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Défense nationale : fête régimentaire du 5ème Régiment Étranger à Dzaoudzi

Défense nationale : fête régimentaire du 5eme Régiment Étranger à Dzaoudzi

Une page importante de l’histoire militaire de Mayotte s’est tournée mardi soir, 3 mars 2026, sur le rocher de Dzaoudzi. Connue durant près d’un demi-siècle sous l’appellation de Détachement de la Légion étrangère de Mayotte (DLEM), la principale caserne des forces armées stationnées sur le territoire change désormais officiellement de nom. Elle porte à présent celui de 5ᵉ Régiment étranger (5ᵉ RE), une dénomination que les autorités militaires invitent désormais la population et les partenaires institutionnels à adopter. Ce changement marque une nouvelle étape dans l’évolution de la présence de la Légion étrangère à Mayotte et symbolise le renforcement du rôle stratégique du régiment dans la zone sud-ouest de l’océan Indien.

Mardi 3 mars 2026, le 5ᵉ Régiment étranger a célébré sa fête régimentaire de Tuyen Quang sur la place d’armes du quartier Cabaribère, à Dzaoudzi. Cette cérémonie annuelle rend hommage à la défense héroïque menée par les légionnaires lors de la bataille de Tuyen Quang, en 1885, au Tonkin, durant laquelle une poignée de soldats résista pendant plusieurs semaines à des forces largement supérieures. Au-delà du souvenir de cet épisode marquant de l’histoire de la Légion étrangère, cette célébration constitue également un moment de recueillement et de reconnaissance envers tous ces hommes venus des quatre coins du monde qui ont choisi de servir sous le képi blanc.

La cérémonie militaire s’est déroulée sous la présidence du général de division (GDI) Valéry Putz, en présence de nombreuses autorités civiles et militaires, parmi lesquelles le préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville. Dans un moment particulièrement solennel, le capitaine Xavier a lu le récit historique de la bataille de Tuyen Quang, retraçant le courage et la détermination des légionnaires engagés dans ce combat devenu légendaire. Ce moment de mémoire a suscité une vive émotion parmi les militaires présents, mais également parmi les invités venus assister à l’événement.

La cérémonie s’est poursuivie par la remise de décorations. Six récipiendaires ont ainsi été distingués par le général Valéry Putz, accompagné du colonel Renaud Voyer, chef de corps du 5ᵉ Régiment étranger et commandant militaire de Mayotte. Cette remise d’insignes a permis de mettre à l’honneur l’engagement exemplaire de plusieurs personnels du régiment. Elle a également été l’occasion de saluer le dévouement des officiers de réserve, des civils de la défense et des légionnaires, hommes et femmes, qui contribuent quotidiennement au fonctionnement et au rayonnement du régiment.

La prise d’armes s’est achevée par un défilé militaire particulièrement applaudi par les nombreux invités présents. Parmi eux figuraient notamment le préfet de Mayotte François-Xavier Bieuville, le colonel Soubra, chef de corps du RSMA, ainsi que le capitaine de frégate Kauffmann, commandant — ou « pacha » — de la base navale de Mayotte. Les familles des légionnaires et de nombreux partenaires institutionnels avaient également fait le déplacement pour partager ce moment de tradition et de cohésion.

Comme le veut la tradition de la Légion étrangère, les célèbres pionniers ont ouvert le défilé. Ces légionnaires-bâtisseurs, reconnaissables à leur tablier de sapeur, leur barbe et leur hache portée sur l’épaule, incarnent l’héritage et les traditions du corps. Ils ont défilé en tête du cortège, précédant le colonel Renaud Voyer et son commandant en second, le lieutenant-colonel Régis. Derrière eux ont ensuite marché les différentes unités du régiment, notamment la compagnie de commandement et de logistique ainsi que la 1ʳᵉ compagnie, qui constituent aujourd’hui les principales forces opérationnelles du 5ᵉ RE à Mayotte.

Vibrante, solennelle et empreinte de tradition, cette cérémonie aura marqué les esprits et rappelé l’importance du rôle joué par la Légion étrangère dans la protection du territoire et la stabilité régionale. Elle témoigne également de la continuité d’un héritage militaire vieux de près de deux siècles, toujours porté par l’engagement de femmes et d’hommes venus du monde entier.

Le prochain rendez-vous est d’ores et déjà fixé : la cérémonie militaire de Camerone se tiendra le 30 avril à 9h30, devant la mairie de Dzaoudzi. Elle sera suivie des portes ouvertes du régiment, organisées les 1er et 2 mai sur le Rocher, permettant au grand public de découvrir les missions, les traditions et les équipements du 5ᵉ Régiment étranger.

Comme le rappelle avec fierté la devise du régiment : « Legio Patria Nostra » et « Legio Ultra Maria » — la Légion, notre patrie, au-delà des mers.

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Victoire des acteurs publics : la délégation de Mayotte à Paris parmi les lauréats

Victoire des acteurs publics : la délégation de Mayotte à Paris parmi les lauréats

Dans un contexte où de nombreux territoires ultramarins cherchent à retenir leurs compétences et à renforcer leurs capacités locales, Mayotte tente une approche originale. À Paris, la délégation du département a mis en place un dispositif destiné à reconnecter les diplômés mahorais formés en métropole avec les opportunités professionnelles de leur territoire d’origine. Une initiative qui vient d’être remarquée au niveau national, puisqu’elle figure parmi les projets sélectionnés pour les Victoires des acteurs publics, un concours qui met en lumière les initiatives les plus innovantes portées par les administrations françaises.

Organisée depuis 2008 par le média spécialisé Acteurs publics, cette compétition distingue chaque année des projets issus des trois fonctions publiques – d’État, hospitalière et territoriale – qui contribuent à moderniser l’action publique et à répondre aux défis contemporains. Parmi les douze projets retenus cette année, la Délégation de Mayotte à Paris se démarque dans la catégorie Innovation grâce à une stratégie pensée pour répondre à un problème récurrent : la fuite des talents mahorais vers l’Hexagone.

Une réponse concrète à la fuite des compétences

Chaque année, de nombreux jeunes originaires de Mayotte quittent l’archipel pour poursuivre leurs études supérieures en métropole. Mais une fois diplômés, beaucoup choisissent d’y rester, attirés par un marché du travail plus vaste et des perspectives professionnelles souvent plus nombreuses. Ce phénomène prive progressivement le territoire de compétences pourtant essentielles à son développement.

Pour inverser cette tendance, la délégation du territoire à Paris a imaginé un dispositif simple mais efficace : mettre directement en relation les diplômés mahorais avec les entreprises et institutions qui recrutent à Mayotte. L’objectif est de créer un véritable pont entre la formation acquise en métropole et les besoins économiques du territoire.

Au cœur de ce dispositif figure notamment l’organisation d’un forum de l’emploi à Paris. Cet événement permet aux jeunes diplômés de rencontrer des employeurs mahorais venus spécialement pour présenter leurs offres et échanger avec de potentiels candidats. Au-delà du simple recrutement, l’initiative vise aussi à sensibiliser ces jeunes à l’importance de leur rôle dans le développement du territoire.

Renforcer les capacités locales

L’enjeu dépasse largement la question de l’emploi individuel. Mayotte fait face à d’importants défis en matière de développement économique et d’aménagement du territoire. Les besoins en ingénierie, en encadrement et en main-d’œuvre spécialisée sont particulièrement élevés.

La situation est d’autant plus cruciale que le territoire doit régulièrement faire face à des catastrophes naturelles, notamment des cyclones, qui nécessitent des compétences techniques et administratives pour reconstruire et moderniser les infrastructures. En facilitant le retour de diplômés qualifiés, l’initiative contribue ainsi à renforcer les capacités locales et à structurer un vivier de talents capables de participer à la transformation du territoire.

