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Pharmacie : « Il revient à l’ordre de statuer sur le devenir des Badamiers »

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La pharmacie des Badamiers se retrouve en soins palliatifs après s’être vue retirer sa licence d’exploitation. Si l’Agence régionale de santé (ARS) de Mayotte affirme que c’est à l’ordre des pharmaciens de décider, elle doit réexaminer, de son côté, la demande de création d’officine du pharmacien qui devait s’installer initialement en Petite-Terre.

“Depuis 2020, l’ARS a octroyé trois nouvelles licences à Ouangani, Mamoudzou et Dembéni. À horizon 2027, ce sont cinq nouvelles pharmacies qui pourraient être créées.” Des chiffres radieux qui ne font pas sourire tout le monde. Installée depuis 2018, Mirasse Gataa, docteur en pharmacie au sein de l’officine des Badamiers, s’est vu retirer le 3 mars 2022 sa licence par la cour administrative d’appel de Bordeaux. Conséquence d’une bataille acharnée entre un concurrent pharmacien et l’Agence régionale de santé (ARS) Océan Indien qui avait accordé à la pharmacie de Dzaoudzi sa licence en 2017.

Alors que les fautifs désignés se rangent derrière la décision du tribunal, l’avenir de la pharmacie des Badamiers reste encore incertain. “Il revient désormais à l’ordre des pharmaciens de statuer sur le devenir de la pharmacie des Badamiers du fait des prérogatives qui lui incombent sur le contrôle de l’exercice professionnel”, explique Aurélien Nortier, expert conseil à l’ARS Mayotte. Une situation si simple ? Pas vraiment. Pour ouvrir ses portes, une pharmacie doit disposer d’une autorisation d’exploitation délivrée par l’ordre, mais aussi d’une licence quant à elle dispensée par l’ARS.

Quel avenir pour les Petits-terriens ?

A compter du jugement, l’agence dispose d’un délai de deux mois pour réexaminer la demande de création présentée par la pharmacie Les Orchidées, celle qui devait s’installer initialement en Petite-Terre. Quant à Mirasse Gataa et ses employés, ils se retrouvent au pied du mur, la pharmacie restant toutefois ouverte en attendant la décision de l’ordre. “Nous espérons que l’ARS reconnaîtra le travail quotidien que nous réalisons depuis des années. Nous avons été les petites mains de l’institution pendant la crise du Covid-19. Sans compter le préjudice pour la population qui est habituée à nos services et ceux des praticiens reliés à notre structure”, explique la professionnelle de santé. Mais alors, qu’arrivera-t-il si l’ordre des pharmaciens accorde à la praticienne une autorisation d’exploitation et l’ARS une licence à son concurrent ? Nul ne le sait ou du moins ne veut bien le dire… Une situation inextricable qui risque de créer de nouveaux maux sur la petite île de Mayotte.

 

Une île aux vingt-cinq croix vertes

En 2022, Mayotte compte 25 pharmacies. Pour obtenir l’autorisation d’implanter une nouvelle officine, différents prérequis sont nécessaires. Diplôme, expérience, accessibilité, garantie horaire, mais aussi proportion au nombre d’habitants. “Le cadre réglementaire autorise l’implantation d’une nouvelle pharmacie et précise que celle-ci doit couvrir une population non ou mal desservie dans la commune”, explique l’Agence régionale de santé. En 2021, l’Assemblée nationale a adopté un projet de loi permettant de réduire, sur le territoire mahorais, les conditions démographiques exigées pour la création d’une nouvelle pharmacie, réduisant le quota de population à 7.000 habitants par commune. Avec ses 17.800 habitants, Dzaoudzi-Labattoir n’a de place que pour deux officines alors qui des Orchidées ou des Badamiers obtiendra gain de cause ?

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