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Les différents services aux familles rénovés pour faciliter la vie des Mahorais

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La signature du deuxième schéma départemental des services aux familles de Mayotte a eu lieu ce lundi 7 décembre au lycée des Lumières. La CSSM, le conseil départemental, le rectorat, l’État, l’association des maires et l’UDAF se sont engagés à améliorer la vie des familles mahoraises à travers six axes, parmi lesquels, la petite enfance, l’accès aux droits, ou encore la parentalité.

Structurer ou améliorer les différents services destinés aux familles, tel est l’objectif du deuxième schéma départemental des services aux familles (SDSF) de Mayotte. Un chantier titanesque résumé en six axes prioritaires : la petite enfance, la jeunesse, la parentalité, l’animation de la vie sociale, l’accès aux droits, ainsi que des formations professionnelles dans tous ces domaines cités. Le but de ces actions ? Réduire les inégalités territoriales et sociales. À Mayotte cela consiste particulièrement à “doter le territoire des services publiques qui permettent un développement sociale, équitable et coordonné”, précise Ymane Alihamidi-Chanfi, directrice générale de la Caisse de sécurité sociale de Mayotte. Et cela commence par la petite enfance où il reste encore beaucoup à faire. Le manque criant de crèches sur l’île reste un réel problème pour l’organisation de la vie de famille. Il n’existe actuellement que 273 places. Un chiffre bien en deçà de la demande. Ce deuxième SDSF a pour ambition d’arriver à 450 d’ici deux ans.

Un effort conséquent sera également consacré à la jeunesse. “Il faut créer de nouveaux points d’informations pour les jeunes, il faut créer des lieux d’accueil, il faut structurer Mayotte pour que les jeunes aient des repères”, indique le préfet de Mayotte. Et pour cela, les communes doivent s’investir davantage, via la l’aménagement d’offices municipaux de la jeunesse, des sports et de la culture. Prendre en charge les jeunes est une chose, mais accompagner les parents qui rencontrent des difficultés avec leurs adolescents en est une autre. Eux aussi ont besoin d’être suivis. “Il ne faut pas les laisser seuls. Soutenons les parents, notamment avec des maisons de familles”, précise Jean-François Colombet. Ce dernier souhaite que tous les axes évoqués dans ce schéma soient établis et effectifs à la fin de l’année 2022.

Un schéma confronté aux différentes carences de Mayotte

Ce deuxième schéma départemental des services aux familles de Mayotte met aussi un accent sur la formation dans les différents domaines liés de près ou de loin à la famille, car le manque de professionnels qualifiés est un frein à l’aboutissement des projets. En première ligne : le secteur de la petite enfance, particulièrement touché. “Le problème que rencontrent les crèches est le recrutement du personnel qualifié parce que la loi est très stricte. Nous ne pouvons pas accepter l’ouverture d’une crèche si les règles ne sont pas respectées”, rappelle Alain Prual, le directeur de la PMI au sein de la collectivité. Autre problématique : les salaires proposés ne sont pas assez attractifs pour les quelques professionnels qui pourraient exercer sur le territoire. Ils préfèrent donc travailler ailleurs ou se reconvertir. La formation d’assistantes maternelles agrées à Mayotte est donc un enjeu crucial pour ce SDSF. Pour le moment, elles sont au nombre de 19 dans le 101ème département. L’objectif est d’en former 500 par an à Mayotte, à compter de l’année prochaine. Idem pour les éducateurs ou animateurs diplômés, dont le rôle à l’égard des jeunes s’avère primordial aux yeux de la direction de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale de Mayotte. 

Le manque de locaux pour accueillir les jeunes et les parents est aussi pointé du doigt par le président du collectif des parents d’élèves de la commune de Koungou. “Il y a beaucoup d’enfants à prendre en charge, mais nous n’avons pas d’endroit où les mettre”, dénonce-t-il. Les signataires de la nouvelle convention schéma départemental des services aux familles de Mayotte s’appuient également sur les communes pour trouver ces espaces qui manquent tant. Dans l’espoir que ces lieux d’accueil diminuent la violence juvénile sur l’île.

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