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Les premiers chiffres confirment la légère baisse du nombre d’expulsions

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Depuis le début de l’opération Wuambushu, en avril, les chiffres de la lutte contre l’immigration clandestine n’étaient plus communiqués. C’est de nouveau le cas, ce mercredi, avec un bilan qui montre une petite baisse des expulsions d’étrangers en situation irrégulière due à la fermeture temporaire des frontières côté comorien.

« Des journées entières sans arrivées de kwassas »

Ce sont les mots de Gérald Darmanin en juin 2023, lors de son dernier passage à Mayotte (voir encadré). Le ministre de l’Intérieur et des Outremer était venu défendre l’opération Wuambushu commencée deux mois plus tôt, celle-ci devant permettre de lutter contre la délinquance, l’habitat insalubre et l’immigration clandestine. En réalité, les arrivées de kwassas ont continué comme le montrent les chiffres communiqués par la préfecture de Mayotte sur l’opération Shikandra (enclenchée en 2019), ce mercredi. Leur nombre s’est toutefois réduit. Une quarantaine d’embarcations ont été interceptées chaque mois, entre avril et août. Au cours des mois précédents, elles étaient une cinquantaine ou une soixantaine (63 en janvier, 52 en février et 58 en mars). Sur le nombre de kwassas détectés justement, la préfecture de Mayotte estime que 648 bateaux l’ont été depuis le début de l’année et que 71% d’entre eux ont pu être interceptés (73% en 2022).

Des expulsions en baisse

L’un des objectifs de l’opération était la reconduite plus importante de personnes en situation irrégulière dans leurs pays d’origine. Sur ce point et malgré l’important déploiement de forces de l’ordre, il y en a eu moins jusqu’à maintenant (17.250) que sur les mêmes périodes en 2021 (17.853) et 2022 (17.380). Ce chiffre s’explique par le blocage pendant un mois des expulsions vers les Comores, pays voisin et principal lieu de départ des kwassas. Dès le premier jour de Wuambushu, les autorités comoriennes ont vu dans l’opération une violation des accords passés en 2019 avec la France. A défaut et en attendant le dénouement diplomatique, la préfecture de Mayotte s’était davantage concentrée sur les reconduites à la frontière d’autres ressortissants. Ainsi, 493 personnes de nationalité malgache, 26 autres venues du continent africain et trois du Sri-Lanka ont été raccompagnées, parfois sur la base du volontariat, comme c’était le cas pour les trois derniers.

Davantage d’interpellations

Une légère différence se fait également par rapport aux années précédentes sur les interpellations d’étrangers en situation irrégulière. En cumulant les interpellations en mer et sur terre, cela représente pour l’instant 23.288 personnes, c’est plus que sur la même période en 2021 (22.368) et 2022 (21.115). Et c’est en mer que la progression est la plus significative avec 5.576 arrestations, soit 14% de plus que l’année précédente. A noter que les forces de l’ordre sont davantage prises à partie (trente policiers et douze gendarmes blessés en lien avec la lutte contre l’immigration clandestine).

Outre les personnes, policiers et gendarmes s’intéressent à la marchandise de contrebande. 36.207 cartouches de cigarettes ont déjà été saisies, soit l’équivalent de presque 2,4 millions d’euros. C’est déjà plus que pendant toute l’année 2021 (20.003 cartouches) ou l’année 2022 (32.220). Une cinquantaine de kilos de bangué a été également saisie cette année. En 2022, d’importantes prises avaient porté ce chiffre à 563 kilos à la fin de l’année.

Et l’après-Wuambushu ?

Selon Gérald Darmanin, le départ des renforts de gendarmerie ou de police en juillet n’a pas signifié l’arrêt de l’opération Wuambushu. Elle est davantage axée désormais sur la lutte contre l’économie illégale comme la lutte contre les marchands de sommeil, comme on a pu le constater au tribunal judiciaire, ces dernières semaines. Il est difficile de savoir si l’immigration clandestine a repris avec la fin de la première phase de Wuambushu. Car, contrairement aux années précédentes, les chiffres ne sont pas donnés pour le mois de septembre où les forces de l’ordre enregistrent un afflux plus important de kwassas pendant la rentrée. Un graphique de la préfecture de Mayotte indique simplement qu’il y a eu 72 kwassas interceptés pour le mois de septembre de cette année, soit presque le double par rapport au mois d’août (38). En septembre 2022, ils étaient aussi nombreux à être « interceptés ou à faire demi-tour ».

Les ministres Darmanin et Vigier à Mayotte

Venus à Mayotte à plusieurs reprises, cette année, Gérald Darmanin et Philippe Vigier seront de nouveau sur le territoire, la semaine prochaine. Selon l’AFP, leur temps de présence sur l’île se limitera aux mercredi 1er et jeudi 2 novembre. Il s’agira de leur troisième séjour respectif pour cette année 2023. En effet, le ministre de l’Intérieur et des Outremer avait passé son réveillon sur l’île aux parfums, avant de venir défendre son opération Wuambushu en juin. Son collègue chargé des outremer, nommé ministre en juin, était présent à deux reprises en septembre. L’un comme l’autre veulent montrer qu’ils restent engagés sur leurs terrains respectifs, l’insécurité ou la lutte contre l’immigration illégale pour Gérald Darmanin et la crise de l’eau pour Philippe Vigier.

Du côté de la préfecture de Mayotte, la venue des deux ministres n’est pas encore confirmée, ce mercredi matin.

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