le bon sens a été pris de court par le goût très prononcé chez certains d’entre nous pour le populisme et l’irrespect envers nos populations. Car, en effet, c’était irrespectueux de la part des défenseurs de cette idée d’avoir persisté à faire gober à nos concitoyens sa plausible réalisation, de surcroît dans des délais très courts », dénonce un dirigeant d’une association locale de sauvegarde de l’environnement qui ne décolère toujours pas à l’idée de voir raser la forêt de Bouyouni pour accueillir la piste longue de l’aéroport de Mayotte.

« À l’heure actuelle, la difficulté majeure sur ce territoire, c’est qu’il n’est pas aisé de distinguer les personnes instruites des citoyens ordinaires, celles qui, soi-disant, détiennent les leviers du pouvoir de leurs administrés. On se retrouve dans un fourre-tout indescriptible et inaudible, et l’autorité étatique profite de cette situation pour passer en force et imposer tout ce qu’elle veut, au risque de se contredire par la suite, une fois dos au mur face à certaines réalités. Ce qui est inacceptable ailleurs dans la République devient une norme dans cette île, parce qu’en face il n’y a absolument aucun contrepoids », observe, à juste titre, cet associatif très impliqué.

Cette affaire de l’aéroport de Pamandzi met en lumière une situation généralisée sur l’île au cours des trois dernières mandatures, qui ne cesse de s’amplifier, particulièrement depuis le passage du cyclone Chido. Probablement parce que la construction de cette piste longue ne fait toujours pas les affaires de certaines puissances politiques et économiques régionales occultes, celles-ci poursuivent en sous-main leur travail de « sapage » engagé depuis belle lurette.

La première phase de décentralisation des pouvoirs, entrée en vigueur en mars 2024, se trouve en vérité réduite à une simple appellation et aboutit à une mise sous tutelle quasi systématique de Mayotte, bien qu’elle ne porte pas son nom. Des autorités locales élues extrêmement affaiblies, notamment en raison de nombreuses implications dans des affaires judiciaires, se révèlent inaptes à exercer pleinement les responsabilités qui leur incombent afin de remplir les contrats moraux d’objectifs passés avec leur électorat.

Une fausse nécessité de délocalisation au milieu de la forêt primaire de Bouyouni

De cette situation volatile résulte une remise en cause permanente de projets initiés de longue date, et toutes les excuses sont bonnes pour asseoir ce principe, qu’elles soient réellement vérifiées ou fallacieuses : éléments budgétaires chiffrés ou inventés, arguments environnementaux comme les fameux dugongs de Gnoumakouni au bout de la piste d’aviation à Pamandzi (complot ourdi par une certaine administration et mis sur le compte de l’Association des Environnementalistes de Mayotte), ou encore risques imminents de submersion marine colportés à grand renfort médiatique par la députée Estelle Youssouffa, qu’aucun scientifique parmi ceux chargés de surveiller le volcan sous-marin Fani Maoré n’a relevés dans sa veille.

Tout n’est que mensonge et manipulation des masses populaires pour ne pas avoir assumé le fait que l’État ne souhaite pas débourser un centime pour les travaux de réfection et de prolongement de l’aéroport de Mayotte. Muté ailleurs depuis plusieurs mois déjà, Jean-François Masson se trouve aujourd’hui seule victime de son propre mensonge vis-à-vis des habitants et des autorités élues de Mayotte à propos de la « prétendue indispensable délocalisation » de cette plateforme aéroportuaire vers Bouyouni.

Dans un podcast diffusé sur les réseaux sociaux à destination de ses électeurs de Petite-Terre, qui désapprouvaient qu’elle se soit faite le chantre de ce transfert — comme celui du siège du commandement de la gendarmerie également situé à Pamandzi —, l’une des parlementaires expliquait que la remise en état de l’actuelle piste nécessiterait un arrêt du trafic aérien pendant dix-huit mois.

Or, une autre communication mise en ligne sur ces mêmes réseaux sociaux par la DGAC Mayotte en 2023, soit quatre ans après la découverte du volcan et du risque de submersion marine qui lui est associé, expliquait que le trafic ne serait nullement impacté par ces travaux annoncés pour 2027. Alors, lequel faut-il croire ?

Le REVISIMA, qui publie régulièrement des informations sur l’activité sismique à Mayotte, indique formellement n’avoir jamais cautionné l’idée d’une submersion marine de la Petite-Terre à la suite d’une réactivation du volcan Fani Maoré. L’un de ses membres affirme même que cette probabilité serait infime : 0,008 %.

Depuis que les hautes sphères du pouvoir parisien auraient trouvé un « deal » avec le groupe EDEIS, actuel gestionnaire de la plateforme aéroportuaire de Pamandzi, pour prendre à leur charge les 30 millions d’euros nécessaires au financement des travaux de réfection et de mise en conformité, c’est le silence radio du côté des opportunistes de la communication à moindre coût sur les réseaux sociaux.

À un an de la fin du mandat présidentiel d’Emmanuel Macron et de la date butoir de remise en état de la plateforme aéroportuaire de Pamandzi — sous peine de perte de son homologation par les instances compétentes — fixée au 31 décembre 2027, plus aucune voix ne se fait entendre sur le sujet.

Il est certain à ce jour que le maintien de cet aéroport à son emplacement actuel générerait moins d’impact sur l’environnement fragile de Mayotte que le postulat contraire. Même constat pour les finances : où trouver 7 milliards d’euros pour construire un aéroport nouveau au milieu de nulle part, lorsque l’État n’arrive pas à mobiliser 1 milliard sur les 4 promis aux Mahorais pour reconstruire leur île plus d’un an après le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024 ?

Il va sans dire qu’il faudra sans doute attendre l’avènement d’un nouveau locataire à l’Élysée dans un an et de nouvelles promesses électoralistes pour espérer voir un jour sortir des eaux et de terre l’historique piste longue de Mayotte.

Au fait, n’est-ce pas François Hollande, ancien chef de l’État redevenu député, qui avait projeté cette faisabilité à l’horizon 2050 ?