Une compétition nationale relevée

Pour cette édition des Victoires des acteurs publics, la délégation de Mayotte se retrouve en compétition avec d’autres projets innovants portés par des institutions publiques françaises. Parmi eux figure notamment la plateforme numérique Relocalisons.bzh, développée par le Conseil régional de Bretagne afin d’accompagner les entreprises dans leurs projets de relocalisation économique.

Autre initiative concurrente : le programme « entreprendre à l’école », porté par le Rectorat de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui vise à encourager l’esprit entrepreneurial chez les élèves.

La diversité des projets en lice témoigne de l’ampleur des transformations à l’œuvre dans l’action publique, où l’innovation devient un levier essentiel pour répondre aux enjeux sociaux, économiques et territoriaux.

Verdict attendu au printemps

Les lauréats de cette édition seront révélés le 15 avril prochain lors d’une cérémonie organisée à l’Hôtel de Lassay, résidence officielle de la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet.

Quelle que soit l’issue du concours, la sélection du projet mahorais constitue déjà une reconnaissance nationale pour cette initiative qui place la mobilisation des talents au cœur de la stratégie de développement du territoire. En misant sur ses jeunes diplômés et en cherchant à renforcer les liens entre la diaspora étudiante et l’économie locale, Mayotte tente ainsi de transformer un défi démographique en véritable opportunité pour son avenir.

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Comores : les bidons interdits dans les stations-service pour limiter la panique

Comores : les bidons interdits dans les stations-service pour limiter la panique

En depit des déclarations rassurantes faites par le gouvernement et la société comorienne en charge de la distribution des produits énergétiques, le pays fait toujours face à un branle-bas, obligeant le parquet de la République de Moroni à demander aux forces de l’ordre d’intervenir pour faire respecter sa réquisition. 

Effet boomerang. C’est de cette façon que beaucoup  qualifient la sortie médiatique du gouvernement comorien, après sa conférence de presse tenue en début de semaine. Le 2 mars, le secrétaire général du gouvernement, Nour El Fath Azali, fils aîné du président et 4 ministres, dont celui de l’Energie, avaient convié les médias pour informer la population que les produits pétroliers étaient disponibles. A travers cette déclaration, les autorités voulaient rassurer les Comoriens, à l’heure où de nombreux pays craignent une rupture des chaines d’approvisionnement de carburant, à cause de la guerre qui sévit au Moyen-Orient, après les attaques menées en Iran par les Etats-Unis et Israël.

Mais, trois jours plus tard, les messages du pouvoir, ont produit l’effet inverse. Dès le lendemain, on constate une ruée vers les stations-service, qu’elles soient dans la capitale, ou en dehors de Moroni. Depuis mardi, s’approvisionner en carburant relève du travail de combattant. Au fil des jours, les files d’attente s’allongent sur plusieurs  mètres, aussi bien à Anjouan, qu’à Moheli.  » On avait ramené un bidon de 5 litres pour la moto d’un collègue. Avant le pompiste se concentrait sur le ravitaillement des bidons, puis il alternait avec les véhicules. Mais à un moment, il ne respectait plus le rythme. La foule était en colère et il a fini par baisser les rideaux. J’ai dû me rendre à la station Bonzami au sud de Moroni, vers midi. Je suis resté jusqu’à 14h, le temps que le carburant soit rationné. Au bout de deux heures, j’ai rempli ma moto et je suis rentré chez moi« , a raconté, Irchad.

4h du matin

Sur les réseaux sociaux, les images des files interminables dans les stations-service tournaient en boucle jusqu’à ce jeudi. Certains, usagers, ont décidé d’éviter la capitale, où la situation devenait insoutenable. Badrou, est de ceux-là.  » Je suis là depuis 4h du matin. J’ai accompli la prière de l’aube ici, à Moindzaza Djoumbe dans l’espoir de pouvoir acheter  quelques litres. Le camion est déjà à l’intérieur. Nous attendons le début du ravitaillement et donc de la vente« , a-t-il confié, hier, vers 11h du matin. A cette-heure-là, la voiture de Badrou occupait la 26ème place sur le parking .  » J’ai fait le choix de venir ici car si je ne trouve pas du carburant, le peu qui me reste dans le réservoir me suffira pour rentrer chez moi« , a-t-il ajouté. Cette pagaille a été à l’origine de la réquisition signée par la toute nouvelle procureure de la République au niveau de Moroni.  » Vu les impératifs d’ordre public, de sécurité publique et de prévention des infractions, considérant les risques d’incendie, d’explosion et de trouble à l’ordre public, liés au transport et à la conservation non-sécurisé. Il est formellement interdit à toutes les stations-service situées dans le ressort du tribunal de première instance, de procéder à la vente de carburant en bidon ou dans toute autre récipient mobile sauf autorisation expresse délivrée la société comorienne des hydrocarbures« , a écrit, la procureure, Saidatte Fatuma Said Boina, dans sa réquisition, datée du 4 mars. La magistrate a prévenu, que tout contrevenant s’exposerait à des poursuites judiciaires et a ordonné dans le même temps, aux forces de l’ordre de veiller sur le respect strict de la mesure.

Stockage de 3 mois

De son côté, la société comorienne des hydrocarbures (Sch), principal fournisseur national des produits pétroliers a dans une vidéo, publiée sur sa page Facebook, ce mercredi, appelé à la retenue en invitant la population à se ravitailler au rythme habituel et à éviter le stockage à domicile.  » Il n’y a pas lieu de déclarer une pénurie. Ça fait presque deux semaines que nous avons réceptionné notre cargaison. Celle-ci, couvre une période de 3 mois maximum, un stock qui est suffisant pour alimenter les îles et nous attendons une nouvelle cargaison, d’ici la fin du mois de mars « , a déclaré, à Flash Infos, le conseiller chargé des affaires publiques de la Sch, Soudjay Kifia. Selon ce dernier, la société comorienne des hydrocarbures, commande jusqu’à 17 000 tonnes de produits pétroliers durant la haute saison, comme pendant l’été, qui coïncide avec la période des mariages ou encore à l’approche du ramadan. D’ailleurs moins de deux semaines avant le début du ramadan, la Sch avait tenu une conférence de presse pour annoncer la disponibilité des produits énergétiques.  Le ministre de l’Energie, Aboubacar Said Anli, et son collègue de l’économie, ont à leur tour martelé, le 2 mars, que pour l’heure, malgré le déclanchement de la guerre, aucune pénurie, pas même en produits de première nécessité ne menaçait le pays. Mais, ces appels ne rassurent toujours pas.  » Aujourd’hui il y a énormément de files d’attente après la rationnement des stations. Chacun a ramené son bidon de 20 litres. Même chez les détaillants, le litre est introuvable« , a rapporté un habitant de Mutsamudu, à Anjouan. Dépourvue d’un point de dépôt de carburant, contrairement aux autres îles, Moheli vit encore plus mal cette « crise » qui persiste.  » On a commencé le ramadan avec des pénuries. La distribution dans les stations se fait au compte-goutte. Actuellement, les motards n’ont droit qu’à 4 litres maximum, pendant que les automobiles recevaient entre 10 et 15 litres« , a confié, un habitant de Fomboni.

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Construction à Mayotte les prix se stabilisent en 2025

Construction à Mayotte les prix se stabilisent en 2025

À Mayotte, les prix de la construction poursuivent leur stabilisation en 2025, selon l’IEDOM (Institut d’Émission des Départements d’Outre-Mer), qui publie chaque mois les indices BTM 01 (bâtiment) et TPM 01 (travaux publics) à partir des données de la Fédération mahoraise du bâtiment et des travaux publics (FMBTP).

