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Les sportifs confinés : Champion de kick-booxing, Maxime Rochefeuille partage sa passion sur les réseaux sociaux

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Il ne manquait plus qu’elles. Les salles de sport sont les dernières sur la liste à pouvoir reprendre leurs activités à Mayotte. Elles pourront rouvrir leurs portes à partir du 22 juin, mais avant, elles doivent opérer des changements radicaux afin de respecter les gestes barrière, et ce n’est pas de tout repos.

Saison terminée pour les sportifs mahorais

Les fédérations nationales tranchent les unes après les autres : les compétitions amateurs 2019/2020, jusque-là suspendues pour cause de Coronavirus sont définitivement interrompues. La saison est donc terminée pour le basket-ball, le handball, le rugby et le volley-ball mahorais. La Fédération française de football temporise encore…

 

Le handisport mahorais bientôt au programme des Jeux des Îles ?

Si aucun comité départemental de handisport n’existe à Mayotte, le Cros espère bien pouvoir développer la pratique d’ici 2023, date des prochains Jeux des Îles de l’océan Indien. Une première réunion de travail a eu lieu en ce sens mercredi, avec les associations et les institutions. Un seul mot d’ordre : l’inclusion.

À Mayotte, parmi les sportifs confinés et impatients de retrouver leur activité, figure Maxime Rochefeuille, footballeur et kick-boxeur bien connu des Mahorais. En cette période de confinement, le gardien de la paix s’est converti en coach sportif : proposant des séances de cross-training, donnant ses conseils et partageant sa passion du sport avec les 9.000 personnes qui le suivent sur les réseaux sociaux.

Maxime Rochefeuille passe actuellement son Brevet de moniteur fédéral (BMF) 1 et 2. Il s’agit d’une formation de cadres sportifs, organisée en ligne par la Fédération française de kick-boxing, muaythaï et disciplines associées (FFKMDA). Son but : intégrer l’équipe technique du Maoré Boxing Majicavo, son club, et encadrer les jeunes licenciés. « Je voudrais avoir ce rôle d’éducateur et d’entraîneur auprès de nos combattants, les jeunes notamment, pour leur transmettre ce que j’ai appris et les aider à progresser. » Champion de Mayotte et vainqueur de la coupe de Mayotte de kick-boxing Low Kick en janvier et mai 2019, « Max » est actuellement l’un des meilleurs combattants de Mayotte. Ses titres acquis sur l’île lui ont permis de défendre les couleurs du Maoré Boxing et de la Ligue de Mayotte (LMKMDA) au championnat de France et à la coupe de France amateur de kick-boxing, en mars et octobre 2019.

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Maxime Rochefeuille s’entrapine à raison de deux heures par jour. Le kick-boxeur du Maoré Boxing Majicavo et footballeur des Diables Noirs de Combani partage ses séances d’entraînement à ses 9.000 followers sur les réseaux sociaux pour les motiver à s’entretenir.

Deux expériences nationales vécues différemment. « Le championnat de France constituait mon premier combat en plein contact sur un ring. J’y allais sans aucune expérience et je perds mon combat, justement, pour avoir pêché par manque d’expérience », se souvient le kick-boxeur. « Quelques mois plus tard, nous sommes revenus en métropole pour la coupe de France, avec l’expérience du championnat de France qui m’a permis de ne pas reproduire les mêmes erreurs. J’avais plus de repères et une meilleure stratégie. J’ai atteint les demi-finales de la compétition. »

« Je veux être champion de France de kick-boxing ! »

Cinq mois après la coupe de France amateur de kick-boxing, le Covid-19 est apparue en France et a interrompu les activités de la Ligue et de la Fédération. Depuis, le gardien de la paix au groupe d’appui opérationnel de la police aux frontières prépare le retour aux compétitions. « Je veux aller le plus loin possible au championnat de France. Je veux être champion de France ! Je suis focus sur cet objectif, alors je me tiens prêt », assure-t-il. « Bien sûr, il faudra que je remporte mes combats à Mayotte pour être champion régional et me qualifier pour l’échéance nationale. Mais je me prépare pour. »

La crise sanitaire qui dure depuis maintenant plus d’un an n’a en rien freiné les ambitions et la motivation du combattant, qui est aussi footballeur : passé notamment par le FC M’tsapéré, l’ASC Kawéni, Foudre 2000 de Dzoumogné ou encore les Diables Noirs de Combani. « Ces dernières années, j’ai privilégié le kick-boxing au football, car mes objectifs de combattant me tiennent particulièrement à cœur. J’ai quand même pris une licence chez les Diables Noirs pour la saison 2021, car l’envie et le plaisir du football sont toujours présents. »

Maxime Rochefeuille est un passionné : un terme probablement trop faible pour décrire sa connexion au sport. « C’est devenu une drogue ! Si je ne fais ma séance d’entraînement quotidienne, je ne suis pas bien. Ce sont mes proches qui veillent et qui me disent de ralentir la cadence », confie-t-il, amusé. Au-delà de lui servir à préparer le retour du football et du kick-boxing à Mayotte, ses séances d’entraînement individuel sont, chaque jour, un véritable plaisir et un excellent moyen de décompresser, lui qui peut parcourir jusqu’à 15 kilomètres en une journée dans le cadre de son travail.

 

9.000 followers sur les réseaux sociaux

 

Ce plaisir de la pratique sportive, Maxime Rochefeuille aime le partager. En attendant d’obtenir son diplôme d’entraîneur et de pouvoir en faire profiter les jeunes du Maoré Boxing, c’est auprès de ses « followers » sur les réseaux sociaux que le champion de Mayotte de kick-boxing partage sa passion. Ils sont 8.000 à le suivre sur Instagram, et plus d’un millier sur Facebook. Chaque semaine, ce sont donc plus de 9.000 personnes qui ont la possibilité d’observer ses vidéos, d’appliquer ses programmes de cross-training à la maison, d’accomplir avec lui les séances de musculation et de cardio…

À titre individuel, nombre d’entre eux n’hésitent pas à le solliciter. « Je reçois beaucoup de retours en messages privés quand je publie mes programmes ou mes vidéos, des questions et des demandes de conseils. Certaines personnes me posent même des questions sur l’alimentation. Mais je ne suis ni nutritionniste ni réellement coach sportif. Et je sais que mes conseils ne seront pas forcément les bons pour tout le monde parce qu’on n’a pas tous le même rapport à la pratique sportive. Alors je me contente simplement de partager ma propre expérience, en espérant que ça puisse aider les personnes qui me sollicitent. » En suivant Maxime Rochefeuille sur les réseaux sociaux, les internautes pourraient très vite attraper le virus du sport, et devenir à leur tour addict. « Si je fais tout ça, c’est parce que j’aime transmettre ma motivation aux gens et les inciter à faire un minimum de sport. En fonction de son organisation familiale et professionnelle je sais que ce n’est pas toujours évident, mais c’est important de s’occuper de soi. »

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