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L’IEDOM dresse le bilan de son année 2025

L’IEDOM dresse le bilan de son année 2025

Dans un contexte marqué par les répercussions de la crise post-CHIDO, l’antenne mahoraise de l’Institut d’émission des départements d’outre-mer (IEDOM) a vu son activité nettement s’intensifier en 2025. Observateur de l’économie locale, relais de la Banque de France et acteur de terrain auprès des entreprises comme des particuliers, l’institut revendique une année dense, marquée par une hausse de 57 % de ses interventions publiques.

Vingt-quatre publications ont été produites en 2025 : notes sectorielles, analyses du surendettement, études sur le secteur bancaire ou encore évaluation de l’impact de la crise CHIDO sur les entreprises mahoraises. Beaucoup sollicitée dans ce cadre, l’iedom a effectué 84 actions dites « de place » — conférences, réunions, interviews  — près du double de l’année précédente.

L’IEDOM joue un rôle d’observatoire, mais aussi d’interface entre les réalités locales et les décisions nationales. Si la politique des taux relève de la Banque centrale européenne, l’institut en assure la déclinaison dans les territoires ultramarins de la zone euro. En 2025, l’enjeu principal a surtout été logistique : remettre en ordre la circulation monétaire après les perturbations du début d’année.

L’an dernier, 30 millions de billets ont été prélevés auprès du guichet de l’IEDOM à Mayotte, soit une hausse de 7 % par rapport à 2024. Il ne s’agit pas de retraits par des particuliers — l’IEDOM n’est pas une banque commerciale — mais d’opérations d’alimentation des établissements bancaires.

Au-delà du volume, l’institut insiste sur la qualité : les billets sont triés, contrôlés, et remis en circulation s’ils répondent aux critères. Deux sessions de formation à la détection des faux billets ont également été organisées auprès de professionnels. Un enjeu de sécurité, mais aussi de confiance dans la monnaie.

Autre mission moins connue : la cotation des entreprises. En 2025, 350 sociétés mahoraises ont été évaluées. Malgré le relèvement du seuil de chiffre d’affaires ouvrant droit à cotation (désormais fixé à 1,25 million d’euros), le volume reste stable.

Cette cotation, confidentielle, sert de référence aux banques et aux assureurs-crédit pour apprécier la solvabilité d’une entreprise. Cinquante-cinq entretiens ont été menés avec des dirigeants afin de compléter l’analyse comptable par des éléments qualitatifs (projets, stratégie, perspectives).

Le chiffre peut sembler modeste comparé à d’autres territoires ultramarins — environ 4 000 entreprises cotées à La Réunion, 1 200 aux Antilles, 600 en Guyane — mais il reflète la structure du tissu économique mahorais, composé à plus de 80 % de très petites entreprises et en dessous du seuil requis.

Seize chefs d’entreprise ou porteurs de projets ont été accompagnés en 2025 via le dispositif de correspondant TPE et la médiation du crédit. Cette dernière permet, de manière confidentielle et gratuite, de renouer le dialogue avec une banque ou un assureur-crédit en cas de refus de financement ou de rupture de lignes de crédit.

Dans un territoire où nombre d’entrepreneurs maîtrisent leur métier mais moins les outils de gestion financière, ces dispositifs restent encore peu identifiés, reconnaît-on en interne.

Côté particuliers, 56 dossiers de surendettement ont été déposés en 2025. Plus de 1 000 consultations des fichiers d’incidents de paiement ont été enregistrées, en hausse par rapport à 2024 (environ 900). En revanche, les désignations dans le cadre du droit au compte — 64 en 2025 — reculent légèrement, sans explication claire à ce stade.

L’IEDOM reçoit le public deux matinées par semaine sans rendez-vous pour ces démarches, souvent liées à des incidents de chèques ou à des impayés de crédit.

Enfin, l’institut poursuit sa mission d’éducation budgétaire dans le cadre de la stratégie nationale EDUCFI. Vingt-cinq actions ont été menées en 2025, touchant 540 personnes, dont 74 « publics relais » (enseignants, travailleurs sociaux, accompagnateurs d’entreprises).

Au programme : gestion d’un budget, compréhension d’un crédit, fonctionnement des services bancaires, prévention des arnaques. Un « passeport EDUCFI » est proposé aux collégiens de 4e et aux élèves de filières professionnelles, avec un questionnaire de validation à la clé.

Dans un territoire confronté à de fortes fragilités économiques, l’IEDOM avance sur plusieurs fronts. Reste à savoir si cette présence accrue suffira à répondre aux défis structurels que connaît Mayotte.

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Abdoul Kamardine : « Bruno Retailleau vient s’imprégner des réalités mahoraises »

Abdoul Kamardine : « Bruno Retailleau vient s’imprégner des réalités mahoraises »

Bruno Retailleau sera en déplacement à Mayotte les 10 et 11 mars 2026. Abdoul Kamardine, président de la fédération Les Républicains de Mayotte, détaille les enjeux et les objectifs de cette visite politique. Une venue qui vise à la fois à s’imprégner des réalités mahoraises et à apporter un soutien aux candidats et élus LR engagés dans la campagne municipale.

Parmi les temps forts du programme figure la rencontre avec les acteurs économiques. Une séquence motivée par la situation difficile que traverse l’île après le passage du cyclone Chido. « Beaucoup d’entreprises connaissent encore des difficultés à reprendre leurs activités. Il veut s’imprégner de leurs problématiques pour voir comment, au niveau national, il peut orienter les choses et ajuster son programme afin d’aider les entrepreneurs mahorais et le secteur d’activité à s’en sortir. »

Seront notamment conviés le groupement patronal de Mayotte, les chambres consulaires, la CAPAM (Chambre d’agriculture, de la pêche et de l’aquaculture de Mayotte) et la CMA (Chambre des métiers et de l’artisanat). « Ce sont ces structures qui permettront de faire remonter le ressenti du monde économique », précise Abdoul Kamardine.

