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Covid-19 : Des tests pour les voyages depuis l’outre-mer en cas de variant dangereux

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Alors que l’épidémie de Covid-19 continue sa propagation à Mayotte et que le flou règne sur la situation sanitaire en Union des Comores, la LIC se poursuit, d’ailleurs amplifiée pour limiter l’impact que pourrait avoir l’importation de nouveaux cas sur le territoire. Pour autant, après une baisse, les arrivées de kwassas tendent à reprendre depuis quelques jours, sans qu’elles ne soient a priori imputables au Covid-19. Le point avec Julien Kerdoncuf, sous-préfet délégué à la lutte contre l’immigration clandestine. 

Discorde à la mairie de Mamoudzou

Rien ne va plus à la mairie de Mamoudzou. L’opposition sort les griffes via un courrier envoyé le 23 avril, demandant au maire de réunir les conseillers municipaux. Le courrier signé par neuf d’entre eux pointe du doigt la politique de la mairie pendant la crise sanitaire. L’équipe du maire Mohamed Majani dénonce un coup politique.

Le projet de loi adopté par le Parlement, mardi dernier, prolonge l’état d’urgence jusqu’au 31 janvier 2023. Cependant, la possibilité de prendre des mesures telles que le confinement, le passe sanitaire ou le couvre-feu disparaît à partir du lundi 1er août. Au niveau des mobilités, pour l’étranger et les Dom-Tom, un test PCR sera obligatoire pour un voyageur si son territoire de provenance est particulièrement touché par un variant du Covid-19.

Terminés les confinement, passe sanitaire et couvre-feu. La nouvelle loi sanitaire, votée par le Parlement en début de semaine, compte alléger le dispositif auquel les Français sont habitués depuis plus de deux maintenant. A partir du lundi 1er août, ce qui s’appelle « les régimes d’exception » ne pourront plus être rétablis. Et les cotons-tiges enfoncés dans le nez ? Il faudra encore s’y soumettre, le système d’information national de dépistage (SI-Dep), centralisant l’ensemble des résultats des tests, est prolongé jusqu’au 30 juin 2023. Autre outil informatique lié à la crise sanitaire, Contact Covid continuera d’être utilisé, au moins six mois de plus, par les professionnels de santé pour identifier les éventuels cas contact.

Quant aux soignants non vaccinés, le Parlement n’a tranché ni en leur faveur ni en leur défaveur. Les sénateurs, les derniers parlementaires à avoir le nez sur ce projet de loi, ont préféré laisser à la Haute autorité de santé quelle était la meilleure option. Ce n’est donc pas gagné pour les anti-vaccins puisque l’instance avait émis dernièrement « un avis favorable » à l’obligation vaccinale pour les soignants.

La peur d’un nouveau variant

Toujours inquiets, les parlementaires ont pris des dispositions en cas d’apparition d’un nouveau variant. Et la situation dans les Dom-Tom ou à l’étranger sera très scrutée, notamment en termes de déplacement. Si la nouvelle forme du virus est « susceptible de constituer une menace sanitaire grave » ou de saturer le service de santé local, un test PCR devra être fourni par les personnes venant du territoire touché. Le projet de loi, qui est mis sur la table du gouvernement français, indique ainsi que le Premier ministre peut, par décret, « imposer aux personnes âgées d’au moins douze ans souhaitant se déplacer à destination du territoire national [en provenance des Dom-Tom] […], ainsi qu’aux personnels intervenant dans les services de transport concernés, de présenter le résultat d’un examen de dépistage virologique ne concluant pas à une contamination par la covid‑19 ».

Cette mesure est toutefois moins contraignante que ce que voulait la majorité présidentielle. En effet, les oppositions de droite et de gauche ont rejeté l’idée d’un passe sanitaire aux frontières depuis ou vers l’étranger, mais aussi entre l’Hexagone, la Corse et les outre-mer.

Où en est le virus à Mayotte ?

La recrudescence de cas qu’a connu la métropole a été légèrement ressentie sur le territoire mahorais. Le nombre de cas est ainsi remonté au cours du mois de juillet, avec un pic le 11 (82 nouveaux cas prélevés sur trois jours). A l’échelle de la France, celui-ci a été atteint le 4 juillet (221.000 cas). Puis, que ce soit en métropole ou à Mayotte, la tendance est plutôt à la baisse. Attention, toutefois, ce mercredi, l’ARS Mayotte comptabilisait un taux d’incidence de 98.9 cas pour 100.000 habitants et un taux de positivité (pourcentage de tests déclarés positifs) de 7.7%. Preuve que le virus circule encore.

Des mesures prises pour le pouvoir d’achat

Il n’y a pas que sur le terrain sanitaire que des avancées ont eu lieu sur le terrain législatif. Une loi rectificative des finances doit déboucher sur plusieurs mesures en faveur du pouvoir d’achat. Elle est actuellement en discussions à l’Assemblée nationale. Elle comprendra notamment la fin de la redevance audiovisuelle, une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, une hausse du RSA (Revenu de solidarité active), un maintien des prix de l’énergie, une remise de trente centimes par litre en septembre-octobre, qui tombera à dix centimes en novembre-décembre. Gelé depuis plusieurs années, le point d’indice des fonctionnaires va être augmenté de 3,5 %.

Le député de la circonscription sud de Mayotte, Mansour Kamardine, a contribué également à cette loi en proposant un amendement permettant une aide de quinze millions d’euros afin de renforcer l’aide alimentaire en Outre-mer. Celui-ci a été largement adopté et intégrée à cette loi qui doit être maintenant revue par la commission des finances.

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