L’indice du bâtiment BTM 01, utilisé pour réviser les prix des chantiers de construction et de rénovation, atteint 193 au 31 décembre 2025. Après des hausses fortes en 2022 (+6 à +7 % sur un an) et un pic en 2023 (jusqu’à +10 %), la progression ralentit nettement : en 2025, l’augmentation annuelle est très modérée, autour de +1 %, avec des variations trimestrielles quasi nulles.

Les travaux publics suivent la même tendance. L’indice TPM 01, référence pour les marchés d’infrastructures, s’établit à 194,7 fin 2025. Après des hausses exceptionnelles en 2022 et un maintien élevé en 2023, la dynamique se calme : les évolutions annuelles en 2025 varient entre légère baisse et petite hausse, traduisant une quasi-stagnation des coûts.

Cette accalmie met fin au cycle inflationniste lié à la hausse des matières premières et aux difficultés d’approvisionnement post-crise sanitaire. Les prix restent élevés, mais leur évolution redevient plus prévisible pour les entreprises et maîtres d’ouvrage.

L’ADIM lance un appel à manifestation d’intérêt pour financer des thèses à Mayotte

L’ADIM lance un appel à manifestation d’intérêt pour financer des thèses à Mayotte
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Dans le cadre du programme France 2030 décliné à Mayotte, l’ADIM annonce le lancement d’un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) pour soutenir des projets de thèse ancrés sur le territoire. L’initiative s’adresse aux entreprises prêtes à accueillir des doctorants (terrain, données, encadrement) ainsi qu’aux étudiants de niveau M2 ou jeunes diplômés souhaitant engager un doctorat.

Les recherches porteront notamment sur les transports et mobilités, l’économie bleue, l’aéronautique, le numérique, l’énergie, l’environnement et l’agroalimentaire-PAPAM. Les thèses seront financées à 100 %, dans la limite de 200 000 euros sur trois ans, avec un cofinancement du Conseil départemental de Mayotte et de la Banque des Territoires. Les candidatures sont attendues avant le 6 avril 2026.

Bandrélé modifie la localisation et la dénomination de ses bureaux de vote dans le cadre des élections

Bandrélé modifie la localisation et la dénomination de ses bureaux de vote dans le cadre des élections

Dans un communiqué de presse diffusé par la mairie de Bandrélé, le maire Ali Moussa Moussa Ben informe les électeurs de la commune de modifications apportées aux bureaux de vote de la ville, dans le cadre des élections à venir. Par délibération n°41/2024 en date du 14 août 2024, la dénomination ainsi que la localisation des cinq bureaux de vote de la ville de Bandrélé ont été modifiées. Le communiqué précise que le bureau n°009 demeure le bureau centralisateur de la commune. Les dénominations et localisations des autres bureaux de vote de la commune restent inchangées. Pour toute information complémentaire, la presse peut contacter Ahmed-Abdou Aboul-Anzize à l’adresse cabinet@bandrele.yt ou au 06 39 40 04 19.

Accident mortel à Malamani : le propriétaire de la camionnette reconnaît les faits

Accident mortel à Malamani : le propriétaire de la camionnette reconnaît les faits

À la suite de l’accident mortel survenu à Malamani, le propriétaire de la camionnette a reconnu les faits lors de sa garde à vue, selon le procureur de la République, Guillaume Dupont. Il s’était présenté de lui-même à la gendarmerie mardi matin pour signaler le vol de son véhicule, avant d’admettre son implication dans l’accident. Placée en garde à vue dans le cadre de l’enquête, la personne doit être déférée ce jeudi matin devant le parquet.

Les circonstances précises du drame restent à éclaircir. L’enquête se poursuit afin de déterminer les responsabilités dans cet accident qui a coûté la vie à une personne. Elle porte sur une infraction d’homicide routier aggravée par deux circonstances : le délit de fuite et la non-assistance à personne en danger.

Municipales 2026 : de faux sondages circulent sur Facebook

Municipales 2026 : de faux sondages circulent sur Facebook

La Commission des sondages, chargée de contrôler les enquêtes d’opinion électorales en France, dénonce la diffusion de faux sondages sur Facebook concernant les élections municipales dans les communes de Chiconi et Koungou.

Elle indique avoir été alertée de la publication sur les réseaux sociaux « d’informations présentées comme les résultats d’un sondage sur les intentions de vote aux municipales » dans ces deux communes. Or, précise-t-elle, ces estimations « n’ont pas été réalisées par un organisme déclaré auprès d’elle et n’ont fait l’objet d’aucun dépôt de notice comme l’exige la loi ». Elles « ne sont en aucune manière les résultats d’un sondage au sens de l’article 1er de la loi du 19 juillet 1977 ».

La commission souligne également que ces enquêtes ont été réalisées « sans les garanties de représentativité et de méthode qui sont exigées d’un sondage lié au débat électoral ». Les contenus ont été signalés à la plateforme.

Elle appelle enfin à la vigilance, estimant qu’il ne faut « pas donner aux résultats la valeur d’un sondage qui indiquerait l’opinion des habitants et habitantes de ces communes », fondé sur l’interrogation d’un échantillon représentatif.

Conflit au Moyen-Orient : Mayotte face au risque d’isolement économique

Conflit au Moyen-Orient : Mayotte face au risque d'isolement économique

Dépendante des importations et de l’énergie thermique, Mayotte pourrait subir de plein fouet les répercussions économiques du conflit au Moyen-Orient. Hausse du prix du pétrole, tensions sur les routes maritimes, spéculation : l’ampleur de l’impact dépendra surtout de la durée de la crise. Analyse avec Philippe Jean-Pierre, expert en prospective territoriale, Innovation et en stratégie de développement des territoires.

À des milliers de kilomètres des zones de combat, Mayotte pourrait pourtant ressentir rapidement les secousses du conflit au Moyen-Orient. « Plus un territoire est petit et dépendant de l’extérieur, plus il subit les chocs internationaux », résume Philippe Jean-Pierre, économiste basé à La Réunion. L’île repose en grande partie sur une production d’électricité issue de centrales thermiques alimentées par des hydrocarbures importés. Une flambée du prix du baril de pétrole se traduirait donc mécaniquement par une augmentation des coûts de production, de transport et, in fine, des prix à la consommation.

Dans une économie fortement dépendante des importations, notamment pour les biens de première nécessité, la hausse des coûts logistiques pourrait rapidement se répercuter sur le panier des ménages. « C’est dans ces moments-là que l’on mesure notre vulnérabilité », souligne-t-il.

De la crise ponctuelle au choc durable

Selon lui, tout dépendra de la durée du conflit. « Si l’on passe d’une crise ponctuelle à un choc qui s’installe dans le temps, les effets seront bien plus profonds. » À court terme, les conséquences pourraient être limitées ou quasi nulles. Mais si le conflit devait durer plusieurs mois, les prochains cycles de production intégreraient déjà la hausse des coûts de l’énergie et du gaz dans leurs prix de vente, car au-delà des hausses immédiates du carburant, c’est l’ensemble de la chaîne de production qui pourrait être affectée. Autre risque : celui des comportements spéculatifs. Face à l’incertitude, certains acteurs économiques pourraient être tentés d’anticiper les hausses et d’augmenter leurs tarifs. « Les logiques spéculatives apparaissent très vite dans ce type de contexte », prévient-il.