Autre étape clé : un échange avec les représentants religieux. « Mayotte est une terre musulmane. C’est une spécificité de notre territoire dans la République. » précise le responsable LR. « Lorsqu’un candidat à la présidence de la République se déplace, il doit s’imprégner des problématiques spécifiques des territoires de la République », explique Abdoul Kamardine selon qui « Venir s’entretenir avec les responsables religieux de Mayotte permet de bien s’assurer du caractère modéré de la pratique religieuse ici. »

Autres enjeux majeurs : la gestion des déchets, aggravée depuis le cyclone, et la crise de l’eau. « Ce sont des sujets dangereux pour notre territoire. On a du mal à sortir de la situation des déchets, et la crise de l’eau reste très préoccupante. »

Ces questions figurent d’ailleurs explicitement au programme, avec une séquence consacrée à la gestion des déchets à M’tsapéré et une visite de l’usine de dessalement d’Ironi Bé.

Pour le président de la fédération LR, l’opération doit avant tout permettre une meilleure compréhension des problématiques locales. « Il s’agit de comprendre le territoire, ses difficultés, et de voir comment il orientera ses actions au regard des problématiques soulevées. »

Un déplacement politique en pleine campagne municipale

Ce déplacement intervient en pleine période de campagne municipale. Abdoul Kamardine en assume pleinement sa dimension partisane.

« Il est le président des LR. Il a une fédération ici. C’est normal qu’il vienne mobiliser les troupes et donner de la force pendant cette campagne. »

Ce dernier évoque d’ailleurs un « soutien clair et assumé aux candidats investis et soutenus par LR ». Selon Abdoul Kamardine, il s’agit d’un geste politique cohérent : « C’est le dirigeant d’un grand parti qui vient voir ses amis à Mayotte. Ce n’est pas un ministre en déplacement officiel. »

À ses yeux, aucune ambiguïté institutionnelle : « Il est interdit à personne de faire ce genre d’opération. Tout le monde va au Salon de l’agriculture. Il n’y a pas de mal à venir s’imprégner des problématiques du territoire. »

Bruno Retailleau est par ailleurs lui-même en campagne, engagé dans la course à l’Élysée. « C’est un candidat à la présidence de la République. À ce titre, il doit venir comprendre les réalités de tous les territoires, y compris Mayotte. » précise Abdoul Karmadine.

L’enjeu dépasse donc la seule échéance municipale : « L’idée, c’est de comprendre en profondeur les problématiques du territoire pour pouvoir, ensuite, les relayer et orienter son action au niveau national. » Les Républicains réaffirment à cette occasion leur engagement pour Mayotte, afin que le territoire bénéficie « des moyens, de la sécurité et du respect qu’il mérite ».

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Comores : 91 agents remerciés à l’aéroport

Comores : 91 agents remerciés à l’aéroport

La ministre des Transports, évoquant un souci d’assainissement budgétaire et de viabilité financière, a justifié cette mesure de dégraissage par la baisse des recettes, corollaire de la cession à une société émiratie de l’aéroport international de Moroni, dont les principaux revenus permettaient de supporter les charges des aérodromes secondaires.

La reprise par Terminals Holding, une société émiratie, de l’aéroport de Moroni Prince-Saïd-Ibrahim (Aimpsi), pour une durée de 30 ans, n’en finit pas d’impacter les agents aéroportuaires. Après le licenciement d’une première vague, c’est au tour des employés des aérodromes d’Anjouan et de Mohéli de subir le même sort.

La semaine dernière, les agents de Ouani, sur l’île d’Anjouan, ont été les premiers à être informés, verbalement, de leur licenciement. Dans une déclaration faite lundi sur les médias sociaux, ces derniers ont indiqué avoir appris la nouvelle lors d’une réunion. « On a sorti une liste. La méthode était simple : si le nom n’était pas appelé, cela voulait dire qu’on n’était plus employé. Nous ne contestons pas notre congédiement, mais nous demandons à être indemnisés, comme nos collègues de la Grande Comore. Ils ne peuvent pas nous radier sans régler les huit mois d’impayés. Comment va-t-on faire avec ce mois de ramadan ? Quid de ceux qui ont des enfants à l’extérieur ? », s’interroge un agent de l’aérodrome de Ouani, recruté depuis 2014.

À Anjouan, sur 217 agents, seuls 64 ont été gardés par la direction. Donc 153 sont désormais au chômage. Sur l’île de Mohéli, l’aérodrome de Bandar-es-Salam sera géré par 38 personnes, tandis que 25 collègues ont été licenciés. À la Grande Comore, 9 agents du pavillon présidentiel font partie des 111 agents retenus à l’issue du dernier plan de dégraissage, concocté par les directions des trois aéroports.

Les compétences 

D’après le secrétaire général du ministère des Transports, Djinti Ahamada, les licenciements obéissaient à des critères précis. « Dans chaque service, nous avons privilégié les compétences, c’est-à-dire le profil qui convenait aux missions », a-t-il précisé.

En effet, après l’arrivée du nouveau concessionnaire, l’aéroport international est placé sous la gestion de Terminal Moroni Airport Management (Tam), coentreprise créée entre le repreneur émirati et la partie comorienne. Cependant, dans les îles, c’est l’État qui s’occupe des aérodromes secondaires.

Face à la grogne des employés congédiés, la ministre des Transports aérien et maritime, Yasmine Hassane Alfeine, a tenu à défendre ces vagues de licenciements. Si elle a dit partager la peine des familles touchées, elle a expliqué, lors d’une conférence de presse organisée hier, que le gouvernement n’avait pas d’autre choix, évoquant des difficultés financières qui auraient contraint les autorités à se séparer des 91 agents, dont la majorité cumule huit mois d’arriérés.

« Le ministère des Transports tient à informer l’opinion publique de la mise en œuvre d’un plan de restructuration de la société d’État Aéroports des Comores (ADC). Pour rappel, le gouvernement a signé un contrat de cession concédant la gestion de l’Aimpsi à la société Tam. Mais cette cession concerne uniquement l’Aimpsi, les aéroports secondaires d’Anjouan et de Mohéli continuant à être gérés par l’ADC », a précisé le ministère dans un communiqué de presse.

Ce dernier a ajouté que « les deux aérodromes concernés fonctionnaient en grande partie grâce à un mécanisme de solidarité financière interne ».

