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Une polémique naît suite au jumelage de Mamoudzou avec Mutsamudu

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Discorde à la mairie de Mamoudzou

Rien ne va plus à la mairie de Mamoudzou. L’opposition sort les griffes via un courrier envoyé le 23 avril, demandant au maire de réunir les conseillers municipaux. Le courrier signé par neuf d’entre eux pointe du doigt la politique de la mairie pendant la crise sanitaire. L’équipe du maire Mohamed Majani dénonce un coup politique.

La signature de deux conventions entre la ville de Mamoudzou et les voisines comoriennes Mutsamudu et Tsidjé a provoqué la colère du collectif des citoyens de Mayotte. Avec d’autres habitants de l’île, ils ont bloqué l’hôtel de ville pendant une bonne partie de la journée de lundi. Aux Comores également, le rapprochement des deux municipalités comoriennes avec la Mahoraise ne fait pas que des heureux (voir ci-dessous).

Les habitants de Mamoudzou qui souhaitaient se rendre à l’hôtel de ville de Mamoudzou, ce lundi, ont trouvé portes closes. Dans la matinée, un groupe d’une trentaine de personnes composé de simples citoyens et de membres du collectif de citoyens de Mayotte 2018 a procédé au blocage des lieux. Une action qui découle de la signature récente de conventions de jumelage entre la ville et deux autres cités des Comores, Mustamudu (Anjouan) et Tsidjé (Grande-Comore). « Une grande première qui doit nous amener à collaborer entre nos institutions, partager nos visions et nos démarches pour le bien de nos populations », estimait alors le représentant de Mamoudzou, l’adjoint au maire Magoma Hamidani.

Les badauds étaient invités à revenir plus tard, le temps que la discussion prenne fin.

Il n’en fallait pas plus pour provoquer la colère des membres du collectif des citoyens de Mayotte, opposé à tout rapprochement avec l’Union voisine. « C’est mal connaître notre histoire. Avec les Comores, c’est cinquante ans de batailles. On ne veut pas d’un jumelage qui met un coup d’éponge », considère l’un d’eux. En outre, ils y voient une avancée dans le cadre d’une coopération régionale qu’ils honnissent déjà. « Ça n’apportera du mieux que pour les Comores, mais pas pour nous », défend Safina Soula Abdallah, la présidente du collectif. « On aide déjà bien assez », ajoute-elle.

« De bonnes discussions », estiment les deux parties

Pour rassurer les manifestants, le maire les a reçus trois heures durant dans la salle du conseil municipal. « Il y avait beaucoup trop de rumeurs », indique Ambdilwahedou Soumaïla. L’édile juge ainsi farfelue la création d’un bureau de la ville pour les résidents comoriens ou que l’initiative fasse « revenir Mayotte aux Comores ». Au contraire, il argue que ces jumelages consacrent aux yeux des Comoriens que Mamoudzou fait partie intégrante de la France, voulant pour preuve l’en-tête du document mentionnant « République française ».

Le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, a joué l’apaisement au moment d’expliquer les démarches récentes avec Tsidjé et Mutsamudu.

Des arguments qui ont atténué qu’en partie la méfiance du collectif. Cependant, ce dernier et le maire ont loué tous les deux, « de bonnes discussions », qui ne se sont pas arrêtées au seul jumelage, mais étendues parfois à la sécurité sur le territoire et même aux Jeux des îles. Ambdilwahedou Soumaïla a promis de regarder avec ses interlocuteurs la faisabilité pour les athlètes mahorais de chanter l’hymne français ou d’arborer le drapeau tricolore à Madagascar en 2023.

Sur ces sujets, le collectif dit vouloir s’entretenir prochainement avec les parlementaires mahorais, en quittant l’hôtel de ville, dans le milieu de l’après-midi.

Ambdilwahedou Soumaïla s’est appuyé sur l’en-tête où figure « République française » pour rassurer ses interlocuteurs.

Aux Comores, les critiques pleuvent sur les villes-jumelles

Il n’y a pas qu’à Mayotte qu’il y a des mécontents. Sur les îles voisines de l’archipel, l’initiative a été vue comme une faute politique. En signant des conventions avec une ville d’un territoire revendiqué par l’Union, Tsidjé et Mutsamudu auraient légitimé le caractère français de leur voisine. La presse comorienne s’interrogeait même sur la constitutionnalité d’une telle démarche.

La municipalité de Fomboni (Mohéli), qui devait également signer le même type de partenariat, la semaine dernière, a été invitée à s’abstenir. « Le Ministère des affaires étrangères [comorien] aurait émis des réserves sur certains points de ces accords », selon les médias locaux.

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