Des routes maritimes sous tension

Les inquiétudes concernent également les voies de navigation stratégique, notamment autour du canal de Suez. En cas de perturbations prolongées, les navires pourraient être contraints de contourner la zone en passant par le cap de Bonne-Espérance, allongeant les délais et renchérissant les coûts de transport. Pour Mayotte, île éloignée des grands hubs commerciaux, la situation est particulièrement sensible. « Être une île est un inconvénient : les bateaux ne nous priorisent pas. » Toutefois, un scénario alternatif pourrait émerger. Si les routes commerciales évoluent durablement, l’Océan Indien pourrait retrouver une position plus centrale dans les échanges mondiaux. Mayotte pourrait alors diversifier ses partenaires et se tourner davantage vers l’Afrique australe plutôt que vers Dubaï. « Cette partie du monde est aujourd’hui en clignotant orange. Il faut peut-être envisager de nouveaux importateurs », estime-t-il. Selon le rapport de l’IEDOM basé sur l’année 2024, les importations en provenance du Proche et Moyen‑Orient représentent 9,6 % du total des importations de Mayotte contre 4 % provenant de l’Océan Indien avec La Réunion, l’Afrique du Sud et Maurice en tête. La Chine, elle, consolide sa position de troisième pays exportateur sur l’île (5,4 % du total). Les importations provenant de l’Afrique (hors Océan Indien) demeurent très faibles et ne représentent que 1,6 % du total des importations sur l’île.

L’enjeu de la résilience

À ce stade, il reste trop tôt pour établir des prévisions définitives. Les incertitudes géopolitiques demeurent fortes. Les actions militaires et les menaces sur la navigation créent un climat d’insécurité qui peut également influencer les assureurs maritimes, avec des répercussions indirectes sur les coûts des marchandises.

Si l’État pourrait être amené à jouer un rôle d’amortisseur, ses marges de manoeuvre budgétaires restent contraintes. « On peut attendre un soutien public, mais à quel prix en termes d’endettement ? Il faudra surtout apprendre à renforcer notre résilience. » Dans un contexte mondial instable, Mayotte se retrouve ainsi confrontée à une réalité structurelle : sa dépendance énergétique et commerciale demeure son principal talon d’Achille.

Quelles solutions ?

Selon l’ADEME, dans son rapport spécifique sur l’autonomie énergétique en Zones Non Interconnectées (ZNI) à horizon 2050, « pour réduire sa vulnérabilité, Mayotte pourrait exploiter davantage ses ressources locales d’énergie renouvelable, notamment le solaire, la biomasse et la géothermie ». Un mix énergétique diversifié permettrait de diminuer la dépendance aux importations et de stabiliser les coûts, même en cas de hausse du pétrole sur les marchés internationaux.

Développer des capacités de stockage et un réseau adapté pour assurer une alimentation en énergie stable même en cas de forte variabilité de production est possible « en améliorant l’efficacité des bâtiments et en adoptant des pratiques de sobriété, Mayotte pourrait réduire sa consommation globale et rendre son système électrique plus résilient aux chocs extérieurs. » Pour atteindre cet objectif, des investissements importants sont toutefois cruciaux. L’ADEME estime un budget de 800 millions d’euros jusqu’en 2050 pour que Mayotte concentre un niveau suffisant d’autonomie pour résister aux crises mondiales. Un coût colossal qui pourrait, selon l’étude, être compensé à long terme par la réduction des coûts d’importation de combustibles fossiles.

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Menaces hybrides : quand l’influenceuse de Vladimir Poutine en Afrique s’adresse aux Mahorais

Menaces hybrides : quand l’influenceuse de Vladimir Poutine en Afrique s’adresse aux Mahorais
© Lemonde.fr

Nathalie Yamb, souvent présentée comme un relais des positions du Kremlin sur le continent africain, a récemment ciblé la population mahoraise. Tantôt mielleuse, tantôt virulente, parfois condescendante, elle a investi les réseaux sociaux pour diffuser un discours appelant à une recomposition politique des Comores et de Mayotte. Dans sa ligne de mire : la France et ses intérêts stratégiques à Mayotte, notamment au sein de sa zone économique exclusive. Les Mahorais n’ont qu’à bien se tenir : leur devise, « Rahachiri », prend désormais une résonance particulière.

Son hostilité envers la France et ses intérêts en Afrique — et plus largement dans le monde — est constante. Nathalie Yamb vient ainsi de jeter son dévolu sur Mayotte et ses habitants. Dans un podcast circulant actuellement sur Facebook, elle affirme sans détour que les jeunes des Comores et de Mayotte n’auraient, selon elle, « rien compris à l’histoire » et devraient s’unir pour mettre un terme à l’« hégémonie française » dans l’archipel et « bouter la France hors de Mayotte ».

Lorsque l’on évoque les menaces hybrides — notamment celles que la Russie pourrait instrumentaliser contre la France via Mayotte — certains tendent à en minimiser la portée, sous-estimant l’importance stratégique du 101e département dans les équilibres géopolitiques mondiaux. Les rares acteurs locaux qui osent aborder ce sujet sont parfois qualifiés d’affabulateurs. Pourtant, au-delà des limites du lagon, la réalité apparaît plus complexe.

Les spécialistes des questions stratégiques alertent régulièrement sur les risques de déstabilisation régionale et sur la vulnérabilité que pourrait représenter Mayotte pour la préservation des intérêts français. Les déclarations récentes de diplomates russes accrédités auprès des autorités comoriennes — notamment dans la presse locale — évoquant l’accès de la jeunesse comorienne aux nouvelles technologies, interrogent. Certains y voient la volonté de développer des compétences numériques avancées susceptibles d’être mobilisées dans des stratégies d’influence ou de cyberaction.

Dans son intervention, Nathalie Yamb affirme avoir établi depuis plusieurs années des contacts avec des membres de la diaspora comorienne en métropole et à l’étranger.

S’adressant directement aux Mahorais, elle déclare :
« Je veux m’adresser au peuple mahorais qui semble être victime du syndrome de Stockholm. Ne voyez-vous pas que vous êtes la cinquième roue du carrosse ? Cela fait des décennies que vous voulez être Français, mais que la France vous méprise… »

Elle soutient que la France conserverait Mayotte principalement pour des raisons géopolitiques et pour l’accès aux ressources maritimes de la zone économique exclusive, tout en négligeant, selon elle, la situation sociale des habitants.

Dans son propos, elle évoque également les indicateurs socio-économiques du territoire, citant des données attribuées à l’INSEE pour souligner le niveau de pauvreté et les écarts de développement avec la métropole et d’autres territoires ultramarins.

Elle appelle les Mahorais à « s’unir » avec leurs « frères comoriens » et critique vivement les dirigeants locaux, qu’elle accuse d’inaction ou de compromission. Elle indique par ailleurs avoir animé, en 2020 à Paris, une conférence à la demande de membres de la diaspora comorienne.

Préserver la jeunesse mahoraise face aux tentatives d’influence

Dans son message, Nathalie Yamb exhorte les populations des différentes îles des Comores à se détourner des partis politiques qu’elle juge inféodés à des intérêts extérieurs, et à construire un projet de société souverain fondé sur des réformes foncières, agricoles et maritimes. Son intervention se conclut sur un appel à l’unité et à la prise de pouvoir par les populations locales.

Au-delà de la mise en scène – sur fond d’hymne national comorien — ce podcast pose la question de l’influence informationnelle et des stratégies d’ingérence indirecte dans des territoires à forte sensibilité géopolitique.

Pour certains observateurs, il s’agit d’un signal d’alerte : les opérations d’influence contemporaines passent par les réseaux sociaux, les diasporas et la mobilisation des frustrations sociales. Elles ciblent en priorité la jeunesse, considérée comme un levier stratégique.

Dans un contexte local déjà marqué par des tensions sociales et des problématiques d’insécurité, la question se pose : comment interpréter ce type de discours et y répondre de manière adaptée ? Comment prémunir la jeunesse mahoraise contre les tentatives de manipulation et de récupération politique ?

Les exemples récents de pays africains où l’influence russe s’est accrue ces dernières années — notamment dans la région du Sahel ou en République centrafricaine — montrent que les recompositions géopolitiques s’accompagnent souvent d’instabilités durables.