700 millions de francs

Les recettes générées par l’aéroport international Prince-Saïd-Ibrahim permettaient d’assurer l’équilibre et la continuité des plateformes insulaires. Maintenant que ces revenus ne rentrent plus dans les caisses des aéroports secondaires, ceux-ci rencontrent des difficultés à payer leurs employés.

« Raison pour laquelle nous avons été obligés d’arrêter l’hémorragie », a indiqué la ministre, qui a promis aux 91 agents licenciés qu’ils toucheront tous leurs droits.

Selon Yasmine Hassane Alfeine, le plan social nécessite plus de 700 millions de francs (1 423 000 euros). Cette somme suffira à payer les indemnités de licenciement ainsi que les arriérés de salaires.

Interrogée sur le calendrier de paiement, la ministre n’a pas souhaité avancer de date. « Un audit administratif a été ordonné pour s’assurer que toutes les procédures légales ont été respectées. À l’instar de la procédure déjà effectuée pour l’Aimpsi, tous les droits dus, incluant les indemnités et les arriérés de salaire, seront honorés conformément à la loi en vigueur. Le versement de ces droits s’effectuera selon un échéancier précis qui sera communiqué directement aux intéressés », a promis le ministère dans son communiqué transmis à la presse après la conférence tenue ce mardi.

Avant l’arrivée du nouveau repreneur, le gouvernement avait annoncé un plan de licenciement qui toucherait 500 agents dans un premier temps. Si ces derniers ont fini par percevoir leurs droits, le combat n’a pas été facile : ils avaient dû multiplier les sit-in et les conférences de presse pour obtenir une régularisation.

Le bémol : plus de sept mois après le transfert des compétences à la société émiratie, aucun changement notable n’a été observé en matière d’infrastructures à l’aéroport. Les voyageurs continuent notamment de se plaindre de l’état de l’aérogare.

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Koungou : un mini-forum pour rapprocher les jeunes de l’emploi

Koungou : un mini-forum pour rapprocher les jeunes de l’emploi

Le CRIJ Mayotte organise, mercredi 4 mars 2026, un mini-Forum de la formation professionnelle et de l’insertion à l’école Maraîcher de Koungou. Prévu de 8h30 à 12h30, l’événement ambitionne d’accueillir entre 100 et 150 jeunes et jeunes adultes en recherche d’orientation ou d’emploi.

Organisé en partenariat avec la politique de la ville, ce rendez-vous réunira des centres de formation, des structures d’insertion et des entreprises locales afin de favoriser la mise en relation directe avec le public. Au programme : accueil et orientation, discours d’ouverture, découverte des métiers et échanges avec les professionnels.

Dans un contexte marqué par un fort taux de chômage des jeunes à Mayotte, l’initiative vise à mieux faire connaître les dispositifs de formation existants et à aider les participants à construire un projet professionnel réaliste, en identifiant les secteurs porteurs du territoire.

Koungou : un mini-forum pour rapprocher les jeunes de l’emploi

Mangajou : “Carton Rouge aux VSS !”, une matinée pour lutter contre les violences dans le football

Mangajou : “Carton Rouge aux VSS !”, une matinée pour lutter contre les violences dans le football

L’Association Sportive Papillon d’Honneur de Mangajou organise, samedi 7 mars 2026 à la MJC de Mangajou, une matinée de sensibilisation intitulée « Carton Rouge aux VSS ! », dédiée à la prévention des violences sexuelles et sexistes dans le football mahorais.

Ouvert aux dirigeants, éducateurs, partenaires, sympathisants et acteurs du sport, l’événement vise à promouvoir l’égalité des sexes, le respect mutuel et la lutte contre toute forme de discrimination. En collaboration avec les associations Haki Za Wanatsa et Nariké M’sada, des ateliers interactifs, des échanges en groupe et des témoignages de professionnels de santé seront proposés afin de mieux comprendre les comportements appropriés et les dispositifs d’accompagnement des victimes.

Des outils pratiques seront également mis à disposition des encadrants pour les aider à réagir face à des situations inappropriées. À travers cette initiative, le club entend rappeler le rôle central du football dans la vie sociale mahoraise et renforcer son engagement en faveur de la protection des plus jeunes.

Mangajou : “Carton Rouge aux VSS !”, une matinée pour lutter contre les violences dans le football

Nomination de Jean-Michel Laso comme président des tribunaux administratifs de La Réunion et de Mayotte

Nomination de Jean-Michel Laso comme président des tribunaux administratifs de La Réunion et de Mayotte

Diplômé d’un DEA en droit européen en 1992, Jean-Michel Laso est nommé attaché d’administration centrale au ministère de l’économie et des finances à la sortie de ses études.

Dès 1997, il est mis à disposition auprès de la section du contentieux du Conseil d’État en tant qu’assistant du contentieux et intègre le corps des magistrats administratifs en 1999.

À partir de 2000, il occupe les fonctions de rapporteur au tribunal administratif de Bastia avant de rejoindre le tribunal administratif de Montpellier en 2002 en tant que rapporteur puis comme rapporteur public. Il effectue sa mobilité au Conseil général de Vaucluse (2005-2007) avant d’être affecté au tribunal administratif de Nice en 2007.

Promu au grade de président en 2015, Jean-Michel Laso devient président assesseur à la cour administrative d’appel de Marseille. Dès 2017, il assure la vice-présidence du tribunal administratif de Marseille.

Depuis 2023, Jean-Michel Laso occupait le poste de président des tribunaux administratifs de la Martinique et de Saint-Pierre-et-Miquelon.

« Je veux faire voyager cette clientèle mahoraise »

« Je veux faire voyager cette clientèle mahoraise »
Saoudati Saindou, gérante de SOEL VOYAGES, propose des séjours sur mesure vers Mayotte et l’océan Indien, pour faire voyager la clientèle mahoraise autrement.

Basée à La Réunion, Saoudati Saindou lance SOEL VOYAGES après plus de dix ans dans le tourisme. Elle propose des séjours sur mesure vers Mayotte et l’océan Indien, avec prestations sur place et assistance. Elle vise la clientèle mahoraise et veut valoriser une autre façon de voyager.

