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Affaires étrangères : Une délégation invitée à défendre Mayotte française à l’ONU

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Théâtre à de multiples reprises de revendications comoriennes sur Mayotte, l’Organisation des Nations unies (ONU) est une instance décevante pour les Mahorais, qui y déplorent l’échec récurrent de la diplomatie française pour y affirmer sa souveraineté. Catherine Colonna, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, promet aux élus mahorais « un plein soutien » pour qu’une délégation puisse se rendre à New York se faire entendre. Le député de la deuxième circonscription de l’île, Mansour Kamardine, s’en félicite.

« Comme vous le soulignez, Mayotte fait l’objet d’une revendication de souveraineté infondée, à rebours de l’histoire et du choix des Mahorais, exprimé à de nombreuses reprises depuis près de cinquante ans, pour leur maintien dans notre communauté internationale. Ce choix nous honore, et nous oblige. Face aux tentatives de sa remise en cause, il nous appartient collectivement de le défendre », a reconnu Catherine Colonna, ce 30 novembre, dans un courrier de réponse aux élus mahorais. Un mois plus tôt, une missive avait été signée et envoyée à la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères par les quatre parlementaires mahorais (les députés Estelle Youssouffa et Mansour Kamardine et les sénateurs Saïd Omar-Oili et Thani Mohamed Soilihi), le président du conseil départemental de Mayotte, Ben Issa Ousseni, et le président de l’association des maires de Mayotte, Madi Madi Souf. Ils y souhaitaient « l’organisation d’une mission des élus nationaux et territoriaux de Mayotte aux Nations-Unies, à New-York », ajoutant que c’est « une proposition transpartisane et traversable à l’ensemble des sensibilités politiques locales et des organisations de la société civile mahoraises que nous avons l’honneur de vous soumettre ». C’est donc par l’affirmative que la ministre Colonna a répondu, promettant « son plein soutien ». « J’ai demandé à la Représentation permanente de la France auprès de l’Organisation des Nations unies à New York de vous apporter tout l’appui nécessaire à son organisation », confirme-t-elle.

« Enfin faire valoir notre cause »

« Nous nous en félicitons. Après cinquante ans de résistance aux velléités d’appropriation par l’Union des Comores, nous allons pouvoir enfin faire valoir notre cause et notre attachement légitime à la République française », se félicite Mansour Kamardine. Le député mahorais rappelle que la défense de Mayotte française dans les instances internationales est un combat de longue haleine.

« Depuis des années, nous militons en faveur de la reconnaissance internationale de Mayotte française. C’est l’objet même d’un « plan d’action pour la reconnaissance internationale de l’appartenance de Mayotte à la France » finalisé, à mon initiative, avec le Quai d’Orsay en septembre 2020 », fait-il remarquer.

En se rendant aux Nations-Unies et même si la date n’est pas encore fixée, la délégation espère mettre fin aux velléités du pays voisin, qui reste enfermé dans sa posture, quitte à copier-coller ses discours d’une année sur l’autre.

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