Face à ces enjeux, il appartient aux responsables politiques, aux acteurs institutionnels et à la société civile de mesurer la portée de ces discours et de renforcer les outils de résilience démocratique, d’éducation aux médias et de cohésion sociale.

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Municipales à M’Tsangamouji : paroles de candidats et visions pour la commune

Municipales à M’Tsangamouji : paroles de candidats et visions pour la commune
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La commune de M’Tsangamouji, située au nord-ouest de Mayotte, s’organise autour de trois villages principaux : M’Tsangamouji, M’Liha et Chembenyoumba, qui structurent la vie quotidienne de ses habitants. Elle dispose d’un équipement de santé de proximité avec la pharmacie Manta, implantée rue Bacar Ridjali, jouant un rôle essentiel dans l’accès aux soins.

Le territoire est également valorisé par ses atouts naturels et patrimoniaux, notamment la cascade de Soulou et l’ancienne sucrerie du même site, classée monument historique, qui constituent un lieu de promenade apprécié et un repère fort du patrimoine local.

Ces dernières années, la commune a développé ses équipements sportifs et de loisirs, avec la création de city-stades et du gymnase de Chembenyoumba. Au 1er janvier 2024, sa population était estimée à un peu plus de 7 200 habitants, faisant de M’Tsangamouji une commune de taille moyenne à l’échelle du département, portée par une croissance démographique régulière.

Allaoui Zoubert

Liste : Alliance Solidaire

Flash-Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?

Allaoui Zoubert : J’habite à M’Tsangamouji. Je suis enseignant et j’ai été entraîneur de football dans la commune. Je suis marié, père de cinq enfants, et j’y vis avec ma famille. Je souhaite aider la commune de M’Tsangamouji. J’ai fait partie de l’équipe municipale actuelle, mais compte tenu de l’attitude du maire envers les administrés, la jeunesse et le personnel communal, j’ai créé « Nouvel Élan » en 2020. Ces élections m’ont permis d’élargir mon équipe à des personnes de différents horizons au nom de l’Alliance Solidaire.

F.I. : Selon vous, quelle est la problématique centrale de la commune ?

A.Z. : C’est la jeunesse oubliée. Durant cette mandature, nous avions des équipes de football bien classées. Aujourd’hui, M’Tsangamouji est descendue en R4, ce qui montre un désintérêt pour la jeunesse. Les acteurs locaux sont également oubliés dans l’attribution des marchés, avec une préférence donnée à des intervenants extérieurs. C’est cela qui ne fonctionne pas.

F.I. : Que pensez-vous pouvoir apporter à la commune ?

A.Z. : J’ai une équipe pluridisciplinaire composée d’enseignants, de commerçants et d’agriculteurs. Leurs compétences apporteront une vraie plus-value à la commune, notamment dans l’éducation et l’économie locale. Nous payons une taxe foncière assez élevée ; nous mènerons une politique visant à augmenter le nombre de propriétaires fonciers et à alléger cette charge. Nous serons transparents avec les acteurs locaux. Le tissu associatif est laissé à l’abandon, alors qu’il joue un rôle essentiel dans l’accompagnement de la jeunesse.

F.I. : Si vous êtes élu, que mettrez-vous en place la première année ?

A.Z. : Permettre à tous les enfants en âge d’être scolarisés d’être inscrits à l’école. Mettre en place une maison de santé : malgré la présence d’une pharmacie, nos aînés doivent parcourir plusieurs kilomètres pour consulter un médecin. Enfin, travailler en étroite collaboration avec les agriculteurs. Le président de la CAPAM étant originaire de la commune, des actions concrètes pourraient être menées dans ce domaine.

Ousmane Ahamada Siaka

Liste : MDM-Tifaki (Entente)

Flash-Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?

Ousmane Ahamada Siaka : Je suis natif du village et conseiller municipal depuis 2014, dans l’opposition. Je suis attaché à la vie de la commune depuis mon engagement en politique. Je suis profondément démocrate et attaché aux valeurs démocratiques. J’aime ma commune et je souhaite la développer, comme certains l’ont déjà fait.

F.I. : Selon vous, quelle est la problématique centrale de la commune ?

O.A.S. : Il n’y a plus de cohésion sociale à M’Tsangamouji. Les habitants ne se parlent plus entre eux, et le dialogue entre les élus et la population est rompu. La municipalité actuelle a mis la population à l’écart. Cette fracture est visible au quotidien et même au sein de l’administration. Les agents municipaux ont perdu confiance dans la gestion de la mairie. Il s’agit d’une gouvernance autoritaire : le maire décide seul. Il a d’ailleurs perdu plusieurs conseillers pour cette raison, dont deux anciens adjoints aujourd’hui à mes côtés.

F.I. : Que pensez-vous pouvoir apporter ?

O.A.S. : J’incarne le renouveau attendu par la population que je m’engage à servir. Je veux restaurer le vivre-ensemble, accompagner les acteurs économiques et soutenir les associations. Aujourd’hui, aucun club n’évolue au niveau de l’excellence, alors qu’ils y étaient autrefois.

F.I. : Si vous êtes élu, que mettrez-vous en place la première année ?

O.A.S. : La priorité sera la problématique de l’eau. À M’Tsangamouji, l’eau déborde des bassins et se perd dans la nature. Nous ne pouvons pas accepter d’être pénalisés alors que nous disposons de cette ressource. Ce n’est pas normal, et je m’engage à me battre sur ce sujet.

Saïd Maanrifa Ibrahima (LLR)

Liste : Ensemble Plus Loin Encore

Flash-Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?

Saïd Maanrifa Ibrahima : Ce qui me motive à me représenter, c’est l’amour que je porte à ma commune. J’ai envie d’apporter ma contribution au territoire, de rendre à M’Tsangamouji ce qu’elle m’a donné, et d’en faire une commune vivante et paisible pour sa population.

F.I. : Selon vous, quelle est la problématique centrale de M’Tsangamouji ?

S.M.I. : C’est de rester compétitifs à l’échelle de Mayotte. M’Tsangamouji mérite de prendre toute sa place et de rayonner dans l’océan Indien pour une population qui mérite mieux.

F.I. : Que pensez-vous pouvoir apporter ?

S.M.I. : En douze années d’exercice, mon équipe a démontré sa capacité à construire la ville, à créer des infrastructures sportives et à agir en faveur de la jeunesse. Nous avons développé les réseaux de voirie et de nouveaux services dans les établissements scolaires. Cela nous distingue de nos adversaires. Certains siègent depuis longtemps sans réelle implication, d’autres sont dans l’opposition sans accompagner la collectivité ni participer régulièrement aux conseils municipaux, ce qui interroge.

F.I. : Si vous êtes élu, que mettrez-vous en place la première année ?

S.M.I. : Nous poursuivrons et finaliserons les projets en cours. Ils sont financés à hauteur de douze millions d’euros, avec des subventions confirmées après le passage de Chido. Les projets scolaires sont financés. Il reste la réhabilitation des bâtiments publics endommagés et le rehaussement du plateau sportif de Chembenyoumba. Nous portons également un projet d’équipement public de mille places, comprenant une salle numérique, une salle de cinéma et des espaces dédiés aux activités culturelles au sein de M’Tsangamouji.

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À Mayotte, le gouverneur du Rotary vient soutenir l’action des clubs

À Mayotte, le gouverneur du Rotary vient soutenir l’action des clubs
Le Rotary, fondé en 1905, compte aujourd’hui plus d’un million de membres à travers le monde et fonctionne uniquement grâce aux cotisations et aux dons. Bernard Leong Song, en est le gouverneur du district 9220, qui comprend Mayotte.