Après plus de dix ans à explorer le tourisme et à faire découvrir des destinations, Saoudati Saindou prend enfin son envol avec SOEL VOYAGES, son agence sur mesure basée à La Réunion. « J’ai longtemps exercé dans le secteur du tourisme », confie-t-elle. Son expérience s’est forgée dans le tourisme réceptif à La Réunion : « Une agence réceptive, c’est faire venir les touristes sur la destination et gérer toutes les prestations sur place ». Forte de ce parcours, elle franchit aujourd’hui un nouveau cap : « Je me lance à mon compte après plus de dix ans d’expérience dans le voyage. »

Des séjours sur mesure dans l’océan Indien

Avec SOEL VOYAGES, elle propose des prestations vers Mayotte, La Réunion, Nosy Be et les îles de l’océan Indien. Son fonctionnement repose sur l’échange avec le client. « Je travaille par contact ou en visio, et je fais du

sur-mesure en m’adaptant aux besoins du client, en échangeant avec lui », précise-t-elle. Si les billets d’avion ne sont pas inclus, elle prend en charge l’ensemble des prestations sur place : « Le transport n’est pas pris en charge, mais toutes les prestations sur place le sont : hôtel, voiture de location. » Elle insiste également sur l’accompagnement : « Une assistance est garantie jusqu’à la fin du séjour. »

Encourager une autre manière de voyager

Saoudati Saindou souhaite particulièrement s’adresser à la clientèle mahoraise. « Je vise cette clientèle mahoraise. Je veux faire voyager cette clientèle », affirme-t-elle. Elle observe certaines habitudes ancrées : « L’habitude des Mahorais, c’est d’être hébergés chez la famille. » Son objectif est d’apporter une alternative : « L’idée est de dire que vous pouvez faire confiance pour vos vacances. Je m’occupe de l’hôtel, des circuits, tout est fait clé en main, avec des activités. » Pour elle, le contexte évolue : « On est dans une génération connectée, avec l’envie de sortir de l’île et de voyager sur des destinations de proximité. » Elle cite notamment La Réunion, Nosy Be et les Seychelles : « Ce sont des destinations que je connais. » Elle rappelle qu’il est possible de voyager sans partir loin : « On peut consacrer une semaine à découvrir une destination. »

Valoriser les atouts de Mayotte

Basée à La Réunion, la gérante de SOEL VOYAGES souhaite également « se faire connaître » et mieux faire connaître Mayotte auprès de la population réunionnaise. « Mayotte a des atouts. C’est une destination authentique, il n’y a pas de tourisme de masse », souligne-t-elle. Elle met en avant plusieurs richesses de l’île : « Le lagon, la culture, les traditions, la cuisine, les massages, les savoir-faire locaux peuvent intéresser les futurs touristes, surtout sur la partie traditionnelle et culturelle de l’île. »

Consciente des réalités du territoire, elle nuance : « Je ne pense pas que toute l’île rencontre ces problèmes de discrimination, mais le chemin sera long pour changer. » À travers SOEL VOYAGES, Saoudati Saindou entend ainsi proposer des séjours adaptés aux besoins de ses clients tout en mettant en avant les destinations de l’océan Indien qu’elle connaît et dans lesquelles elle évolue professionnellement depuis plus de dix ans.

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Municipales à Chiconi : entre continuité, rupture et ambition, trois visions pour la commune

Municipales à Chiconi : entre continuité, rupture et ambition, trois visions pour la commune
* image d'illustration générée par ia

Avec près de 8 300 habitants répartis sur un territoire compact de moins de 9 km², Chiconi se distingue par sa forte identité culturelle, son dynamisme démographique mais aussi par la multiplicité des enjeux auxquels elle doit faire face.

À première vue, Chiconi bénéficie de nombreux atouts : une structure urbaine concentrée dans deux villages, facilitant la gestion locale, des paysages naturels riches (plage de Sohoa, reliefs et espaces boisés), et un potentiel économique lié notamment à l’agroforesterie, à la pêche et au tourisme. Cette configuration a permis de préserver un cadre de vie paisible recherché par de nombreuses familles et constitue un terreau important pour des projets communautaires ambitieux.

Pourtant, derrière ce tableau séduisant, se dessinent aussi de réelles contraintes. La taille limitée de la commune restreint son extension et ses ressources fiscales, tandis que son enclavement géographique et la faiblesse des infrastructures (routes sinueuses, équipements publics parfois insuffisants) posent des défis concrets pour le développement économique et social. L’urbanisation sur des pentes prononcées, les problématiques environnementales autour des zones naturelles et l’accessibilité des services essentiels sont également au cœur des préoccupations.

Longtemps présenté comme un village dynamique et festif, certains habitants parlent aujourd’hui d’un « village mort ». La place du Sicotram, autrefois lieu de rencontre bien aménagé, peine à retrouver son animation d’antan. Sur la plage de Sohoa, les questions de prostitution et de délinquance inquiètent. Dans le même temps, la commune conserve des atouts : un tissu associatif actif, une identité culturelle forte et une population attachée à ses racines.

Trois candidats briguent les suffrages : Mohamadi Madi Ousseni (LDVC), maire sortant avec la liste Agir Ensemble ; Rifay Boina (LDIV) avec Sohoa, Chiconi, Notre Priorité C’est Vous ; et Bibi Hadidja Madi-Assani (LLR) avec Construisons Autrement. Tous ont répondu à quatre questions : leur lien avec la commune, la problématique centrale, ce qu’ils pensent pouvoir apporter, et leurs priorités pour la première année de mandat.

Mohamadi MADI OUSSENI (LDVC)

Liste : Agir Ensemble

1 – Quel lien entretenez-vous avec la commune ?

« Je suis né à Chiconi. Je suis élu depuis 2014 et maire depuis 2017. De 2014 à 2017 j’étais adjoint au maire chargé des finances et à la suite de la démission de l’ancien maire j’ai été choisi par le conseil municipal pour prendre le relais de 2017 à 2020. Je me suis représenté en 2020 pour la mandature en cours.

Naturellement, j’ai un attachement fort envers ma commune composée de deux villages, Sohoa et Chiconi. Je me suis engagé en 2014 pour faire avancer ma commune qui à ce moment-là était dans une situation budgétaire et financière catastrophique. Aujourd’hui la commune retrouve peu à peu son aura d’antan. On est engagés dans des grands projets d’investissement pour les années à venir et j’aspire à renouveler cette mandature à travers la confiance qu’on va demander auprès de la population. »

2 – Selon vous, quelle est la problématique centrale de la commune ?

