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Affrontements au lycée de Kahani : une habitude avant les vacances scolaires

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Sur les réseaux sociaux ou dans la rue, formellement ou spontanément, les initiatives se multiplient pour répondre à la délinquance qui flambe à nouveau sur l’île aux parfums. Au risque, parfois, de voir l’exaspération prendre le pas sur la loi. 

Mayotte : une naissance dont ils se souviendront

Une naissance dans la rue, ce n’est pas si courant. C’est pourtant ce qu’ont vécu Jonathan et Mouna, lundi 18 mai, date à laquelle Sarah, leur petite fille, a décidé d’arriver. Un évènement auquel ont participé quelques passants, sur les lieux par hasard. Et quand s’improvise une chaîne de soutien, cela donne une belle histoire. Récit. 

À Mayotte, “le confinement a révélé la capacité perverse de certains à faire du mal aux autres sans qu’ils ne s’en rendent compte”

Deux mois de confinement peuvent en dire long sur un individu, mais ils peuvent également dévoiler les pires et les meilleurs aspects d’une société. La crise sanitaire a mis en évidence les failles de la société mahoraise, partagée entre la conscience de certains et l’irresponsabilité des autres. Le sociologue Combo Abdallah Combo nous explique pourquoi il est urgent de tirer les leçons de ce confinement et essayer de changer la donne. 

Camille Miansoni, procureur de Mayotte : “Mon rôle est de protéger la société avant tout”

L’affaire du rapt en Petite-Terre qui suscite l’émoi dans l’ensemble du Département est révélatrice de nombre de maux dont souffre la société mahoraise au sein de laquelle nombre de personnes semblent valider l’idée que l’on puisse se faire justice soi-même à défaut d’une carence supposée de l’État. Le procureur de la République, Camille Miansoni, revient ici sur ces éléments. C’est aussi l’occasion pour lui de rappeler le rôle qu’il occupe et la vision qui l’anime alors que les critiques pleuvent sur sa personne.

La scène était presque attendue. Ce mercredi 9 décembre, une trentaine de jeunes extérieurs au lycée de Kahani se sont dirigés vers l’établissement, dans l’unique objectif d’en découdre avec certains élèves. Les gendarmes mobiles qui étaient déjà sur place pour assurer la sécurité ont évité le pire.

L’alerte orages ne les a pas arrêtés. Dans la journée de mercredi, vers 6h30 du matin, 30 à 40 individus se sont rués vers le lycée de Kahani, armés de pierres. Leur objectif ? En découdre avec certains lycéens, pour des raisons qui restent encore inconnues. Mais ils n’ont pas pu aller jusqu’au bout car ils se sont retrouvés face à une cinquantaine de gendarmes mobiles, déjà présents sur les lieux depuis 5h30 du matin. Rapidement, les jeunes scolarisés sont mis à l’abris au sein de l’établissement, rejoints par des militaires pour assurer la sécurité du personnel et des élèves.

“Ne pouvant pas atteindre leurs cibles, ils ont été vexés et ont harcelé les gendarmes mobiles qui étaient déployés”, indique le colonel François Bisquert, de la gendarmerie nationale. Plus explicitement, les délinquants se sont divisés par petits groupes afin de pouvoir mieux se déplacer et lancer leurs pierres sur les forces de l’ordre. Idem pour les automobilistes qui en ont fait les frais. Si certains véhicules ont reçu des impacts de jets de pierres, aucun blessé n’est à déplorer parmi les conducteurs.

Un scénario attendu par les forces de l’ordre

Ayant conscience que cette période de l’année est extrêmement sensible, les autorités ont dépoyé en conséquence un escadron de la gendarmerie afin d’anticiper tout acte de violences. “Cela fait partie de notre stratégie de prévention. On sait qu’avant les vacances scolaires il y a toujours des affrontements. On définit donc les zones sensibles pour mettre des effectifs aux abords des établissements scolaires”, explique le colonel François Bisquert. Cette stratégie de prévention est également mise en place autour des collèges et lycées de Majivaco, Koungou, Dzoumogné, Tsararano et Chirongui. Les gendarmes resteront sur ces lieux jusqu’au dernier jour d’école avant la pause de décembre.

Et afin de renfoncer une nouvelle fois la sécurité, des fouilles seront effectuées sur “certaines lignes de bus scolaires sensibles”, annonce le colonel François Bisquert. L’objectif est d’empêcher les élèves d’emmener des armes à l’école ou quelconque objet interdit. À deux jours des vacances, la tension reste palpable à proximité des établissements scolaires, même si elle est désormais habituelle.

 

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