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L’intersyndical du CHM dénonce l’obligation vaccinale du personnel de l’hôpital

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Ce jeudi 5 août, l’intersyndical du centre hospitalier de Mayotte s’est réunie afin d’émettre son avis sur la vaccination des agents de l’hôpital. Les représentants des syndicats redoutent les sanctions prévues si l’un d’entre eux refusent de se faire vacciner.

La date fatidique du 15 septembre approche à grands pas et l’inquiétude s’intensifie dans les différents hôpitaux de France. L’annonce du ministre de la Santésur les sanctions prévues par le gouvernement en cas de non vaccination du personnel soignant a encore du mal à passer auprès des principaux concernés. Olivier Véran avait indiqué qu’ils ne pourraient plus travailler et perdraient ainsi leurs salaires. Depuis, une vague de contestation s’est soulevée un peu partout dans le pays. À Mayotte, les agents de l’hôpital se sont fait discrets jusqu’à présent. Désormais, la donne a changé : les différents syndicats présents sur l’île montent également au créneau pour dénoncer l’application de la loi sanitaire adoptée par le Parlement.

Le syndicat SUD Santé Sociaux a lancé un appel national à la grève à partir de ce mercredi 4 août. Le mouvement n’est pas encore suivi à Mayotte, mais les organisations syndicales se sont réunies ce jeudi 5 août pour mettre en garde le centre hospitalier de Mayotte. « Nous ne pouvons pas juste appliquer ce que le gouvernement dit sans discuter. Nous savons que la direction du CHM n’a pas d’autre choix que d’appliquer la décision, mais cela doit se faire dans la négociation. Nous devons avoir notre mot à dire et trouver la meilleure solution pour nous », explique Anli Madi Rigotard, secrétaire général adjoint de la CFDT. La position de l’intersyndical n’est pas celle des anti-vaccins. Elle n’est pas contre le vaccin, mais est plutot opposée contre les sanctions envisagées à l’égard des agents de l’hôpital qui n’auraient pas reçu leur dose. « Ce qui nous importe, c’est de ne pas mettre en danger le statut de l’agent hospitalier. L’intersyndical sera vigilant pour voir ce que la direction va appliquer. Le plus important est de ne pas licencier et de renouveler les contrats parce que nous en avons besoin », indique Darmi Dhoifiri, secrétaire général de Force ouvrière à Mayotte. De son côté, la direction du CHM ne souhaite pas s’exprimer avant la mise en vigueur de la loi.

« Le gouvernement nous a mis le couteau sous la gorge »

Le Conseil constitutionnel a validé en partie la loi sur le pass sanitaire, ce jeudi après-midi. Si certaines mesures ont été rejetées par les Sages, d’autres ont été acceptées. La vaccination obligatoire du personnel soignant en fait partie. Une nouvelle qui enlève tout espoir aux syndicats. « Le gouvernement nous a mis le couteau sous la gorge. Même s’il dit quil nous donne du temps pour nous faire vacciner », assure Darmi Dhoifiri. « Nous resterons vigilants et sil faut que nous soyons en grève pour nous faire entendre alors nous le ferons. Sil faut aller dans la rue et fermer l’hôpital, nous le ferons », prévient Anli Madi Rigotard.

L’intersyndical redoute les conséquences qui découleront de ce projet de loi qui entrera en vigueur après une révision du Conseil constitutionnel. Selon les représentants, les contrats précaires sont les plus exposés. « Ceux qui sont en CDD de remplacement ou de renfort vont se sentir obligés de se faire vacciner par peur de ne pas être recrutés ou renouvelés », précise le secrétaire général de FO. Pour la CFDT, il s’agit tout simplement d’un « chantage auprès des contractuels », même si on rappelle que c’est l’ensemble du personnel soignant qui est concerné par le projet de loi du pass sanitaire. De plus, « chez nous, l’hôpital ne peut pas se permettre de ne pas renouveler les contractuels parce que nous sommes en manque de personnel. Il ne faut pas rajouter d’autres complications », complète Anli Madi Rigotard. Les licenciements et le non renouvellement des contrats sont en effet un luxe que le CHM ne peut pas se payer, puisque la direction rencontre des difficultés à recruter. Elle devra donc trouver le juste milieu entre l’application de la loi et la réalité mahoraise.

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