Le gouverneur du Rotary district 9220, Bernard Leong Song, était en visite à Mayotte pour rencontrer les membres du Rotary Club de Mamoudzou, actif depuis 1987. Rattaché au Rotary International, le club mène des actions solidaires locales et peut bénéficier de financements internationaux. Il promeut aussi la bourse de la paix, ouverte aux jeunes professionnels, sans affiliation politique ni religieuse.

Gouvernail jaune sur fond bleu : le logo du Rotary Club de Mamoudzou est présent sur le pin’s de ses membres à Mayotte depuis 1987. Le gouverneur du district 9220, Bernard Leong Song, est actuellement en déplacement à Mayotte afin de rencontrer les membres et de s’assurer de la bonne tenue des règles internes.

Le Rotary, un réseau international

À Mamoudzou, deux clubs existent, dont celui basé à Kaweni où les membres se réunissent chaque mercredi. L’association fonctionne grâce aux cotisations de ses membres et aux dons. Le club fait partie du Rotary International, organisation fondée en 1905 aux États-Unis par l’avocat américain Paul Harris.

Le Rotary Club de Mamoudzou est rattaché au district 9220, qui regroupe les Comores, Djibouti, Madagascar, Maurice, La Réunion et Mayotte. « Ce qui nous motive, c’est d’aider les gens », affirme le gouverneur. Les actions de levée de fonds menées localement peuvent permettre de récolter entre 4 000 et 14 000 euros selon les projets engagés.

Le Rotary est présent dans plus de 200 pays et régions et compte plus d’un million de membres à travers le monde. Sa devise, « Servir d’abord », guide l’action des clubs. L’organisation intervient dans sept domaines prioritaires que sont la promotion de la paix, la lutte contre les maladies, l’approvisionnement en eau potable, la santé des mères et des enfants, l’éducation, le développement des économies locales et la protection de l’environnement. Au lendemain de Chido, des kits d’assainissement en eau et en hygiène ont été distribués par les membres.

Parmi les dispositifs portés à l’international figure la bourse de la paix. Ce programme s’adresse aux jeunes professionnels souhaitant obtenir un bachelor ou un master dans le domaine de la paix et de la résolution des conflits. À ce jour, aucun candidat mahorais n’a été sélectionné, une situation que les membres du club espèrent voir évoluer.

Une adhésion sur parrainage

L’adhésion au Rotary se fait par parrainage et les candidatures sont examinées par les membres du club. « C’est une manière de nous assurer de la valeur du candidat », expliquent les membres. L’organisation se veut apolitique et non confessionnelle. « C’est ce qui justement nous réunit », explique l’une des membres, soulignant que les adhérents se retrouvent autour des valeurs du Rotary et bénéficient d’un réseau international.

Les clubs peuvent bénéficier du soutien de la Fondation du Rotary, dont le siège est situé à Evanston, près de Chicago. Cette structure centralise les cotisations et les dons afin de financer des programmes humanitaires, éducatifs et sanitaires. Des subventions peuvent être accordées pour soutenir des projets locaux, avec un premier niveau d’aide pouvant atteindre 1 000 dollars et des financements plus importants mobilisables à l’échelle internationale. « Le Rotary est un moyen de donner du sens à nos actions, pour ceux qui en ont les moyens et la disponibilité », résume Lookman, chargé de communication.

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Sada : le quartier Kombini 1 visé par une opération d’évacuation et de démolition

Sada : le quartier Kombini 1 visé par une opération d’évacuation et de démolition

Le préfet de Mayotte a signé, le 2 mars 2026, un arrêté ordonnant l’évacuation et la destruction de constructions édifiées illégalement dans le quartier Kombini 1, à Sada.

Situé en contrebas du stade municipal, entre le collège et le lycée de Sada, le quartier Coumbini s’est densifié ces dernières années avec l’apparition de nombreuses habitations construites sans autorisation. Selon un procès-verbal de gendarmerie annexé à la procédure, le secteur est majoritairement occupé par des personnes en situation irrégulière et comporte à la fois des maisons en dur et quelques cases en tôle.

Les forces de l’ordre décrivent également un quartier traversé par plusieurs sentiers piétons, utilisés par des jeunes délinquants pour rejoindre le lycée ou pour éviter les contrôles lors d’affrontements entre bandes de villages voisins.

Face à cette situation, l’État entend procéder à l’évacuation des occupants et à la démolition des bâtis concernés. Cette opération s’inscrit dans la politique de lutte contre l’habitat illégal.

Pamandzi : le projet d’infrastructures hydrauliques déclaré d’utilité publique

Pamandzi : le projet d’infrastructures hydrauliques déclaré d’utilité publique

Le préfet de Mayotte a signé, le 1er septembre 2025, l’arrêté déclarant d’utilité publique le projet de réalisation d’infrastructures hydrauliques sur la commune de Pamandzi.

Ce projet, porté par la Communauté de communes de Petite-Terre (CCPT), vise à améliorer la gestion des eaux pluviales afin de limiter les inondations et d’adapter les aménagements aux risques naturels. L’arrêté souligne le caractère d’intérêt général de l’opération, au regard notamment des enjeux d’habitat et de prévention des risques.

La déclaration d’utilité publique permet à la collectivité d’engager les procédures nécessaires, notamment en matière d’acquisitions foncières. Les expropriations éventuelles devront intervenir dans un délai de cinq ans.

Le texte prévoit également la mise en compatibilité des documents d’urbanisme de la commune de Pamandzi pour permettre la réalisation du projet. L’arrêté est consultable au recueil des actes administratifs de la préfecture de Mayotte.

Dembéni : la ZAE d’Ironi-Bé déclarée d’utilité publique

Dembéni : la ZAE d’Ironi-Bé déclarée d’utilité publique

Par arrêté du 4 août 2025, le préfet a déclaré d’utilité publique le projet de zone d’activité économique (ZAE) d’Ironi-Bé, sur la commune de Dembéni.

Le projet prévoit l’aménagement d’un espace dédié à l’accueil d’activités de production et de transformation, notamment dans la filière agroalimentaire, mais aussi de stockage, de services tertiaires et d’équipements publics ou inter-entreprises.

Avec cette déclaration d’utilité publique, l’Établissement public foncier et d’aménagement de Mayotte (EPFAM) – pourtant devenu depuis Établissement public de restructuration et de développement de Mayotte (EPRDM) – est désormais autorisé à acquérir les terrains nécessaires, à l’amiable ou, si besoin, par voie d’expropriation. Ces acquisitions devront être réalisées dans un délai de cinq ans.

L’État met en avant plusieurs objectifs : créer des emplois pour les habitants du secteur, désengorger la zone industrielle de Kawéni, proposer du foncier à des prix plus accessibles que dans l’agglomération de Mamoudzou et contribuer au rééquilibrage territorial de l’activité économique.

Le projet a reçu un avis favorable à l’issue de l’enquête publique, dont les conclusions restent consultables pendant un an sur le site de la préfecture et auprès des services concernés.

Le SIDEVAM 976 dénonce un dépôt sauvage sur la RN2

Le SIDEVAM 976 dénonce un dépôt sauvage sur la RN2
* image d'illustration générée par ia

Un dépôt sauvage de déchets mécaniques a été constaté sur la route nationale 2, avant les lacets de Batrini, a indiqué le SIDEVAM 976 dans un message publié sur Facebook. L’organisme déplore un acte « désolant, inadmissible et inacceptable », rappelant que plusieurs dispositifs existent à Mayotte pour la prise en charge de ce type de déchets. Une enquête sera menée en partenariat avec la commune de Ouangani afin d’identifier l’auteur des faits. Une plainte doit également être déposée.