« Je ne dirais pas qu’il y a une problématique centrale. La situation budgétaire et financière des communes n’est pas la meilleure. La problématique sécuritaire et l’immigration sont aussi une réalité. Il y a la difficulté d’engager des opérations d’investissement importantes, la question de la scolarité avec l’insuffisance des salles de classe.

Ce n’est pas un sujet particulier à Chiconi, c’est une problématique du département dans l’ensemble. Malgré tout, on arrive à tirer notre épingle du jeu avec des opérations engagées en faveur de l’éducation, de la culture et de l’aménagement du territoire. Il reste encore des efforts à faire pour atteindre le standard national. »

3 – Que pensez-vous pouvoir apporter à la commune ?

« J’apporte déjà depuis une dizaine d’années. On a rénové les écoles, équipé les salles de classe en matériel et en mobilier. On a désenclavé des quartiers historiques comme Bilambou et le quartier pauvre.

On a engagé une opération structurante pour l’écoquartier d’Ourini. Ce n’est pas ce qu’on va faire, c’est ce qu’on a déjà fait et ce qu’on aspire à développer : construction du gymnase, salle de spectacle, salle de cinéma, crèche municipale et poursuite des opérations de RHI. On est en plein dedans depuis dix ans et on aspire à continuer. »

4 – Si vous êtes réélu, que mettrez-vous en place la première année ?

« Il y a des grandes opérations déjà lancées : la salle de spectacle, la salle de cinéma destinée à accueillir de grands événements culturels, le gymnase à vocation régionale, la poursuite des RHI, la construction des logements à Ourini.

On est dans un projet de continuité. Ce n’est pas parce qu’il y a la campagne électorale qu’on n’avance pas sur les chantiers. On est dans l’action au quotidien.

Et une priorité pour nous, c’est d’améliorer la relation entre les deux villages, Sohoa et Chiconi, en termes de cohésion et de mixité sociale. »

Bibi Hadidja MADI-ASSANI (LLR)

Liste : Construisons Autrement

1 – Quel lien entretenez-vous avec la commune ?

« Ça fait au moins six générations que ma famille est originaire du village.

Je suis engagée dans plusieurs associations : Ose libérer ta parole contre les violences sexuelles et sexistes, vice-présidente de Samby Tsara pour la culture et l’accompagnement éducatif et social, membre de Reska Ni Kalamu autour de la littérature, de l’association des parents d’élèves, du collectif de Mayotte, j’interviens avec la Fédération Mahoraise des Associations des Personnes Âgées et des Retraités, et je fais partie d’un groupe de voisins vigilants. »

2 – Selon vous, quelle est la problématique centrale de la commune ?

« Il y a deux problématiques qui se rejoignent énormément : le social et la sécurité. Les deux vont de pair et sont l’urgence. Lorsqu’on parle de la vie sociale, c’est la vie au quotidien des personnes, de la jeunesse, des personnes âgées et des personnes en situation de handicap. Pour la sécurité, c’est vraiment la sécurité des personnes et de leurs biens.

La question sécuritaire, c’est quelque chose de très épineux à Mayotte mais à Chiconi en particulier, parce qu’on a deux procès de meurtre qui sont en cours. Et lorsque vous regardez le profil des accusés vous voyez que c’est monsieur et madame tout le monde et que c’est pas du tout des gens qui ont des casiers. C’est des gens qui n’ont jamais été violents avec qui que ce soit et qui se sont retrouvés dans cette situation parce qu’on est dans un contexte où personne n’assure la sécurité et des gens se sentent obligés de faire quelque chose pour protéger leur famille.

Il y a des choses qu’on doit faire pour éviter que d’autres jeunes de Chiconi se trouvent à s’organiser en milices pour assurer je ne sais quelle sécurité.

On a plus de 10 000 habitants et seulement quatre policiers municipaux, pas de vidéoprotection, pas de politique de prévention à l’échelle. La question sécuritaire n’est plus un sentiment d’insécurité mais une réalité. Des gens se sentent obligés de s’organiser pour protéger leur famille. »

3 – Que pensez-vous pouvoir apporter ?

« Des projets innovants et surtout de l’excellence.

Souvent à Mayotte, on a tendance à enfermer des gens sur des besoins purement primaires et ne pas permettre aux gens de se dire qu’on est bien situés à Mayotte, on a beaucoup de richesses, on a le droit de viser l’excellence sur ce territoire.

Aujourd’hui, on est à l’ère du numérique. Il faut vraiment qu’on pousse notre jeunesse mahoraise.

On ne peut pas se baser uniquement sur l’éducation nationale pour construire les cadres de demain. Donc il faut que nous nous organisions pour qu’on puisse avoir une excellence éducative sur ce territoire. Et c’est possible de le faire.

On sait que sur ce territoire on a besoin de médecins, nous, notre équipe, nous sommes prêts à financer des jeunes en métropole, qu’ils aillent en Roumanie ou peu importe, ce n’est plus possible que des gens meurent parce qu’il n’y a pas moyen de consulter.

Lorsqu’on voit Chido, lorsqu’on voit tout ce qui se passe, ce n’est pas possible qu’on ait des politiques qui ne pensent pas à l’écologie, à comment sensibiliser pour que les gens puissent reconstruire de manière résiliente. Il faut sensibiliser à l’écologie, planter des potagers dans les écoles, renforcer l’éducation. »

4 – Si vous êtes élue, que mettrez-vous en place la première année ?

« Il y a plusieurs choses qui peuvent et qui doivent se mettre en place. Déjà, la première chose, c’est la propreté. Ce n’est pas possible qu’on soit une commune aussi sale.

On veut un vrai périscolaire digne de ce nom. Des moments où les gamins puissent avoir de vraies activités ludiques. On ne veut pas que ce soit de la garderie pour de la garderie.

Les 6 axes prioritaires sont la vie sociale, la sécurité publique, l’excellence éducative, l’urbanisme et l’aménagement, l’excellence culturelle et l’excellence sportive.

