100 % NUMÉRIQUE, WEB, MOBILE, TABLETTE

Les infos de Mayotte depuis plus de 20 ans !

Acte de naissance : le délai de délivrance abaissé de sept à deux minutes à Mamoudzou

À lire également

“C’est par l’éducation que la femme mahoraise peut s’émanciper

Cela fait à peine deux mois qu’elle a pris ses fonctions et pourtant Taslima Soulaimana, la nouvelle directrice régionale aux droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes a de grandes ambitions pour la femme mahoraise. Elle est cependant consciente que la tâche ne sera pas si facile. 

Le viol, une perversion cachée dans la société mahoraise

Le viol est un mal invisible, et à Mayotte on profite de cette invisibilité pour ne pas en parler. Dans une société où le sexe est tabou, les victimes d’agressions sexuelles sont trop souvent réduites au silence. Cependant, les langues commencent à se délier, et les victimes veulent désormais se faire entendre malgré les nombreuses barrières qu’elles doivent franchir.

Pauvreté : La dichotomie mahoraise

Le chiffre est l’un des plus parlants pour décrire la situation de Mayotte. Régulièrement employé, il va désormais changer. La part de la population vivant sous le seuil de pauvreté national passe en effet de 84% à 77%. Une baisse qui ne doit pas masquer une autre réalité : les inégalités de vie se sont creusées.

Mayotte : “On veut que l’État nous prenne en charge comme tous les demandeurs d’asile qui vivent en France”

C’est un ras-le-bol qui a poussé les demandeurs d’asile africains à manifester ce lundi 20 juillet devant la mairie de Mamoudzou. Ils réclament de meilleures conditions de vie et une meilleure prise en charge de la part des associations et de l’État, mais les moyens mis à disposition à Mayotte ne sont pas suffisants. 

Depuis le mois d’août, la mairie de Mamoudzou dispose de bornes interactives afin d’améliorer la gestion des files d’attentes, mais aussi de fluidifier l’accueil et le traitement des demandes entrantes des administrés. Inauguré ce lundi 5 septembre, ce nouvel outil doit notamment permettre de rendre homogène chacun des cinq sites communaux pour la délivrance d’actes de naissance.

« À Mamoudzou, 83 administrés ont été pris en charge, 77 demandes ont été traitées, trois sont en attente et trois autres sont en cours. » Les yeux rivés sur le poste de contrôle, Vincent Patouma, le directeur général de Soleil services et assistances, partage les premières tendances de ce lundi 5 septembre, jour de l’inauguration du tout nouveau dispositif de gestion des files d’attente de la mairie de la ville chef-lieu. Depuis son lancement début août, on comptabilise 5.183 passages en seulement 24 jours ouvrés au sein du service état-civil…

L’idée de ce nouvel outil 2.0 ? « Fluidifier les flux, connaître le temps réel d’attente et éviter les conflits dans le but de proposer une qualité de service optimale », résume Nourainya Loutoufi, l’adjointe au maire en charge de la citoyenneté, de l’état-civil, du recensement, des élections et de la gestion des cimetières. « Après le lancement de l’espace citoyen, c’est une nouvelle révolution entrant pleinement dans le processus de modernisation de notre administration. »

7min41 d’attente en moyenne

Concrètement, la démarche est simple : le citoyen rentre tactilement ses renseignements personnels avant de recevoir un ticket numéroté. Les écrans lui signalent ensuite le guichet où se présenter. « On gagne du temps dans le sens où l’agent n’a plus besoin de se déplacer », décrypte Vincent Patouma. En moyenne, il faut patienter sept minutes et 41 secondes pour être pris en charge ! Des statistiques synchronisées sur les cinq sites de référence par les administrateurs pour connaître les variations en fonction des demandes.

À titre de comparaison, le délai de traitement peut varier entre quelques secondes et une petite dizaine de minutes. En effet, tout dépend de l’objet de la requête. Un passeport prend généralement 39 minutes tandis qu’un acte de naissance requiert près de vingt fois moins de temps, puisqu’il faut compter deux minutes et 24 secondes. Un écart qui permet – quand cela est possible – de renforcer les effectifs missionnés sur telle ou telle démarche, plus lourde administrativement.

L’accent mis sur la qualité de l’accueil

Les premiers retours sont encourageants selon le premier magistrat de la commune, Ambdilwahedou Soumaïla, qui souhaite aller encore plus loin. Pour cela, il rappelle quelques rudiments, à l’instar du sourire et de l’usage des formules de politesse telles que « bonjour » et « au revoir ». « Si l’administré ne repart pas avec son papier, il reviendra le lendemain car il aura reçu un bon accueil. Les gens viennent avec leurs humeurs… Notre job consiste à les absorber car après tout, ce sont eux les patrons de la collectivité. Sans eux, il n’y aurait pas de service. »

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1013

Le journal des jeunes

chab-journal-des-jeunes-5

À la Une

Le conseil départemental pris d’assaut par les travailleurs

Ce jeudi 29 septembre, l’appel national des syndicats à la grève a été entendu par près de 200 personnes, sur la place de la République,...

Logement : une aide à la pierre jusqu’à 100.000 euros pour près de 38 bénéficiaires

Mise en place par le Département, l’aide à la pierre vise à aider les familles ou personnes à faibles revenus à accéder à la...

Guet-apens de « Pilou » : L’auteur des coups de couteau condamné à quinze ans de prison

Le procès de la bande de Doujani, qui a agressé violemment un lycéen à l’intérieur d’un bus le 11 mai 2016, s’est terminé ce...

La laka de retour au premier plan, avec la course de pirogues traditionnelles de Mamoudzou

La mairie de Mamoudzou organise le dimanche 16 octobre la première course de pirogues traditionnelles sur le front de mer de la ville chef-lieu,...

Éric Dupond-Moretti veut créer une « task force » de magistrats

Outre un budget du ministère de la Justice en hausse de 170 millions d’euros, Éric Dupond-Moretti a annoncé plusieurs mesures, mardi 27 septembre, devant...