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Le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de Mayotte a présenté, jeudi 15 octobre 2026, le projet de la future caserne de sapeurs-pompiers de Chirongui, à Mramadoudou. La signature de l’acte d’engagement marque une nouvelle étape vers le lancement des travaux, avec un objectif désormais affiché par le président du conseil d’administration : une inauguration en février 2028.
Une nouvelle caserne pour améliorer les conditions de travail des sapeurs-pompiers du sud de Mayotte. Le SDIS a officiellement présenté, ce jeudi, le projet de reconstruction de son centre de secours de Chirongui, situé à Mramadoudou. La rencontre s’est déroulée en présence d’Abdoul Kamardine, président du conseil d’administration du SDIS (CASDIS), du colonel Patrick Clerc, directeur départemental et chef de corps, ainsi que des élus du territoire.
L’opération doit permettre aux agents de disposer de locaux mieux adaptés à leurs missions, alors qu’ils travaillent actuellement dans des installations modulaires jugées vétustes et peu fonctionnelles.
Des locaux devenus inadaptés
Lors de la présentation, les responsables du SDIS ont rappelé que les installations actuelles avaient initialement servi à la construction du lycée de Petite-Terre avant d’être réutilisées pour accueillir les sapeurs-pompiers à Mramadoudou.
Ces bâtiments temporaires offrent aujourd’hui des conditions de travail difficiles, avec des espaces restreints et des possibilités d’aménagement limitées. Pour les responsables du service de secours, la construction d’une nouvelle caserne doit permettre aux équipes d’exercer leurs missions dans des conditions plus adaptées.
« J’ai trouvé que vous étiez logés dans des conditions déplorables et inacceptables », a déclaré Abdoul Kamardine, en évoquant sa précédente visite auprès des agents. Le président du CASDIS a également rappelé l’engagement pris de revenir présenter le futur équipement.
Un projet préparé depuis 2025
La présentation de jeudi vient conclure près de deux années de préparation. Selon les explications apportées par les responsables techniques du SDIS, la programmation a débuté au printemps 2025 avec un travail de concertation associant les services concernés et les futurs utilisateurs de la caserne.
Cette phase a permis de recenser les besoins et de définir le programme de l’opération. La consultation des entreprises a ensuite été engagée, avant l’analyse des propositions techniques et financières reçues.
Le SDIS a retenu le principe d’un marché de conception-réalisation. Cette formule doit permettre à une même entreprise d’assurer les études puis la réalisation du chantier, avec l’objectif de réduire les délais de mise en œuvre.
La signature de l’acte d’engagement ouvre ainsi une nouvelle étape du projet. Le lancement effectif des travaux reste toutefois lié aux procédures à venir, notamment à l’obtention du permis de construire et à la réalisation des études environnementales.
Une livraison attendue en 2028
Au-delà des bâtiments, le SDIS entend poursuivre l’amélioration de ses équipements et de ses capacités opérationnelles. Abdoul Kamardine a notamment rappelé l’importance des investissements consacrés aux moyens matériels, en évoquant un véhicule d’intervention flambant-neuf dont le coût avoisine les 600 000 euros. Le président du CASDIS a souligné le rôle des communes et du conseil départemental dans le financement du service départemental d’incendie et de secours.
D’après le calendrier présenté par les équipes techniques, la durée prévisionnelle des travaux est estimée à environ un an et demi, pour une réception envisagée au plus tard en juin 2028.
Mais Abdoul Kamardine entend accélérer le calendrier. Le président du CASDIS a fixé un objectif plus ambitieux : inaugurer la nouvelle caserne en février 2028, avant la fin de son mandat, prévue en mars de la même année. « Le délai, ce n’est pas juin, le délai, c’est février 2028 », a-t-il insisté devant les élus et les agents présents. Il a également appelé les acteurs concernés à faciliter les démarches administratives, notamment l’obtention du permis de construire, afin d’éviter tout retard supplémentaire.
Journaliste, aussi passionné par les paysages de Mayotte que par sa culture. J’ai toujours une musique de rap en tête.



