Nos six axes prioritaires sont : la vie sociale, la sécurité publique, l’excellence éducative, l’urbanisme et l’aménagement, l’excellence culturelle et l’excellence sportive. »

Rifay BOINA (LDIV)

Liste : Sohoa, Chiconi, Notre Priorité C’est Vous

1 – Quel lien entretenez-vous avec la commune ?

« J’ai un fort lien de proximité avec les habitants. Je suis natif de Chiconi. Mes parents et mes arrière-grands-parents sont de Chiconi.

La racine de Chiconi, je viens de cette racine notamment les familles Toftrou, Gara, Nouhou, Boina Moussa et Halidi, qui ont débuté ce village. Ce lien est très fort et c’est ce lien que nous avons besoin de remettre en place : la cohésion, la solidarité et enlever le fossé entre la politique et la population.

Depuis quelques années, on assiste à une rupture. Il faut remettre en place ce lien de réciprocité, ce lien de fraternité dans l’échange au quotidien. »

2 – Selon vous, quelle est la problématique centrale ?

« La problématique centrale, c’est la communication qui n’existe pas.

Si on agit sans informer, ça ne marche pas. Il faut le travail de terrain, la concertation avec les besoins et les attentes de la population.

Sur la mandature actuelle, au lieu d’avancer sur des réalisations assez vite, il faut mettre en avant le travail de terrain, la communication avec les concernés avant d’aller sur les réalisations.

Sans communication il n’y a pas de fluidité et on constate beaucoup de désaccords. On pourrait avancer de manière assez facile et assez vite. »

3 – Que pensez-vous pouvoir apporter ?

«  Une sérénité. Pour apporter une sérénité à la commune, il faut apporter une stabilité. Il faut apporter une transparence dans la gestion de la commune, dans la gestion quotidienne, dans la gestion aussi des travaux.

Il faut une équipe qui soit là pour servir la population. Et pour servir la population, il faut bien la connaître, donc il faut être sur le terrain pour connaître toutes ses difficultés.

C’est cette proximité-là qu’on va amener pour renforcer le lien au quotidien. »

4 – Si vous êtes élu, que mettrez-vous en place la première année ?

« On va agir immédiatement sur la propreté et le cadre de vie, les écoles et l’enfance, la sécurité et la prévention, la cohésion sociale, la communication et la transparence, et reprendre les chantiers en cours.

Donc propreté, cadre de vie : il faut déjà qu’il y ait une sensibilisation vraiment poussée sur comment gérer nos déchets, comment jeter et avoir vraiment des emplacements qui sont dédiés, sécurisés pour que les déchets ne se retrouvent pas partout.

Il faut mettre plus de moyens humains et financiers pour mettre la propreté en avant.

Dans les écoles, il faut comprendre vraiment les difficultés, travailler en étroite collaboration avec les parents d’élèves, avec le rectorat. Il faut moderniser ces écoles. Aujourd’hui, les enfants étudient dans des situations assez compliquées.

Il faut dans l’année mettre absolument la climatisation pour que les enfants puissent retrouver une sérénité dans leur apprentissage.

Il faut remettre le lien entre l’école et la mairie, notamment avec des programmes autour du compostage, des déchets, de la valorisation et de la végétalisation. C’est par l’éducation qu’on va mettre tout ça en place. »

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“Le théâtre est une représentation de la vie des gens”

“Le théâtre est une représentation de la vie des gens”
La troupe du Théâtre du Nord revisite La Fille du polygame de Nassur Assoumani dans une mise en scène satirique qui interroge la polygamie et ses réalités à Mayotte.

Une pièce qui se propose d’apporter un regard satirique sur la polygamie se jouera dimanche 8 mars à 9h au lycée des Lumières. Une réadaptation de La Fille du polygame, écrite par Nassur Assoumani et incarnée par la compagnie théatrale du Nord. Pour le Flash-Info, Koutoubou, en charge des propositions de mise en scène, a accepté de nous confier leur démarche. Interview.

Flash-Info : Votre œuvre est adaptée de la pièce de Nassur Assoumani, La Fille du polygame, pouvez-vous nous dire comment elle a été réadaptée ?

Koutoubou : Le projet est né à l’initiative de la directrice régionale aux droits des femmes et à l’égalité de Mayotte, Manarssana Boina, pour nous proposer un travail d’écriture autour de la polygamie. Manarssana Boina a pris contact avec l’auteur pour que nous obtenions les droits de La Fille du polygame de Nassur Assoumani. Nous avons donc été libres d’adapter le texte. C’est une œuvre qui date des années 80. Nous avons essayé de moderniser les dialogues, mais globalement les mots sont les mêmes, pour un phénomène qui existe encore de nos jours. Le texte n’a pas vieilli. Jouer une œuvre de cette ampleur est compliqué.  Nous nous sommes concentrés sur les

formes de violences verbales que subissent les femmes sans trahir l’œuvre, pour un spectacle qui devrait durer entre 1h20 et 1h30.

F.I. : Votre pièce se veut satirique envers la société mahoraise. Pourquoi le genre théâtral s’y prête-t-il le mieux ?

K : À Mayotte, on a une culture orale, donc de théâtre par le jeu et la parole s’y prête. Il nous manque des infrastructures qui peuvent nous habituer à la lecture et au livre, pas assez de communes avec des bibliothèques, ne serait-ce que des terrasses pour lire. Les jeunes sont dans un contexte digital, le contact avec la lecture est encore loin. Le théâtre est une représentation de la vie quotidienne des gens. On pense que le public est plus facilement attiré par les messages véhiculés par le théâtre.

“Le théâtre est une représentation de la vie des gens”
Entre modernisation des dialogues et respect du texte original, les comédiens du Théâtre du Nord portent sur scène une œuvre engagée qui questionne les pratiques et les mentalités.

F.I. : Depuis combien de temps travaillez-vous sur cette œuvre et comment vous êtes-vous entraînés pour cette œuvre ? Comment êtes-vous parvenus à réunir votre équipe de comédiens ?