Mayotte au cœur de C pas si loin cette semaine

Mayotte au cœur de C pas si loin cette semaine

Quinze mois après le passage du cyclone Chido, C pas si loin consacre son émission du mercredi 4 mars à Mayotte. Intitulé « Droit de suite à Mayotte », le reportage donne la parole à trois Mahorais (deux agriculteurs et une professeure) frappés de plein fouet par la catastrophe. Ils témoignent du long chemin de reconstruction, entre difficultés persistantes et espoirs retrouvés. Présenté par Karine Baste, le magazine sera diffusé sur France 5 et disponible en replay sur france.tv.

Malamani : deux adolescents tués à vélo, le conducteur impliqué prend la fuite

Malamani : deux adolescents tués à vélo, le conducteur impliqué prend la fuite
* image d'illustration générée par ia

Un dramatique accident de la route a coûté la vie à deux jeunes cyclistes de 17 et 18 ans, lundi 2 mars en soirée, sur la route départementale au nord de Malamani, à hauteur de la déchetterie. Le conducteur du véhicule impliqué a quitté les lieux avant l’arrivée des secours.

L’alerte a été donnée peu avant 20 heures. À leur arrivée, les sapeurs-pompiers découvrent une scène particulièrement grave : les deux adolescents viennent d’être violemment percutés. Le véhicule en cause n’est plus sur place.

Le jeune homme de 18 ans est retrouvé en arrêt cardio-respiratoire. Malgré l’intervention rapide des secours et les tentatives de réanimation pratiquées par le SMUR, son décès est constaté à 20h49.

La seconde victime, âgée de 17 ans, est quant à elle inconsciente mais présente encore un pouls à l’arrivée des équipes de secours. Son état se dégrade rapidement. À 21h39, elle sombre à son tour en arrêt cardio-respiratoire. Les manœuvres de réanimation engagées restent malheureusement sans succès. Son décès est officiellement confirmé à 22h07.

Face à la gravité des faits, le médecin légiste a émis un obstacle médico-légal, empêchant la restitution immédiate des corps aux familles. Cette mesure vise à permettre les examens nécessaires dans le cadre de l’enquête.

Une enquête a été ouverte et confiée à la gendarmerie afin d’identifier et d’interpeller le conducteur en fuite, et de déterminer les circonstances précises de ce drame. Ce nouvel accident mortel soulève une fois encore la question de la sécurité des usagers les plus vulnérables sur les routes du territoire.

Aéroport de Mayotte : le mensonge d’État éclate au grand jour

Aéroport de Mayotte : le mensonge d’État éclate au grand jour

Jusqu’au-boutiste, l’ancien directeur de la DGAC à Mayotte aura persisté dans son mensonge destiné à décrédibiliser le maintien de l’aéroport de Mayotte sur son site actuel de Pamandzi. Que la paix civile soit ébranlée, que le manque de clairvoyance, de sérieux et de courage des élus mahorais (tous niveaux et tendances confondus) soit mis à rude épreuve et décrié par la population, que toute la programmation pluriannuelle du développement du territoire soit à jamais désarçonnée, il n’en a eu que faire, multipliant au passage les mensonges officiels, au risque de jeter le discrédit sur le sérieux de l’ensemble des administrations locales.

Une promesse électoraliste d’un chef d’État en campagne dans l’une de ses provinces éloignées de Paris en 2019 ; une population en liesse (sous très forte incitation d’élus locaux, parlementaires et responsables divers acquis à la cause de ce président) qui oublie que ce type de déclaration n’engage que ceux qui veulent bien y croire ; des responsables locaux inconscients et irresponsables qui participent à cette manipulation des masses ; et un responsable d’un service éminemment important pour le désenclavement quotidien de l’île qui s’emploie, au dernier moment, à rembobiner au maximum ce fil d’Ariane devenu irréalisable parce que les électeurs mahorais avaient opté, en très grande majorité, pour attribuer leur suffrage à Marine Le Pen, bête noire de la classe politique nationale.

Le président prometteur se rebiffe à la date qu’il avait annoncée pour la mise en œuvre de ce projet que les Mahorais appellent de tous leurs vœux depuis un demi-siècle, et c’est toute une machine destinée à infantiliser 500 000 habitants qui se met en branle. Une parlementaire, habile opportuniste, y voit l’occasion de tirer une fois de plus la couverture à elle, entraînant dans le processus un président d’assemblée départementale auquel l’essentiel des enjeux de son territoire échappe.

Des jours, des semaines, des mois durant, le sujet monopolise les discussions du public dans les villes et les villages mahorais. Le débat politique vire à la division entre partisans et adversaires d’une délocalisation de cette infrastructure dans la seule grande forêt de l’île encore en situation de fournir eau et alimentation à une population qui ne cesse d’augmenter à une vitesse effrénée.

Une fois le mensonge apparu au grand jour, c’est une fuite en avant dans un silence absolu que l’on observe, et ce au milieu d’une campagne électorale déterminante pour l’orientation des scrutins à venir.

Une infrastructure majeure pour Mayotte qui ne fait pourtant pas les affaires de tout le monde dans la région

« Tout le monde savait à peu près que c’était un mensonge cousu de fils d’or, mais malheureusement le bon sens a été pris de court par le goût très prononcé chez certains d’entre nous pour le populisme et l’irrespect envers nos populations. Car, en effet, c’était irrespectueux de la part des défenseurs de cette idée d’avoir persisté à faire gober à nos concitoyens sa plausible réalisation, de surcroît dans des délais très courts », dénonce un dirigeant d’une association locale de sauvegarde de l’environnement qui ne décolère toujours pas à l’idée de voir raser la forêt de Bouyouni pour accueillir la piste longue de l’aéroport de Mayotte.

« À l’heure actuelle, la difficulté majeure sur ce territoire, c’est qu’il n’est pas aisé de distinguer les personnes instruites des citoyens ordinaires, celles qui, soi-disant, détiennent les leviers du pouvoir de leurs administrés. On se retrouve dans un fourre-tout indescriptible et inaudible, et l’autorité étatique profite de cette situation pour passer en force et imposer tout ce qu’elle veut, au risque de se contredire par la suite, une fois dos au mur face à certaines réalités. Ce qui est inacceptable ailleurs dans la République devient une norme dans cette île, parce qu’en face il n’y a absolument aucun contrepoids », observe, à juste titre, cet associatif très impliqué.

Cette affaire de l’aéroport de Pamandzi met en lumière une situation généralisée sur l’île au cours des trois dernières mandatures, qui ne cesse de s’amplifier, particulièrement depuis le passage du cyclone Chido. Probablement parce que la construction de cette piste longue ne fait toujours pas les affaires de certaines puissances politiques et économiques régionales occultes, celles-ci poursuivent en sous-main leur travail de « sapage » engagé depuis belle lurette.

La première phase de décentralisation des pouvoirs, entrée en vigueur en mars 2024, se trouve en vérité réduite à une simple appellation et aboutit à une mise sous tutelle quasi systématique de Mayotte, bien qu’elle ne porte pas son nom. Des autorités locales élues extrêmement affaiblies, notamment en raison de nombreuses implications dans des affaires judiciaires, se révèlent inaptes à exercer pleinement les responsabilités qui leur incombent afin de remplir les contrats moraux d’objectifs passés avec leur électorat.

Une fausse nécessité de délocalisation au milieu de la forêt primaire de Bouyouni

De cette situation volatile résulte une remise en cause permanente de projets initiés de longue date, et toutes les excuses sont bonnes pour asseoir ce principe, qu’elles soient réellement vérifiées ou fallacieuses : éléments budgétaires chiffrés ou inventés, arguments environnementaux comme les fameux dugongs de Gnoumakouni au bout de la piste d’aviation à Pamandzi (complot ourdi par une certaine administration et mis sur le compte de l’Association des Environnementalistes de Mayotte), ou encore risques imminents de submersion marine colportés à grand renfort médiatique par la députée Estelle Youssouffa, qu’aucun scientifique parmi ceux chargés de surveiller le volcan sous-marin Fani Maoré n’a relevés dans sa veille.

