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La continuité avant tout, le maître mot du nouveau préfet de Mayotte, Thierry Suquet

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Nommé en conseil des ministres le 24 juin dernier, le nouveau préfet du 101ème département, Thierry Suquet, a exposé sa feuille de route aux médias locaux. Sa mission s’articule autour de cinq axes principaux : le projet de loi Mayotte, la lutte contre l’immigration clandestine, la sécurité, le développement économique et la vaccination. Le délégué du gouvernement veut apporter son expérience et son engagement républicain au service des collectivités et de la population. Une entrée en matière qui se base sur une ligne directrice : la continuité.

Engagement. C’est sans aucun doute le mot qui revient le plus souvent dans la bouche du nouveau préfet, Thierry Suquet, à l’occasion de sa présentation auprès de la presse locale, ce mardi 13 juillet. À travers son parcours dans la fonction territoriale et ses différents postes à la sortie de l’ENA, le délégué du gouvernement veut « apporter la plus-value dont le département a besoin ». Mais aussi « l’expérience ». Et compte bien mettre en pratique la ligne tracée par le gouvernement. « C’est une confiance énorme ! Je suis conscient de la responsabilité que l’on m’a confiée. Toute ma vie, j’ai appris à servir la République. »

Pas besoin d’une boule de cristal, donc, pour découvrir et comprendre sa mission qui s’articule autour de cinq axes clairement identifiés. Le « long » échange avec son prédécesseur, Jean-François Colombet, au cours duquel il est revenu sur « la méthode de travail », lui permet de prendre à bras le corps les dossiers brûlants. Avec en ligne de mire la poursuite de la préparation de la loi Mayotte, annoncée par le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, le jour des dix ans de la départementalisation. « Nous sommes actuellement dans la phase de travail parisien », assure-t-il. La venue du locataire de la rue Oudinot, officialisée sur son compte Twitter par ce dernier, du 28 au 31 août prochain, doit d’ailleurs permettre de dresser un premier bilan.

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Le point d’orgue de sa feuille de route concerne bien évidemment la lutte contre l’immigration clandestine, ce « sujet majeur ». « Un mandat très clair » l’attend de pied ferme. Pour cela, Thierry Suquet compte « pérenniser les moyens terrestres et nautiques » dans le but de « raccompagner vite et bien » les personnes invitées à quitter le territoire. Autre priorité sur ce volet : la démolition des quartiers informels. « Le programme lancé fonctionne, j’espère que nous allons pouvoir l’amplifier. » La résorption de l’habitat insalubre s’avère être un champ de compétence qu’il connaît sur le bout des doigts. En effet, il en avait directement la charge lorsqu’il était préfet délégué à la défense et à la sécurité à Lyon, où il a détruit de « nombreux squats ».

Justement, l’insécurité reste, là aussi, son cheval de bataille. « Il faut assurer la protection de la population » dans l’espoir de « vivre en tranquillité », martèle-t-il. Pour y arriver, le nouveau préfet aspire à collaborer en toute intelligence avec les collectivités et la justice. « Il faut travailler sur des plans de prévention et comprendre le déroulement des phénomènes de délinquance », insiste-t-il. À ses yeux, il ne s’agit pas d’un manque d’effectif chez les forces de l’ordre, qui patrouillent jour et nuit en nombre conséquent, mais bel et bien d’un souci d’efficience. La réponse passe visiblement par les actions entreprises par Jean-François Colombet, comme le déploiement de la vidéoprotection dans le cadre de la signature de pactes de sécurité avec les différentes communes.

Discours responsables des élus

Un enjeu rappelé par les élus rencontrés dès ce lundi à la Case Rocher. Outre la sécurité, le développement économique du territoire, à travers la création d’entreprises, est aussi l’une de leurs attentes fortes. « J’ai été frappé par leurs discours responsables », confie Thierry Suquet, qui a déjà prévu d’organiser des « points de rendez-vous » réguliers avec les principaux concernés. Parmi eux, le nouveau président du conseil départemental, Ben Issa Ousseni, arrive en tête de liste. En haut de la pile des premières discussions : le groupement d’intérêt public pour la gestion des fonds européens. « Il a un programme ambitieux de formation des services départementaux. » Sans oublier le foncier, le nerf de la guerre sur l’archipel de 376km2. Une situation complexe que seule la loi Mayotte pourrait débloquer selon lui. Et ainsi offrir, à terme, une bouffée d’oxygène au rectorat, en recherche perpétuelle d’hectares pour atteindre l’objectif des 800 nouvelles salles de classe fixé par le chef de l’État, Emmanuel Macron. « Il faut trouver des solutions rapides et à court terme. »

La vaccination coûte que coûte

Des objectifs possiblement atteignables qu’en cas de contrôle de la crise sanitaire. « Nous nous remettons à respirer », souffle Thierry Suquet. Pas question pour autant de relâcher la pression, surtout en cette période de vacances scolaires ! « Pour maintenir l’épidémie éloignée de l’île, le seul remède est la vaccination. » Or, seulement 18% de la population a pour le moment reçu deux doses. Bien loin des standards métropolitains… Et avec le spectre du variant Delta, le délégué du gouvernement, qui se dit sur « la même longueur d’onde que Dominique Voynet », souhaite mettre les bouchées doubles. « Il faut monter en puissance et ne pas nous contenter de la multiplication des tests. […] Nous ne pouvons pas soigner les gens si nous n’avons pas confiance dans le système de santé… » D’où sa volonté « de concentrer nos énergies » pour aller au contact des habitants les plus reculés. Et « ne pas revenir à des mesures coercitives ».

Un discours d’ensemble calqué, mot pour mot ou presque, sur celui de Jean-François Colombet. « Je m’inscris dans la continuité et je vais m’engager aussi longtemps qu’on aura besoin de moi », insiste son successeur, qui a pour ambition de « tirer son équipe » vers le haut et de « mettre en ordre de marche les services de l’État ». À l’image de son prédécesseur, Thierry Suquet veut par dessus tout « être présent et actif » mais aussi « faire et faire savoir ». Entendu. Après la parole, place aux actes !

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