K : La compagnie théâtrale du Nord existe depuis 5 ans. On a commencé à rassembler 4 troupes, de Hamjago à Mtsangamouji, de Mamoudzou à Koungou. On a créé la troupe par une pièce improvisée qui s’intitule Manza-Arnaque, qui parle de mariage forcé moderne, deux jeunes personnes obligées de se marier par leur famille, sur les enjeux d’argent. Nous nous sommes aussi inspirés d’écrivains mahorais satiriques, qui racontent le revers de la médaille de la société mahoraise.

F.I. : Comment les acteurs entrent dans leurs rôles et quel est leur processus de répétition ?

K : Notre troupe réunit des élèves de collège, de lycée et des étudiants ; vu que certains d’entre nous pratiquent depuis un moment le théâtre, notre idée est de vulgariser cette pratique auprès du public. Mais certains de nos jeunes arrivent déjà avec leur personnalité. Moi-même je suis impressionné, il y a une différence entre ce qu’on peut leur enseigner et ce qu’ils incarnent sur scène. Je leur dis souvent : ce n’est pas le texte qui vous joue, vous êtes des comédiens. Tant qu’on s’amuse, le public s’amuse, et le personnage aussi. On travaille tout au long de l’année, au niveau des gestes, de l’articulation et de la concentration, encadrés par nos adultes. Beaucoup se découvrent une personnalité.

F.I. : Quelle est la réaction du public depuis le début des représentations, entre les jeunes et les anciennes générations ?

K : On a des retours positifs, le public adhère. L’ancienne génération se remet en question sur certaines pratiques. Ce n’est pas que la polygamie qui est critiquée, c’est la manière dont les choses sont faites. C’est un sujet qui reste important même si elle est interdite. Des mariages non officialisés au niveau légal, mais, cela n’empêche pas les hommes d’y avoir recours et certaines femmes l’acceptent, et il y a de la souffrance derrière cela.

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Le « Hamburg » en escale à Mayotte

Le « Hamburg » en escale à Mayotte

Des visiteurs désireux de découvrir des endroits encore inexplorés. À bord d’un navire allemand, ils parcourent le monde depuis quatre mois : l’Antarctique, l’île de Nosy Bé, Mayotte et l’Afrique du Sud, avant de mettre le cap vers l’Europe. Le « Hamburg » a fait sa première escale dans le lagon hier, lundi 2 mars 2026.

La saison touristique 2025-2026 bat son plein à Mayotte. Un nouveau navire de croisière, le « Hamburg », a fait halte dans la baie de Dzaoudzi hier matin, lundi 2 mars 2026, avec à son bord des passagers exclusivement européens germanophones (92 % de ressortissants allemands, 4 % d’Autrichiens et 3 % de Suisses). Ce navire, qui appartient à la compagnie allemande « Plantours », a effectué sa première escale dans le lagon mahorais. Spécialisée dans le tourisme fluvial, celle-ci ne possède que ce seul navire pour les déplacements en haute mer.

Contrairement à la très grande majorité des bateaux de croisière qui ont fait relâche dans l’île au cours de ces dernières années, ceux du « Hamburg » ne s’intéressent pas au tourisme de luxe, mais plutôt aux expéditions destinées à découvrir les territoires visités, notamment des contrées lointaines encore inexplorées. En mer depuis quatre mois avec ses 317 passagers, le navire de croisière arrive de Nosy Bé, après un passage en Antarctique.

Au cours de leur escapade mahoraise, la moitié des croisiéristes s’était inscrite à une excursion terrestre. Cette fois-ci, les excursions en mer ont été boudées par les visiteurs : seules quatre réservations ont été enregistrées. Le site de Ngouja a été en tête des lieux visités, mais le lac Karihani et le parc de Coconi n’ont pas pour autant démérité.

Le « Hamburg » va poursuivre son périple vers l’Afrique du Sud avant de mettre le cap vers l’Europe par l’Atlantique.

Cette remontée en puissance des escales de bateaux de croisière à Mayotte est une aubaine pour les professionnels du secteur touristique. Pour cette année, quatre autres navires sont attendus les 22 mars, 29 avril, 1er mai et 2 juin 2026. Les prévisions pour la suite sont assez intéressantes, selon les services de l’Agence d’Attraction et de Développement Touristique de Mayotte. Plusieurs compagnies ont montré un grand intérêt pour la destination.

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La machinerie de l’usine sucrière de Longoni bientôt restaurée

La machinerie de l’usine sucrière de Longoni bientôt restaurée

La machinerie de l’ancienne usine sucrière de Longoni a été désignée lauréate dans l’Océan Indien de la 5ᵉ édition du concours national « Le Plus Grand Musée de France », porté par La Sauvegarde de l’Art Français et Allianz France.

À l’issue de trois semaines de vote, du 2 au 22 février, 2 930 Mahorais se sont mobilisés, permettant au projet de recueillir 55 % des suffrages. Au niveau national, 132 479 votes ont été enregistrés.

Datée du XIXᵉ siècle, cette machinerie – moulin à cylindres, centrifugeuse, engrenages – témoigne du développement de l’activité sucrière à Mayotte. Fragilisés par la corrosion, les vestiges feront l’objet d’une restauration financée à hauteur de 8 000 euros, avant d’être intégrés dans un parcours dédié au patrimoine agricole de l’île.

Mayotte : une matinée dédiée au leadership féminin dans la décision publique

Mayotte : une matinée dédiée au leadership féminin dans la décision publique

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) organise une rencontre le vendredi 6 mars 2026, de 8h30 à 12h, au lycée des Lumières à Kawéni.

Placée sous le thème « Du leadership à l’impact : les femmes au cœur de la décision publique », cette matinée d’échanges vise à mettre en lumière la place des femmes dans les instances décisionnelles et leur rôle dans l’élaboration des politiques publiques.

Au programme : état des lieux des femmes cadres dans la fonction publique territoriale, table ronde réunissant plusieurs responsables locales, dont Ayda Daniel (CDG Mayotte), Jacqueline Augustin (Ville de Mamoudzou) et Noera Mohamed (DRFIP Mayotte), ainsi qu’une conférence en visioconférence de la chercheure Lydie Marylise Koblan-Huberson Sitcharn sur les femmes et la haute direction publique.

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes