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Élection présidentielle 2022 : quels projets de santé à l’heure de prendre le pouls démocratique ?

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À l’aube de l’élection présidentielle des 10 et 24 avril prochains, Flash Infos et Mayotte Hebdo vous proposent chaque semaine un tour d’horizon des programmes des candidats à l’Élysée, en compagnie de certains de leurs soutiens mahorais. On a passé en revue les différentes propositions en matière de santé à deux jours du premier tour.

Les Mahorais et Mahoraises n’ont plus que deux jours pour faire leur choix parmi les douze candidats. Sujet d’inquiétude dans le département français le moins bien doté en médecins (l’Insee en recense 80 pour 100.000 habitants en 2018, quand La Réunion en compte 325 pour 100.000 habitants), la santé a été un thème régulièrement évoqué, surtout avec la crise sanitaire. Et les candidats ne s’y trompent, ils défendent tous une augmentation soit du nombre de lits d’hôpital soit une revalorisation du salaire des soignants, ou même les deux. 40.000 soignants pour Eric Zemmour (Reconquête !), 25.000 pour Valérie Pécresse* (les Républicains), 100.000 pour Jean Lassalle (Résistons !), même nombre pour Fabien Roussel (Parti communiste), 200.000 pour Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste), 100.000 infirmiers pour Yannick Jadot (Europe écologie – Les Verts), chacun y va de son chiffre. Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) et Jean-Luc Mélenchon* (Union populaire) promettent, eux, d’embaucher sans préciser combien. Anne Hidalgo (Parti socialiste) veut former 15.000 médecins par an, tandis que Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) est le seul à vouloir doubler les embauches dans un domaine particulier, la médecine scolaire.

Repeupler les déserts médicaux

Pour lutter contre le manque d’offres de soins selon les territoires, plusieurs prétendants à l’Elysée défendent l’idée de conserver une proximité avec les établissements de santé. Ainsi, Yannick Jadot estime qu’il faut « repenser l’offre de soins en fonction des territoires » et qu’il faut « quinze minutes entre un établissement de santé et chez soi ». Cette proximité est défendue aussi par le reste de la gauche et de l’extrême-gauche, dont font partie Philippe Poutou, Nathalie Arthaud, Anne Hidalgo et Fabien Roussel. Jean-Luc Mélenchon a chiffré également « de quinze à trente minutes » de voiture ou de transport collectif entre l’habitation et les services publics « essentiels » comme la santé.

La venue de médecins, une difficulté majeure à Mayotte, est aussi fréquemment abordée. Anne Hidalgo propose que la dernière année d’internat des futurs médecins se fasse dans les territoires sous-dotés. Ils deviendraient alors « des médecins assistants ». Jean Lassalle et Nicolas Dupont-Aignan préfèrent, eux, conditionner des bourses d’étude à la première installation pendant respectivement six et cinq ans dans les déserts médicaux.

Sur le thème du handicap, ces mêmes candidats veulent déconjugaliser l’allocation aux adultes handicapés (AAH). En effet, pour l’instant, le montant de cette aide dépend des revenus du conjoint ou de la conjointe. Déconjugaliser permettrait alors à chaque couple d’obtenir la même allocation.  Yannick Jadot et Fabien Roussel y sont aussi favorables. A droite, Valérie Pécresse veut créer un statut pour les aidants. Cela leur permettrait de négocier avec leurs employeurs du temps pour s’occuper de leurs proches. De son côté, Jean-Luc Mélenchon propose lui de revaloriser, comme Nicolas Dupont-Aignan, l’AAH.

Des mesures liées aux coronavirus

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Peu de candidats osent s’opposer à la vaccination.

L’actualité rattrape aussi la campagne électorale. Même si le virus est peu présent sur le territoire mahorais (le taux d’incidence était de 16 cas pour 100.000 habitants le 1er avril), difficile de ne pas prêter attention aux mesures proposées. Eric Zemmour, Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Luc Mélenchon annoncent ainsi qu’ils veulent se débarrasser du pass sanitaire, mais ils conservent d’importantes nuances. Le premier, le polémiste, n’est pas opposé à la vaccination. Au contraire, il voudrait qu’elle soit renforcée pour les plus fragiles. Le second va jusqu’à prôner la suppression de l’état d’urgence sanitaire. Proche du mouvement anti-vaccin, il a d’ailleurs promis de nommer le sulfureux médecin Didier Raoult à la tête du ministère de la santé. Enfin, Jean-Luc Mélenchon a d’ores et déjà annoncé qu’il réintégrerait les soignants écartés à cause de leurs refus de se faire vacciner.

A gauche toujours, c’est plutôt la levée de brevets concernant les vaccins qui fait l’unanimité. Un moyen selon les candidats d’assurer l’accès aux populations les plus pauvres. Jean Lassalle, classé plus à droite, veut aller plus loin en levant les brevets pharmaceutiques, « afin de libérer les industries pharmaceutiques des lobbys ».

Pharmacie ou non, c’est sans doute avec un analgésique qu’il faudra choisir ce dimanche parmi toutes les propositions.

*Sollicités, les comités de soutien de ces candidats n’ont pu nous envoyer des textes regroupant leurs mesures.

 

Pour Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national

La crise sanitaire a révélé les insuffisances du système de soins à Mayotte et la vulnérabilité des patients souffrant de maladies chroniques et de comorbidités. En outre, les personnels soignants quittent en masse le département de Mayotte, car leurs conditions d’exercice se dégradent jour après jour : surcharge de travail pour compenser les sous-effectifs et un environnement économique et social très dégradé.

Aussi, élue présidente, Marine Le Pen fera voter une grande loi santé dotée de 20 milliards d’euros. Cette loi permettra de recruter en masse des personnels soignants pour combler les postes vacants et de mieux les rémunérer. Au moins 10.000 places supplémentaires seront ouvertes dans les Instituts de Formation en Soins infirmiers (IFSI) et les centres de formation d’aides-soignants. Il convient aussi de rappeler que dans le projet de de notre candidate, les mesures économique et sécuritaire à mettre en place à Mayotte, vise également à rétablir l’attractivité du 101ème département français.

Mayotte bénéficiera des investissements nécessaires pour la construction d’un second hôpital en Grande-Terre. Néanmoins, compte tenu de notre éloignement géographique de l’Hexagone, l’accès et l’usage de la télémédecine seront développés. Les agences régionales de santé (ARS) seront supprimées pour débureaucratiser le système de santé et le pilotage de la politique sanitaire sera rendu aux préfets.

Par ailleurs, le temps médical pourra s’accroître en élargissant certaines taches médicales aux pharmaciens, aux sage-femmes et aux infirmiers.

Enfin, l’État appuiera les collectivités locales de Mayotte pour qu’elles permettent aux habitants qui n’ont pas un accès régulier à l’eau de bénéficier enfin de ce service de première nécessité de manière pérenne.

Daniel Zaïdani, président du comité de soutien de Marine Le Pen à Mayotte.

 

Pour Emmanuel Macron, candidat de La République en marche

En 2017, Emmanuel Macron déclarait à propos de nos territoires ultramarins que les établissements hospitaliers y étaient dans une situation extrêmement difficile. C’est pour répondre à ce problème que son gouvernement a mis en place une politique spécifique d’investissement. Afin d’améliorer l’accès à la santé dans ces territoires lointains, frappés par des contraintes géographiques plus fortes que dans l’Hexagone, des investissements inédits ont été effectués dès 2017, renforcés dans le cadre de la crise sanitaire avec le Ségur de la Santé et le plan France Relance.

La santé en Outre-mer, c’est 1,3 milliard d’euros investis dans les hôpitaux et plus d’un milliard d’euros supplémentaire annoncé dans le cadre du Ségur de la Santé. C’est aussi la restructuration et la rénovation d’hôpitaux, comme à Mamoudzou avec un soutien à hauteur de 172 millions d’euros, ou encore le renforcement de l’offre de soins avec l’annonce de la construction d’un deuxième hôpital dans le sud de Mayotte.

Ces actions ont permis de remettre le système à flot. La pandémie du Covid-19 a montré qu’il est nécessaire de continuer à agir dans ce domaine et à apporter les transformations profondes nécessaires. Le chantier pour l’accès aux soins doit continuer sur sa lancée pour construire les solutions locales autour d’un objectif : assurer l’accès aux soins pour tous. Appuyer les médecins, avec des leviers à construire ensemble : assistants pour aider le médecin, possibilité pour les pharmaciens et infirmiers de réaliser davantage de prescriptions et d’actes de prévention… Un nouveau pacte entre l’hôpital et la médecine de ville, dont l’activité doit être mieux rémunérée. Nous pouvons garantir le meilleur accès aux soins pour tous, à une condition : construire les solutions avec les soignants et les patients, avec vous.

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