Tout n’est que mensonge et manipulation des masses populaires pour ne pas avoir assumé le fait que l’État ne souhaite pas débourser un centime pour les travaux de réfection et de prolongement de l’aéroport de Mayotte. Muté ailleurs depuis plusieurs mois déjà, Jean-François Masson se trouve aujourd’hui seule victime de son propre mensonge vis-à-vis des habitants et des autorités élues de Mayotte à propos de la « prétendue indispensable délocalisation » de cette plateforme aéroportuaire vers Bouyouni.

Dans un podcast diffusé sur les réseaux sociaux à destination de ses électeurs de Petite-Terre, qui désapprouvaient qu’elle se soit faite le chantre de ce transfert — comme celui du siège du commandement de la gendarmerie également situé à Pamandzi —, l’une des parlementaires expliquait que la remise en état de l’actuelle piste nécessiterait un arrêt du trafic aérien pendant dix-huit mois.

Or, une autre communication mise en ligne sur ces mêmes réseaux sociaux par la DGAC Mayotte en 2023, soit quatre ans après la découverte du volcan et du risque de submersion marine qui lui est associé, expliquait que le trafic ne serait nullement impacté par ces travaux annoncés pour 2027. Alors, lequel faut-il croire ?

Le REVISIMA, qui publie régulièrement des informations sur l’activité sismique à Mayotte, indique formellement n’avoir jamais cautionné l’idée d’une submersion marine de la Petite-Terre à la suite d’une réactivation du volcan Fani Maoré. L’un de ses membres affirme même que cette probabilité serait infime : 0,008 %.

Depuis que les hautes sphères du pouvoir parisien auraient trouvé un « deal » avec le groupe EDEIS, actuel gestionnaire de la plateforme aéroportuaire de Pamandzi, pour prendre à leur charge les 30 millions d’euros nécessaires au financement des travaux de réfection et de mise en conformité, c’est le silence radio du côté des opportunistes de la communication à moindre coût sur les réseaux sociaux.

À un an de la fin du mandat présidentiel d’Emmanuel Macron et de la date butoir de remise en état de la plateforme aéroportuaire de Pamandzi — sous peine de perte de son homologation par les instances compétentes — fixée au 31 décembre 2027, plus aucune voix ne se fait entendre sur le sujet.

Il est certain à ce jour que le maintien de cet aéroport à son emplacement actuel générerait moins d’impact sur l’environnement fragile de Mayotte que le postulat contraire. Même constat pour les finances : où trouver 7 milliards d’euros pour construire un aéroport nouveau au milieu de nulle part, lorsque l’État n’arrive pas à mobiliser 1 milliard sur les 4 promis aux Mahorais pour reconstruire leur île plus d’un an après le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024 ?

Il va sans dire qu’il faudra sans doute attendre l’avènement d’un nouveau locataire à l’Élysée dans un an et de nouvelles promesses électoralistes pour espérer voir un jour sortir des eaux et de terre l’historique piste longue de Mayotte.

Au fait, n’est-ce pas François Hollande, ancien chef de l’État redevenu député, qui avait projeté cette faisabilité à l’horizon 2050 ?

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L’IEDOM dresse le bilan de son année 2025

L’IEDOM dresse le bilan de son année 2025

Dans un contexte marqué par les répercussions de la crise post-CHIDO, l’antenne mahoraise de l’Institut d’émission des départements d’outre-mer (IEDOM) a vu son activité nettement s’intensifier en 2025. Observateur de l’économie locale, relais de la Banque de France et acteur de terrain auprès des entreprises comme des particuliers, l’institut revendique une année dense, marquée par une hausse de 57 % de ses interventions publiques.

Vingt-quatre publications ont été produites en 2025 : notes sectorielles, analyses du surendettement, études sur le secteur bancaire ou encore évaluation de l’impact de la crise CHIDO sur les entreprises mahoraises. Beaucoup sollicitée dans ce cadre, l’iedom a effectué 84 actions dites « de place » — conférences, réunions, interviews  — près du double de l’année précédente.

L’IEDOM joue un rôle d’observatoire, mais aussi d’interface entre les réalités locales et les décisions nationales. Si la politique des taux relève de la Banque centrale européenne, l’institut en assure la déclinaison dans les territoires ultramarins de la zone euro. En 2025, l’enjeu principal a surtout été logistique : remettre en ordre la circulation monétaire après les perturbations du début d’année.

L’an dernier, 30 millions de billets ont été prélevés auprès du guichet de l’IEDOM à Mayotte, soit une hausse de 7 % par rapport à 2024. Il ne s’agit pas de retraits par des particuliers — l’IEDOM n’est pas une banque commerciale — mais d’opérations d’alimentation des établissements bancaires.

Au-delà du volume, l’institut insiste sur la qualité : les billets sont triés, contrôlés, et remis en circulation s’ils répondent aux critères. Deux sessions de formation à la détection des faux billets ont également été organisées auprès de professionnels. Un enjeu de sécurité, mais aussi de confiance dans la monnaie.

Autre mission moins connue : la cotation des entreprises. En 2025, 350 sociétés mahoraises ont été évaluées. Malgré le relèvement du seuil de chiffre d’affaires ouvrant droit à cotation (désormais fixé à 1,25 million d’euros), le volume reste stable.

Cette cotation, confidentielle, sert de référence aux banques et aux assureurs-crédit pour apprécier la solvabilité d’une entreprise. Cinquante-cinq entretiens ont été menés avec des dirigeants afin de compléter l’analyse comptable par des éléments qualitatifs (projets, stratégie, perspectives).

Le chiffre peut sembler modeste comparé à d’autres territoires ultramarins — environ 4 000 entreprises cotées à La Réunion, 1 200 aux Antilles, 600 en Guyane — mais il reflète la structure du tissu économique mahorais, composé à plus de 80 % de très petites entreprises et en dessous du seuil requis.

Seize chefs d’entreprise ou porteurs de projets ont été accompagnés en 2025 via le dispositif de correspondant TPE et la médiation du crédit. Cette dernière permet, de manière confidentielle et gratuite, de renouer le dialogue avec une banque ou un assureur-crédit en cas de refus de financement ou de rupture de lignes de crédit.

Dans un territoire où nombre d’entrepreneurs maîtrisent leur métier mais moins les outils de gestion financière, ces dispositifs restent encore peu identifiés, reconnaît-on en interne.

Côté particuliers, 56 dossiers de surendettement ont été déposés en 2025. Plus de 1 000 consultations des fichiers d’incidents de paiement ont été enregistrées, en hausse par rapport à 2024 (environ 900). En revanche, les désignations dans le cadre du droit au compte — 64 en 2025 — reculent légèrement, sans explication claire à ce stade.

L’IEDOM reçoit le public deux matinées par semaine sans rendez-vous pour ces démarches, souvent liées à des incidents de chèques ou à des impayés de crédit.

Enfin, l’institut poursuit sa mission d’éducation budgétaire dans le cadre de la stratégie nationale EDUCFI. Vingt-cinq actions ont été menées en 2025, touchant 540 personnes, dont 74 « publics relais » (enseignants, travailleurs sociaux, accompagnateurs d’entreprises).

Au programme : gestion d’un budget, compréhension d’un crédit, fonctionnement des services bancaires, prévention des arnaques. Un « passeport EDUCFI » est proposé aux collégiens de 4e et aux élèves de filières professionnelles, avec un questionnaire de validation à la clé.

Dans un territoire confronté à de fortes fragilités économiques, l’IEDOM avance sur plusieurs fronts. Reste à savoir si cette présence accrue suffira à répondre aux défis structurels que connaît Mayotte.

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Flash infos Mayotte du Mardi 7 avril 2026
Mardi 7 avril 2026

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes